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Archives de Tag: Stephen King

[BOUQUINS] Stephen King – L’Institut

AU MENU DU JOUR

S. King - L'Institut
Titre : L’Institut
Auteur : Stephen King
Éditeur : Albin Michel
Parution : 2020
Origine : USA (2019)
608 pages

De quoi ça cause ?

Luke Ellis, un adolescent sans histoires, doté d’une très grande intelligence est kidnappé en pleine nuit par des inconnus, ses parents sont assassinés.

Il se réveille dans une chambre qui ressemble à la sienne mais n’est pas la sienne. Enfermé avec d’autres enfants au sein d’un mystérieux Institut.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Are you kidding me ? Stephen King ! What else ?

Ma Chronique

Sans me tromper je pense pouvoir affirmer que Stephen King est sans doute l’auteur que je suis le plus assidûment et depuis le plus longtemps ; ça fait en effet plus de 35 ans que je lui suis d’une fidélité presque sans faille (j’avais commencé la saga La Tour Sombre avant d’y renoncer après le troisième tome, il faudrait que je trouve le temps de la reprendre depuis le début et d’aller jusqu’au bout cette fois).

Après un dérapage mal contrôlé avec Sleeping Beauties, le King a su redresser la barre et revenir au top du top avec L’Outsider ; du haut de ses 72 printemps et après plus de 50 romans à son actif (sans compter les recueils de nouvelles, les nouvelles isolées et autres romans courts), saura-t-il maintenir le cap, voire même nous surprendre en nous invitant à découvrir son Institut ?

Est-il besoin de rappeler que Stephen King est particulièrement inspiré quand il s’agit de mettre en scène des enfants / adolescents, confrontés à une situation qui les dépasse ? Carrie, Shining, Charlie, Christine, Ça et j’en oublie sûrement (et encore, je fais abstraction des nouvelles) sont là pour illustrer, si besoin, mon propos. Le dénominateur commun de toutes ces histoires est la grande capacité d’adaptation, d’action et de réaction de ses jeunes héros une fois passé l’effet de surprise et un temps pour analyser et comprendre la situation. Si le schéma directeur est identique, il n’y a toutefois aucune impression de déjà-vu tant l’auteur varie les angles d’approches et les conséquences de chaque action (en bien ou en mal).

Toujours est-il que dans la première partie du roman nous ne croisons aucun enfant appelé à jouer un rôle majeur dans le déroulé de l’intrigue. Tim Jamieson, un ex-flic de Sarasota (Floride) embarque dans un avion à destination de New York. Un concours de circonstances pour le moins inopiné le conduira à quitter l’avion et à entamer un road-trip en auto-stop sans but précis, sinon celui de rejoindre New York. Se laissant guider par les hasards de la vie et de la route, il débarque à DuPray (Caroline du Sud).

La seconde partie du roman nous embarque pour Minneapolis (Minnesota) où l’on fait la connaissance de Luke Ellis, un adolescent surdoué qui poursuit un quotidien pas tout à fait ordinaire mais sans histoires. Jusqu’à ce qu’il soit enlevé et reprenne connaissance à l’Institut, une structure isolée au fin fond des forêts du Maine… Les choses sérieuses peuvent alors commencer.

Stephen King prend le temps de poser son cadre et ses personnages pour bien nous faire comprendre (et haïr) le fonctionnement de l’Institut. Les méthodes des soignants et des gardiens ne sont pas sans rappeler celles des camps de concentration nazis ; tout comme la raison d’être de l’institut selon ses responsables. Sans aller jusqu’à parler de manichéisme (souvent reproché à l’auteur), on ne peut que prendre fait et cause pour les enfants et détester la plupart des adultes présents dans cette structure qui échappe à tout contrôle officiel.

Si l’intrigue se dessine en mode diesel (sans toutefois jamais susciter le moindre ennui chez le lecteur), une fois que les choses se mettent en branle le rythme du récit change radicalement, l’auteur enclenche le mode supraluminique. Et le lecteur se retrouve dans l’incapacité de quitter le navire avant de connaître le fin mot de l’histoire.

Pour répondre à la question que je posais au début de cette chronique, OUI, Stephen King confirme qu’il a encore plus d’un atout dans sa manche. OUI, il nous propose un récit qui flirte avec le sans-faute. OUI, il réussit encore à convaincre et à surprendre le lecteur.

J’ai lu çà et là quelques reproches concernant le côté engagé de l’auteur (il n’a jamais caché mépriser au plus haut point Donald Trump), sur le coup ça ne m’a pas dérangé outre mesure. Il est libre, comme tout un chacun, de ses opinions et les exprimer ; L’Institut est loin d’être un roman militant, le côté engagé du récit est plus anecdotique qu’autre chose (c’est en tout cas comme ça que je l’ai perçu en tant que lecteur français lambda).

Et Tim Jamieson alors ? Soyez assuré qu’il n’était pas là par hasard…

Incontestablement cette cuvée 2020 du King est un grand cru AOC ! À Consommer sans modération et de toute urgence !

MON VERDICT

 
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Publié par le 12 février 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Stephen King – Élévation

AU MENU DU JOUR

S. King - Elévation
Titre : Élévation
Auteur : Stephen King
Éditeur : Le Livre de Poche
Parution : 2019
Origine : USA (2018)
160 pages

De quoi ça cause ?

Scott Carey perd inexorablement du poids sans que cela n’affecte son apparence physique. Il se confie à son ami Bob Ellis, médecin à la retraite, qui ne peut que constater l’impossible vérité.

Dans le même temps, Scott décide de partir en croisade contre les préjugés dont sont victimes ses voisines, un couple de lesbiennes qui vient d’ouvrir un restaurant. Préjugés qui menacent gravement l’avenir du restaurant.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Stephen King, what else ?

Ma Chronique

Ce n’est pas la première fois que Stephen King confronte ses lecteurs à une perte de poids inexplicable ; c’est en effet en 1987 que le public français découvre le roman La Peau Sur Les Os signé Richard Bachman. Plus de trente ans plus tard, il remet ça avec Élévation ; un thème central identique, mais deux intrigues et deux approches radicalement différentes.

Avec ce court roman Stephen King nous livre un plaidoyer pour la tolérance et le respect des autres. Le leitmotiv, un peu illusoire malheureusement, pourrait être de faire de nos différences une richesse en balayant définitivement les préjugés et en s’ouvrant aux autres. Incontestablement Élévation il y a donc par la grandeur d’âme du message porté.

Stephen King aurait pu jouer sur la dimension dramatique de son intrigue en mettant l’accent sur la peur de son personnage face à un phénomène inexplicable et dont l’issue semble inévitable (plus il perd du poids, moins la gravité a de prise sur lui) ; trop facile ! C’est bien plus audacieux de faire fi de cet aspect dramatique en dotant Scott d’un optimisme à toute épreuve, il ne se résigne pas às son sort, il l’accepte et décide d’en tirer le meilleur.

Un pari osé qui fonctionne impeccablement, le lecteur obéit à la même dynamique et en vient aussi à faire abstraction du côté dramatique, on se laisse porter par l’optimisme contagieux de Scott.

Le King soigne autant ses personnages que son intrigue. Il nous offre quelques pages d’une incroyable richesse, un condensé d’émotions 100% positives.

MON VERDICT

 
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Publié par le 22 avril 2019 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Stephen King – Laurie

S. King - Laurie

Une nouvelle inédite de Stephen King est un petit plaisir qui ne se refuse pas…

Oui, mais non…

En mai 2018, quelques jours avant la parution de son dernier roman, Stephen King annonçait :

« Je poste une toute nouvelle histoire courte, si vous voulez la lire, songez-y comme à une mise en bouche pour le plat principal, The Outsider, à venir la semaine prochaine. L’histoire est gratuite. Lisez, imprimez, partagez, peu importe. Amusez-vous !»

En France, il faudra attendre février 2019, après la parution de L’Outsider donc, pour que la nouvelle soit accessible dans la langue de Molière ; Albin Michel précisant :

« Voici une nouvelle inédite et gratuite de Stephen King pour replonger dans l’univers de L’Outsider !»

Ajoutez à cela une couv’ qui rappelle fortement l’univers de L’Outsider et l’arnaque marketing est complète et quasiment imparable !

Notez la subtile différence entre l’annonce de Stephen King et celle d’Albin Michel, quand l’auteur vous offre une mise en bouche en attendant la parution de son roman, l’éditeur français promet carrément que le lecteur retrouvera l’univers de L’Outsider. Et à ce niveau c’est quand même le summum de la mauvaise foi, d’où arnaque marketing ; la gratuité n’excuse pas tout !

Pour le lecteur qui s’attend à retrouver l’univers ou l’ambiance du roman, la douche froide est assurée et la déception bien compréhensible. On lui promet qu’il va déguster du caviar beluga premier choix et au final il se retrouve avec des œufs de lump premier prix !

P’t’être bin qu’oui, p’t’être bin que non…

Pour apprécier pleinement le cadeau de Stephen King il faut faire abstraction de tout ce que vous venez de lire et ne retenir que l’annonce de l’auteur :

« Je poste une toute nouvelle histoire courte, si vous voulez la lire, songez-y comme à une mise en bouche pour le plat principal, The Outsider, à venir la semaine prochaine. L’histoire est gratuite. Lisez, imprimez, partagez, peu importe. Amusez-vous !»

De quoi ça cause d’abord ?

Lloyd est un veuf inconsolable depuis le décès de sa femme. Pour l’aider à surmonter son deuil, sa sœur Beth lui rend visite et lui offre un adorable chiot baptisé Laurie dont il ne veut pas.

Mais avec le temps, un lien se crée entre l’homme et l’animal…

Le petit truc en plus.

Stephen King a rédigé cette nouvelle en hommage à Vixen, la chienne corgi de son épouse, décédée au printemps 2018.

Et finalement c’est oui…

Certes il n’y a aucun élément fantastique dans cette nouvelle de 41 pages mais si vous aimez les animaux elle ne devrait pas vous laisser indifférent. L’auteur y décrit admirablement la relation qui se noue (et évolue) entre l’homme et l’animal. Ne serait-ce que pour la justesse du récit je vote oui sans hésitation.

À une époque où la maltraitance animale fait encore trop souvent la une, où des crevures abandonnent au bord d’un route leur animal de compagnie pour pouvoir partir en vacances peinard (que ces salopards s’étouffent avec leur chipos cramées et leur rosé de grande surface), il n’est pas inutile de rappeler que la grande majorité des propriétaires aiment et respectent leur(s) compagnon(s) à quatre pattes (ça marche aussi pour les oiseaux, les serpents, les poissons et autres NAC).

Un autre petit truc en plus…

Au hasard d’une promenade, Lloyd et Laurie croiseront la route d’une autre bestiole nettement moins avenante… mais 100% naturelle et d’origine terrienne.

 
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Publié par le 12 mars 2019 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Stephen King – L’Outsider

AU MENU DU JOUR

S. King - L'Outsider
Titre : L’Outsider
Auteur : Stephen King
Éditeur : Albin Michel
Parution : 2019
Origine : USA (2018)
576 pages

De quoi ça cause ?

Le viol et le meurtre sauvage du petit Frank Peterson secouent la petite ville de Flint City (Oklahoma). Toutes les preuves scientifiques accusent Terry Maitland, le populaire coach sportif ; il n’en faut pas davantage à la police et aux services du procureur pour décider de procéder à une arrestation spectaculaire.

Alors qu’ils pensaient que l’affaire serait rapidement bouclée, Terry Maitland réfute l’accusation ; non seulement il a un alibi en béton, mais de nombreux témoignages confirment sa version des faits…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Stephen King et que je suis un fan inconditionnel depuis des années.

Pour oublier la déception causée par son dernier roman, Sleeping Beauties, et retrouver un KING au sommet de son art.

Ma Chronique

Je n’ai jamais perdu foi dans le talent de Stephen King, je vais donc considérer que Sleeping Beauties aura été un accident de parcours. Un accident presque effacé par le très bon roman court, Gwendy Et La Boîte A Boutons, mais j’espérais beaucoup de son nouveau vrai roman.

Alors, verdict ? Est-ce que L’Outsider a fini de balayer mes doutes ? Sans hésitation la réponse est un grand OUI franc et massif. Avec ce roman on retrouve un Stephen King au summum de son art. La quintessence du King ! Et j’exagère à peine…

Histoire de donner le ton d’entrée de jeu, Stephen King ne vous fera pas passer par le pédiluve ; non, il vous balancera direct dans le grand bassin ! L’Outsider s’ouvre en effet sur un crime particulièrement sordide, sordide par son mode opératoire, mais aussi et surtout par sa victime qui est un gamin de onze ans.

Nous voilà donc en présence d’une enquête de police qui s’annonce plutôt conventionnelle pour les amateurs du genre… mais il ne faut pas se fier aux apparences, surtout quand le Maître du Jeu se nomme Stephen King. En fait d’office les choses paraissent trop évidentes pour être uniquement ce qu’elles paraissent être. Et la suite des événements ne tardera pas à nous donner raison.

Nous voilà en présence d’un accusé que tout accuse de façon irréfutable, et ce même accusé qui a un alibi tout aussi indiscutable… Exit le polar classique, bienvenue dans l’univers du King !

Même si le bouquin continue alors à ressembler à un polar pur et dur, il ne faut pas sortir de Normale Sup’ pour comprendre que l’explication ne peut être rationnelle. La vérité est ailleurs comme diraient les agents Mulder et Scully (X-Files).

Avant de nous plonger dans cet ailleurs, fortement teinté de fantastique, Stephen King va nous offrir une douche froide. Un rebondissement certes pas totalement imprévisible, mais auquel subsistait un mince espoir d’échapper… Décidément l’auteur semble plus déterminé que jamais à n’accorder aucun répit à ses lecteurs (et le pire c’est qu’on en redemande).

Je ne m’épancherai pas davantage sur l’intrigue, sachez simplement que l’auteur la mène de bout en bout d’une main de maître sans le moindre temps mort. Soyez assuré qu’il n’a pas fini de malmener ses personnages, et nous avec accessoirement.

Une bonne intrigue ne suffit pas toujours à faire un bon roman, il faut aussi que les personnages soient mitonnés aux petits oignons pour lier la sauce. Et en l’occurrence ils viennent littéralement sublimer l’intrigue, tant par leur profonde que par l’évolution (parfois contrainte et forcée… mais c’est pour la bonne cause) de leurs relations.

Fidèle à son habitude, Stephen King place au fil de son récit quelques références à ses précédents romans. Il va même un peu plus loin cette fois en faisant directement intervenir Holly Gibney dans le déroulé de son intrigue. Si vous avez lu la trilogie Bill Hodges, nul doute que vous vous souviendrez de son inénarrable acolyte (si vous ne l’avez pas encore lue, je vous suggère de vous ruer dessus, vous ne le regretterez pas).

Bien que Stephen King se revendique fan de Stanley Kubrick, il a toujours affirmé haut et fort qu’il détestait le film Shining, qui, selon lui, ne respecte pas l’esprit de son roman. Monsieur King aurait-il la rancune tenace ? Une remarque de Holly, en forme de pique, pourrait en effet le laisser supposer :

J’ai déjà vu Les Sentiers de la gloire une dizaine de fois, au moins. Un des meilleurs films de Kubrick. Bien meilleur que Shining et Barry Lyndon, si vous voulez mon avis.

Pour rester dans la catégorie des clins d’œil, j’ai du mal à croire que le panneau de signalisation « MARYSVILLE 1280 HABITANTS » soit une pure coïncidence ; la référence au roman de Jim Thompson, Pottsville, 1280 habitants, est un peu trop flagrante pour n’être que le fruit du hasard.

Chaque fois que j’ai dû me détacher de ce bouquin, je l’ai fait à regret tant il me tardait de découvrir la suite. Résultat des courses, il m’a fallu à peine plus de deux jours pour dévorer les presque 600 pages ; et encore, je suis convaincu que si je l’avais entamé en période de congés je me le serai avalé d’une traite.

Avec ce roman l’auteur s’offre une forme de retour aux sources tout en proposant une oeuvre totalement nouvelle et originale. De quoi définitivement rassurer son public, ses muses (quelles qu’elles soient) n’ont pas fini de lui inspirer de belles et terrifiantes histoires. Mais aussi et surtout des histoires d’une redoutable efficacité.

Même en voulant pinailler je ne parviens pas à trouver de reproches à adresser à ce roman ; comme je vous le disais au début de cette chronique, c’est la quintessence du King. Une totale réussite sans la moindre fausse note.

MON VERDICT
Coup double

 
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Publié par le 21 février 2019 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS]Stephen King – Cookie Jar

AU MENU DU JOUR

S. King - Cookie Jar

Titre : Cookie Jar
Auteur : Stephen King
Éditeur : Le Livre de Poche
Parution : 2018
Origine : USA (2015)
33 pages

De quoi ça cause ?

Dale rend visite à son arrière-grand-père, Rhett Alderson, dans le cadre d’un devoir scolaire portant sur les différences entre le monde d’hier et celui d’aujourd’hui.

Mais Rhett va aller beaucoup plus loin dans les confidences, révélant à Dale un secret dont il n’a jamais parlé à personne…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Pour continuer, je l’espère, de surfer sur la vague de félicité entamée avec Gwendy Et La Boîte À Boutons.

Parce que je suis tombé un peu par hasard sur cette nouvelle en parcourant mon Stock à Lire Numérique (qui est pourtant classé avec une maniaquerie quasi obsessionnelle). Fichtre diantre, une nouvelle du King qui a échappé à ma vigilance !

Ma chronique

La nouvelle faisant une trentaine de pages la présente chronique sera donc relativement courte.

Après la jeune et sympathique Gwendy, changeons de génération pour faire connaissance du plus tout jeune (90 piges au compteur), mais tout aussi sympathique Rhett.

Rhett ? Peut être que ce prénom vous rappelle vaguement quelque chose… c’est normal et c’est un choix délibéré de Stephen King :

Son arrière-petit-fils l’appela d’abord « arrière-grand-papa », mais Barrett ne voulut pas en entendre parler.
« Ça me vieillit encore plus. Appelle-moi Rhett. C’est comme ça que faisait mon père. J’ai été Rhett avant qu’il n’y ait un Rhett Butler, tu te rends compte ? »
Dale demanda qui était Rhett Butler.
« Oublie ça. C’était un mauvais livre et un film très moyen. Parle-moi encore de ton projet.

Je ne me prononcerais pas sur la qualité du livre, n’ayant jamais lu Autant En Emporte Le Vent, concernant le film je rejoins volontiers l’avis de ce brave Rhett, c’est pas transcendant (et surtout ça a très mal vieilli).

Revenons à nous moutons et à nos cookies…

Comme Gwendy, Rhett à un secret, un pot à cookies (Cookie Jar chez nos amis anglophones… comme quoi le titre est vachement bien pensé) que je qualifierai à double tranchant ; avec un côté face plutôt pas mal et un côté face nettement plus glauque. Mais je ne vous en dirai pas plus…

Sur la forme rien à redire, c’est superbement écrit et ça se lit tout seul (une fois de plus je ne peux que m’incliner devant la qualité de la traduction de Michel Pagel).

Rhett va raconter sa jeunesse à Dale, avec notamment la traversée de la Seconde Guerre Mondiale durant laquelle il a combattu en Europe, participant au Débarquement de Normandie et par la suite à la libération des camps. Forcément un épisode qui a de quoi marquer à jamais les esprits même les plus endurcis.

Mais c’est aussi une histoire familiale, Rhett nous parle de ses parents et de ses frères ; l’occasion pour l’auteur de souligner l’importance de la famille dans notre vie de tous les jours (dit comme ça, ça peut paraître évident, mais dans les faits on a souvent tendance à oublier cette évidence).

Les choses se corsent quand Rhett en vient à évoquer le côté obscur de ce fameux pot à cookies, l’auteur nous ouvre les portes sur un potentiel horrifique des plus prometteurs… avant de les refermer presque aussitôt ! C’est un tantinet frustrant pour le lecteur qui peut légitimement se demander pourquoi avoir abordé la question de façon aussi superficielle.

Une lecture agréable, mais qui nous laisse un amer goût d’inachevé au moment de refermer le bouquin.

MON VERDICT

 
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Publié par le 27 septembre 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Stephen King & Richard Chizmar – Gwendy Et La Boîte À Boutons

AU MENU DU JOUR

S. King & R. Chizmar - Gwendy et la boîte à boutons

Titre : Gwendy Et La Boïte À Boutons
Auteur : Stephen King & Richard Chizmar
Éditeur : Le Livre De Poche
Parution : 2018
Origine : USA (2017)
160 pages

De quoi ça cause ?

1974. Gwendy a 12 ans quand un étrange bonhomme, M. Farris, lui offre une boîte à boutons encore plus étrange. À peine lui a-t-il vaguement expliqué le fonctionnement de la boîte, composée de deux manettes et huit boutons colorés, que l’homme disparaît sur une ultime mise en garde quant aux responsabilités qu’impose la possession de la boîte.

Dix ans durant la boîte à boutons accompagnera Gwendy et changera sa vie, pour le meilleur… et pour le pire.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Stephen King, tant pis si ce n’est « qu’une » nouvelle, tant pis si elle est écrite à quatre mains, King is THE KING !

Parce que je ne voulais pas rester sur une déception (Sleeping Beauties) en attendant son prochain roman (The Outsider… pas encore de date annoncée pour une publication en français).

Ma chronique

Si vous me le lisez depuis déjà quelque temps vous savez sans doute que je ne suis pas un inconditionnel des nouvelles, mais force est de reconnaître que c’est un exercice dans lequel Stephen King excelle. C’est donc plutôt confiant que je me suis lancé dans la lecture de Gwendy Et La Boîte À Boutons.

Est-il vraiment utile de présenter Stephen King ? Qui ne connaît pas le King ? Même sans être un inconditionnel du bonhomme vous en avez forcément entendu parler.

Par contre je suppose que le nom de Richard Chizmar ne vous dit rien, ne vous inquiétez pas c’est normal ; bien qu’il jouisse d’une notoriété certaine outre Atlantique, comme auteur (surtout nouvelliste) et éditeur, son travail n’a jamais été publié en français.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, revenons un instant sur le prénom de notre héroïne ; Gwendy, ce n’est pas commun comme prénom. Laissons justement cette chère Gwendy nous en parler :

Mon père voulait m’appeler Gwendolyne – le prénom de sa grand-mère – et ma mère Wendy, comme dans Peter Pan. Alors ils ont transigé.

Quand on fait sa connaissance, en 1974, elle a douze ans et ne se sent pas très sure d’elle même, mal dans sa peau à cause d’un léger surpoids… bref une gamine ordinaire dans un monde tout aussi ordinaire (et impitoyable, surtout chez les adolescents).

Et v’là-t’y pas qu’un beau jour (ou peut être une nuit… Non Barbara, pas maintenant s’teup !) un bien étrange bonhomme affublé d’un chapeau melon noir lui confie une boîte à boutons tout aussi bizarre que son propriétaire. Mais attention il ne s’agit pas de n’importe quelle boîte, celle-ci est magique, grand est son pouvoir comme dirait ce brave Yoda.

Si vous connaissez un tantinet l’univers de Spiderman, vous n’êtes pas sans savoir qu’un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Ce que M. Farris (notre étrange bonhomme chapeauté) explique à Gwendy en ces termes :

Prends soin de la boîte. Elle accorde des dons, mais ce n’est qu’une faible récompense des responsabilités qu’elle impose.

Nous allons donc accompagner Gwendy au fil des ans, un parcours relativement normal (sans doute un peu plus brillant que la moyenne) pour une jeune femme tout aussi normale. Découvrir ses amis, ses amours (ses emmerdes… Charles, non ! Quoique), ses parents… bref tout ce qui fait son quotidien.

Et la boîte me direz-vous ? Quelle est donc l’étendue de ses fameux pouvoirs magiques (en admettant qu’ils soient bien réels) ? Non rien de rien (je ne regrette rien… Edith ! P’tain, pas moyen de bosser tranquille) je ne vous en dirai rien de plus ; si vous voulez le savoir, vous n’avez qu’à lire le bouquin.

Encore faudrait-il savoir si ce bouquin vaut la peine d’être lu… Ma réponse est sans hésitation un grand OUI. Non seulement c’est bien écrit (et donc bien traduit pour nous, lecteurs francophones), mais en plus les auteurs nous content une belle histoire que vous dévorerez d’une traite.

Même le côté gentillet (sans aucune mièvrerie je ne vous rassure) de l’histoire ne m’a dérangé outre mesure, ça colle même plutôt bien avec l’ensemble des ambiances et émotions que l’on traverse au cours cette lecture.
Certes j’aurai aimé une approche plus horrifique et un peu moins aseptisée, mais dans ce cas c’est tout le récit qu’il aurait fallu repenser et visiblement ce n’est pas ce vers quoi les auteurs tendaient.

On pourrait aussi leur reprocher de ne pas avoir suffisamment exploité le côté obscur de la boîte à boutons, mais là encore ça n’aurait pas collé avec le personnage de Gwendy.

Au final cette nouvelle s’avère être une mise en bouche fort agréable et savoureuse en attendant de découvrir le prochain roman du King.

Cerise sur le gâteau (icing on the cake et non cherry on the cake chez nos amis anglo-saxons), le bouquin est joliment illustré par Keith Minnion et le gars a un joli coup de crayon !

MON VERDICT

 
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Publié par le 26 septembre 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Stephen & Owen King – Sleeping Beauties

AU MENU DU JOUR

S. & O. King - Sleeping Beauties

Titre : Sleeping Beauties
Auteur : Stephen King & Owen King
Editeur : Albin Michel
Parution : 2018
Origine : USA (2017)
832 pages

De quoi ça cause ?

Un mal mystérieux semble frapper les femmes du monde entier, les plongeant dans le sommeil et enveloppant leur corps d’un étrange cocon.

Alors que le mal commence à frapper la paisible bourgade de Dooling, le sherif Norcross arrête et incarcère Evie Black. La mystérieuse jeune femme vient de tuer sauvagement deux trafiquants de drogue, mais surtout elle semble épargnée par cette épidémie.

Clint Norcross, le psychiatre de la prison pour femmes de Dooling réalise rapidement que la nouvelle venue n’est pas une prisonnière comme les autres. Mais réussira-t-il à la protéger de la folie des hommes ?

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

C’te question ! Parce que c’est Stephen King, même écrit à quatre mains avec son fils Owen ça reste un roman du King, le seul, l’unique !

Je ne connais pas les écrits de Owen King (à ma décharge, ils ne sont pas disponibles en français), mais je suis confiant…

Ma chronique

Je n’ai pas pour habitude de pratiquer la langue de bois et ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer, après tout je ne suis inféodé à aucune maison d’édition ni à aucun auteur, comme dirait l’autre « vous n’aurez pas ma liberté de penser« , et j’ajouterai que je ne me priverai pas d’exprimer haut et fort le fond de ma pensée.

En me lançant dans ce bouquin j’attendais un grand WAOW, je quitte le referme sur un petit HMOUAIS très mitigé. Si je devais résumer mon sentiment en un seul mot ce serait DECEPTION. Pas parce que le bouquin est une sinistre daube (faut pas déconner non plus, on parle de Stephen King), mais parce que j’espérais beaucoup de son pitch… Trop sans doute.

Un chiffre pour commencer : 15 jours. C’est le temps qu’il m’a fallu pour venir à bout du roman, autant dire qu’un tel délai pour achever un Stephen King c’est du jamais vu chez moi. Certes c’est un pavé (plus de 800 pages), mais si j’avais été inspiré par l’intrigue je l’aurai bouclé en quelques jours.

C’est la (longue, très longue) première partie du roman qui justifie ce sentiment mitigé. J’aime les romans dans lesquels l’auteur prend le temps de poser le décor, les personnages et l’intrigue, mais là il y a de réelles longueurs. Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai été tenté de laisser tomber ma lecture en cours de route, mais j’ai souvent ressenti le besoin de faire une pause avant de m’y remettre.

Dans leur note de fin, les auteurs disent que le premier jet du roman était beaucoup plus long que sa version finale, j’ose à peine imaginer ce que ça pouvait donner. Pas sûr que j’aurai tenu le coup jusqu’à la fin du roman, déjà là j’estime que cette première partie aurait gagné à subir encore quelques coupes franches (à elle seule elle représente déjà plus de la moitié du bouquin).

Heureusement Stephen et Owen King évitent le naufrage avec une seconde partie menée à un rythme endiablé et à l’issue incertaine jusqu’au final.

Une courte troisième partie vient conclure le roman.

Un retour au fantastique pur et dur que les inconditionnels de Stephen King attendaient de pied ferme, d’autant que l’intrigue pouvait se targuer d’un riche potentiel mettant la gent féminine à l’honneur. Dommage que le plaisir soit partiellement gâché par cette première partie mal dosée et mal gérée.

Pour terminer cette chronique sur une note positive, je tire mon chapeau aux auteurs qui réussissent à proposer une intrigue mettant en scène de nombreux personnages sans jamais embrouiller le lecteur.

Si le bouquin ne m’a pas vraiment emballé, il faudra plus que ça pour remettre en cause mon engouement pour Stephen King, je répondrai bien entendu présent à la sortie de son prochain roman.

MON VERDICT

 
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Publié par le 31 mars 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Stephen King – Fin De Ronde

S. King - Fin de RondeAu menu du jour, l’ultime opus (snifff…) de la trilogie Bill Hodges, Fin De Ronde, avec toujours (et heureusement) Stephen King aux manettes.
Bill et Holly sont appelés par Pete, l’ancien coéquipier de Bill, sur une scène de crime en apparence anodine : une mère a tué sa fille, lourdement handicapée après l’attaque du City Center par Mr Mercedes, avant de mettre fin à ses jours. En fouinant au-delà des apparences, Bill et Holly en arrivent à imaginer le plus improbable des scénarios : Brady Hartsfield, Mr Mercedes, pourrait être impliqué dans cette affaire… Sauf que Brady est plongé dans un coma profond et irréversible depuis que Holly lui a fracassé le crâne.
Vous connaissez certainement l’expression : « Chassez le naturel, il revient au galop« , c’est un peu l’impression que m’a faite cette Fin De Ronde. Si pour les deux précédents opus Stephen King s’était cantonné au thriller sans y intégrer le moindre élément fantastique, la donne change pour ce troisième et dernier volume : le fantastique fait désormais partie intégrante de l’intrigue, j’irai même jusqu’à dire que c’est la dominante de ce récit.
Si comme moi vous avez aimé (+++) Mr Mercedes et Carnets Noirs, les deux premiers tomes de la trilogie, vous attendiez très certainement un final en apothéose. Peut être que ce virage vers le fantastique vous aura surpris, même si, force est de le reconnaître, la fin de Carnets Noirs annonçait de façon assez évidente ce genre de revirement. Il faut dire que l’auteur de disposait pas vraiment d’autre recours pour proposer à ses lecteurs l’ultime confrontation entre Bill Hodges et Brady Hartsfield.
Alors, ça passe ou ça casse ? Heu… on parle de Stephen King les gars (et les filles) ; le seul, l’unique : LE KING ! Le maître absolu de la littérature fantastique. Vous l’aurez compris, je valide sans la moindre hésitation, ça passe haut la main. Sans doute parce que l’auteur aborde des thèmes qui trouveront certainement un écho en vous : le rapport aux nouvelles technologies, l’impact des réseaux sociaux… Avec en toile de fond, un thème bien plus sombre (qui je l’espère n’éveillera aucun écho en vous) mais tristement réel et intemporel: le suicide.
Adeptes de Candy Crush, Fruit Ninja et autres Minecraft, tremblez dans vos logis… vous ne regarderez plus votre smartphone, votre tablette ou votre ordi (rayez les mentions inutiles) de la même façon après avoir lu Fin De Ronde ! Non j’déconne, enfin je crois…
J’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver Bill et Holly, avec leurs forces et leurs faiblesses, qui ne vont pas forcément en s’améliorant, les années s’écoulant inexorablement. On ne peut qu’éprouver une immense sympathie pour ce duo d’enquêteurs hors norme mais empreint d’une profonde humanité et d’une détermination sans faille.
Un plaisir certes plus sadique à retrouver Brady, plus pervers et manipulateur que jamais, et donc de fait, plus dangereux que jamais. Vous l’aurez compris, cette ultime confrontation se jouera dans un contexte totalement différent que la précédente.
C’est Stephen King donc forcément le plaisir de la lecture était là, l’intrigue est maîtrisée de la première à la dernière page, tout comme les personnages. Mais il n’empêche que j’ai refermé ce bouquin avec une infime pointe de déception, j’aurai aimé que Stephen King reste dans le thriller mâtiné de noir jusqu’au bout. Même si, comme je l’ai dit plus haut, j’ai bien conscience qu’il n’avait pas vraiment d’autre approche à disposition. Il n’en reste pas moins que vous aurez entre les mains un bouquin totalement addictif de qualité supérieure.
Si ce n’est déjà fait (ou en cours), je ne peux que vous conseiller de lire les trois volumes de cette trilogie dans l’ordre. Ils peuvent certes être lus indépendamment les uns des autres mais l’ensemble perdrait alors énormément de saveur. Un peu comme si vous mangiez une poignée de fromage râpé, puis une bonne cuillère de sauce bolognaise et enfin une assiette de pâtes. Ca se mange mais ça ne vaut pas un bon plat de pâtes à la bolognaise !

MON VERDICT

Note aux traductrices.

Merci pour votre travail qui nous permet de profiter pleinement de romans non francophones. Que ce soit du fait de la barrière de la langue ou simplement par manque de motivation, les lecteurs francophones vous doivent beaucoup et ne vous remercieront sans doute jamais assez.
Mais (bin oui, ce serait pas marrant autrement), par pitié, épargnez-nous « la Wifi » ! Ca pique les yeux d’autant que le Larousse le définit clairement comme un nom masculin invariable et adopte l’orthographe anglo-saxonne wi-fi. Wikipedia de son côté confirme le genre masculin mais accepte les orthographes Wi-Fi ou wifi.

 
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Publié par le 21 mars 2017 dans Bouquins

 

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[TV News] 22.11.63

22.11.63Au menu des chroniques en retard je demande dans la famille TV News, 22.11.63, mini-série de huit épisodes adaptée du roman de Stephen King et dirigée par Bridget Carpenter pour la chaîne Hulu.
Jake Epping (James Franco) n’a pas une vie palpitante. Les papiers du divorce signés, sa femme passe à autre chose et ses étudiants ne semblent pas passionnés par ses cours. Son univers bascule le jour où son vieil ami Al Templeton (Chris Cooper) lui dévoile l’existence d’un portail temporel qui permet d’être propulsé en 1960. Il lui donne pour mission d’emprunter ce portail afin d’empêcher le meurtre de JFK et ainsi transformer le présent en un monde meilleur…
Certes l’idée de base n’est pas franchement novatrice (est-ce que changer le passé pourrait améliorer le présent ?) mais sous la plume de Stephen King ça donne un roman exceptionnel à plus d’un titre. Se lancer dans une adaptation TV était un sacré challenge pour l’équipe de Hulu, même avec Stephen King et JJ Abrams comme producteurs délégués. Alors mission accomplie ou pas ?
La précédente adaptation au format série TV d’un roman de Stephen King, Under The Dome (Dôme en français), avait reçu un accueil plutôt mitigé. Il faut bien avouer qu’elle s’écartait franchement du bouquin donc forcément ça avait de quoi susciter la colère des fans. Pour ma part j’avais fini par accrocher en faisant totalement abstraction du roman du King, mais force est de reconnaître qu’au terme de trois saisons et 39 épisodes il était temps que ça s’arrête !
22.11.63 ne commet pas la même erreur en adoptant un format plus court… presque trop court à vrai dire, deux ou trois épisodes de plus n’auraient pas été du luxe. La série reste fidèle au roman dans les grandes lignes mais on ne retrouve pas la même profondeur et la même intensité. On a presque l’impression de parcourir le bouquin en avance rapide.
Bref l’intrigue est plutôt pas mal menée mais reste un tantinet frustrante pour ceux et celles qui ont lu le roman du King (la fin manque notamment d’explication, c’est comme ça et pis c’est tout). On retrouve avec plaisir les personnages croisés dans le bouquin, notamment Sadie (Sarah Gadon) dont Jake tombera amoureux (là encore l’évolution de leur relation est fidèle à la trame imaginée par Stephen King mais on ne retrouve pas les questionnements de Jake).
Par contre la série donne beaucoup plus d’importance au personnage de Bill Turcotte (George Mackay) que Jake devra quasiment traîner comme un boulet tout au long de sa mission. Une improvisation qui ne s’imposait pas, il eut été préférable de peaufiner l’existant plutôt que de se lancer dans des innovations douteuses.
En France c’est Canal+ qui assurera la diffusion de la série, et ce dès le 19 janvier. A voir pour ceux qui ne connaissent pas le roman et ceux qui voudraient une piqûre de rappel… quoique pour ces derniers je conseillerais plutôt une relecture du roman ; ou une écoute, il parait que la version d’Audiolib est un pur régal à écouter.

♥♥♥

 
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Publié par le 18 janvier 2017 dans TV News

 

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[BOUQUINS] Stephen King – Le Bazar Des Mauvais Rêves

S. KIng - Le bazar des mauvais rêvesQuand j’ai appris qu’un nouveau Stephen King était annoncé j’ai tout de suite pensé au dernier opus de la trilogie Bill Hodges mais rapidement j’ai déchanté (en partie, faut pas déconner on parle du King quand même) en découvrant qu’il s’agissait d’un recueil de nouvelles, Le Bazar Des Mauvais Rêves.
Sur les vingt nouvelles proposées j’en connaissais quatre, deux via une VF officielle (Sale Gosse et A La Dure) et deux en fan-trad (Mile 81 et Billy Barrage). L’occasion d’ailleurs de constater que les fan-trad étaient d’excellente facture, mais sans non plus parvenir à réaliser l’impossible. D’un côté j’avais apprécié Mile 81, je l’ai redécouvert avec plaisir ; de l’autre j’avais trouvé Billy Barrage profondément chiant, je l’ai survolé à nouveau (et en diagonale) avec exactement le même ressenti.
Comme souvent, pour ne pas dire toujours, en présence d’un recueil de nouvelles on a du bon et du moins bon, ce Bazar ne déroge pas à la règle. Ceci dit je ne suis sans doute pas le meilleur public pour ce genre de bouquin, je reste en effet assez peu réceptif aux nouvelles… mais je reconnais volontiers que Stephen King excelle dans cet exercice. Avec ce recueil il confirme cette totale maîtrise, n’hésitant pas à mélanger les genres et mêmes les styles narratifs. On découvrira même deux poèmes de l’auteur… sur ce dernier point je confirme ce que lui même reconnais volontiers : la poésie n’est pas son point fort !
La véritable force de ce recueil tient davantage dans la forme que dans le fond. Stephen King se livre en effet à un « presque échange » avec les lecteurs. Outre une introduction en forme de déclaration d’amour à la nouvelle, chaque titre est précédé d’un texte de présentation plus ou moins long. Ca donne un côté intimiste à l’ensemble.
Un King nouvelliste égal à lui même qui devrait réussir à surprendre même ses fans les plus assidus. Je ne vous livrerai pas une chronique détaillée de chacune des nouvelles, globalement j’ai passé un agréable moment en compagnie de Stephen King (hormis avec Billy Barrage mais ça c’est surtout parce que je suis totalement hermétique au baseball), certaines nouvelles peuvent même se targuer de flirter avec l’excellence (je pense notamment à Ur, Morale, La Dune, Nécro et d’autres encore). J’espérais un recueil qui me ferait oublier le très moyen Nuit Noire, Etoiles Mortes, j’ai été servi au-delà de toute espérance (et je ne m’en plaindrais pas).
A noter que la version poche devrait compter un titre de plus si l’éditeur suit son homologue américain.

MON VERDICT
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Publié par le 31 octobre 2016 dans Bouquins

 

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