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Archives de Tag: Thriller

[BOUQUINS] Karine Giebel – Toutes Blessent, La Dernière Tue

AU MENU DU JOUR

K. Giebel - Toutes blessent, la dernière tue

Titre : Toutes Blessent, La Dernière Tue
Auteur : Karine Giebel
Éditeur : Belfond
Parution : 2018
Origine : France
744 pages

De quoi ça cause ?

Tama a huit ans quand son père la vend à une riche famille française. Il espère ainsi lui offrir un avenir meilleur en France, mais en réalité il la condamne à une vie d’esclavage, de violences et d’humiliations.

Gabriel est un tueur implacable. Il vit reclus dans un corps de ferme perdu au milieu de nulle part, hanté par un drame survenu des années plus tôt.

Un matin Gabriel se retrouve face à une jeune femme blessée qui tente de le braquer avant de perdre connaissance. À son réveil, elle est amnésique, mais ses nombreuses cicatrices témoignent d’un passé douloureux…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Karine Giebel, une auteure qui réussit à me surprendre encore et encore au fil de ses romans.
Face à l’engouement suscité sur le net, impossible de différer plus longtemps la découverte de ce roman.

Ma chronique

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (26 août 1789)

Article 1er
Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Décret d’abolition de l’esclavage (27 avril 1848)

Le Gouvernement provisoire,
Considérant que l’esclavage est un attentat contre la dignité humaine ;
Qu’en détruisant le libre arbitre de l’homme, il supprime le principe naturel du droit et du devoir; Qu’il est une violation flagrante du dogme républicain : « Liberté – Egalité – Fraternité » ;
Considérant que si des mesures effectives ne suivaient pas de très près la proclamation déjà faite du principe de l’abolition, il en pourrait résulter dans les colonies les plus déplorables désordres ;

Décrète :

Article 1er
L’esclavage sera entièrement aboli dans toutes les colonies et possessions françaises, deux mois après la promulgation du présent décret dans chacune d’elles. À partir de la promulgation du présent décret dans les colonies, tout châtiment corporel, toute vente de personnes non libres, seront interdits.

Déclaration universelle des droits de l’homme (10 décembre 1948)

Article 1er
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
(…)
Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
Article 4
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.
Article 5
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Rassurez-vous je n’ai pas subitement pété une durite, le rappel de ces textes fondamentaux sont en lien direct avec le dernier roman de Karine Giebel. Entre la théorie et la réalité il y un pas (voire un gouffre), qui peut nier qu’aujourd’hui encore la torture et l’esclavage ont encore cours… et pas seulement dans les pays qui ont l’habitude de n’accorder aucune considération aux droits de l’homme.

L’intrigue de Toutes Blessent, La Dernière Tue se déroule en effet de nos jours, en France.

Ami(e)s lecteurs et lectrices, autant vous mettre en garde d’entrée de jeu, en ouvrant ce roman vous pénétrez dans les neufs cercles de l’enfer, en immersion totale du côté obscur de l’humanité dans tout ce qu’elle peut avoir de plus abject.

Sachez enfin que si Karine Giebel ne ménage pas ses personnages, elle le fait avec une redoutable efficacité. Impossible de rester de marbre face au calvaire de Tama ! Des envies de meurtres, plus d’une fois vous aurez comme dirait un vénérable sage verdâtre aux longues oreilles.

Une lecture éprouvante aussi bien pour les nerfs que pour le coeur et l’âme, mais aussi une lecture hautement addictive. On en prend plein la gueule avec Tama, mais on a envie d’en savoir plus, on espère dur comme fer qu’elle verra enfin le bout du tunnel, que son cauchemar cessera, d’une façon ou d’une autre.

L’autre personnage central de l’intrigue est Gabriel, il faudra du temps pour que le voile se lève autour de ses secrets. Rongé par un drame qui l’a anéanti bien des années plus tôt, aujourd’hui c’est en donnant la mort qu’il semble apaiser son âme. Sa vie rangée à l’écart du monde semble lui convenir… mais alors pourquoi ne peut-il se résoudre à tuer cette inconnue débarque dans sa vie et fait vaciller ses certitudes ?

Une fois de plus Karine Giebel mise beaucoup sur la dimension psychologique de son intrigue. Elle apporte donc un soin particulier à ses personnages. Pas seulement à Tama et Gabriel, tous bénéficient de la même rigueur. Qu’ils soient blancs comme neige, noirs comme la plus sombre des nuits sans lune ou plutôt en nuances de gris…

C’est volontairement que je me cantonne aux personnages de Tama et Gabriel, aborder les autres m’obligerait à en dire trop sur le déroulé du récit.

