RSS

Archives de Tag: XO Editions

[BOUQUINS] Guillaume Musso – Un Appartement A Paris

G. Musso - Un appartement à ParisEn cette année 2017, c’est Guillaume Musso qui ouvre le classico annuel l’opposant à Marc Lévy (opposition que les deux auteurs ont toujours clairement réfutée) ; inconditionnel de ce rdv incontournable je vous livre donc ma chronique de son dernier roman, Un Appartement A Paris.
Suite à un cafouillage informatique, Gaspard Coutances – dramaturge taciturne et aigri – et Madeline Greene – ex-flic en pleine phase de questionnements et de doutes –, se retrouvent contraints de partager le même appartement à Paris. Tout les oppose, la situation aurait rapidement pu devenir explosive. Jusqu’à ce qu’ils partagent la même passion pour l’ancien propriétaire des lieux, Sean Lorentz, un célèbre peintre décédé un an plus tôt. Au fil de leurs recherches, ils vont unir leurs forces pour se lancer dans une quête de prime abord insensée…
Avant de partager avec vous mon ressenti, je tiens à préciser que le délai de lecture (pas loin de 15 jours) n’est en rien dû à la qualité du bouquin, mais à un gros manque de disponibilités personnelles. Et je crains que les choses n’aillent pas en s’arrangeant dans les semaines (et plus si affinités) à venir !
Avec ce nouveau roman Guillaume Musso nous offre un habile mélange de rudesse et de tendresse, de noirceur et de lumière, de désespoir et d’espoir… Plus que jamais les contraires s’attirent et se complètent, un récit tout en contrastes parfaitement maîtrisé et assumé (ce n’est pas avec ce roman qui Guillaume Musso fera taire ses détracteurs les plus véhéments, mais il saura séduire un public déjà acquis à sa cause, et pourquoi pas, attirer quelques curieux qui hésitent encore à franchir le cap).
Un récit qui repose sur deux personnages (Gaspard et Madeline) à forte personnalité, chacun à leur façon. Mais aussi deux personnages qui luttent contre leurs propres démons intérieurs, la force extérieure affichée apparaît alors comme un écran de fumée permettant de dissimuler leurs faiblesses… aux autres, mais aussi à eux-mêmes.
Mais le véritable personnage central, celui autour de qui s’articule toute l’intrigue, est bel et bien Sean Lorentz. Malgré son décès, il est omniprésent de la première à la dernière page. C’est d’ailleurs lui qui sera le ciment entre Gaspard et Madeline… ce qui n’empêchera certains clashs et échanges animés ! Un personnage fascinant à plus d’un titre, mais je vous laisse découvrir cela par vous même.
Si l’intrigue est maîtrisée, autant par les thèmes abordés que par la modulation du rythme, ne comptez toutefois pas sur de brusques poussées d’adrénaline. Pour être totalement honnête avec vous, je suis convaincu que bon nombre de lecteurs devineront ou à tout le moins soupçonneront, certaines vérités avant même que l’idée n’effleure Gaspard et Madeline. Il n’en reste pas moins que j’ai passé un excellent moment en compagnie de ce bouquin, plus d’une fois j’ai regretté le manque de temps à lui consacrer…
Si vous cherchez un thriller qui jouera avec vos nerfs, passez votre chemin, Guillaume Musso nous propose davantage une enquête autour d’un personnage hors du commun.
J’espère bientôt pouvoir me lancer dans le nouveau cru de Marc Levy (La Dernière Des Stanfield), comme d’hab je ne manquerai pas de vous indiquer celui qui remportera (selon mes propres critères) ce classico 2017.

MON VERDICT

Publicités
 
15 Commentaires

Publié par le 19 avril 2017 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , ,

