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[BOUQUINS] Thierry Poncet – Zykë, L’Aventure

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T. Poncet - Zykë l'aventure
Titre : Zykë, L’Aventure
Auteur : Thierry Poncet
Editeur : Taurnada
Parution : 2017
Origine : France
359 pages

De quoi ça cause ?

Thierry Poncet rencontre Cizia Zykë en 1984, l’aventurier écrivain a besoin d’un assistant qui puisse mettre en forme son récit Oro. Direction le Maroc pour commencer l’Aventure Zykë. Une aventure qui durera 25 ans, 25 années de collaboration et d’amitié. 25 années à parcourir le monde en compagnie du dernier des aventuriers ; un périple qui ne sera pas toujours de tout repos…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que ça parle de Cizia Zykë. J’ai découvert le parcours hors du commun de ce mec en lisant Oro, ça a été un énorme coup de coeur malgré un style très rudimentaire. J’ai enchaîné avec Sahara et Parodie, remontant à contre-courant la vie de cet Aventurier avec un grand A.
Mais aussi et surtout parce que Joël, des éditions Taurnada, m’a gentiment proposé de découvrir ce récit de Thierry Poncet. Une offre que j’ai acceptée de bon coeur.

Ma chronique

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je souhaite remercier Joël, des éditions Taurnada, pour sa proposition et sa confiance. Admiratif du parcours de Cizia Zykë, je ne pouvais refuser cette opportunité de découvrir le récit de Thierry Poncet.

Il aura fallu que je lise ce récit pour enfin comprendre ce qui faisait la différence entre Oro (qui m’a littéralement scotché) et les deux autres opus de la trilogie autobiographique de Cizia Zykë (Sahara et Parodie m’ont emballé, mais sans véritable engouement). Ce petit truc en plus n’est autre que la spontanéité.

Oro a été écrit à chaud alors que l’auteur rentrait tout juste du Costa Rica, alors que pour écrire Sahara et Parodie l’auteur a dû puiser dans ses souvenirs (les faits datent des années 70). Et de l’aveu même de l’auteur, il n’est pas du genre en s’encombrer l’esprit avec les détails qu’il juge futiles.

On apprend aussi qu’un livre (récit ou roman) signé Cizia Zykë est le résultat du travail de trois personnes. Zykë himself bien entendu, qui apporte le corps du livre (les grandes lignes, les orientations souhaitées, le ton…). Vient ensuite Thierry Poncet qui donne du coeur au récit en mettant en forme ses prises de notes (c’est mieux quand un bouquin est lisible). Enfin Colette Véron, lui insuffle une âme, par son travail de relectrice et correctrice (il faut non seulement que le bouquin soit lisible, mais aussi qu’il soit agréable à lire).

Voilà comment Thierry Poncet décrit le travail de Mme Véron : « D’un porte-mine précis, intraitable, sévère, elle traqua mes répétitions, assécha mes flots de virgules, tailla dans mes guirlandes d’adjectifs, biffa mes pompeusement superfétatoires adverbes et tamisa mes épaisseurs jusqu’à l’obtention de la fluide, juste, essentielle phrase« .

Commençons donc par le point négatif, le récit de Thierry Poncet aurait gagné en qualité en passant entre les mains expertes de Colette Véron. Il y a quelques lourdeurs de styles et les répétitions superlatives ça devient vite limite insupportable. Et que dire du passage de défonce à Amstardam ponctué de « Poil au… » répétitif et ô combien puéril ?

Ceci étant dit, il n’en reste pas moins que j’ai pris énormément de plaisir à lire ce récit qui, l’espace de quelques jours, a fait revivre Cizia Zykë (il est décédé en 2011, terrassé par une banale, mais fatale crise cardiaque) dans mon coeur. Non seulement l’auteur nous livre un hommage à la hauteur du bonhomme, mais aussi une très belle (et mouvementée) histoire d’amitié.

Il faut dire que pour suivre Zykë dans ses pérégrinations il faut les avoir bien accrochées, mais surtout lui faire une confiance aveugle et lui être d’une loyauté sans faille. C’est non seulement le prix à payer pour gagner son amitié, mais aussi la clé de la survie dans les situations les plus délicates.

Au fil des pages, vous embarquerez pour un tour du monde hors du commun, quand Zykê s’est fixé un objectif, il fonce au pas de charge, rien ni personne ne semble pouvoir l’arrêter. Certes le gars n’est pas un saint, au contraire, ce serait plutôt l’homme de tous les excès ; nul doute que les grenouilles de bénitiers et autres saintes-nitouches s’étoufferont avec leur eau bénite en lisant ces pages.

Pour ma part j’ai pris un réel plaisir à lire ce bouquin, on retrouve chez Thierry Poncet le même humour teinté de cynisme que chez Zykë. Même dans les moments les plus sombres du récit, j’ai gardé un sourire au coin des lèvres.

Il va désormais falloir que je me lance dans la lecture de Oro & Co, l’ultime opus autobiographique de Zykë dans lequel il relate son parcours depuis qu’il a quitté le Costa Rica. Une occasion aussi de confronter les deux récits puisqu’ils couvrent quasiment la même période.

Bizarrement les romans de Zykë ne m’ont jamais attiré, je ne dirai pas qu’aujourd’hui la tendance s’est inversée, mais le fait de connaître leur genèse a titillé ma curiosité. Pas impossible que je me laisse tenter finalement…

Tout comme je ne connais pas les romans de Thierry Poncet, là encore, il n’est pas impossible que je me laisse tenter, notamment par sa série HAIG.

MON VERDICT

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9 Commentaires

Publié par le 27 octobre 2017 dans Bouquins

 

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