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[BOUQUINS] Paola Barbato – Le Fil Rouge

29 Avr

P. Barbato - Le fil rougeC’est sur les conseils avisés d’une lectrice ayant des goûts proches des miens que je me suis lancé dans le roman Le Fil Rouge de Paola Babarto. Sensations fortes assurées m’a-t-elle garanti, il n’en fallait pas plus pour me convaincre.
Antonio Lavezzi n’est plus que l’ombre de lui même depuis que sa fille de 13 ans a été violée et tuée, le meurtrier n’a jamais été identifié. Un matin il est appelé sur un des chantiers qu’il supervise, un corps y a été retrouvé. Antonio est convaincu que ce nouveau meurtre est lié à son affaire. Un mystérieux interlocuteur le contacte alors et lui propose un marché avec à la clé sa propre vengeance…
Si devais résumer mon ressenti en un seul mot c’est sans hésitation le terme uppercut qui me vient à l’esprit. Le genre de bouquin qui vous laisse KO debout après avoir refermé la dernière page. Le truc qui vous prend aux tripes et vous les vrille encore et encore, sans vous laisser le moindre répit. Et putain ce que c’est bon ! Bon mais éprouvant…
L’idée de base peut paraître simple : en échange de quelques menus services pas toujours très légaux mais qui ne vous salissent pas les mains (juste l’esprit), un inconnu vous propose d’éliminer le salopard qui a ruiné votre vie en vous enlevant l’être aimé ; vous acceptez ou vous refusez ? Certes la vengeance reste un thème redondant du thriller mais sous la plume de Paola Barbato le récit prend une toute autre dimension.
Déjà l’auteure prend son temps en imposant un rythme qui est tout sauf effréné. Et pourtant aucune longueur, aucun ennui, juste l’impatience qui vous met les nerfs à vif en attendant la prochaine étape. Tout ce temps on le passe dans la tête d’Antonio, on partage son désir de vengeance, ses doutes, ses questionnements mais aussi et surtout sa douleur (c’est elle le fameux fil rouge dont il est question dans le titre). Une histoire noire et glauque mais dans laquelle les dimensions humaine et psychologique occupent l’espace.
Au départ le style peut surprendre, le récit est en effet entrecoupé par les pensées d’Antonio, mais au final il permet une totale immersion dans le personnage et dans l’intrigue. Le pari n’était pas gagné d’avance, au début Antonio s’est reconstruit une vie réglée comme du papier à musique dans le déni du drame qui a bousillé ce qu’il était avant. Mais au fur et à mesure qu’il s’investit dans les missions que lui confie l’Assassin, son caractère et sa personnalité évoluent.
Pour nous lecteurs la grande question n’est pas tant de savoir jusqu’où Antonio est prêt à aller, mais plutôt qui est le meurtrier de sa fille, et quels sont ses mobiles (pour peu qu’il en ait). L’auteure sait faire durer le suspense avant de vous asséner la vérité, une vérité que l’on prend comme une magistrale claque dans la gueule. A peine le temps de digérer la révélation que les uppercuts se succèdent en rafale ! Plus de répit jusqu’à l’épilogue et son ultime botte secrète.
En plein déferlement d’uppercuts j’ai quand même réussi à sourire en lisant le dernier chapitre et notamment les « pensées » de Danko…
Ce bouquin fut une véritable découverte pour moi, presque une révélation, il ne me reste plus qu’à me ruer sur A Mains Nues, le premier roman de Paola Barbato. Mais pas tout de suite, j’ai d’abord besoin de reprendre mes esprits…

MON VERDICT
jd5Coup double

Devinette :
Quel est le point commun entre ces trois photos ?
Ceux et celles qui ont lu le bouquin trouveront sans même lire l’indice.

Danko

Indice :
— Pourquoi il s’appelle Danko ?
— Parce qu’il avait un maître stupide. Qui lui a donné le nom stupide d’un personnage stupide.

Réponse :
Danko est le nom du personnage interprété par Arnold Schwarzenegger dans le film Double Détente.
Danko est le nom du dogue argentin appartenant à l’un des protaganistes du roman.
Danko est le nom d’un cheval d’un autre protagoniste du roman.

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15 Commentaires

Publié par le 29 avril 2016 dans Bouquins

 

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15 réponses à “[BOUQUINS] Paola Barbato – Le Fil Rouge

  1. Yvan

    29 avril 2016 at 15:42

    Ah oui quand même… faut que je le note dans un coin alors

     
    • Lord Arsenik

      29 avril 2016 at 20:01

      Franchement mon ami j’aimerai connaître ton avis sur ce bouquin… je suis confiant mais sait on jamais…

       
      • Yvan

        29 avril 2016 at 20:27

        J’ai plus qu’à trouver de la place dans le planning. Mission impossible ? 😉

         
      • Lord Arsenik

        29 avril 2016 at 21:11

        Un p’tit effort mon poto. Je compte sur toi 🙂

         
  2. Zofia

    29 avril 2016 at 19:53

    L’autre jour en venant sur ton blog, j’avais été intriguée par cette couverture visible dans ton colonne et ton avis ne me déçoit pas ! Ça a l’air vraiment intense comme bouquin, pile ce que j’aime 😉

     
    • Lord Arsenik

      29 avril 2016 at 20:01

      C’est le bouquin pour lequel j’aurai envie d’avoir un max d’avis… alors fonce miss !

       
  3. belette2911

    1 mai 2016 at 23:10

    Il est déjà dans ma pile, avec le précédent, mais je dois trouver du temps aussi !!

    Moi, en voyant un chien, Arnold et un cheval, je pensais que tes articles sur l’érotisme arrivaient déjà et que tu avais lu un roman où une femme (ou un homme) fantasmait sur un truc à trois avec Arnold, un chien et un étalon… 😆

     
    • Lord Arsenik

      2 mai 2016 at 11:18

      Heu… la zoophilie ne passera pas par moi 🙂

       
      • belette2911

        4 mai 2016 at 04:42

        Arnold n’est pas un animal… oh pardon, j’avais pas compris qu’avec lui tu étais partant… Oui, je sors de suite ! 😆

         
      • Lord Arsenik

        4 mai 2016 at 06:52

        L’arnoldophilie ne passera pas par moi non plus !

         
      • belette2911

        7 mai 2016 at 06:48

        Dire que ça existe, cette maladie… dire que sa femme a couché avec lui et qu’il s’est reproduit… 😆

         
      • Lord Arsenik

        7 mai 2016 at 12:04

        Fichtre diantre ça existe donc… je croyais qued c’était une légende urbaine pour faire peur aux enfants pas sages !!!

         
      • belette2911

        9 mai 2016 at 22:15

        Ça fait encore plus peur et même les enfants sages en pissent dans leurs culottes de peur !

         
  4. Foumette

    14 mai 2016 at 17:42

    Oh tu me donnes trop envie là…. je note….yeahhhh

     

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