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[BOUQUINS] S. Greem – Publicité Pour Adultes : Tome 1

19 Oct

Un bouquin découvert à la demande de son auteure qui souhaitait avoir un avis masculin sur sa prose, c’est avec plaisir que j’ai accepté de me prêter au jeu. Publicité Pour Adultes de S. Greem nous invite à découvrir les dessous d’une agence de pub branchée de la capitale.
Ian Riley, jeune cadre formaté par des années d’expérience dans le rigoureux secteur bancaire, accepte le poste de DRH au sein d’une prestigieuse agence de pub parisienne. C’est un monde nouveau qui s’ouvre à lui, un monde aux moeurs dissolues. S’il veut découvrir tous les rouages de l’agence, Ian va devoir s’adapter à son nouvel environnement…
Au cas où vous auriez encore un doute il s’agit bien de littérature pour adultes, à chacun ensuite de choisir entre érotisme et pornographie, la frontière est aussi mince que non objective à mon goût. Par contre je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas d’une simple succession de scènes de cul diverses et variées, l’intrigue se construit autour d’un réel scénario dans lequel les relations (et je ne parle pas uniquement des enfilades et enculades) entre les différents personnages tiennent une place de premier choix.
L’auteure a prévu d’en faire une trilogie, chaque tome se découpant en trois épisodes (une trilogie en neuf morceaux donc). Sachez toutefois que le tome 1 (regroupant donc les 3 premiers épisodes) existe aussi en version papier (470 pages).

Episode 1.

S. Greem - Publicité pour adultes T1E1Ce premier volet fait donc office de mise en bouche (sans mauvais jeu de mots) qui nous ouvre les portes de l’agence Russell & Buzz et nous fait découvrir les différents protagonistes de l’histoire.
Quelques mots sur les autres protagonistes. En commençant par Emy Weaver, la responsable de l’agence qui passe plus de temps à se faire baiser qu’à faire vraiment tourner l’agence. Les « oursons en peluche« , Jérôme, Shirley, Patrick, Gabriel et Marco (pour ne citer qu’eux), adeptes des fiestas nocturnes où tous les abus sont permis. Et enfin, Terry, jeune et séduisante stagiaire qui garde ses distances avec les virées de ses collègues.
En dehors de l’agence l’entourage de Ian se compose exclusivement de Paul, son meilleur ami malgré leurs personnalités diamétralement opposées.
C’est bien écrit, agréable à lire. A peine ce volume refermé (après 7 chapitres et l’équivalent papier de 163 pages) que l’on a envie de se ruer sur la suite (c’est d’ailleurs ce que je vais faire) afin de suivre l’évolution des personnages (surtout celle de Ian… jusqu’où ira-t-il ? et en sortira-t-il indemne ?).
D’ores et déjà je peux affirmer que je ne regarderai plus jamais les ours en peluche de la même façon… S. Greem leur a volé leur douce innocence. Pour notre plus grand plaisir !

Episode 2.

S. Greem - Publicité pour adultes T1E2Cette suite regroupe les chapitres 8 à 12 (soit l’équivalent papier de 249 pages).
Les relations entre les personnages se précisent, l’intrigue prend une nouvelle dimension, plus strictement économique. Bref tout est fait pour que le lecteur ne se sente jamais dans la routine. Et ça fonctionne à merveille !
Ian essaye de combiner au mieux sa relation naissante avec Terry (qui refuse toujours de se mêler aux virées drogues / sexe / beuveries de ses collègues) et ces fameuse virées lors desquelles il s’autorise tous les excès. Un cocktail qui peut se révéler explosif s’il est mal maîtrisé
En parallèle il découvre aussi que l’on ne lui a pas dit toute la vérité quant aux conditions de son embauche et ses missions. La situation de l’agence n’est pas aussi brillante que sa façade le laisse supposer, tout comme les conditions de travail… ce qui n’est pas sans répercussions sur les choix des oursons. Bienvenue dans la réalité et son lot de désillusions !
La mise en bouche étant avalée il est temps de passer au plat de résistance. Les virées du premier épisode étaient déjà bien relevées, mais à côté de ce que Ian va découvrir au fil des pages c’était du petit lait ! Qu’il est loin le jeune DRH coincé et timide ! Le nouveau Ian s’avère être un excellent élève dans son apprentissage de la débauche. Et ce n’est pas nous, lecteurs, qui allons nous en plaindre.
Les scènes érotiques (et plus si affinités) sont parfaitement intégrées à l’intrigue, on fini même par s’habituer à la démesure. Une suite qui confirme la bonne impression laissée par le premier épisode. Inutile donc de préciser (trop tard, je suis en train de le faire, que je vais illico enchaîner sur le troisième épisode.

