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[BOUQUINS] Ben H. Winters – Dernier Meurtre Avant La Fin Du Monde

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B. H. Winters - Dernier meurtre avant la fin du monde

Titre : Dernier Meurtre Avant La Fin Du Monde
Auteur : Ben H. Winters
Editeur : Super 8
Parution : 2015
Origine : USA
352 pages

De quoi ça cause ?

Cette fois ça y est, la fin du monde est annoncée de façon certaine. Dans six mois, un astéroïde géocroiseur entrera en collision avec la Terre et devrait signer la fin de l’humanité. Mais il en faut plus pour décourager le jeune inspecteur, Hank Palace, de mener son enquête. Même si tout semble plaider pour le suicide, il est convaincu que Peter Zell a été victime d’un meurtre, et il entend bien le prouver…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que ça fait un bail qu’il traîne dans mon Stock à Lire Numérique… Bon OK je reconnais volontiers qu’il n’est pas le seul dans ce cas de figure.
Parce que c’est Super 8 et que cet éditeur ne m’a jamais déçu. OK, OK, j’ai plein d’autres titres de Super 8 à lire… Et encore davantage de titres d’autres éditeurs et/ou auteur avec lesquels je suis certain de passer un très bon moment de lecture.
Parce qu’il est l’heureux élu d’un certain Book Club mal famé que je fréquente et dont on ne doit pas parler. Certes il a été désigné au titre du mois de juillet, et alors ?

Ma chronique

Un polar pour le moins atypique du fait de son contexte pré-apocalyptique… mais pas le genre apocalypse annoncé par un pseudo styliste / parfumeur bidon ou par une présumée prophétie que chacun peut interpréter à sa guise. Non ici c’est l’Apocalypse avec un grand A, le truc scientifiquement possible (même si peu probable) si le genre humain n’a pas foutu en l’air la planète avant à force de conneries.

Dans ce contexte les réactions varient, il y a ceux qui continuent à vivre leur vie en attendant la fin, ceux qui envoient tout balader pour vivre à fond leurs délires plus ou moins légaux et ceux qui préfèrent mettre fin à leurs jours. C’est ainsi que la paisible bourgade de Concord, New Hampshire, a hérité du label peu enviable, mais hautement mérité de « Ville des pendus ».

Sauf que notre héros, Henry « Hank » Palace, jeune inspecteur nouvellement promu afin de pallier la fuite des effectifs, serait plutôt à classer dans la première catégorie, fin du monde ou pas, il a une enquête à mener et compte bien le faire aussi consciencieusement que possible. Et tant pis s’il doit être seul contre tous à remettre en cause la thèse du suicide.

Si Hank Palace n’est ni un super flic infaillible, ni un fin limier, il n’en pas moins obstiné, professionnel et tenace… à tel point que par moment on se demande si notre brave gars est réellement sur une piste criminelle ou s’il se laisse bouffer par son obsession pour cette affaire. N’empêche qu’il ne laisse aucune piste au hasard, tout comme il n’hésite pas à remettre en question ses déductions précédentes quand un nouvel élément apparaît.

Le récit est écrit à la première personne histoire de nous mettre en totale immersion dans le fil (parfois décousu) des pensées de notre cher inspecteur Palace. C’est aussi une façon de nous rendre le personnage plus sympathique, même quand il pédale dans la choucroute !

Si vous cherchez un polar mené tambour battant qui vous foutra les nerfs en pelote, passez votre chemin ! Certes on est bien en présence d’une enquête policière, mais Hank Palace n’est du genre à foncer tête baissée. Il prend au contraire son temps, d’autant qu’il doit convaincre ses collègues, le procureur et la légiste qu’il tient quelque chose de solide.

Plus que l’intrigue à proprement parler, c’est l’ambiance qui donne au roman un certain cachet, une réelle touche d’originalité qui permet au bouquin de s’extraire de la masse des romans policiers plus classiques. Chez moi la sauce a pris rapidement et mon intérêt n’est jamais retombé, je suis même d’ores et déjà assuré de lire les deux romans qui bouclent cette trilogie.