Les chapitres sont courts, le style minimaliste rend l’écriture encore plus percutante, l’auteure sait y faire pour aller droit au but et droit au coeur des lecteurs, pas de chemins détournés pour nous balancer les faits en pleine tronche.

Et ça marche ! Plus d’une fois, vous aurez envie de faire une pause pour reprendre votre souffle et quitter ce cauchemar. Mais à chaque fois vous y reviendrez avec un peu plus d’avidité ; il vous faut votre dose, il vous faut des réponses…

J’ai refermé ce bouquin à bout de souffle, presque KO debout, mais avec un sourire béat aux lèvres. Un énorme coup de coeur malgré sa noirceur absolue et une méga claque dans la gueule. Une fois de plus Karine Giebel m’a bluffé et malmené… merci à vous Madame Giebel !

Vulnerant omnes, ultima necat.
At eae quas ad vos consumpsi me delectaverunt.

Toutes les heures blessent, la dernière tue.
Mais j’ai aimé celles passées auprès de vous.

Je ne suis pas pressé de voir arriver ma dernière heure, mais incontestablement j’ai aimé celles passées en compagnie de ce bouquin…

MON VERDICT
Coup double

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Publié par le 16 avril 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] C.J. Tudor – L’Homme Craie

AU MENU DU JOUR

CJ Tudor - L'homme craie

Titre : L’Homme Craie
Auteur : C.J. Tudor
Éditeur : Pygmalion (France) / Flammarion (Québec)
Parution : 2018
Origine : Angleterre
384 pages

De quoi ça cause ?

Anderbury, 1986. Cinq ados, amis inséparables, Eddie, Gros Gav, Hoppo, Mickey et Nicky, vont vivre quelques mois ponctués d’événements dramatiques qui vont les changer à jamais. Le fil rouge de ces drames, des bonshommes grossièrement dessinés à la craie.

Anderbury, 2016. A quelques jours d’intervalles reçoit une lettre anonyme contenant un dessin à la craie d’un pendu et un morceau de craie, ainsi qu’un appel de Mickey qui souhaite le rencontrer alors que ça fait des années qu’ils ne se parlent plus.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Incontestablement le déclencheur a été la couv’, à la fois so(m)bre et intrigante. Le pitch proposé en quatrième de couv’ s’annonçant prometteur, il n’en fallait pas plus pour que je craque.

Pourquoi ne pas l’avoir laissé prendre la poussière dans l’immensité de mon Stock à Lire Numérique (comme bon nombre de ses congénères injustement oubliés) ? C’est internet (blogosphère, Babelio, Facebook…) qui l’a boosté en pole position.

Ma chronique

En signant ce premier roman, un polar noir à souhait, l’auteure, CJ Tudor, semble s’être appuyée sur l’adage populaire qui affirme que « C’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe« . En effet, si le bouquin reste plutôt classique tant par son intrigue que par sa structure, il n’en est pas moins réussi, parfaitement abouti et redoutablement efficace.

Que demande le lecteur ? Un bouquin original raté ou plutôt un classique réussi ? Je ne sais pas pour vous, mais perso j’opte sans hésitation pour le second choix. Bon OK, dans l’idéal je pencherai pour un bouquin original ET réussi, mais à défaut un bouquin « juste » réussi me convient parfaitement (surtout après la déception ressentie à la lecture de Sleeping Beauties). A ce titre L’Homme Craie remplit pleinement sa mission.

Si CJ Tudor ne s’écarte guère des sentiers battus, ça n’empêche pas son intrigue d’être hautement addictive. On est happé dès les premières pages et la découverte d’un corps démembré auquel il manque la tête, ensuite plus moyen de lâcher le bouquin avant de connaître le fin mot de l’histoire. A chaque fois que je refermais le roman, je n’avais qu’une hâte, m’y remettre ! Mais bon faut bien manger et dormir de temps en temps (et accessoirement profiter d’un apéro).

L’histoire est écrite à la première personne, c’est Eddie qui nous fait partager ses souvenirs et son périple à la recherche de la vérité. Les chapitres, courts et percutants, alternent donc entre 1986 et 2016, on sent une réelle volonté de l’auteure d’aller à l’essentiel sans égarer le lecteur en digressions (inutiles ajouterai-je) de forme et de fond.