Episode 3.

S. Greem - Publicité pour adultes T1E3Cet ultime épisode clôt le tome 1 de la trilogie avec les chapitres 13 à 18 (soit l’équivalent papier de 169 pages).
Ce troisième épisode est moins « déluré » que les précédents, après l’insouciance festive c’est l’heure de la douche froide pour les oursons en peluche. Face à la situation catastrophique de l’agence, ils vont devoir s’adapter… tant pis si leur réponse n’est pas très légale ! Ils pourront toujours compter sur le soutien de Ian. Même si lui aussi est confronté à l’incompétence flagrante de sa hiérarchie et à dilemme personnel qui pourrait bien mettre en péril sa relation avec Terry.
Un tome qui se concentre sur l’aspect professionnel de la vie de l’agence. Une immersion dans le réel qui donne une autre dimension à l’intrigue.
Le temps d’un chapitre on fait aussi connaissance avec les parents (divorcés) de Ian, des gens aisés qui vivent à Zurich. Ian est nettement plus proche de sa mère que de son père, il faut dire aussi que c’est lui qui les a abandonné pour aller se faire astiquer le goupillon ailleurs.
Du fait de la situation du couple, Terry est assez peu présente dans cet épisode… mais elle est omniprésente dans l’esprit de Ian. On découvre d’ailleurs que elle non plus n’a pas été totalement honnête avec Ian, mais je ne dévoilerai pas son secret.
Le lecteur aura lui aussi le droit à une douche froide, le dernier chapitre nous laisse en état de KO technique. Vite, vite, la suite !

L’auteure, Sara Greem, est elle même issue du milieu de la pub ; si elle avoue ne pas s’être inspiré de sa propre expérience pour écrire son roman, elle affirme que de telles situations existent bel et bien dans le milieu. A vrai dire cela ne me surprend guère, pour se faire une place dans le monde du travail il vaut mieux être un ourson qu’un Bisounours.

J’ai pris énormément de plaisir à lire ce bouquin, son intrigue est tellement bien ficelé que j’en ai oublié que je lisais un récit érotique. Ceci dit ça reste un livre à ne pas mettre entre toutes les mains… ce n’est pas Oui-Oui au bureau !
J’attends avec impatience de découvrir le tome 2.

MON VERDICT
jd4

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11 Commentaires

Publié par le 19 octobre 2015 dans Bouquins

 

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11 réponses à “[BOUQUINS] S. Greem – Publicité Pour Adultes : Tome 1

  1. belette2911

    19 octobre 2015 at 21:45

    Mais qu’as-tu fait à ces pauvres ours en peluche, cochon ??? Mdr

     
    • Lord Arsenik

      20 octobre 2015 at 07:32

      C’est pas moi votre honneur. C’est Mme Greem la coupable !
      Tu connais le film Ted ? Ces oursons là sont encore plus pervers !

       
      • belette2911

        20 octobre 2015 at 20:48

        ça nous changera des oursons non pervers qu’étaient les bisounours ! mdr

        Et qu’est-ce que la madame elle a fait avec son ourson en peluche ?? Pas dans le micro-ondes, j’espère ?

         
      • Lord Arsenik

        21 octobre 2015 at 07:22

        Des Ted à la puissance 100.
        Partouzeurs invétérés et adeptes de nombreuses substances illicites ! C’est nettement plus marrant qu’un épisode des Bisounours.

         
      • belette2911

        22 octobre 2015 at 03:52

        Si les bisounours avaient baisé, on aurait aimé, mais nos parents moins…

         
      • belette2911

        20 octobre 2015 at 20:49

        PS : oui, je connais Ted de renommée.

         
  2. Nathalie M

    20 octobre 2015 at 21:30

    Je connaissais les canards mais je ne soupçonnais pas les oursons. .. lol

     
  3. Zélie Coptaire

    3 novembre 2015 at 23:12

    Rholala, ce qu’il est hot ce blog. Franchement, je n’ai jamais lu de littérature érotique, sauf quelques pages de 50 nuances de Grey en anglais, et je n’y comprends rien aux cochoncetés dans la langue de Shakespeare. Du coup, je ne me rends pas bien compte du degré de pornographie dans les bouquins, ni même l’effet que ça peut faire mais le fait que l’auteure soit une femme me plaît assez et je note les références !

     
    • Lord Arsenik

      4 novembre 2015 at 07:46

      Tente le coup, tu verras c’est bien plus profond (sans mauvais jeu de mots) qu’il n’y paraît.

       

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