Si chacun des trois tomes se concentre sur une enquête indépendante, la question de les lire dans l’ordre ou pas me paraît totalement superflue tant la réponse est dans le contexte. Chaque tome nous rapproche de l’instant T, la rencontre explosive entre l’astéroïde et notre chère Terre ; forcément plus ce funeste rendez-vous sera imminent, plus le chaos sera de rigueur.

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Publié par le 16 août 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Katie Khan – S’Accrocher Aux Etoiles

K. Khan - S'accrocher aux étoilesSuper 8 est un éditeur qui a le don de nous proposer des cocktails littéraires parmi les plus inattendus, et le pire c’est que ça fonctionne toujours aussi bien que la toute première fois. Avec S’Accrocher Aux Etoiles Katie Khan, l’auteure de cet OLNI, vous propose de découvrir un récit de science-fiction saupoudré de comédie romantique et plein d’humanité.
Carys et Max sont perdus dans l’espace, reliés entre eux par un cordon et avec une réserve d’air de 90 minutes. Comment et pourquoi en sont-ils arrivés là ? Réussiront-ils à regagner leur vaisseau avant de suffoquer ? Si vous voulez des réponses : embarquement immédiat !
Carys et Max ont 25 ans, ils s’aiment d’un amour fou, tout va bien dans le meilleur des mondes me direz-vous ? Dans ce futur incertain, au coeur d’Europia (une contraction entre une Europe étendue et une utopie), leur amour est interdit ; pour se conformer aux lois sur le couple, ils doivent attendre d’avoir 35 ans avant d’envisager de vivre ensemble ! Pas glop vous en conviendrez, mais ça n’explique pas comment ils se retrouvent là-haut, dans une situation franchement pas glop du tout !
Au fil des chapitres vous partagerez les souvenirs de Carys et Max, de leur rencontre à ces foutues 90 dernières minutes. Au fil des chapitres, les minutes s’écouleront dans un inexorable compte à rebours…
Max et Carys n’avaient rien pour tomber amoureux l’un de l’autre, le contraire eut été étonnant, les meilleures comédies romantiques commencent avec un couple improbable… mais elles ne se terminent (heureusement) pas toutes dans un remake de Gravity !
Le monde de demain, tel que présenté par l’auteure est loin d’être un monde idyllique ; si Europia vous donne des frissons avec son modèle perverti d’idéal pour tous, sachez que c’est encore la partie du monde qui s’en tire le mieux, les Etats-Unis et le Moyen-Orient se sont en effet mutuellement anéantis à grand renfort de bombardements en tout genre.
Bienvenue dans la première comédie romantique d’anticipation ! Ca peut surprendre, mais ça fonctionne, pour ma part la magie a opéré de façon quasi instantanée. Déjà parce que l’auteure évite l’écueil de l’étalage massif de guimauve et de bons sentiments à donner la nausée à un bisounours ! Au lieu de ça elle nous offre une fable humaniste construite avec intelligence, sans une once de mièvrerie ou de sentimalentisme outrancier.
Vous l’aurez compris, Carys et Max sont dans un foutu merdier, mais l’auteure ne surjoue pas non plus la carte du dramatique et du pathos ; c’est la foi en leur amour qui fait vibrer notre jeune couple, leur came, c’est l’autre ! L’auteure n’hésite pas à recourir à de nombreuses touches d’humour histoire de faire retomber la tension sans toutefois nuire à l’émotion.
Si le récit est porté par Max et Carys, les personnages secondaires ne sont pas pour autant laissés en plan, qu’il s’agisse des parents (qui viendront encore accentuer le fossé qui sépare nos Roméo et Juliette de l’espace) ou de leurs amis (Liu et Liljana principalement), mais pour ma part j’ai eu un faible pour Kent, le petit frère de Max.
J’ai un pour ce roman la même tendresse que celle ressentie en lisant Il Y A Un Robot Dans Le Jardin de Deborah Install, proposé justement par le même éditeur. Peut-être que je m’adoucis en vieillissant, à moins qu’il s’agisse de savoir apprécier chacun des petits instants de bonheur que nous offre le temps qui passe. Quoi qu’il en soit, Katie Khan a su faire vibrer la bonne corde au bon moment chez moi, merci à Super 8 pour cette belle découverte.

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Publié par le 6 juin 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Deborah Install – Il Y A Un Robot Dans Le Jardin

D. Install - Il y a un robot dans le jardinDans la famille « les éditeurs chez qui j’ai un retard monstrueux« , je demande Super 8. Bonne pioche ! Ma dernière chronique date en effet de décembre 2015 alors que j’achète (presque) systématiquement tous leurs titres… Commençons par leur premier bébé de l’année 2017 histoire de me faire pardonner, la chose s’appelle Il Y A Un Robot Dans Le Jardin et est signée Deborah Install.
Un matin Ben Chambers découvre qu’un robot a élu domicile dans son jardin. Au grand dam de son épouse Ben se prend d’affection pour ce robot. Quand elle le quitte, il décide de partir en Californie, sur les traces du créateur de Tang, le robot. Il ignore encore que ce sera la première étape d’un improbable voyage qui changera sa vie…
Le hasard (si, si, je viens de le découvrir à l’instant) a voulu que ma dernière chronique d’un titre de Super 8 porte sur un roman de SF atypique, Prime Time de Jay Martel, et de fait je remets le pied à l’étrier avec un autre récit de SF tout aussi atypique mais dans un registre différent.
Alors pourquoi lui plutôt qu’un des 17 autres titres de l’éditeur qui attendent d’être lus et chroniqués ? D’une part par facilité, c’est le dernier sorti (c’était quand j’ai commencé ma lecture), il n’a donc pas encore eu le temps de se retrouver noyé sous la masse des nouveaux entrants. Mais ce n’est pas la seule raison ayant motivé mon choix, le titre a tout de suite titillé ma curiosité et je suis tombé sous le charme de sa couverture. Et pis c’est tout !
Si j’ai employé le terme atypique pour définir ce roman, ce n’est pas un hasard. Certes on est bel et bien dans un contexte de science-fiction, mais je suis convaincu que ce bouquin a tous les ingrédients pour séduire un public bien plus large que les seuls adeptes du genre (pour tout dire, les puristes pourraient même être un tantinet déconcertés par cette lecture).
Deborah Install ose un cocktail pour le moins improbable en mixant science-fiction et feel good ; et ça fonctionne tellement bien que l’on est même pas surpris par le mélange des genres, on adhère immédiatement, tout simplement.
A travers un tour du monde riche en surprises, Ben et Tang vont apprendre à se connaître. Se connaître l’un et l’autre mais aussi se connaître soi-même et évoluer. La relation entre Ben et Tang est une véritable ode à l’amitié, une amitié qui se teintera parfois d’une paternaliste.
Si le personnage de Ben nous apparaît comme sympathique, il faut bien reconnaître qu’il est loin d’être facile à vivre : égoïste, égocentrique, fainéant, m’en-foutiste… Par bien des aspects il semble être resté bloqué dans sa phase ado pourri-gâté.
Mais l’auteure délivre aussi un message de tolérance, presque une revendication au droit à la différence. Dans une société où l’on ne jure que par les androïdes hyper-sophistiqués, Tang, petit robot fait de bric et de broc, ne passe pas inaperçu. Et pourtant il vous réservera bien des surprises.
Une histoire qui, incontestablement devrait plaire à un public de 7 à 77 ans, et pour cause il y a plusieurs niveaux de lecture possibles : les plus jeunes se contenteront d’une lecture au premier degré d’une sympathique fable futuriste, quant aux plus âgés, ils ne devraient pas être insensibles aux messages sous-jacents évoqués précédemment.
Un livre bourré de bons sentiments, sans (ou presque) une once de violence, mais aussi et surtout sans mièvrerie, ni sentimentalisme inutile. A l’image de l’écriture de son auteure, simple mais élégante, et de son style, drôle mais pétillant d’intelligence. Pour un premier roman, on peut dire que Deborah Install a réussi son pari ; que du bonheur !
Oooh I feel good ! So good, so good !

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jd4d

 
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Publié par le 21 février 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Jay Martel – Prime Time

jmptBien qu’achetant régulièrement tous les titres des éditions Super 8 je ne prends pas forcément le temps de les lire dans la foulée… comme de (trop) nombreux autres bouquins ils viennent gonfler mon Stock à Lire Numérique en attendant une opportunité, qui ne viendra peut être jamais ! Preuve en est que si, au programme du jour Prime Time de Jay Martel. Un roman de science-fiction un peu (beaucoup) barré…
Perry Bunt, scénariste raté contraint de donner des cours d’écriture pour vivre, découvre presque par hasard que la Terre est en fait un gigantesque jeu de télé-réalité fait pour divertir un large public extra-terrestre. Sauf que le programme commence à lasser, la production décide alors de mettre fin au programme en détruisant purement et simplement la planète ! Perry va tout mettre en oeuvre pour essayer de sauver la Terre et ses habitants…
Vous connaissez H2G2 ? Vous l’avez trouvé bien déjanté ? Prime Time c’est juste H2G2 à la puissance 10 (et concentré en un peu moins de 500 pages) ! Imaginez un scénario catastrophe (après tout on parle bien de la fin de nôtre monde), confiez le sort de l’humanité à un héros qui n’a justement rien d’un héros et enfin imaginez ce que ça pourrait donner écrit à la sauce Monty Python… Heu… Pas simple à visualiser n’est-ce-pas ? Bin voila, Prime Time c’est exactement ça : une intrigue totalement loufoque et délirante avec bien souvent des rebondissements tout aussi improbables. Bref le truc n’a ni queue ni tête et pourtant on ne peut plus en décrocher une fois que l’on se prend au jeu.
Adepte de la hard science passez votre chemin, ce roman n’est définitivement pas fait pour vous ! Ici plus c’est chtarbé, meilleur c’est ! Et pour ma part j’aurai tendance à en redemander. Que ça fait du bien une lecture sans prise de tête, juste pour un bon moment de déconnade.
Au casting, niveau rôles principaux, Perry Bunt sera le seul représentant Terrien. Les autres seront essentiellement des Edenites (les concepteurs du programme), une race alien humanoïde autoproclamée parfaite. Leur mépris et leur cynisme quand is évoquent les terriens sont à mourir de rire par moments (surtout quand ils en parlent en présence de Perry). Autant vous le prévenir de suite les Edenites vous réserveront bien des surprises !
Ce n’est pas ce titre qui remettra en question tout le bien que je pense de cet éditeur. Au contraire il m’a surtout donné envie de remonter leurs autres romans vers le sommets de ma PàL !

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jd4

 
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Publié par le 7 décembre 2015 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Edgar Cantero – Le Monde Caché D’Axton House

eclmcdahCa faisait un moment que je ne vous avait pas fait une chronique d’un titre de Super 8, et pourtant je les achète systématiquement dès leur sortie (à ce jour c’est la première fois que je suis totalement accro à un éditeur). Parmi les titres en attente de lecture celui d’Edgar Cantero, Le Monde Caché D’Axton House, est de loin celui qui qui titillait le plus ma curiosité…
Suite au suicide d’un lointain cousin germain, A. hérite de son manoir en Virginie. Sans la moindre hésitation A. s’envole pour les USA en compagnie de son amie Niamh. Rapidement ils vont se rendre compte que la maison cache bien des secrets qu’ils comptent bien découvrir vaille que vaille…
Jamais un bouquin n’aura autant mérité le qualificatif d’OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) que celui-ci, je vous promets une expérience de lecture unique et quasiment interactive. N’espérez pas une trame narrative rigoureuse, l’auteur nous propose un bric-à-brac d’extraits de journaux intimes et de bouquins, des comptes rendus d’enregistrements audio et video et autres joyeusetés incongrues (dont un relevé téléphonique et le certificat d’adoption d’un chien pour n’en citer que deux).
De prime abord c’est un tantinet déconcertant, mais si d’apparence l’assemblage semble n’avoir ni queue ni tête, il va rapidement s’avérer que chaque élément est sciemment disposé là où il doit se trouver pour créer un tout cohérent et totalement addictif. On se prend vite au jeu et l’on cherche en même temps que les personnages à résoudre les énigmes qui leur permettront d’avancer (je me suis éclaté à jouer les apprentis cryptographes mais je ne suis indécrottablement nul dans cette discipline).
Au niveau de ses personnages principaux, A. et Niamh, l’auteur ne perd pas son temps à leur donner une quelconque profondeur ; elle viendra naturellement, au fur et à mesure à travers leurs écrits et leurs échanges (on sourit avec eux, on enquête avec eux et parfois même on flippe avec eux). Quant aux autres personnages on les découvre tels que A. les perçoit. Là encore, placé dans le contexte, ce côté minimaliste ne choque pas et s’intègre parfaitement à l’ensemble.
La couv’ fait très cartoon dans son visuel, un choix plutôt judicieux puisque je suis persuadé que Tex Avery aurait été sous le charme d’un tel scénario. A vrai dire si je devais imaginer une transposition sur grand écran je trouve que l’animation rendrait plus justice au roman qu’un vrai film… mais bon adapter ça au cinéma en respectant son esprit me semble surtout totalement impossible !
Vous l’aurez compris j’ai été totalement conquis par cette expérience de lecture unique en son genre. Je tire mon chapeau à Edgar Cantero qui a dû bien s’éclater à créer un roman d’une incontestable originalité mais aussi sacrément se creuser les méninges pour s’assurer que le lecteur le suivra jusqu’au bout de cette improbable quête. Pour un premier roman, le jeune auteur américain (mais d’origine espagnole) place la barre très haut, espérons qu’il saura encore nous surprendre avec ses prochains romans…
C’est à regrets que je referme ce bouquin, il reste quelques questions sans réponses concernant Axton House mais quoi de plus normal, si le manoir ne conservait pas quelques secrets il perdrait une partie de son charme. Si vous vous lancez dans l’expérience Axton House attendez vous a bien des surprises, de la première à la dernière page !

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

 
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Publié par le 9 juin 2015 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Daniel O’Malley – The Rook

D. O'Malley - The RookAprès le tsunami interne provoqué par Reflex j’avais besoin d’un peu de légéreté histoire de faire baisser la pression ; le hasard faisant bien les choses (à ce qu’il parait) les éditions Super 8 proposent un titre qui semble parfait pour ce genre de chose. La chose en question nous vient d’Australie, l’auteur, Dan O’Malley, signe avec The Rook, son premier roman.
Myfanwy Thomas se réveille dans un parc, totalement amnésique et entourée de cadavres. Prévoyante, son ancien moi lui a laissé des instructions écrites pour lui parler d’elle et de son rôle phare au sein de la Checquy, une organisation secrète qui regroupe des agents dotés de pouvoirs surnaturels chargés de protéger les iles Britanniques des forces occultes. Mifanwy va devoir réapprendre sa vie et vite, car le temps presse, un haut responsable de la Checquy est un traître…
Imaginez ce que pourrait donner un mix habile entre les Avengers, Fringe et… Johnny English, impossible me direz-vous. Et pourtant Daniel O’Malley l’a fait, et l’a bien fait qui plus est ! Comme vous pouvez vous en douter le résultat de ce cocktail explosif est totalement déjanté, mais traité avec intelligence, un OLNI qui se lit avec délice.
Si vous aimez ranger vos bouquins dans des cases bien définies, oubliez The Rook ! Il est la parfaite illustration de la littérature SFFF (Science Fiction, Fantasy et Fantastique) puisqu’il mélange ces trois genres avec un soupçon d’espionnage et un max d’humour. D’ailleurs je pourrais l’inscrire comme invité surprise à mon challenge SF (ah bin voilà c’est fait).
Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur les super-héros, ceux de la Checquy ont des pouvoirs que Marvel n’aurait jamais pu imaginer. Certains sont plus orientés vers l’attaque, alors que d’autres privilégient la défense ; enfin il y en a quelques uns qui sont d’une inutilité absolue.
Avec Myfanwy (comme Tiffany mais avec un M à la place du T) vous aurez le droit à deux personnages pour le prix d’un. D’une part via les notes laissées par l’ancienne Myfanwy, d’autre part en suivant l’actuelle Myfanwy. Et vous pouvez me croire ce sont bel deux personnalités radicalement différentes qui ont habitées ce même corps.
Myfanwy peut, d’un simple contact, prendre le contrôle de sa cible, un contrôle absolu (le corps, les organes, le système nerveux…). Soyez assurés que ce n’est pas le personnage le plus surprenant de la Checquy, vous aurez le droit à une galerie de portraits et de personnalités aussi originaux que barrés.
L’auteur pourrait se contenter de jouer à fond la carte de l’absurde au détriment de son intrigue mais, comme je l’ai indiqué plus haut, il a placé la barre un cran plus haut en misant sur des situations et dialogues complètement loufoques, tout en entretenant une intrigue aussi solide que prenante. Un exercice d’équilibriste parfaitement maîtrisé qui détend les zygomatiques tout en jouant avec nos nerfs.
Daniel O’Malley est d’origine australienne, il a grandi et fait ses études aux Etats-Unis avant de retourner vivre en Australie. Pour son premier roman, il a choisi de situer son intrigue en Angleterre mais la Belgique y tient aussi une place de premier choix, place que je vous laisse découvrir.
Publié en 2012 en Australie, le bouquin a été bien accueilli par la critique et le public, il se verra d’ailleurs récompensé du Aurealis Award (un prix littéraire australien dédié à la SFFF) du meilleur roman de SF la même année.
Pour info le titre original, The Rook, conservé dans la version française, désigne la tour dans un jeu d’échec, ce qui correspond aussi au grade de Mifanwy au sein de la Checquy. L’auteur travaille déjà sur une suite, de son propre aveu le bébé est sur la bonne voie, même s’il se refuse à annoncer une date de publication. Quoi qu’il en soit je l’attends avec impatience, c’est avec un immense plaisir que je replongerai au coeur de la Checquy et de ses intrigues hors normes.

Peut être trouverez-vous étrange mon enthousiasme manifeste pour ce bouquin comparé au temps que j’ai mis pour le lire (10 jours) ; la faute n’est pas inhérente au roman (que j’ai adoré, je confirme, encore et encore) mais à un emploi du temps professionnel particulièrement chargé. Après une journée de 10 heures (et plus si affinités), je suis plus attiré par la bouteille de Jack Daniel’s que par ma liseuse.

 
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Publié par le 19 septembre 2014 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Peter Stenson – Déchirés

P. Stenson - DéchirésC’est en parcourant le catalogue des éditions Super 8 que j’ai découvert ce roman et presque instantanément craqué pour ce titre. Qui plus est il fait un parfait invité surprise pour mon challenge zombies. Plein de bonnes raisons qui font que Déchirés de Peter Stenson s’est retrouvé propulsé au sommet de mon Stock à Lire Numérique.
Chase et son pote, Sténo, sont tous les deux des junkies accros à la méth. Après une semaine à planer dans les brumes de cristal, ils réalisent que quelque chose ne tourne pas rond… Et pour cause, ils se retrouvent au coeur d’un chaos apocalyptique où les zombies jouent les invités surprises. Des invités affamés de chair fraîche…
La quatrième de couv’ présente le bouquin comme un mix entre les séries Breaking Bad (entendu parler mais jamais vu) et Walking Dead (complètement fan). Une chose est certaine ce roman propose une approche totalement originale (et délirante) de l’Apocalypse Z.
L’auteur nous plonge dans le grand bassin dès les premières page avec une gosse zombifiée qui attaque et bouffe un rottweiler (à ne pas confondre avec le Trierweiler). Amis des bêtes rassurez vous, quelques pages plus tard ce sont des chats qui bectent joyeusement leur maîtresse morte. Un partout, balle au centre.
N’allez pas pour autant vous imaginer que ce bouquin est une grossière parodie de la littérature zombie (un genre qui a le vent en poupe depuis quelques années). Certes l’humour (souvent noir) est bel et bien présent (voire omniprésent) mais les fondamentaux du genre sont respectés. Un mix osé entre humour et horreur sans jamais virer à la farce, le rire et le gore font bon ménage au fil des pages. Un choix original parfaitement maîtrisé par l’auteur, pour notre plus grand plaisir.
La première originalité du bouquin tient de ses deux héros, une paire de bras cassés camés jusqu’aux yeux. Qui plus est les survivants qu’ils croisent ont eux aussi un gros faible pour la méth : la conclusion s’impose d’elle même pour Chase : « Tous ceux qui sont encore en vie sont accros à la méthamphétamine« . Rassurés par cette conclusion (à moins que ce ne soit l’essence même de la pensée junkie), en plus de leur survie nos deux comparses vont devoir assurer leur ravitaillement en méth.
Les zombies version Peter Stenson ne sont guère différents de ceux que l’on peut croiser ailleurs (ciné, tv ou bouquins), si ce n’est qu’au lieu des grognements habituels ils ont opté pour le ricannement. Leur petit nom ? Les Morbacs, pour Morts-back.
Ecrit à la première personne l’auteur nous fait partager les événements vus par Chase, un style très imagé (par exemple « Des morceaux de chair se détachent de son visage comme de fines tranches de kebab« , ou encore « Ça sent comme un cunni pendant les règles« …) et des pensées pas toujours des plus lucides.
Toujours au niveau du style et de l’écriture les dialogues ne sont pas marqués par des guillemets ou des tirets ; ça surprend un peu au début mais finalement ça contribue à rendre le récit plus vivant, comme si Chase te le racontais de vive voix.
L’auteur nous offre une véritable cocotte-minute, ça commence doucement puis la pression monte progressivement jusqu’à un final qui nous explose littéralement à la gueule (oui je sais que ce n’est pas censé être le cas des cocottes-minute, on va dire qu’elle avait un défaut de fabrication).
Un bouquin qui se hisse tout de suite sur les plus hautes marches de la littérature zombie, non seulement il devrait séduire les adeptes du genre mais aussi attirer un public plus large (et pourquoi pas convertir de nouveaux adeptes). Un genre encore réservé à un public limité, méconnu et souvent méprisé (surtout par ceux qui ne le connaissent pas) ; je suis loin de prétendre être un expert en la matière mais depuis le début de mon challenge zombies j’ai découvert des bouquins bien plus profonds qu’il n’y paraissent et offrant tous une approche différente.
Deuxième titre que je lis des éditions Super 8 et deuxième coup de coeur, il m’en reste deux en stock (sur cinq sortis à ce jour, c’est un score honorable). Sans parler des prochains titres annoncés qui promettent d’être tout aussi savoureux… Bon, sur ce, j’y retourne !

 
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Publié par le 4 septembre 2014 dans Bouquins

 

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