Le groupe d’ados qui se retrouve, des années plus tard, confronté au passé qui refait brusquement surface n’est sans doute pas sans vous rappeler Ça, le cultissime roman de Stephen King. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est totalement fortuit, l’auteure revendiquant le fait d’être une grande fan de Stephen King. Histoire de boucler la boucle, j’ajouterai que Stephen King a avoué avoir été impressionné par le roman de CJ Tudor.

Si l’auteure soigne son intrigue (qui vous réservera, je n’ai aucun doute là-dessus, quelques surprises de taille), elle ne néglige pas pour autant ses personnages. A commencer par notre fameux quintet adolescent, et plus tard, adulte ; chacun à sa propre personnalité et son parcours qui le rend unique. Les personnages secondaires bénéficient du même soin, selon le bon vouloir de l’auteure vous les trouverez sympathiques ou les prendrez en grippe.

Ce qu’il y a de frustrant dans le fait de rédiger la chronique d’un polar ou d’un thriller réussi c’est de devoir se retenir. On voudrait partager son enthousiasme sur des biens points, mais il faut savoir se refréner au risque d’en dire trop.

Aussi me contenterai-je dire que CJ Tudor répond à l’essentiel des questions soulevées au fil des chapitres, s’il reste quelques zones d’ombres non résolues, je ne pense qu’il s’agisse d’une négligence de l’auteure. Comme dans la vraie vie, on ne peut toujours avoir réponse à tout. Qui plus est en aucun cas ces absences de réponses ne nuisent à la compréhension de l’intrigue.

Un premier roman qui place la barre haut, et aussi un sacré tour de force pour CJ Tudor puisque son roman bénéficie d’une publication internationale quasi immédiate. Comme quoi les vieux dictons populaires ne disent pas toujours des conneries sans queue, ni tête…

MON VERDICT

 
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Publié par le 9 avril 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Daniel Kraus – Teigneux

AU MENU DU JOUR

D. Kraus - Teigneux

Titre : Teigneux
Auteur : Daniel Kraus
Editeur : Fleuve Edtions
Parution : 2018
Origine : USA (2013)
320 pages

De quoi ça cause ?

Cela fait neuf ans que Jo Beth Burke et ses enfants, Ry (19 ans) et Sarah (10 ans), ne subissent plus la colère et la violence de Marvin Burke, mari et père.

Neuf ans que Marvin Burke croupit en prison, en grande partie grâce à l’extraordinaire courage de Ry qui a survécu à une traque mortelle lancée par son paternel. Mais pour Ry rien n’aurait été possible sans l’aide providentielle de trois jouets qu’il a emportés avec lui dans sa fuite, les Trois Inommables.

La ferme familiale dépérit inexorablement, pour Jo Beth et ses enfants, leur seule chance de s’en sortir est de déménager pour aller s’installer en ville et prendre un nouveau départ.

Un espoir de renouveau qui s’effondre lorsque Marvin Burke refait surface dans leurs vies, plus que jamais déterminé à se venger d’eux, et tout particulièrement de Ry…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

J’ai flashé sur la couv’ tout simplement. La quatrième de couv’ a fait le reste, le fait que le bouquin fasse partie de la collection Outre Fleuve a aussi joué en sa faveur.

Ma chronique

Il est des bouquins pour lesquels, au moment de rédiger ma chronique, je me pose sérieusement la question de savoir par où commencer et surtout où aller. Non que je me sois fait chier pendant ma lecture, simplement parce que le bouquin que je viens de lire est un tantinet atypique. Teigneux fait partie de ces livres qui vont me donner du fil à retordre.

La quatrième de couv’ fait état d’un « thriller paranormal« , c’est sans doute une façon d’aborder la question, pour ma part j’ai surtout eu le sentiment de lire un thriller psychologique particulièrement intense. Intense parce qu’il nous invite à partager les pensées d’un esprit fragile, au bord de la rupture, voire de l’implosion.

Si l’aspect paranormal est discutable, il ne fait par contre aucun doute que c’est un bouquin fortement déconseillé aux âmes sensibles. Certaines scènes sont bien trash, voire franchement gore, mais l’horreur n’est jamais gratuite et l’auteur ne joue pas la carte de la surenchère ; ici l’horreur est bel et bien ancrée dans la réalité et mise au service de l’intrigue et des personnages.

Daniel Kraus nous propose un thriller qui se construit autour de la relation entre un père (Marvin) et son fils (Ry), pas franchement le genre de relations « normales » entre papounet et fiston, mais plutôt une relation pervertie, nocive et nuisible fondée sur la peur. Une relation qui ne peut déboucher que sur une confrontation explosive, la question n’est pas tant de savoir qui prendra le dessus, mais plutôt d’évaluer les dommages collatéraux.

