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[BRD] Les Huit Salopards

13 Avr

Les 8 SalopardsPetite escapade cinéphile hier soir en compagnie de Quentin Tarantino et son huitième film, intitulé, comme par hasard, Les Huit Salopards.
Alors que le chasseur de primes John Ruth (Kurt Russel) fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue (Jennifer Jason Leigh) se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren (Samuel L. Jackson), un ancien soldat devenu chasseur de primes, et Chris Mannix (Walton Goggins), le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où quatre autres personnes attendent une météo plus clémente…
J’avoue avoir été surpris de découvrir que Quentin Tarantino misait à nouveau sur le western pour son nouveau film, avec l’excellentissime Django Unchained il avait la barre haut… très haut. Très rapidement on réalise que les deux films ne jouent pas dans le même registre. Django Unchained propose une version à la fois classique et moderne du western haut de gamme ; tout est fait pour que le film devienne un blockbuster (pari réussi Monsieur Tarantino). Les Huit Salopards jouent davantage la carte du vintage et se revendique comme un hommage au western spaghetti des années 60/70. Forcément le budget n’est pas le même (respectivement 100 et 44 millions de dollars) et forcément ça se voit à l’écran (et c’est d’ailleurs le but recherché)… ça peut être déconcertant pour le spectateur qui ne s’attendait pas forcément à ce pied de nez.
Pour la bande-son, Quentin Tarantino fait appel au compositeur Ennio Morricone. Bien que mondialement connu pour avoir composé d’inoubliables musique de westerns devenus des classiques, il ne s’était plus frotté au genre depuis 1981. Un retour aux sources réussi qui accentue encore cette ambiance propre au western spaghetti.
Le film est découpé en cinq chapitres. Le réalisateur prend son temps pour poser le décor et les personnages ; sans doute un peu trop de temps vu qu’il lui faut quand même une bonne heure avant d’entrer dans le vif du sujet. Surpris par le rythme imposé je ne me suis pourtant jamais ennuyé, les échanges, sans concession, parfois même surréaliste, entre les personnages incarnés par Samuel L. Jackson, Kurt Russel et Walton Goggins suffisent à maintenir l’attention du spectateur (toujours aussi déconcerté soit dit en passant).
Avec l’arrivée à l’auberge le film prend une toute autre tournure, on sent qu’il s’y passe un truc louche sans vraiment réussir à mettre le doigt dessus, l’ambiance se fait plus pesante, plus suspicieuse. Démarre alors un huis-clos qui nous tiendra en haleine pendant près de deux heures. Un pari osé mais réussi grâce au talent des acteurs, tous les acteurs se donnent à fond dans leur rôle. La tension monte crescendo, on devine aisément qu’il suffirait d’un rien pour que les flingues parlent (enfin).
Et quand ça démarre plus rien n’arrête le réalisateur dans la démesure mais sans jamais se départir d’une bonne dose de second degré ; l’hémoglobine coule à flot mais ça ne choque pas outre mesure, ça colle avec ce que l’on vu jusque là.
Au vu des critiques mitigées que le film a reçu, je dirai que je me place dans la borne haute. J’ai passé un bon moment, divertissant et délicieusement rétro. Un film à prendre tel qu’il est, à ne surtout pas chercher à comparer avec Django Unchained. Visiblement la recette n’a pas trop mal fonctionné, à ce jour le film affiche en effet un box office mondial à plus de 155 millions de dollars.

♥♥♥½

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11 Commentaires

Publié par le 13 avril 2016 dans DVD / BRD

 

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11 réponses à “[BRD] Les Huit Salopards

  1. belette2911

    13 avril 2016 at 17:19

    Pas vraiment aimé… trop de papotes. Je ne sais pas à ce que je m’attendais, je n’avais pas encore vu Django à ce moment là, mais j’en ai été déçue. 😦

     
    • Lord Arsenik

      13 avril 2016 at 18:34

      Au moins Django t’auras réconcilié avec Quentin Tarantino.

       
      • belette2911

        14 avril 2016 at 07:21

        Kill bill, ça allait ! 😉

         
      • Lord Arsenik

        14 avril 2016 at 07:28

        Je me suis bien éclaté avec Kill Bill.

         
      • belette2911

        14 avril 2016 at 07:36

        Elle aussi quand elle trucide tout le monde ! 😀

         
      • Lord Arsenik

        15 avril 2016 at 07:39

        Oui, elle a la découpe facile.
        Pas encore réussi à mettre la main sur la version Director’s cut.

         
      • belette2911

        15 avril 2016 at 19:11

        La version Director’s Cut ?? Elle a découpée aussi le directeur ?? PTDR

         
      • Lord Arsenik

        16 avril 2016 at 09:57

        Hmouarf hmouarf hmouarf 😀

         
      • belette2911

        18 avril 2016 at 02:33

        PTDR

         
  2. Zofia

    14 avril 2016 at 00:18

    Moi aussi j’ai kiffé ! en fait tous les films de Tarantino sont assez bavards… récemment j’ai revu Reservoir Dogs et c’est pareil, ça tchatche pas mal ! Par contre par rapport aux autres Tarantino j’ai trouvé celui-ci moins drôle et plus pessimiste…

     
    • Lord Arsenik

      14 avril 2016 at 07:28

      Idem j’ai accroché à tous les Tarantino.
      Reservoir Dogs n’est pas non plus un modèle d’humour et d’optimisme.
      Dans les 8 Salopards certains échanges sont plein d’humour… souvent noir et cynique mais marrant quand même.

       

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