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Archives de Tag: Thriller

[BOUQUINS] Christian Guillerme – Urbex Sed Lex

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C. Guillerme - Urbex sed lex
Titre : Urbex Sed Lex
Auteur : Christian Guillerme
Éditeur : Taurnada
Parution : 2020
Origine : France
248 pages

De quoi ça cause ?

Contre une belle somme d’argent, quatre jeunes passionnés d’urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté. Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné… Et très vite comprendre qu’ils n’auraient jamais dû accepter cette proposition.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Taurnada, leur sélection thrillers réserve souvent de belles surprises.

Ma Chronique

L’urbex (pour urban exploration en anglais, et donc exploration urbaine en français) est une discipline qui a le vent en poupe depuis quelques années. Les urbexeurs explorent des lieux souvent laissés à l’abandon par l’homme (et de préférence interdits d’accès), soit dans le but d’y laisser leur marque, soit pour ramener de leurs excursions des photos, soit simplement pour le plaisir de braver l’interdit (et accessoirement le danger).

Vous l’aurez compris le titre du roman est une adaptation très libre de la locution latine « Dura lex, sed lex » (La loi est dure, mais c’est la loi), que l’on pourrait traduire par L’urbex c’est la loi ; mais c’est surtout la devise des quatre amis explorateurs urbains qui vont se retrouver au cœur d’un piège mortel. À leur décharge le défi était plus que tentant… et lucratif !

Dès le prologue Christian Guillerme nous plonge au cœur de l’action et annonce la couleur, sous sa plume l’urbex va rapidement se teinter de rouge sang.

Le roman est court (comme souvent avec les titres proposés par Taurnada), mais ne manque pas d’intensité dans son intrigue. Une intrigue que l’auteur fait progressivement monter en puissance ; et une fois que la chasse est lancée, le lecteur aura bien du mal à lâcher le bouquin !

Il faut dire que le cadre, un sanatorium désaffecté, est idéalement choisi pour contribuer à alourdir une atmosphère déjà pesante et à instiller une bonne dose d’angoisse dès la découverte de l’endroit.

Malgré quelques choix stylistiques douteux et des dialogues parfois peu crédibles, la lecture reste globalement fluide ; le côté addictif de l’intrigue fait même rapidement oublier ces petits défauts de pure forme.

L’écriture et le style sont très visuels, on a vraiment l’impression de vivre l’aventure avec nos quatre héros… et plus d’une fois on se surprendra à retenir notre souffle. Mais rien n’y fait, Christian Guillerme n’y va pas avec le dos de la cuillère quand il s’agit de malmener ses personnages.

Et pourtant ils sont sympas ces quatre potes (deux jeunes couples) liés par une amitié solide et une passion commune. Face à eux, des chasseurs / tueurs implacables, dénués de toute forme d’empathie, pour qui la mise à mort est devenue une course à l’adrénaline et un jeu.

Une fois de plus Taurnada frappe juste et fort avec un thriller court, mais efficace qui vous tiendra en haleine jusqu’à son dénouement.

À l’heure de clore cette chronique, je tiens à signaler que, même si la tentation fut grande, je n’ai fait aucune allusion douteuse et/ou grivoise à la marque Durex… et pourtant il y aurait matière (et je ne parle pas forcément de latex) à jouer avec les rimes.

MON VERDICT

 
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Publié par le 27 juillet 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] T.M. Logan – Holiday

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T.M. Logan - Holiday
Titre : Holiday

Auteur : T.M. Logan
Éditeur : Hugo
Parution : 2020
Origine : Angleterre (2019)
459 pages

De quoi ça cause ?

Kate et ses trois meilleures amies s’offrent une semaine de vacances dans le sud de la France avec maris et enfants.

Des vacances de rêve qui tournent vite au cauchemar pour Kate. À peine arrivée, elle découvre que son mari la trompe et que sa maîtresse est l’une de ses trois amies…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Paraît que les gens de là-haut (l’hémisphère nord) sont en vacances, du coup je me suis dit qu’il n’y avait pas de raison que je me prive du doux parfum du farniente… Même si je me doute bien (et je l’espère plus encore) que l’ambiance des vacances va rapidement virer au noir dans ce roman.

Ma Chronique

Je remercie les éditions Hugo et Net Galley pour leur confiance renouvelée.

On va commencer par les choses qui fâchent avec un gros coup de gueule. Je connaissais les quatrièmes de couv’ trop bavardent qui spoilent (j’ai vraiment du mal à adopter la forme française divulgâcher) tout ou partie de l’intrigue, avec ce roman je découvre le méga spoiler direct sur la couv’.

La coupable ? Cette accroche sous le titre du roman : « Sept jours. Trois couples. Un meurtre. » Le meurtre en question survient dans la toute dernière partie du bouquin, et encore, dans un premier temps tout laisse penser à un dramatique accident. Merci pour l’effet de surprise !

A la décharge (partielle) de l’éditeur, la version originale fait la même connerie en annonçant en couv’ : « Seven days. Three families. One killer. » Mais bon, ce n’est pas parce que ton voisin décide de se jeter sous les roues d’un camion-citerne lancé à pleine vitesse que tu es obligé de reproduire son geste.

Si Holiday est le premier roman de T.M. Logan traduit en français, c’est le troisième (et avant-dernier) roman signé par l’auteur et publié outre-Manche.

Enfilez votre maillot de bain et vos tongs, tartinez-vous de crème solaire et allongez-vous confortablement sur votre transat préféré. Vous voilà paré pour partager les vacances de Kate et ses amies… sauf que lesdites vacances ne seront pas de tout repos, et pas que pour les personnages du roman ; vos nerfs aussi seront mis à rude épreuve.