L’auteur aurait pu, par facilité, se concentrer sur ses deux personnages centraux et laisser aux autres des rôles plus ou moins subalternes, mais il n’en est rien. Si les personnalités de Jo Beth et Sarah sont définies par le biais de Ry et Marvin, il n’en reste pas moins qu’elles auront un rôle déterminant à jouer tout au long de l’intrigue.

Difficile de parler des personnages sans mentionner les fameux Trois Inommables, le sympathique Monsieur Oursington, le sage Jésus-Christ et Teigneux que son seul nom suffit à définir. Sans risquer de me montrer trop disert sur la question, il ne faut pas être un fin psychologue pour deviner que chacun est une projection de l’esprit de Ry, diverses facettes, plus ou moins enfouies, de sa propre personnalité.

Si vous pensez avoir tout vu et tout lu en matière de thriller, je vous invite à vous plonger dans Teigneux ; je n’irai pas jusqu’à dire que Daniel Kraus réinvente les règles du genre, mais il joue avec et les accommode à sa sauce, une sauce certes atypique, mais qui s’avère finalement fort réussie.

Au risque de passer pour un maso, j’ai pris beaucoup de plaisir à parcourir ce presque huis clos glauque et oppressant à souhait. Les auteurs qui osent chambouler les règles ne sont pas légion, il serait bien dommage de bouder son plaisir quand on en croise un. Et incontestablement, Daniel Kraus ose, et il le fait bien.

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Coup de poing

 
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Publié par le 2 mars 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Mirko Zilahy – Roma

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M. ZIlahy - Roma

Titre : Roma
Auteur : Mirko Zilahy
Éditeur : Presses de la Cité
Parution : 2017
Origine : Italie (2016)
432 pages

De quoi ça cause ?

Quand la victime d’un meurtre particulièrement sordide est retrouvée à proximité de la basilique Saint-Paul, le préfet de Rome fait appel au commissaire Enrico Mancini, une légende vivante de la police criminelle italienne et un profiler hors pair.

Mais depuis la mort de son épouse, emportée par un cancer, Enrico Mancini n’est plus que l’ombre de lui même et n’a plus foi en rien. Qui plus est il compte bien s’investir à temps plein sur une autre enquête, la disparition du Dr Carnevali, l’oncologue qui a suivi son épouse.

Devant l’insistance de ses supérieurs, Mancini va monter une équipe et se lancer sur la piste sanglante de celui qui se surnomme lui-même l’Ombre…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est un titre qui m’a été fortement recommandé il y a déjà quelque temps (le gars l’avait lu en italien, forcément ça lui donne un peu d’avance sur la version française). Restait à attendre une sortie numérique en français (non parlo italiano, scusami).

Ma chronique

Force est de constater que si je regarde la répartition géographique des auteurs composant mon Stock à Lire Numérique (oui je sais, j’ai que ça à foutre), l’Italie est fort peu représentée ; mais la qualité compense la quantité avec notamment Donato Carrisi et Sandrone Dazieri.

Je peux d’ores et déjà affirmer que Mirko Zilahy s’inscrit clairement parmi les grands noms du thriller, ou, si vous trouvez que je m’emballe un peu vite, on va dire a minima parmi les auteurs à suivre de très près.

Avec Roma il signe un premier roman quasiment irréprochable, un thriller brillant et efficace qui vous scotchera de la première à la dernière page.

D’entrée de jeu l’auteur impose une ambiance plutôt sombre en plaçant Rome sous une pluie continue. Les scènes de crime, qu’il s’agisse des lieux choisis par l’Ombre ou de son mode opératoire, contribuent largement à ce sentiment de noirceur et de pesanteur.

Mirko Zilahy apporte un soin tout particulier à son personnage principal, Enrico Mancini. On découvre un flic désabusé, rongé par le chagrin et la culpabilité, qui n’a plus foi ni en son métier ni en l’humanité. Un flic qui voudrait bien tout plaquer, mais avant d’avoir résolu le mystère de la disparition du Dr Carnevali. Autant dire que c’est sans aucune conviction qu’il se lance sur la piste de l’Ombre, mais au fil de l’enquête son instinct de chasseur va reprendre le dessus.