[BOUQUINS] Guillaume Musso – La Fille De Brooklyn

G. Musso - La Fille de BrooklynFidèle à mes habitudes il n’était pas question pour moi de rater mon rendez-vous annuel avec Guillaume Musso ; surtout en sachant que Marc Levy avait placé la barre très haut pour ce classico littéraire version 2016. C’est donc plutôt enthousiaste que je me suis lancé dans la lecture de La Fille De Brooklyn, le résultat fut-il à la hauteur de mes espérances ?
A quelques jours de leur mariage, alors que Raphaël tanne sa fiancée, Anna, à propos de l’absence totale de secrets dans leur couple, elle finit par lui montrer une photo de trois corps calcinés en avouant froidement : « C’est moi qui ai fait ça ». Surpris et choqué par ce qu’il vient d’apprendre, Raphaël quitte la maison ; quand il revient plus tard, décidé à donne une chance à Anna de s’expliquer, la jeune femme a disparu. Avec son ami, Marc, un ex-flic, Raphaël va essayer de découvrir le passé d’Anna afin de la retrouver tout en protégeant son secret…
Je ne vous ferai pas languir plus longtemps avant de répondre à la question posée en intro de cette chronique. Pari réussi pour Guillaume Musso, qui nous offre une intrigue menée de bain de maître et pleine de rebondissements (quand y’en a plus, y’en a encore comme dirait la pub pour Paic). Sans surprise l’auteur sait y faire pour que l’on reste accroché à son récit, plus on avance dans le scénario, plus la lecture se fait fébrile.
Une enquête qui mènera nos enquêteurs en herbe, Raphaël et Marc, de la France aux Etats Unis. Un voyage dans le passé d’Anna pour essayer de comprendre le présent. Deux personnages aux caractères (et aux méthodes) opposés mais qui se complètent efficacement. Et bien sûr en toile de fond on n’en finit pas de se poser des questions sur le passé d’Anna. Alors Anna, ange ou démon ? Ne comptez pas sur moi pour répondre à cette question.
La sauce prend, le roman est efficace et hautement addictif, mais il manque un je-ne-sais-quoi qui ne provoque pas le feu d’artifices attendu, peut être un final US un peu rapide à mon goût. Une faiblesse partiellement rachetée par l’ultime chapitre.
De fait le classico Levy vs Musso version 2016, donne l’avantage à Marc Levy. Ces trois dernières années j’avais donné la balle de matcch à Guillaume Musso, voilà qui devrait rétablir l’équilibre. Quoi qu’il en soit je serai présent pour le classico 2017 !

MON VERDICT
jd4

Et dire que tout démarre par une dispute plutôt classique :
– Je suis sérieux, Anna : je ne veux pas vivre dans le mensonge.
– Ça tombe bien : moi non plus. Mais ne pas vivre dans le mensonge ne signifie pas n’avoir aucun secret.
– Donc tu l’admets : tu as des secrets !
– Mais tout le monde a des secrets, Raphaël ! Et c’est très bien comme ça. Nos secrets nous définissent. Ils déterminent une partie de notre identité, de notre histoire, de notre mystère.
Sans vouloir faire dans la philosophie à deux balles, pour ma part je partage l’avis d’Anna, il est de secrets qui doivent le rester, ils font partie de nous et n’appartiennent qu’à nous, inutile de remuer la merde du passé. Vivons plutôt l’instant présent pour nous construire des lendemains qui chantent…

Pour la petite histoire la partie qui se déroule aux USA a lieu en pleine course à la Maison Blanche, avec notamment les primaires des républicains. Dans le roman les américains sont des gens sensés : Donald Trump n’est pas le grand favori !

 
17 Commentaires

Publié par le 4 avril 2016 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , ,