Pour Kate le ton des vacances est donné, à peine installée, en fouinant dans le téléphone de son mari (pas glop ! pas glop du tout même !), elle tombe sur un échange via Messenger avec une autre femme. Double punition pour la vilaine curieuse : son mari la trompe et sa maîtresse est une de ses meilleures amies ! De quoi plomber l’ambiance d’entrée de jeu…

L’essentiel du roman est rédigé à la première personne, vous permettant de vivre l’intrigue par les yeux de Kate. Quelques chapitres, rédigés à la troisième personne, se concentrent sur d’autres personnages, permettant de mettre l’accent sur des éléments qui échappent à Kate.

L’immersion est totale, on partage les questionnements, les doutes et les remises en questions de Kate au fil de l’intrigue. Et le moins que l’on puisse dire c’est que T.M. Logan ne ménage pas son héroïne, toutes ses amies vont se retrouvées tour à tour suspectées d’être la maîtresse de son mari.

L’auteur apporte beaucoup de soin à ses personnages, il construit une véritable histoire autour des couples et des familles. À tel point d’ailleurs que l’intrigue va rapidement se jouer à deux niveaux, avec d’un côté les adultes et de l’autre les enfants. Et avec T.M. Logan, enfance (et surtout adolescence) ne rime pas forcément avec innocence.

Franchement j’ai été bluffé par la maîtrise de l’auteur quant à sa façon de mener son intrigue,  tant et si bien que son ultime twist m’a totalement pris au dépourvu. J’avais imaginé beaucoup de scénarios possibles, mais j’étais bien loin de la vérité. Ce roman est de fait un véritable page-turner que vous aurez bien du mal à lâcher une fois qu’il vous aura pris dans ses mailles…

MON VERDICT

Aparté technique

La version numérique reçue via Net Galley comporte une grosse anomalie dans sa mise en page : le fichier correspondant au chapitre 71 comprend en fait les chapitres 71 et 72, avant d’enchaîner sur le fichier du chapitre 72 qui reprend le texte lu précédemment.

Du coup on a ça :

Puis plus tard :

J’espère que la version commerciale finalisée aura corrigé cette erreur.

 
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Publié par le 16 juillet 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Jean-Christophe Grangé – Le Jour Des Cendres

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J.C. Grangé - Le Jour Des Cendres

Titre : Le Jour Des Cendres
Série : Les Rivières Pourpres – Livre 3
Auteur : Jean-Christophe Grangé
Éditeur : Albin Michel
Parution : 2020
Origine : France
368 pages

De quoi ça cause ?

Pour enquêter sur la découverte du corps d’un « Émissaire » d’une communauté anabaptiste en Alsace, le commandant Niemans a décidé d’envoyer son adjointe, Ivana Bogdanovic, rejoindre incognito le groupe de vendangeurs saisonniers qui œuvrent pour la communauté.

De son côté Niemans découvre que de nombreux aspects de l’enquête ont été plus ou moins sciemment négligés, voire bâclés. Il n’en faut pas davantage pour le convaincre que les anabaptistes cachent de sombres secrets…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Jean-Christophe Grangé et l’occasion de retrouver le duo d’enquêteurs constitué de Pierre Niemans et Ivana Bogdanovic, déjà vus à l’œuvre dans le précédent opus, La Dernière Chasse.

Ma Chronique

Avec ce roman Jean-Christophe Grangé nous offre incontestablement un thriller qu’il mène à la baguette et j’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver les personnages de Niemans et Ivana ; mais – parce qu’il y a un mais – je n’ai pu me défaire de l’idée que l’auteur assure le minimum syndical ou joue avant tout la carte marketing.

Je m’explique. Comme pour son roman précédent, La Dernière Chasse, le présent opus est la novélisation d’une enquête déjà présentée dans le cadre de la série TV Les Rivières Pourpres (les épisodes 3 et 4 pour être précis). Sachant que ladite série compte, dans sa première saison, encore deux enquêtes (chacune faisant l’objet de deux épisodes), je me demande si Jean-Christophe Grangé va se contenter de les novéliser pour ses prochains romans… Sans compter que la série compte d’ores et déjà une seconde saison complète (quatre enquêtes réparties sur huit épisodes) et qu’une troisième saison est sur les rails…

Quand on sait de quoi est capable l’auteur quand il est au meilleur de sa forme, je trouve dommage qu’il se cantonne à un simple exercice de novélisation. Je suis intimement convaincu qu’il peut nous proposer une intrigue explosive 100% originale qui n’aurait pas un parfum de réchauffé (même si je n’ai pas encore eu l’occasion de voir ladite série).

Hormis ce léger bémol (qui tient plus du ressenti que d’une quelconque réalité constatée), l’intrigue du présent roman tient parfaitement la route et vous réservera quelques belles surprises et rebondissements inattendus (la révélation finale est plutôt glaçante en soi… j’espère sincèrement qu’elle est 100% issue de l’imagination de l’auteur).

On devine, à la lecture du roman, que, fidèle à son habitude, l’auteur s’est richement documenté sur les thèmes qu’il aborde. Le principal ici étant les traditions, les pratiques et l’histoire des anabaptistes (une branche « alternative » de la religion chrétienne dont les représentants les plus connus sont les amish).

Dans le même ordre d’idée – et sans grande surprise – le duo Niemans / Ivana fonctionne à merveille. Même si au cours de la présente enquête, ils seront le plus souvent séparés, chacun ayant un rôle précis à tenir dans le déroulé de l’enquête.

Les autres personnages sont traités avec le même soin, chacun bénéficiait d’une personnalité et d’un cadre qui lui est propre. Au niveau de Niemans c’est surtout le capitaine de gendarmerie Stéphane Desnos qui va faire les frais de son caractère plutôt affirmé et de ses méthodes pas toujours conventionnelle. Mais elle (oui, Stéphane Desnos est une femme) saura s’adapter et s’affirmer face à un interlocuteur pas toujours facile à cerner.

Si vous me lisez depuis déjà quelques temps vous aurez certainement que j’ai une certaine aversion pour tout ce qui a trait à la religion. Même sans vraiment connaître leur interprétation de la foi chrétienne, les anabaptistes ne m’inspirent pas davantage confiance que les autres courants religieux. Je serai presque tenté de dire que ce serait même plutôt l’effet inverse : plus le type proclame que sa pratique de la foi est « pure », plus j’aurai tendance à me méfier de lui.

Même s’il est vrai que j’aimerai que pour son prochain roman Jean-Christophe Grangé s’écarte de son duo Niemans / Ivana et de la série TV Les Rivières Pourpres, je sais d’ores et déjà que je répondrai présent quel que soit son choix.

MON VERDICT

 
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Publié par le 14 juillet 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Franck Thilliez – Il Était Deux Fois

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F. Thilliez - Il était deux fois
Titre : Il Était Deux Fois
Auteur : Franck Thilliez
Éditeur : Fleuve
Parution : 2020
Origine : France
528 pages

De quoi ça cause ?

Avril 2008. Gabriel Moscato, lieutenant de la gendarmerie nationale, se rend à l’hôtel de La Falaise afin de poursuivre ses investigations sur la disparition de sa fille, Julie, survenue quelques semaines plus tôt. Muni des registres de l’établissement, il s’installe dans une chambre afin de les éplucher.

Gabriel Moscato se réveille dans une autre chambre de l’hôtel… en novembre 2020, incapable de se souvenir du moindre détail concernant ces douze dernières années.

Beaucoup de choses ont changé depuis 2008, mais sa fille n’a jamais été retrouvée. Gabriel va tout mettre en œuvre pour remonter le fil de son passé, et reprendre son enquête sur la disparition de Julie…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Franck Thilliez, raison qui se suffirait à elle-même.

Je n’ai toujours pas trouvé le temps de me pencher sur son duo policier récurrent, Sharko et Hennebelle, mais je ne désespère pas de trouver un jour le temps pour m’y mettre. Il n’en reste pas moins que ses romans one-shot ne m’ont jamais déçu, beaucoup ont même été de véritables coups de coeur (et accessoirement aussi des coups de poing).

Ma Chronique

Avant d’entrer dans le vif du sujet je ne peux que vous recommander fortement, si ce n’est déjà fait,  de lire Le Manuscrit Inachevé avant de vous lancer dans Il Était Deux Fois. Trois bonnes raisons à cela :

Le Manuscrit Inachevé est un excellent thriller, il serait dommage de vous en priver.
Le Manuscrit Inachevé joue un rôle clé dans la résolution de la présente intrigue.
– Cerise sur le gâteau : Franck Thilliez nous propose, en bonus, de découvrir la fin « originale » du Manuscrit Inachevé telle que rédigée par Caleb Traskman (dans le roman la fin est écrite par le fils de l’auteur, Jean-Luc Traskman).

Cela fait bien longtemps que Franck Thilliez n’a plus rien à prouver et que son nom brille en lettres d’or dans le monde du thriller francophone, j’irai même encore plus loin en affirmant qu’il n’a pas à rougir face aux grands noms de la scène internationale du genre. Plutôt que se reposer sur ses lauriers, Franck Thilliez n’a de cesse de chercher à se renouveler et à surprendre ses lecteurs, en allant toujours plus loin dans l’exploration et la dissection de la face obscure du genre humain.

Avec ce roman le moins que l’on puisse dire c’est que l’auteur repousse les limites de la perversion criminelle, mais il le fait avec son incroyable talent narratif. Et le résultat est tout simplement renversant ! C’est quasiment à chaque chapitre que l’on se trouve face à un revirement inattendu ou à une nouvelle révélation. On en prend plein la tronche… et personnellement j’adore et j’en redemande !

Tous les amateurs de thrillers vous le diront, l’accroche est primordiale dans ce genre littéraire. Ici Franck Thilliez frappe fort d’entrée de jeu. Harassé par les nuits blanches et ses recherches pour tenter d’élucider le mystère qui plane autour de la disparition de sa fille, un gendarme s’assoupit dans une chambre d’hôtel… pour se réveiller dans une autre chambre de ce même hôtel, douze ans plus tard !

Que les plus cartésiens se rassurent, vous pouvez compter sur la rigueur de l’auteur et un imposant travail documentaire pour que l’invraisemblable trouve une explication rationnelle et scientifique. Il n’en reste pas moins que, en quelques pages, le lecteur se retrouve prisonnier du piège tendu par Franck Thilliez ; une seule issue pour se défaire de la terrible addiction qui se profile : résoudre l’énigme de la disparition de Julie et comprendre le fin mot de l’histoire.

Je n’aborderai l’intrigue du roman qu’en restant dans le flou, tant en dire trop serait presque criminel ; aussi je me bornerai à mentionner que la mort et le meurtre sont des thèmes largement exploités par le monde des arts (littérature, peinture, sculpture, cinéma et même musique). Ça ne vous avance sans doute pas des masses, et c’est très bien ainsi !

L’autre grande force du roman réside dans ses personnages, tout particulièrement les deux enquêteurs, Gabriel et Paul, anciens collègues et amis que les événements et le temps a séparés, mais qui vont devoir faire front commun pour se replonger dans la disparition de Julie. Une plongée qui les conduira littéralement aux portes de l’enfer.

Un roman maîtrisé de bout en bout qui ne laisse rien au hasard. En toute honnêteté je ne peux faire autrement que de lui attribuer la note maximale et un coup double (coup de cœur / coup de poing) ; et je le fais avec un immense plaisir.

MON VERDICT
Coup double

 
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Publié par le 26 juin 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Amy K. Green – Reine De Beauté

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A. K. Green - Reine de beauté

Titre : Reine De Beauté
Auteur : Amy K. Green
Éditeur : Belfond
Parution : 2020
Origine : États-Unis
416 pages

De quoi ça cause ?

Jenny Kennedy, une adolescente de 13 ans, reine des concours de beauté juniors, est retrouvée morte non loin de chez elle. Elle a été violée et poignardée.

Pour la police il ne fait aucun doute que le coupable est un jeune homme un peu simplet qui était fasciné par ces concours de beauté, et tout particulièrement par Jenny.

Pour Virginia, la demi-sœur de la victime, il est évident que le coupable est ailleurs. Même si elle n’éprouvait qu’une indifférence teintée de mépris pour sa cadette, elle va tout faire pour convaincre la police de creuser au-delà des apparences…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Un roman découvert tandis que je parcourais le catalogue Net Galley. Le pitch m’a inspiré, je l’ai sollicité, ma demande a été approuvée. Et voilà !

Ma Chronique

Je remercie les éditions Belfond et Net Galley pour leur confiance renouvelée.

Pour son premier roman Amy K. Green ne mise pas vraiment sur l’originalité de son intrigue (difficile de faire plus classique qu’une enquête autour d’un meurtre), de même au fil de son récit elle ne s’écartera guère des règles du genre. Il fallait plus que ce léger détail pour me dissuader de lire ce bouquin, après tout, la sagesse populaire affirme que « c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes ».

L’auteure nous fait découvrir son intrigue en suivant deux arcs narratifs via une alternance de chapitres passant de Jenny à Virginia. Ceux dédiés à Jenny sont écrits à la troisième personne et nous permettent de découvrir ses dernières semaines dans le monde des vivants, des semaines particulièrement mouvementées et riches en événements. Les chapitres consacrés à Virginia sont quant à eux rédigés à la première personne et nous invitent à suivre l’enquête liée à la mort de sa sœur.

Dans le coin droit nous avons donc Jenny, une adolescente que ses parents idolâtrent et voient comme une « petite fille modèle » mais ignorent (ou préfèrent ignorer) qu’elle est en pleine phase de remise en question, de doutes et de questionnements. Amy K. Green aurait pu en faire l’archétype de la gamine pourrie gâtée mais elle a (fort heureusement) travaillé la personnalité de l’adolescente plus en profondeur.

Dans le coin gauche, Virginia, le mouton noir de la famille Kennedy. Sans doute que le suicide de sa mère, alors qu’elle n’était qu’une enfant, suffit à expliquer sa volonté de prendre ses distances avec sa famille. Elle vit sa vie en électron libre, ne gardant qu’un contact de pure forme avec sa famille à l’occasion du traditionnel repas dominical. Un mépris que son père lui rend bien, quant à sa belle-mère, Linda, elle l’ignore tout simplement.

Les caractères radicalement opposés des deux sœurs servent exclusivement de toile de fond à la construction de l’intrigue. Celle-ci se tissera surtout autour des secrets et des non-dits. Ceux de la famille Kennedy d’abord, mais aussi ceux des habitants d’un patelin où tout le monde se connaît, où le voile des apparences dissimule parfois de sombres vérités.

L’auteure ne fait rien pour rendre ses personnages sympathiques, elle dépeint deux portraits relativement ordinaires. Une ado qui se rebelle contre son milieu et en vient à se convaincre que la vie serait meilleure ailleurs. Une nana trentenaire un tantinet égoïste qui vit sa vie comme elle l’entend sans se soucier du qu’en dira-t-on. Pas non plus de quoi prendre ses personnages en grippe.

Bien entendu d’autres personnages auront leur mot à dire afin de nous permettre de comprendre le déroulé des événements qui ont conduit à la mort de Jenny. Je n’en dirai pas plus sur la question afin de laisser intact le plaisir de la découverte.

Même si Amy K. Green ne révolutionne pas les règles du genre, elle n’a pas à rougir de ce premier roman. Elle nous propose en effet un thriller maîtrisé de bout en bout qui devrait réserver quelques surprises même aux lecteurs les plus aguerris (pas forcément sur l’identité du coupable, plutôt sur tout ce qui tourne autour du drame et de ses conséquences).

Pour l’anecdote, je me souviens avoir vu (il y a déjà quelques temps) un reportage télé sur ces concours de « mini miss » (interdits en France, soit dit en passant), je m’étais alors demandé si ces pauvres gamines voulaient vraiment être réduites à de vulgaires poupées / objets ou si elles ne subissaient pas plutôt une instrumentalisation à outrance de la part de leurs parents. Dommage que ledit reportage n’ait pas répondu à mon interrogation.

Dans le roman, concernant Jenny, la réponse arrive très rapidement.

MON VERDICT

 
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Publié par le 22 juin 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Mo Malo – Diskø

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M. Malo - Disko
Titre : Diskø
Série : Qaanaaq Adriensen – Livre 2
Auteur : Mo Malo
Éditeur : La Martinière
Parution : 2019
Origine : France
416 pages

De quoi ça cause ?

Désormais chef de la police à Nuuk, Qaanaaq Adriensen gère, avec son équipe, un quotidien plutôt tranquille. Jusqu’à ce que le corps d’un homme soit retrouvé emprisonné dans un iceberg.

Rapidement les policiers vont comprendre qu’il ne s’agit pas d’un accident, la victime a été déposée dans une prison de glace taillée sur mesure pour lui assurer une mort lente et douloureuse.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que j’avais beaucoup aimé Qaanaaq, la première enquête de Qaanaaq Adriensen. Mais aussi parce que Nuuk, sa troisième enquête, doit sortir dans quelques jours.

Ma Chronique

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai retrouvé la plume de Mo Malo pour un séjour plutôt mouvementé au Groenland en compagnie de Qaanaaq et de son équipe.

D’emblée je m’incline devant le don qu’à l’auteur pour nous plonger en totale immersion aussi bien dans son intrigue qu’au Groenland même. Je ne peux que saluer l’immense travail de documentation auquel il a dû se livrer pour nous restituer un cadre aussi réaliste.

Le décor étant planté avec le tome précédent, Qaanaaq, Mo Malo va droit au but et démarre son intrigue sur les chapeaux de roues avec une scène de crime particulièrement glaçante (OK, j’avoue, c’était facile sur ce coup, mais tellement tentant).

À peine le temps de décortiquer les premiers éléments entourant ce premier meurtre que le tueur refroidit (oui, je sais…) une seconde victime. Sauf que cette fois ladite victime est une proche de Qaanaaq, et plus encore de son assistant, Appu.

De fil en aiguille Qaanaaq va réaliser qu’il semble être la cible indirecte du ou des tueur(s), il devra dès lors non seulement tout mettre en œuvre pour identifier au plus vite le(s) coupable(s) – et donc comprendre leur(s) motivation(s) –, mais aussi protéger ses proches.

Mo Malo prend un malin plaisir à s’acharner sur son héros, le pauvre bougre va en prendre plein la gueule. D’une part l’enquête mettra ses nerfs à rude épreuve, mais elle le confrontera aussi à lui-même, et là encore bien des mauvaises surprises l’attendront au tournant.

Une intrigue menée tambour battant qui ne vous laissera que peu de temps pour souffler, l’auteur ne manquera pas de jouer avec vos nerfs et à pousser parfois l’adrénaline à son plus haut niveau. Addictif ? Vous avez dit addictif ? Oh que oui ! Une fois happé par le bouquin vous aurez bien du mal à le lâcher.

J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver les personnages déjà croisés dans Qaanaaq, à voir des personnages plus « secondaires » dans le premier roman, se développer et s’affirmer dans le présent roman, et bien entendu aussi à découvrir de nouveaux intervenants (mention spéciale à la légiste, Lotte Brunn). Si je voulais pinailler un brin je pourrai dire que j’aurai aimé retrouver un Appu plus présent, mais force est de reconnaître qu’il a des circonstances atténuantes justifiant son absence.

Avec Qaanaaq, Mo Malo marquait un brillant essai, essai transformé avec le même brio pour ce second opus des enquêtes de Qaanaaq Adriensen.

Franchement je ne regrette pas d’avoir lu ce bouquin si tardivement après sa sortie, il reste tant de questions sans réponses en le refermant, que j’aurai trouvé l’attente intolérable et un tantinet frustrante. Alors que là, je sais d’ores et déjà que dans quelques jours je retrouverai Qaanaaq…

Petit bémol de pure forme, autant la couverture de Qaanaaq était somptueuse, autant celle de Diskø est à chier. Bin alors, l’appareil photo était en panne ? C’est d’autant plus dommage que dans ses remerciements l’auteur nous invite à visiter des sites riches en ressources qui sont un pur régal pour les yeux (sans parler des nombreuses photos qui illustrent sa propre page Facebook).

Pour la petite histoire, depuis la parution de Qaanaaq le mystère autour l’auteur qui se cache derrière le pseudonyme de Mo Malo a été levé. Je ne vous cacherai que j’ai été surpris de découvrir que, sous ce nom de plume aux accents nordiques, se dissimulait Frédéric Mars . Pour être plus juste je devrai dire qu’il s’agit en fait de Frédéric Ploton, Frédéric Mars étant son nom de plume usuel.

Ce qui me fait penser qu’il faudrait que je me trouve un créneau parmi mes futures lectures afin de découvrir son dernier roman, La Lame, publié sous le nom de Fred Mars.

MON VERDICT

 
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Publié par le 26 mai 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Sonja Delzongle – L’Homme De La Plaine Du Nord

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S. Delzongle - L'homme de la plaine du Nord
Titre : L’Homme De La Plaine Du Nord
Série : Hanah Baxter – Livre 4
Auteur : Sonja Delzongle
Éditeur : Denoël
Parution : 2020
Origine : France
400 pages

De quoi ça cause ?

À peine rentrée à New York où elle espérait passer un moment tranquille, Hanah Baxter se retrouve sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour le meurtre d’Anton Vifkin, son ancien mentor.

Extradée à Bruxelles, elle apprend de la bouche du commissaire Peeters, en charge de l’enquête, que l’accusation repose sur une simple lettre anonyme. En fait Peeters compte surtout sur l’aide de Baxter pour résoudre, une bonne fois pour toute, le mystère de la mort d’Anton Vifkin.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est l’occasion de retrouver Hanah Baxter, un retour attendu après trois longues années d’absence.

Ma Chronique

Encore un roman dont la sortie a été perturbée par la crise sanitaire liée au COVID-19, si le bouquin a pu être publié quelques jours avant le début du confinement dans sa version numérique, ce n’est qu’avec le déconfinement que la version papier a pu être découverte en librairie.

Si on pensait retrouver une Hanah Baxter apaisée après son périple breton (je fais bien sûr référence au roman Récidive, le précédent opus de la série), le répit sera de courte durée pour notre profileuse préférée. La Belgique lui réserve un nouveau rendez-vous avec son passé, via notamment la personnalité trouble d’Anton Vifkin qui fut son mentor.

Une fois de plus Hanah Baxter se retrouve personnellement impliquée dans une affaire qui n’en finira pas de lui réserver des surprises. Une affaire aux facettes multiples dont le fil rouge entre les différents éléments se met en place lentement mais sûrement, suivant le rythme de l’implacable mélodie que nous interprète Sonja Delzongle.

Si vous ne connaissez pas encore le parcours de Hanah Baxter, je ne peux que vous recommander de lire les précédents romans de la série avant de vous lancer dans cet ultime opus. D’une part parce que se sont trois thrillers haut de gamme que vous découvrirez, mais aussi et surtout parce qu’ils vous permettront de mieux appréhender le personnage d’Hanah Baxter (même si l’auteure prend soin de défricher le terrain pour ceux et celles qui commenceraient par le présent roman).

Avant d’embarquer pour ce périple belge en compagnie d’Hanah baxter je vous invite à boucler votre ceinture. Le voyage ne sera pas de tout repos ! Une fois de plus Sonja Delzongle n’hésite pas à malmener ses personnages (nombre n’en reviendront pas… et ce n’est pas dans leur sommeil qu’ils passeront de vie à trépas).

Ainsi vous croiserez un tueur à gages, travesti à ses heures, bien déterminé à finir un boulot commencé vingt ans plus tôt. Mais aussi une énigmatique jeune femme, propriétaire d’un manoir délabré dans lequel elle prend soin de son jeune frère et de sa mère… avant de se consacrer à de plus sombres occupations.

Ce que vous croiserez surtout ce sont les côtés les plus obscurs de l’âme humaine, les dérives et déviances les plus dépravées et les plus perverses.

Une intrigue riche en rebondissements qui n’en finira pas de vous faire douter de tout et de tout le monde. A chaque instant vos certitudes risquent d’être balayées par un nouveau revirement de situation. Et là encore, Sonja Delzongle sait y faire quand il s’agit de jouer avec les nerfs du lecteur !

Nul doute que le personnage d’Hanah Baxter restera pour moi une très belle découverte littéraire, un personnage atypique auquel je me suis tout de suite attaché. J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre ses aventures mouvementées, et c’est avec un évident pincement au cœur que je la quitte au terme de cet ultime rendez-vous.

MON VERDICT
Coup de poing

 
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Publié par le 19 mai 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Didier Fossey – Affaires Internes

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D. Fossey - Affaires internes
Titre : Affaires Internes
Auteur : Didier Fossey
Éditeur : Flamant Noir
Parution : 2020
Origine : France
208 pages

De quoi ça cause ?

Suite au braquage d’une bijouterie à Lyon, le capitaine Amandine Poirier ne tarde pas à trouver des similitudes avec d’autres affaires de vol. Mais l’équipe de braqueurs ne laisse aucun indice et semble plus que jamais insaisissable.

De son côté, Yann Rocher, major au sein de la BAC de Colombes, prépare sa vengeance contre l’homme à l’origine de l’accident qui a coûté la vie à son épouse et grièvement blessé sa fille.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Flamant Noir et que je suis d’une fidélité sans faille à cette maison d’édition.

Parce que c’est Didier Fossey, un auteur que j’apprécie énormément. J’aurais d’ailleurs aimé retrouver Boris Le Guenn et son équipe, mais c’est quand même avec plaisir que je lirai son nouveau roman.

Ma Chronique

Un grand merci aux éditions Flamant Noir – avec une attention particulière à Nathalie – et à la plateforme Net Galley pour leur confiance renouvelée. Merci de me permettre de découvrir en avant-première le dernier roman de Didier Fossey (sortie numérique le 18 mai et sortie papier pour le 10 juin).

Évidemment si on me dit Didier Fossey je pense tout de suite à Boris Le Guenn et son groupe, personnages récurrents de ses cinq précédents romans. J’ai certes eu un petit pincement au cœur en découvrant que le présent roman ne permettait pas de retrouver Boris et son équipe (si ce n’est le temps d’un clin d’œil), mais il fallait plus que ça pour saper mon enthousiasme.

L’intrigue du présent roman démarre en août 2015, deux abrutis au volant de voitures trop puissantes pour leurs neurones défaillants et c’est l’accident. Comme (trop) souvent les abrutis en question s’en sortent plutôt bien, mais une femme y perd la vie et une fillette est très grièvement blessée. Les victimes sont l’épouse et la fille du brigadier Yann Rocher.

Le chapitre suivant nous propulse en février 2018. À Lyon d’abord où l’on assiste à un braquage exécuté avec brio par une équipe aussi lourdement armée que bien préparée. C’est l’équipe du capitaine Amandine Poirier que hérite de l’affaire. Puis à la BAC de Colombes, où le major Yann Rocher passe ses troupes en revue avant de les envoyer en rondes de nuit.

Vous l’aurez compris c’est le personnage de Yann Rocher qui sert de fil rouge entre les événements de 2015 et ceux de 2018. Celui entre la BAC de Colombes et celle de Lyon est plus ténu, mais sera révélé en temps et en heure.

Par la suite, au fil des chapitres, le roman joue avec le temps, alternant entre l’intrigue de 2018 et des flashbacks.

En fait en 2018 ce sont plusieurs intrigues qui se jouent simultanément. D’une part on suit l’équipe de braqueurs qui multiplie les coups de plus en plus audacieux sans jamais laisser le moindre indice ni commettre d’impair.

De leur côté, si le capitaine Amandine Poirier et son équipe ont bien compris que c’était une seule et même bande qui multipliait les forfaits, force est de reconnaître que leur enquête reste au point mort.

Enfin le major Yann Rocher gère les patrouilles de ses équipes tout en faisant au mieux pour consacrer du temps à sa fille lourdement handicapée suite à l’accident de 2015. Et sans jamais perdre de vue sa soif de vengeance à l’encontre de celui qui a provoqué l’accident.

Les différents voyages dans le passé concernent exclusivement la situation de Yann Rocher. Comment il remonté tant bien que mal la pente après l’accident. Comment il s’occupe de sa gamine et l’évolution de cette dernière. Et comment il franchit parfois la ligne jaune en se disant qu’il le fait pour sa fille.

Si j’ai globalement apprécié le personnage de Yann Rocher et compris sa soif de vengeance, j’avoue que ses écarts à répétition m’ont laissé un arrière-goût amer. N’ayez crainte je ne vis pas chez les Bisounours, je sais que les flics ripoux n’existent pas qu’au cinéma, mais ce n’est pas pour autant que je dois cautionner ce genre de dérive. Heureusement le lien qu’il entretient avec sa fille fait rapidement oublier ses petits travers.

Dommage que les autres personnages ne soient traités que superficiellement, un peu plus de profondeur et de personnalité auraient été appréciables.

Dans le même ordre d’idée, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre l’intrigue plutôt bien ficelée même si je l’ai trouvé parfois un peu simpliste (même si je reconnais volontiers avoir été totalement pris au dépourvu quant à une des clés de l’intrigue). Là encore je n’aurai pas craché sur un peu plus de densité et d’intensité.

Le titre du roman prend tout son sens dans la seconde partie du roman qui verra l’IGPN (la fameuse police des polices) entrer en scène. Mais ne comptez pas sur moi pour vous en dire davantage.

Le roman est court et se lit quasiment d’une traite. Une mise en bouche fort sympathique histoire de patienter avant le retour (attendu et espéré) de Boris Le Guenn.

MON VERDICT

 
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Publié par le 14 mai 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] R.J. Ellory – Le Jour Où Kennedy N’Est Pas Mort

AU MENU DU JOUR

R.J. Ellory - Le jour où Kennedy n'est pas mort
Titre : Le Jour Où Kennedy N’Est Pas Mort
Auteur : R.J. Ellory
Éditeur : Sonatine
Parution : 2020
Origine : Angleterre (2019)
432 pages

De quoi ça cause ?

Novembre 1963. Le président JFK est en visite à Dallas (Texas). Une visite qui se déroule sans incident particulier à signaler.

Juillet 1964. Mitch Newman, photographe de presse free-lance, apprend que Jean Boyd, son grand amour de jeunesse, s’est donnée la mort. Même s’il ne l’avait pas revu depuis plus de 14 ans, Mitch ne peut croire à la thèse du suicide.

Jean Boyd était reporter pour le Washington Tribune. Mitch va rapidement découvrir que, peu avant sa mort, l’enquête de Jean se focalisait autour du président JFK. Une enquête qui l’a conduite à Dallas en novembre 1963.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est R.J. Ellory, un auteur qui ne m’a jamais déçu.

Parce que le pitch du bouquin me semble particulièrement audacieux, une bonne raison supplémentaire de me laisser tenter.

Ma Chronique

Je remercie chaleureusement les éditions Sonatine et Net Galley pour leur confiance renouvelée.

Le roman de R.J. Ellory fait partie de ces nombreux titres dont la publication a été repoussée en raison de la crise sanitaire liée au COVID-19. C’est en totale conformité avec la charte de l’éditeur sur la plateforme Net Galley que je vous propose de découvrir ma chronique en avant-première.

Fichtre ! Diantre ! Palsambleu ! Aurai-je basculé dans la quatrième dimension à l’insu de mon plein gré ? V’là t’y pas que je découvre que JFK n’a pas été assassiné à Dallas le 22 novembre 1963. Que nenni, son escapade texane s’est déroulée sans incident majeur à signaler…

Pardon ? Aaah, OK, c’est un roman ! Sacré Stephen King, il m’a foutu une trouille bleue sur ce coup. Mais bon faudrait qu’il se renouvelle, le coup JFK il nous l’a déjà fait, et brillamment fait même, avec l’excellent 22/11/63.

Arrête… tu déconnes là ! C’est le point de départ du dernier bouquin de R.J. Ellory… Bin voyons, et moi j’suis la reine d’Angleterre ! R.J. Ellory est un auteur de polars et de thrillers, pas le genre à se lancer dans une uchronie, me prends pas pour une quiche.

Et bin si, mes ami(e)s ! Enfin pas tout à fait quand même. Si le point de départ du dernier roman de R.J. Ellory repose bel et bien sur une uchronie (tout est dit dans le titre : Le Jour Où Kennedy N’Est Pas Mort), c’est dans un registre 100% thriller que l’auteur place son intrigue.

R.J. Ellory nous propose donc de retrouver JFK et son équipe, dirigée par son frère Bob, en course vers un second mandat… sauf que les choses sont loin d’être gagnées d’avance ! Ah oui j’oubliais, non content d’épargner JFK, l’auteur va surtout s’intéresser au(x) côté(s) obscur(s) du personnage. Il va en effet fouiner sans concession au-delà de l’image d’Épinal du beau et fringant jeune homme charismatique qui sentait bon le sable chaud…

Perso c’est une approche qui ne me choque nullement, je me méfie des individus que l’on dresse sur un piédestal. D’autant que post mortem, de nombreuses enquêtes ont révélé les travers et frasques du faux-cul au sourire Colgate. Et puis franchement, de vous à moi, on a plus de chance dans une vie de croiser une licorne chevauchée par le Père Noël qu’un politicien plus blanc que blanc (compétent, honnête, intègre et tutti quanti). Depuis le temps, ça se saurait si ça existait !

Si JKF n’est pas mort, il n’en va malheureusement pas de même pour Jean Boyd, jeune reporter ambitieuse et tenace. La jeune femme se serait en effet suicidée un triste jour de juillet 1964… c’est en tout cas la version officielle. Sauf que pour Mitch Newman c’est purement et simplement impensable ; le suicide ne colle pas à la personnalité de Jean Boyd. Il le sait, il en est convaincu… même s’il ne l’a pas revu depuis presque 15 ans, suite à son départ pour la Corée qui sonna le glas de leurs fiançailles et de leur idylle.

Un JFK vivant, une Joan Boyd morte et un Mitch Newman en plein questionnement… R.J. Ellory a désormais toutes les cartes en main pour nous mitonner une intrigue aux petits oignons comme il sait si bien le faire.

Et une fois de plus le Top Master Chef Ellory ne nous déçoit pas. Avec lui pas de cauchemar en lecture, c’est que du bonheur ! Son intrigue est rondement menée et saura rapidement captiver le lecteur (malgré les introspections un tantinet répétitives et une tendance poussée à l’auto apitoiement de Mitch).

La plongée dans les coulisses du pouvoir, et notamment celles du clan Kennedy, est totalement crédible et convaincante (sans perdre de vue toutefois que l’on est dans le domaine d’un futur possible et non d’un vécu historique). Pas besoin d’être un expert en politique international pour comprendre les enjeux et la façon dont chacun va déplacer ses pions pour arriver à ses fins.

Bien qu’écrit à la troisième personne, l’essentiel du roman est le reflet de la façon dont Mitch perçoit et analyse les événements. Un détail que peut paraître insignifiant, mais soyez assurés que ce choix narratif est tout sauf anodin.

Petit bémol pour la fin qui me laisse un arrière-goût d’inachevé en bouche, même si on devine aisément les conséquences de l’ultime découverte de Mitch.

Pour finir cette chronique, je vous laisse méditer sur la question que R.J. Ellory pose dans sa postface.

Si Kennedy n’était pas mort en novembre 1963, garderait-on le même souvenir de lui, ou aurait-il rejoint les rangs des disgraciés ?

MON VERDICT

 
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Publié par le 12 mai 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Sebastian Fitzek – Siège 7A

AU MENU DU JOUR

S. Fitzek - Siège 7A
Titre : Siège 7A
Auteur : Sebastian Fitzek
Éditeur : L’Archipel
Parution : 2020
Origine : Allemagne (2017)
384 pages

De quoi ça cause ?

Le Dr Mats Krüger embarque à Buenos Aires sur un vol en direction de Berlin afin d’y rejoindre sa fille sur le point d’accoucher.

À peine installé il reçoit un appel anonyme l’informant qu’il doit tout faire pour que l’avion s’écrase, sans quoi sa fille et le bébé mourront.

Son arme : une ancienne patiente psychologiquement fragile, devenue chef de cabine, actuellement en service sur le même vol que lui.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Sebastian Fitzek. Même si je suis loin d’avoir lu tous ses romans, je n’ai jamais été déçu par ceux qui ont croisé mon chemin.

Ma Chronique

J’ai découvert Sebastian Fitzek sur le tard puisque c’est en 2012 que j’ai lu Thérapie (publié en 2008 dans sa version française). Le coup de cœur fut immédiat, du coup j’ai récupéré tous les titres disponibles de l’auteur sans jamais avoir trouvé le temps de les lire.

Depuis je continue d’acheter ses romans au fur et à mesure de leur sortie avec la ferme intention de les lire, mais finalement nombreux sont ceux qui se retrouvent oubliés dans les méandres de mon Stock à Lire Numérique.

Siège 7A, le dernier roman de Sebastian Fitzek, fait partie des titres sauvés de l’oubli (même si je ne perds pas espoir de lire les titres qui m’ont filé entre les doigts).

Si l’intrigue du présent roman est globalement bien ficelée et très intéressante à suivre, j’avoue avoir eu du mal à être en totale immersion dans le récit. D’une part je n’ai éprouvé aucune empathie envers les personnages. D’autre part l’intrigue pèche parfois par manque de crédibilité (quand il ne s’agit pas d’invraisemblance flagrante).

Je n’ose imaginer le poids qui pèse sur vos épaules si vous devez choisir entre sauver la vie de votre enfant en sacrifiant celle de plus de 600 inconnus, ou, à l’inverse, sauver ces inconnus en sachant que cela condamnera votre enfant… Dans le genre cruel dilemme, difficile de faire pire ! Il n’en reste pas moins que je ne suis jamais parvenu à être en phase avec le personnage de Mats Krüger.

Carnivore revendiqué et totalement assumé (tout en étant un fervent défenseur de la cause animale), je suis insensible à la cause défendue par Franz Uhlandt ; d’autant que dans ses actes le gars passe plus pour un fou dangereux illuminé qu’autre chose.

Sans entrer davantage dans les détails, je referme le bouquin avec un goût d’inachevé sur toute une partie de l’intrigue ; ou plus exactement la conclusion apportée par Sebastian Fitzek ne m’a pas convaincu.

Au final j’ai pris beaucoup de plaisir à lire un thriller plutôt ficelé malgré ces quelques bémols, mais je n’ai pas été emballé outre mesure. Ce qui ne m’empêchera pas de continuer de surveiller de près les prochains romans de Sebastian Fitzek (en espérant une suite à la série consacrée au voleur de regards).

MON VERDICT

 
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Publié par le 30 avril 2020 dans Bouquins

 

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