Dommage que les autres personnages de son équipe ne soient pas autant étoffés. À vrai dire ce sont surtout les personnages féminins (Caterina De Marchi, photographe pour la police criminelle et coéquipière de Mancini, et Giulia Foderà, juge d’instruction en charge de l’affaire) qui sont les plus aboutis, on découvre ainsi que sous des dehors imperturbables, chacune doit lutter contre ces propres démons.

Je n’irai pas jusqu’à accuser l’auteur de machisme en laissant sous-entendre que les mecs n’ont aucune faiblesse (Enrico Mancini en est la preuve évidente), mais il est vrai que j’aurai apprécié d’en apprendre un peu plus sur la gent masculine qui entoure Mancini.

Dans le même registre, la personnalité de l’Ombre n’est détaillée que par l’intermédiaire du profil psychologique que l’équipe dresse au fil de l’enquête. Les quelques chapitres durant lesquels il a directement voix au chapitre sont dépourvus de tout aspect psychologique, voire même humain, il fait ce qu’il à faire, point barre.

Comme chez Donato Carrisi, la ville de Rome fait quasiment office de personnage à part entière sous la plume de Mirko Zilahy.

Si l’intrigue est rondement menée, l’enquête progressant après la découverte de chaque nouvelle scène de crime, je l’ai trouvé un tantinet linéaire. Une succession d’avancées jusqu’au dénouement, mais aucun réel rebondissement, ni fausse piste explorée.

Je le répète, pour un premier roman l’auteur réussi un à imposer sa griffe et son nom, certes il reste des pistes à améliorer pour convaincre les lecteurs les plus exigeants, mais pour ma part je préfère juger avec tolérance plutôt qu’intransigeance.

Un deuxième roman de l’auteur est déjà disponible en italien, je serai fidèle au rendez-vous lors de sa sortie en version française ; mais sans doute plus intransigeant cette fois…

MON VERDICT

 
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Publié par le 23 février 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Maud Mayeras – Lux

AU MENU DU JOUR

M. Mayeras - Lux

Titre : Lux
Auteur : Maud Mayeras
Éditeur : Anne Carrière / Fleuve Editions
Parution : 2016 (broché) / 2017 (numérique)
Origine : France
252 pages

De quoi ça cause ?

2016. Antoine Harelde revient à Ceduna, en Australie, pour la première fois depuis 20 ans. Un retour motivé par une idée fixe, presque une obsession : la vengeance.

1996. Antoine, 14 ans, débarque à Ceduna avec sa mère. Antoine y fera la connaissance de Hunter, un garçon un peu plus âgé que lui. Le temps d’un été, grande complicité et une solide amitié va lier les deux jeunes gens. Avant que le rêve ne vire au cauchemar…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce qu’il a fallu poireauter plus d’un avant avant qu’une édition numérique du roman ne voie le jour. À tel point que j’avais renoncé à le lire, c’est par hasard que j’ai découvert qu’il était désormais disponible au format epub (merci à 12-21, la branche numérique de Fleuve Editions).

Ma chronique

Il est des bouquins qui savent se faire désirer, incontestablement Lux est de ceux-ci. Fidèle à ma décision de ne pas engraisser les éditeurs qui ne jouent pas le jeu du numérique, j’avais fini par me résigner à ne jamais lire Lux, le troisième roman de Maud Mayeras, et ce malgré la très forte impression que m’avait faite son précédent opus, Reflex. Et v’là t’y pas qu’en début d’année je découvre, totalement par hasard, que le bouquin est disponible au format epub depuis quelques mois. Résultat des courses : mon précieuuuux !

De prime abord on a entre les mains une intrigue plutôt classique sur fond de vengeance, mais n’allez surtout pas croire que Maud Mayeras est du genre à se contenter du minimum syndical ; nul doute que ce roman vous réservera bien des surprises.

Dans la première partie du roman, on alterne entre les événements de 2016 et ceux de 1996 ; de prime abord les raisons qui poussent Antoine à vouloir se venger sont aussi flagrantes que le nez au milieu de la figure. Fin du premier acte, baisser de rideau, on applaudit bien fort.

Quoi ?! Déjà ! Mais c’est du foutage de gueule votre truc !

J’ai dit fin du premier acte, pas fin de l’histoire. Je vous avais pourtant prévenu, l’amie Maud peut se montrer particulièrement retorse quand il s’agit de malmener ses lecteurs (et accessoirement ses personnages). Cette première partie représente un petit tiers du roman, il y en deux autres qui vous inviteront cette fois à voyager en aveugle. Suivez le guide… mais accrochez-vous, car la balade promet d’être mouvementée !