[BOUQUINS] Bernard Minier – Une Putain D’Histoire

B. Minier - Une putain d'histoireEt oui comme vous pouvez le constater j’ai choisi de rester en compagnie de Bernard Minier pour ma prochaine chronique, mais exit Servaz et la France, direction les USA pour un rendez-vous avec un ado qui va vous raconter Une Putain D’Histoire. Difficile de résister à un titre pareil !
Une fois n’est pas coutume je vous balance la quatrième de couv’ en guise de pitch… parce qu’elle est juste excellente. « Au commencement est la peur. La peur de se noyer. La peur des autres, ceux qui me détestent, ceux qui veulent ma peau. Autant vous le dire tout de suite : ce n’est pas une histoire banale. Ça non. C’est une putain d’histoire. Ouais, une putain d’histoire… »
Vous l’aurez compris exit (temporairement je suppose) la France et Servaz, direction les Etats-Unis et une île fictive en compagnie d’une bande d’ados sur qui le sort s’acharne… Faut dire aussi qu’ils font ce qu’il faut pour aller au devant des emmerdes.
Pour une putain d’histoire, c’est une putain d’histoire et une histoire sans l’ombre d’un putain de défaut ! La quatrième de couv’ est un parfait appât pour attirer les curieux, dès les premières pages Bernard Minier vous ferre, distillant les informations au compte gouttes histoire d’assurer son emprise sur le lecteur. Ce roman c’est aussi un putain de diesel, il démarre lentement mais quand il se met en branle plus rien ne l’arrête. On se laisse entraîner avec Henry dans un tourbillon d’événements, incapable de lâcher prise avant d’avoir le fin mot de l’histoire. Mais avant d’en arriver là vous emprunterez bien des chemins détournés et des fausses pistes. Une seule certitude toutefois : la fin vous laissera sur le cul !
Au niveau des personnages je n’ai eu que peu d’empathie pour Henri, mais ça ne m’a pas empêché de vivre à fond son aventure. Certes son contexte familial (il est élevé par deux lesbiennes) sort de l’ordinaire mais à part ça j’aurai tendance à dire que c’est un ado ordinaire du XXIème siècle.
Le plus difficile à cerner reste Grant Augustine, longtemps je me suis demandé quelles étaient ses véritables intentions… Il faut dire que l’auteur fait ce qu’il faut pour entretenir l’incertitude à son sujet, mais bon déjà la base, un politicien ambitieux, ne joue pas en sa faveur.
Le bouquin alterne entre le récit à la première personne, l’intrigue racontée par Henri et les autres points de vue, rédigés à la troisième personne. Comme à son habitude Bernard Minier ne s’encombre pas de fioritures de style, ce qui ne l’empêche pas de recourir à un vocabulaire riche mais sans lourdeur.
En toile de fond l’auteur s’interroge sur les conséquence du tout numérique et les portes ouvertes qu’offre internet et les réseaux sociaux à une surveillance électronique renforcée. De plus en plus la notion de vie privée n’est qu’illusion… Je ne sais pas si les possibilités de surveillance sont aussi étendues que celles déployées par WatchCorp dans le bouquin mais ça fait froid dans le dos (même si je ne suis pas du genre à étaler mon quotidien sur la fesse du bouc).
« La révolution numérique était en train de bâtir brique par brique le rêve millénaire de toutes les dictatures – des citoyens sans vie privée, qui renonçaient d’eux-mêmes à leur liberté… »
Un putain de coup de coeur !

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

 
28 Commentaires

Publié par le 27 mai 2015 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , , ,

[BOUQUINS] Bernard Minier – Le Cercle

B. Minier - Le CercleRetour en France pour la prochaine étape de mon Challenge retrouvailles, j’ai en effet décidé de me plonger dans Le Cercle de Bernard Minier, seconde enquête du commandant Martin Servaz.
Martin Servaz est appelée par une amie qu’il n’a pas revu depuis plus de vingt ans, elle l’implore de l’aider à prouver que son fils, Hugo, n’est pas l’assassin de sa professeur et probable amante, même si tout semble l’accuser…
C’est avec un réel plaisir que j ‘ai retrouvé Martin Servaz et son équipe, Vincent Espérandieu et Samira Cheung ; un trio pour le moins atypique. Servaz c’est un peu la rencontre entre Sherlock Holmes et l’Inspecteur La Bavure. Un flic brillant et intelligent mais aussi redoutablement maladroit, très mauvais tireur et en proie à un vertige maladif. C’est ce côté profondément humain qui fait que l’on ne peut que s’attacher au personnage et vivre pleinement son enquête.
A la traditionnelle question de savoir s’il est impératif d’avoir lu Glacé avant de se lancer dans ce second roman, je répondrai par le tout aussi traditionnel « ça n’ s’impose pas mais c’est préférable ».
Si vous connaissez déjà Servaz et son univers sans doute vous demandez-vous si Irène Ziegler interviendra dans cette intrigue ; je ne répondrai pas à cette interrogation afin de laisser intact le plaisir de la découverte. De même l’on peut légitimement se demander si Martin Servaz va de nouveau croiser le chemin de Julian Hirtmann, là encore je serai muet comme une tombe de carpe.
Dans cette affaire la fille de Martin, Margot, tient une place nettement plus importante et joue même un rôle actif dans le déroulement de l’intrigue. De l’autre côté de la barrière on ne retrouve pas de personnalité aussi forte que Julian Hirtmann, même Paul Lacaze fait figure de poids plume.
L’intrigue est toujours aussi bien soignée, l’accent est mis sur la psychologie autant que sur l’action, des rebondissements mais moins de véritables surprises que dans le premier opus ; ce qui n’empêche nullement ce roman de mettre la barre très haut. D’autant que cette fois l’enquête prendra rapidement une tournure très personnelle pour Martin Servaz.
Pour la petite histoire l’intrigue se déroule en juin 2010, alors que tous les regards sont tournés vers l’Afrique du Sud et la Coupe du Monde de foot ; compétition au cours de laquelle s’est ridiculisée à tous points de vue. En fait ce n’est pas seulement anecdotique, le contexte a son importance, je vous laisse découvrir le pourquoi du comment de la chose.
De nouveau Bernard Minier utilise son intrigue pour tirer à boulets rouges sur certains dysfonctionnements de la société française…
J’aurai plaisir à me plonger dans N’éteins pas la lumière, la troisième intrigue mettant en scène Martin Servaz… mais pas tout de suite, mon programme à venir est déjà bien chargé.

MON VERDICT
jd4

 
19 Commentaires

Publié par le 16 mai 2015 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , , ,

[BOUQUINS] Guillaume Musso – L’Instant Présent

G. Musso - L'Instant PrésentUne fois de plus les aléas de mon Stock à Lire Numérique m’éloignent temporairement de mon challenge retrouvailles. Cette fois le coupable est Guillaume Musso, dont le dernier roman, L’Instant Présent, s’est invité dans mon stock à croissance exponentielle !
Arhtur Costello, hérite d’un phare et de la maison attenante, son père lui laisse toutefois deux consignes : ne jamais vendre le bien et ne jamais essayer d’accéder à la pièce du sous-sol dont l’accès a été muré. La tentation et la curiosité seront trop fortes, à peine son paternel parti, Arthur entreprend de découvrir le secret de cette fameuse pièce cachée. Commence alors pour lui une aventure défiant toutes les lois de la logique et du possible…
Avec son nouveau roman Guillaume Musso joue sur un habile mélange des genres avec une nette dominante du fantastique (pour tout ce qui concerne la malédiction du phare) qui laisse aussi la part belle à la romance (avec une belle et surtout originale histoire d’amour impossible), le tout se lit comme un thriller par le rythme imposé. Au fur et à mesure que l’échéance approche on se demande si Arthur va parvenir à briser la malédiction et surtout comment il va s’y prendre. A l’instar de son précédent roman, Central Park, l’auteur nous offre un final en forme de pied de nez qui remet en cause toute notre perception du récit. Et une fois de plus on se laisse surprendre avec plaisir.
Le récit repose pour beaucoup sur le personnage d’Arthur, on se doute bien qu’il va ouvrir cette foutue pièce interdite (mettez vous à sa place, le meilleur moyen de vous faire faire quelque chose c’est de vous dire de ne surtout pas faire ça), parfois le gars est un peu tête à claques même si ce qu’il vit n’est pas évident il a un peu tendance à oublier que pour les autres aussi la situation est compliquée à gérer. Mais il faudra aussi compter avec Lisa, la femme dont Arthur va tomber amoureux, qui va justement devoir s’adapter à une situation hors du commun, parfois ça passe, parfois ça casse… Difficile de lui jeter la pierre. Indéniablement mon coup de coeur va à Sullivan Costello, le grand père d’Arthur, qui fut lui aussi victime de la malédiction du phare.
Une écriture agréable, une intrigue prenante à souhait, résultat des courses le bouquin se lit d’une traite. Vautré dans le canapé je l’ai dévoré en un après-midi pour ma part. Pour le classico 2015, Levy vs Musso la victoire va de nouveau, et incontestablement, à Guillaume Musso !

MON VERDICT
jd4

 
24 Commentaires

Publié par le 7 avril 2015 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , , ,

[BOUQUINS] Bernard Minier – Glacé

B. Minier - GlacéIl aura fallu un Book Club pour que je me lance enfin dans un roman de Bernard Minier, ses trois titres tournant autour du personnage de Martin Servaz autant commencer par le début. Place donc à ma chronique de Glacé.
Le commandant Martin Servaz de la SRPJ de Toulouse est appelé sur une scène de crime peu ordinaire. En effet la « victime » est un jeune pur-sang appartenant à un influent homme d’affaire de la région. Le cheval a été décapité, sa carcasse dépecée exhibée, à 2000 mètres d’altitude, sur le portique du téléphérique d’une centrale hydroélectrique appartenant au propriétaire…
Avant d’aller plus loin je tiens à préciser que ma présentation n’aborde qu’un aspect de l’intrigue. En parallèle à l’enquête de Servaz, on suit l’arrivée de Diane Berg, nouvellement embauchée comme psychologue au centre psychiatrique pénitentiaire du Dr Wargnier, un établissement proche de la scène de crime. Du coup forcément on peut supposer que tôt ou tard ces deux intrigues vont se télescoper.
Je vous rassure l’intrigue ne va pas tourner uniquement autour d’un canasson mort, l’auteur s’en sert comme d’une mise en bouche annonciatrice d’une affaire bien plus complexe que l’on pourrait le supposer. Bernard Minier sait y faire pour nous tenir en haleine, son arme n’est pas l’action mais plutôt l’ambiance et la tension psychologique. Il mène sa barque à son rythme, brouille parfois les pistes et ménage les imprévus.
L’autre force de l’auteur réside dans ses personnages, à commencer par Martin Servaz. La quarantaine, un brin hypocondriaque, empâté, maladroit et très mauvais tireur ; ce n’est pas vraiment un clone de l’inspecteur Harry, du coup on s’identifie plus facilement à lui et ses faiblesses nous le rendent encore plus sympathique. Le personnage le plus intrigant et le plus difficile à cerner est incontestablement Julian Hirtmann.
Le cadre, les Pyrénées au coeur de l’hiver, neige et brume, blanc et glacé, joue aussi beaucoup dans l’ambiance que l’auteur nous impose.
Ce qui m’a le plus frappé dans ce bouquin est le portrait sans concession, et visiblement bien documenté, de la prise en charge psychiatrique en France. Ca fait froid dans le dos.
Pour un premier roman l’auteur réussi un coup de maître, j’aurai beaucoup de plaisir à retrouver ses personnages dans les romans suivants, surtout s’ils sont du même gabarit que celui ci.
Petit bémol qui n’est peut être pas du fait de l’auteur, l’usage abusif des tirets demi-cadratins, notamment dans les dialogues, alors que de simples virgules auraient été plus adaptées d’un point de vue typographique. Idem avec une multiplication pas forcément souhaitable des mots en majuscules, là encore c’est surtout dans les dialogues que le bât blesse.