Je ne m’attarderai pas sur la suite du roman afin de laisser entier le plaisir de la découverte, je peux juste vous assurer que l’auteure ne manquera pas de vous surprendre avec certains rebondissements totalement inattendus.

Pour la même raison, je ne peux pas aborder la question des personnages. Antoine est tout sauf un héros made in Hollywood, plutôt le mec lambda sûr d’être dans son bon droit, mais pas convaincu de pouvoir aller jusqu’au bout de ses intentions premières.

Au fil de son périple australien, que ce soit en 1996 ou en 2016, Antoine fera des rencontres qui le changeront à jamais. Pour ma part j’ai eu un faible pour le personnage de Cockie, un aborigène SDF croisé à Ceduna, qui sera amené à jouer un rôle essentiel dans la destinée d’Antoine.

Par contre je peux vous dire que ce roman vous fera voyager, direction l’Australie, mais dans un décor bien loin des paysages de cartes postales pour touristes en goguette. Si comme Antoine vous considérez que Ceduna est le trou du cul du monde, soyez assuré qu’en comparaison à certains patelins de l’outback australien c’est le paradis sur terre !

Maud Mayeras maîtrise sur le bout des doigts son intrigue, difficile de lâcher le morceau une fois que vous y aurez goûté. Même si je me suis régalé j’ai trouvé Lux moins percutant que Reflex, à la décharge de l’auteure il faut reconnaître qu’elle avait placé la barre haut, très haut. D’autre part ces deux romans n’ont aucun point commun, à part bien entendu la plume implacable de Maud, si Reflex pouvait clairement revendiquer son appartenance au thriller, Lux joue davantage dans la catégorie des inclassables, thriller, oui mais pas que…

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Publié par le 14 février 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Andreas Pflüger – Irrévocable

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A. Pflüger - Irrévocable

Titre : Irrévocable
Auteur : Andreas Pflüger
Éditeur : Fleuve Editions
Parution : 2018
Origine : Allemagne (2015)
544 pages

De quoi ça cause ?

Jenny Aaron était flic d’élite au sein du Service, la plus secrète des agences secrètes basées en Allemagne, jusqu’à ce qu’une opération à Barcelone tourne mal. Blessée, elle est désormais aveugle, mais ce jour-là, elle a perdu bien plus que la vue.

Cinq ans plus tard, Jenny Aaron est une profileuse reconnue. Le Service fait appel à elle pour interroger un suspect, accusé d’avoir tué la psychologue de la prison où il est détenu, l’homme a déclaré ne vouloir parler qu’à elle. Le suspect, Reinhold Boenisch, est un homme qu’elle a contribué à faire incarcérer seize ans plus tôt pour quatre meurtres ; sans jamais avoir pu prouver qu’il n’avait pas agi seul. Et aujourd’hui encore il semblerait qu’il ne soit pas celui qui tire les ficelles…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Honnêtement je ne sais pas, ça m’a pris comme une envie de pisser.

J’ai été attiré par la couv’, sobre, mais intrigante, suffisamment en tout cas pour titiller ma curiosité. La quatrième de couv’ a fait le reste. Un choix des plus classique donc.

Ma chronique

Le fait de proposer un thriller ayant pour personnage principal une jeune femme aveugle est plutôt audacieux. Même si Jenny Aaron a été une brillante agente de terrain, aussi à l’aise avec une arme à feu que dans un combat à mains nues… mais ça, c’était avant !

Donc aujourd’hui Jenny Aaron est aveugle, mais elle n’a rien perdu de ses entraînements passés, au contraire elle s’est même encore améliorée. Le plus étonnant est sa parfaite maîtrise des techniques de déplacement et de repérage dans l’espace, techniques inspirées de méthodes bien réelles développées dans le cadre de la rééducation pour les non-voyants.

Et si, histoire d’enfoncer le clou, je vous disais que Aaron souffre aussi d’amnésie rétrograde depuis son retour de Barcelone. Elle ne garde des événements qui se déroulés là-bas de de son passé antérieur que des souvenirs diffus (et une énorme culpabilité liée au fait d’avoir abandonné son collègue et amant, lui aussi blessé lors de l’opération, allant ainsi à l’encontre de toutes les règles du Service). Vous l’aurez compris Andreas Pflüger nous propose un personnage central des plus atypique, un subtil mélange de force, de sagesse (elle s’efforce de suivre la voie du bushido), mais aussi avec ses failles et ses faiblesses.

En face d’elle un tueur machiavélique qui semble dénué tout autant de faiblesses que d’empathie. Un homme froid et calculateur qui ne laisse rien au hasard et ne reculera devant rien pour mener à bien ses plans. Une machine à tuer parfaitement rodée. Mais pourquoi cet acharnement à vouloir détruire Aaron ? Et si les réponses se trouvaient justement dans ce passé oublié d’Aaron…

Chic un méchant très méchant me direz-vous ! Et en effet Holm fait partie de ses salauds que vous vous plairez à détester, tout en voulant en apprendre plus sur ses motivations (il dégage malgré sa cruauté un petit quelque chose qui suscite l’intérêt). Alors que vous ne pourrez que haïr purement et simplement son frère, Sascha, un psychopathe pur et dur de la pire espèce.

Heureusement Jenny ne sera pas totalement seule pour affronter ces deux adorables frangins, elle pourra compter sur le soutien sans faille de ses anciens collègues du Service, notamment celui de Pavlik, ami de toujours et tireur d’élite hors pair.

Si vous souhaitez postuler pour intégrer le Service, vous pouvez oublier ; c’est une agence totalement fictive inventée pour les besoins du roman.

Andreas Pflüger ne laissera aucun répit à ses personnages, il nous propose une intrigue dense, rythmée et riche en rebondissements. Bref tout ce que le lecteur attend de trouver en se plongeant dans un thriller ! Une fois happé par le bouquin, vous aurez bien du mal à décrocher.

Si sur le fond le contrat est rempli avec une redoutable efficacité, la forme peut être un peu déconcertante. Il n’est en effet pas rare que l’auteur passe, sans préavis, de l’intrigue présente à un flashback. Ca peut surprendre, mais en fait c’est aussi une bonne façon de nous mettre à la place de Aaron, parfois, même dans le feu de l’action, des bribes de souvenirs lui reviennent sous forme de flashes.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman, aussi bien pour son intrigue rondement menée que pour ses personnages ; comme l’auteur le laisse entendre dans sa postface, « l’histoire d’Aaron n’est pas finie », soyez assurés que je répondrai présent au(x) prochain(s) rendez-vous !

MON VERDICT

 
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Publié par le 12 février 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Christophe Guillaumot – La Chance Du Perdant

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C. Guillaumot - La chance du perdant

Titre : La Chance Du Perdant
Série : Le Kanak – Tome 2
Auteur : Christophe Guillaumot
Éditeur : Liana Levi
Parution : 2017
Origine : France
333 pages

De quoi ça cause ?

Nouvellement mutés à la section « courses et jeux », Jérôme ‘Six’ Cussac et Renato ‘Le Kanak’ Donatelli, prennent tant bien que mal leurs marques. Outre les réseaux légaux, Toulouse abrite aussi un réseau de jeu clandestin sur lequel un homme semble régner en maître absolu : Samuel Gotthi.

Dans le même temps, le capitaine Marc Trichet enquête en solo sur la mort d’un homme broyé dans compacteur à ordures. Tout semble désigner un suicide, mais le capitaine souhaite explorer toutes les pistes avant de clore son affaire.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que j’avais adoré Abattez Les Grands Arbres, il me tardait de retrouver Le Kanak et Six dans une nouvelle enquête.

Mais aussi parce que je devais rencontrer Christophe Guillaumot à l’occasion de son passage en NC, tant qu’à faire autant avoir des munitions pour discuter avec lui de ses romans et de ses personnages.

Ma chronique

C’est donc avec beaucoup de plaisir que j’ai retrouvé Renato Donatelli et Jérôme Cussac, gentiment placardés à la section des courses et jeux après leur coup d’éclat, au mépris de toute procédure et de toute voie hiérarchique, dans l’affaire des homicides rwandais.

Cette nouvelle affectation permet à l’auteur d’étoffer ses personnages. D’un côté Renato doit gérer les cas de Mama Loma, tiraillé entre la nécessité de la faire soigner en maison de retraite et la promesse de garder le manoir, deux options non cumulables financièrement parlant.

Du côté de chez Jérôme Cussac, les choses vont de mal en pis. Il accepte mal cette mise au placard, lui qui se voyait déjà parmi les têtes d’affiche de la Crim’. Quand il apprend que Juliette, l’agent de la DGSE qui s’est joué de lui (sur ordre) lors de leur précédente rencontre, a été assassinée par des djihadistes alors qu’elle opérait sous couverture en Syrie, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, il craque totalement et glisse inexorablement sur une pente qui pourrait bien être sans retour…

Le Kanak et Six profitent de visites sur le terrain pour étoffer leur équipe de deux nouvelles recrues, recrues forcément atypiques, cela va de soi.

Ainsi le premier adjoint à rejoindre leurs rangs est Jules Letocart, un jeune en formation à l’école de police qui utilise ses talents de magicien (notamment en matière de manipulation de cartes) pour arrondir ses fins de mois en trichant au casino.

Il sera bientôt rejoint par Serge Nicolo, professeur de mathématiques à la retraite passionné de statistiques et de probabilités, son pêché mignon est de truquer les matchs de foot amateurs pour le compte d’un employeur dont il ignore tout.

Et voilà une section courses et jeux en ordre de marche, reste à trouver de quoi l’occuper…

Si l’auteur enrichit ses personnages en nous faisant partager leurs doutes et interrogations, cela ne se fait pas au détriment de l’enquête. Une enquête que mènera l’équipe dans le monde obscur du jeu clandestin, et tout particulièrement des paris clandestins, des paris dont les enjeux ne semblent pas connaître de limites…

Sous la plume de Christophe Guillaumot, la ville de Toulouse devient quasiment un personnage à part entière. Même sans jamais y avoir mis les pieds, j’ai eu l’impression de me balader en terrain connu tant l’auteur parvient à nous faire partager son amour pour « sa » ville.

On y retrouve des personnages déjà rencontrés lors de la lecture du précédent roman (notamment Marc Trichet et l’équipe des stups du Gros Georges) avec toutefois une grande absente, la légiste, Avril Amandier. Au grand dam de Renato ! Bien entendu ce roman nous fera aussi découvrir de nouveaux personnages, des rencontres plus ou moins agréables selon les circonstances.

En nous plongeant dans le monde du jeu, Christophe Guillaumot sait de quoi il parle, étant lui même à la section courses et jeux de la SRPJ de Toulouse. Et sans surprise cela se ressent dans l’écriture, les romans policiers écrits par des auteurs exerçant ou ayant exercé le métier de policier, ont un petit quelque chose en plus qui est inimitable.

Si en plus vous y ajoutez une intrigue totalement maîtrisée, des personnages profondément humains et attachants (ou méprisables, selon l’effet recherché), avec un subtil mélange de sérieux et d’humour, vous obtenez un polar haut de gamme et un auteur qui confirme, voire sublime, son talent narratif.

On retrouve quelques confusions entre les cultures wallisiennes et mélanésiennes, nul doute que le séjour de Christophe Guillaumot en Nouvelle-Calédonie lui fournira plus de matière visant à ancrer son personnage dans la culture canaque. Ceci dit ces erreurs d’aiguillage restent mineures et passeront même totalement inaperçues pour les lecteurs ne connaissant pas la Nouvelle-Calédonie.

J’ai notamment trouvé amusant un passage dans lequel l’auteur mentionne le kava, boisson bien présente dans les rituels coutumiers wallisiens et ailleurs en Océanie, mais aucunement chez les Mélanésiens de Nouvelle-Calédonie. Si sa consommation sur le territoire s’est développée c’est en dehors de tout contexte coutumier ou traditionnel. Les nakamals (bars à kava) ont ouvert en masse, les curieux ont suivi et sont devenus habitués des lieux, que ce soit pour le kava ou pour l’ambiance feutrée et détendue des nakamals.

Que la mère de Renato prépare du kava est déjà en soi un anachronisme, mais que son gamin (Renato) piaille d’impatience pour en goûter me paraît hautement improbable ; ce n’est pas un breuvage totalement anodin, je doute fort que les enfants soient invités à en consommer, même dans un cadre coutumier (qui, je le rappelle, est inexistant en NC).

Tout comme je doute que le kava puisse avoir un quelconque effet réparateur en cas de gueule de bois… surtout pas le matin ! Le kava, hors cérémonie coutumière, se consomme de préférence à la tombée du jour.

J’ai eu l’occasion de rencontrer Christophe Guillaumot à l’occasion d’une séance de dédicace à la librairie l’As de Trèfle ; étant lecteur exclusivement numérique je n’avais rien à me faire dédicacer, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à échanger quelques mots avec lui. J’espère bien avoir l’occasion de le croiser de nouveau avant son départ, le temps d’un apéro dinatoire (c’est prévu, reste à espérer que ce sera réalisable).

MON VERDICT

 
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Publié par le 7 février 2018 dans Bouquins

 

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