 
8 Commentaires

Publié par le 13 mai 2014 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , , ,

[BOUQUINS] Guillaume Musso – Central Park

G. Musso - Central ParkJ’ai pris mon temps pour me familiariser avec l’univers littéraire de Guillaume Musso mais depuis que j’ai lu 7 Ans Après je suis tombé sous le charme, pas encore eu le temps de découvrir ses précédents titres mais je ne rate aucun de ses bouquins. C’est donc tout naturellement que son dernier opus, Central Park, a intégré mon Stock à Lire Numérique dès sa sortie (sans même prendre connaissance du pitch).
Alice et Gabriel ne se connaissent pas et pourtant ils émergent sur un banc au coeur de Central Park, menottés ensembles et incapables d’expliquer leur présence à Manhattan. La veille au soir elle faisait la fête avec des copines sur les Champs Elysées, lui jouait du jazz dans un pub de Dublin. Ensemble ils vont essayer de comprendre le pourquoi du comment de cette situation…
Si je devais vous faire part de mon ressenti en un mot (oui rien qu’un… mission impossible pour les pipelettes) je dirai simplement WAOW ! (en majuscules et avec le point d’exclamation siou-plê). Ouais je sais que c’est vachement parlant comme mot… Rassurez vous ce ne sera pas le mot de la fin, les mots qui suivent vont me permettre d’étayer quelque peu mon WAOW !
Avec ce roman Guillaume Musso signe un véritable petit bijou du thriller. Certes ce n’est pas aussi stressant que du Chattam ou du Grangé mais je vous garanti que ça mérite le détour. L’intrigue est originale, soignée (bichonnée même), rythmée (l’essentiel de l’histoire se déroule sur 24 heures) riche en rebondissements et surprises en tout genre (j’ai été baladé de la première à la dernière page). L’auteur vous plonge dans son histoire dès les premières lignes et je vous promets que vous ne pourrez pas lâcher le bouquin avant la fin. Lu sur deux jours mais sans le taf je l’aurai avalé en une journée.
La recette maintes fois éprouvée du duo improbable fonctionne une fois de plus. Le personnage de Gabriel est de loin le plus attachant des deux, Alice est du genre tête à claques, son passé douloureux (expliqué par quelques flashbacks glissés dans l’intrigue) ne suffit pas à justifier son comportement autoritaire et quasiment déshumanisé.
Je ne perdrais pas mon temps, ni le votre, à dire que c’est bien écrit, l’auteur n’a plus à faire ses preuves quoi que puissent en penser ses détracteurs. J’avais trouvé Demain mieux ficelé que 7 Ans Après, avec Central Park il monte encore d’un cran (voire de dix crans d’un coup) et toujours en innovant. Le cru Musso 2014 est digne d’un véritable grand cru AOC, du coup j’ai hâte de découvrir la cuvée 2015.
Donc voilà le pourquoi du comment de mon WAOW ! initial, sur le cul qu’il m’a laissé l’ami Guillaume. Bluffé, sonné, j’en passe et des meilleures… Un sans faute qui tient parfaitement la route qui plus est.

 
16 Commentaires

Publié par le 10 avril 2014 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , ,