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Archives de Tag: Stephen King

[BOUQUINS] Stephen King – Fin De Ronde

S. King - Fin de RondeAu menu du jour, l’ultime opus (snifff…) de la trilogie Bill Hodges, Fin De Ronde, avec toujours (et heureusement) Stephen King aux manettes.
Bill et Holly sont appelés par Pete, l’ancien coéquipier de Bill, sur une scène de crime en apparence anodine : une mère a tué sa fille, lourdement handicapée après l’attaque du City Center par Mr Mercedes, avant de mettre fin à ses jours. En fouinant au-delà des apparences, Bill et Holly en arrivent à imaginer le plus improbable des scénarios : Brady Hartsfield, Mr Mercedes, pourrait être impliqué dans cette affaire… Sauf que Brady est plongé dans un coma profond et irréversible depuis que Holly lui a fracassé le crâne.
Vous connaissez certainement l’expression : « Chassez le naturel, il revient au galop« , c’est un peu l’impression que m’a faite cette Fin De Ronde. Si pour les deux précédents opus Stephen King s’était cantonné au thriller sans y intégrer le moindre élément fantastique, la donne change pour ce troisième et dernier volume : le fantastique fait désormais partie intégrante de l’intrigue, j’irai même jusqu’à dire que c’est la dominante de ce récit.
Si comme moi vous avez aimé (+++) Mr Mercedes et Carnets Noirs, les deux premiers tomes de la trilogie, vous attendiez très certainement un final en apothéose. Peut être que ce virage vers le fantastique vous aura surpris, même si, force est de le reconnaître, la fin de Carnets Noirs annonçait de façon assez évidente ce genre de revirement. Il faut dire que l’auteur de disposait pas vraiment d’autre recours pour proposer à ses lecteurs l’ultime confrontation entre Bill Hodges et Brady Hartsfield.
Alors, ça passe ou ça casse ? Heu… on parle de Stephen King les gars (et les filles) ; le seul, l’unique : LE KING ! Le maître absolu de la littérature fantastique. Vous l’aurez compris, je valide sans la moindre hésitation, ça passe haut la main. Sans doute parce que l’auteur aborde des thèmes qui trouveront certainement un écho en vous : le rapport aux nouvelles technologies, l’impact des réseaux sociaux… Avec en toile de fond, un thème bien plus sombre (qui je l’espère n’éveillera aucun écho en vous) mais tristement réel et intemporel: le suicide.
Adeptes de Candy Crush, Fruit Ninja et autres Minecraft, tremblez dans vos logis… vous ne regarderez plus votre smartphone, votre tablette ou votre ordi (rayez les mentions inutiles) de la même façon après avoir lu Fin De Ronde ! Non j’déconne, enfin je crois…
J’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver Bill et Holly, avec leurs forces et leurs faiblesses, qui ne vont pas forcément en s’améliorant, les années s’écoulant inexorablement. On ne peut qu’éprouver une immense sympathie pour ce duo d’enquêteurs hors norme mais empreint d’une profonde humanité et d’une détermination sans faille.
Un plaisir certes plus sadique à retrouver Brady, plus pervers et manipulateur que jamais, et donc de fait, plus dangereux que jamais. Vous l’aurez compris, cette ultime confrontation se jouera dans un contexte totalement différent que la précédente.
C’est Stephen King donc forcément le plaisir de la lecture était là, l’intrigue est maîtrisée de la première à la dernière page, tout comme les personnages. Mais il n’empêche que j’ai refermé ce bouquin avec une infime pointe de déception, j’aurai aimé que Stephen King reste dans le thriller mâtiné de noir jusqu’au bout. Même si, comme je l’ai dit plus haut, j’ai bien conscience qu’il n’avait pas vraiment d’autre approche à disposition. Il n’en reste pas moins que vous aurez entre les mains un bouquin totalement addictif de qualité supérieure.
Si ce n’est déjà fait (ou en cours), je ne peux que vous conseiller de lire les trois volumes de cette trilogie dans l’ordre. Ils peuvent certes être lus indépendamment les uns des autres mais l’ensemble perdrait alors énormément de saveur. Un peu comme si vous mangiez une poignée de fromage râpé, puis une bonne cuillère de sauce bolognaise et enfin une assiette de pâtes. Ca se mange mais ça ne vaut pas un bon plat de pâtes à la bolognaise !

MON VERDICT

Note aux traductrices.

Merci pour votre travail qui nous permet de profiter pleinement de romans non francophones. Que ce soit du fait de la barrière de la langue ou simplement par manque de motivation, les lecteurs francophones vous doivent beaucoup et ne vous remercieront sans doute jamais assez.
Mais (bin oui, ce serait pas marrant autrement), par pitié, épargnez-nous « la Wifi » ! Ca pique les yeux d’autant que le Larousse le définit clairement comme un nom masculin invariable et adopte l’orthographe anglo-saxonne wi-fi. Wikipedia de son côté confirme le genre masculin mais accepte les orthographes Wi-Fi ou wifi.

 
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Publié par le 21 mars 2017 dans Bouquins, Trucs en vrac

 

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[TV News] 22.11.63

22.11.63Au menu des chroniques en retard je demande dans la famille TV News, 22.11.63, mini-série de huit épisodes adaptée du roman de Stephen King et dirigée par Bridget Carpenter pour la chaîne Hulu.
Jake Epping (James Franco) n’a pas une vie palpitante. Les papiers du divorce signés, sa femme passe à autre chose et ses étudiants ne semblent pas passionnés par ses cours. Son univers bascule le jour où son vieil ami Al Templeton (Chris Cooper) lui dévoile l’existence d’un portail temporel qui permet d’être propulsé en 1960. Il lui donne pour mission d’emprunter ce portail afin d’empêcher le meurtre de JFK et ainsi transformer le présent en un monde meilleur…
Certes l’idée de base n’est pas franchement novatrice (est-ce que changer le passé pourrait améliorer le présent ?) mais sous la plume de Stephen King ça donne un roman exceptionnel à plus d’un titre. Se lancer dans une adaptation TV était un sacré challenge pour l’équipe de Hulu, même avec Stephen King et JJ Abrams comme producteurs délégués. Alors mission accomplie ou pas ?
La précédente adaptation au format série TV d’un roman de Stephen King, Under The Dome (Dôme en français), avait reçu un accueil plutôt mitigé. Il faut bien avouer qu’elle s’écartait franchement du bouquin donc forcément ça avait de quoi susciter la colère des fans. Pour ma part j’avais fini par accrocher en faisant totalement abstraction du roman du King, mais force est de reconnaître qu’au terme de trois saisons et 39 épisodes il était temps que ça s’arrête !
22.11.63 ne commet pas la même erreur en adoptant un format plus court… presque trop court à vrai dire, deux ou trois épisodes de plus n’auraient pas été du luxe. La série reste fidèle au roman dans les grandes lignes mais on ne retrouve pas la même profondeur et la même intensité. On a presque l’impression de parcourir le bouquin en avance rapide.
Bref l’intrigue est plutôt pas mal menée mais reste un tantinet frustrante pour ceux et celles qui ont lu le roman du King (la fin manque notamment d’explication, c’est comme ça et pis c’est tout). On retrouve avec plaisir les personnages croisés dans le bouquin, notamment Sadie (Sarah Gadon) dont Jake tombera amoureux (là encore l’évolution de leur relation est fidèle à la trame imaginée par Stephen King mais on ne retrouve pas les questionnements de Jake).
Par contre la série donne beaucoup plus d’importance au personnage de Bill Turcotte (George Mackay) que Jake devra quasiment traîner comme un boulet tout au long de sa mission. Une improvisation qui ne s’imposait pas, il eut été préférable de peaufiner l’existant plutôt que de se lancer dans des innovations douteuses.
En France c’est Canal+ qui assurera la diffusion de la série, et ce dès le 19 janvier. A voir pour ceux qui ne connaissent pas le roman et ceux qui voudraient une piqûre de rappel… quoique pour ces derniers je conseillerais plutôt une relecture du roman ; ou une écoute, il parait que la version d’Audiolib est un pur régal à écouter.

♥♥♥

 
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Publié par le 18 janvier 2017 dans TV News

 

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[BOUQUINS] Stephen King – Le Bazar Des Mauvais Rêves

S. KIng - Le bazar des mauvais rêvesQuand j’ai appris qu’un nouveau Stephen King était annoncé j’ai tout de suite pensé au dernier opus de la trilogie Bill Hodges mais rapidement j’ai déchanté (en partie, faut pas déconner on parle du King quand même) en découvrant qu’il s’agissait d’un recueil de nouvelles, Le Bazar Des Mauvais Rêves.
Sur les vingt nouvelles proposées j’en connaissais quatre, deux via une VF officielle (Sale Gosse et A La Dure) et deux en fan-trad (Mile 81 et Billy Barrage). L’occasion d’ailleurs de constater que les fan-trad étaient d’excellente facture, mais sans non plus parvenir à réaliser l’impossible. D’un côté j’avais apprécié Mile 81, je l’ai redécouvert avec plaisir ; de l’autre j’avais trouvé Billy Barrage profondément chiant, je l’ai survolé à nouveau (et en diagonale) avec exactement le même ressenti.
Comme souvent, pour ne pas dire toujours, en présence d’un recueil de nouvelles on a du bon et du moins bon, ce Bazar ne déroge pas à la règle. Ceci dit je ne suis sans doute pas le meilleur public pour ce genre de bouquin, je reste en effet assez peu réceptif aux nouvelles… mais je reconnais volontiers que Stephen King excelle dans cet exercice. Avec ce recueil il confirme cette totale maîtrise, n’hésitant pas à mélanger les genres et mêmes les styles narratifs. On découvrira même deux poèmes de l’auteur… sur ce dernier point je confirme ce que lui même reconnais volontiers : la poésie n’est pas son point fort !
La véritable force de ce recueil tient davantage dans la forme que dans le fond. Stephen King se livre en effet à un « presque échange » avec les lecteurs. Outre une introduction en forme de déclaration d’amour à la nouvelle, chaque titre est précédé d’un texte de présentation plus ou moins long. Ca donne un côté intimiste à l’ensemble.
Un King nouvelliste égal à lui même qui devrait réussir à surprendre même ses fans les plus assidus. Je ne vous livrerai pas une chronique détaillée de chacune des nouvelles, globalement j’ai passé un agréable moment en compagnie de Stephen King (hormis avec Billy Barrage mais ça c’est surtout parce que je suis totalement hermétique au baseball), certaines nouvelles peuvent même se targuer de flirter avec l’excellence (je pense notamment à Ur, Morale, La Dune, Nécro et d’autres encore). J’espérais un recueil qui me ferait oublier le très moyen Nuit Noire, Etoiles Mortes, j’ai été servi au-delà de toute espérance (et je ne m’en plaindrais pas).
A noter que la version poche devrait compter un titre de plus si l’éditeur suit son homologue américain.

MON VERDICT
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Publié par le 31 octobre 2016 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Stephen King – Carnets Noirs

S. King - Carnets noirsUn nouveau roman de Stephen King est toujours un événement très attendu par ses nombreux, qui plus est quand celui-ci est présenté comme la suite du très convaincant, Mr Mercedes. Mes lectures en cours m’ont empêché de me ruer dessus dès son achat, mais c’est désormais chose faite et je peux vous livrer mes impressions sur Carnets Noirs, second opus de la trilogie Bill Hodges.
1978. Morris Bellamy abat froidement John Rothstein, un écrivain à succès à la retraite. Son mobile : il n’ pas du tout aimé ce que Rosthein a fait de son personnage fétiche, Jimmy Gold. Avec ses deux complices ils embarquent le contenu du coffre-fort de l’écrivain, de l’argent et des manuscrits inédits.
2009. Peter Saubers, un adolescent dont les parents doivent faire face à de grosses difficultés financières et ne cessent de se disputer, trouve par hasard l’argent et les manuscrits. l’argent lui apparaît comme une manne pour sortir ses parents du gouffre.
Cette suite n’en est pas vraiment une puisqu’elle commence plus de trente ans avant que le Tueur à la Mercedes ne fasse un carnage à la foire de l’emploi du City Center. Puis les événements se télescopent (le père de Peter sera grièvement blessé au City Center). Tout cela fait l’objet de la première partie du roman. Les seconde et troisième partie se passent après que Brady Harstfield ait été neutralisé.
Pas vraiment une suite mais si vous souhaitez lire la trilogie je vous recommande de la prendre dans l’ordre de parution, de nombreux éléments décisifs de Mr Mercedes sont révélés dans ce second opus, le lire avant son aîné gâcherait sérieusement l’effet de surprise (voire même le plaisir, tout simplement). Sinon vous avez toujours l’option de lire Carnets Noirs en faisant l’impasse sur Mr Mercedes (ce qui serait un gâchis selon moi, mais c’est vous qui voyez).
On retrouve bien entendu Bill Hodges, devenu détective privé, qui va devoir prendre les choses en main afin de découvrir, à la demande de Tina, la petite soeur de Peter, ce qui semble tant inquiéter son frère. Il pourra (et c’est plutôt une bonne surprise pour les lecteurs de Mr Mercedes) compter sur l’aide ses complices, Holly, embauchée en tant qu’assistante de Bill, et Jerome, de retour à la maison pour les vacances d’été. Un trio atypique toujours aussi efficace que complémentaire.
Parmi les nouveaux venus j’ai beaucoup aimé Peter et Tina, les enfants Saubers. Pour faire face aux coups durs ils ont développé une relation quasi fusionnelle, à tour de rôle (Peter plus souvent que Tina, grand frère oblige) ils se protègent et se couvrent. Par moments ils apparaissent même plus matures que leurs parents, trop empêtrés dans leurs propres emmerdes pour faire réellement attention à leurs enfants.
Par contre je n’ai pas ressenti la moindre once d’empathie pour le personnage de Morris Bellamy. Au mieux j’ai été indifférent à ce qui pouvait lui arriver, au pire (le plus souvent) j’ai pris un malin plaisir à le détester chaque fois un peu plus que la précédente.
Comme d’hab le King maîtrise à la perfection son intrigue, il fait prendre la sauce lentement mais sûrement, puis nous impose un rythme de plus en plus soutenu. Une fois que vous aurez entamé la troisième et dernière partie, il vous sera impossible de refermer le bouquin avant d’en avoir lu le dernier mot.
La relation entre l’écrivain et le monde qui l’entoure a été au centre de nombreux romans de Stephen King. Qu’il s’agisse de l’écrivain en proie à une fan un tantinet psychotique (Misery), de l’écrivain face à sa création (La Part Des Ténèbres), l’écrivain face au blocage de la page blanche (Sac D’Os) ou encore l’écrivain et son inspiration (Histoire De Lisey). Le postulat de départ est un peu le même que pour Misery (un fan, Morris Bellamy, reproche à un auteur, John Rothstein, le sort réservé à un de ses personnages récurrents), mais les deux récits n’ont que ça en commun, vous l’aurez compris Carnets Noirs prend une toute autre direction dans le développement de son intrigue.
Inutile de vous dire qu’il me tarde de retrouver Bill Hodges. D’une part parce que Stephen King nous offre des thrillers mâtinés de noir de très haut de gamme. De l’autre du fait de la possible orientation (confrontation ?) de cet ultime opus… ce n’est que supposition de ma part et de toutes façons je ne dirai rien de plus.

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

Morceaux choisis

L’une des révélations les plus électrisantes dans une vie de lecteur, c’est de découvrir qu’on est un lecteur – pas seulement capable de lire (ce que Morris savait déjà), mais amoureux de la lecture. Éperdument. Raide dingue. Le premier livre qui donne cette impression ne s’oublie jamais et chacune de ses pages semble apporter une nouvelle révélation, une révélation qui brûle et qui enivre : Oui ! C’est ça ! Oui ! Je l’avais vu aussi ! Et, bien sûr : C’est exactement ce que je pense ! C’est ce que je RESSENS !

Un bon romancier ne guide pas ses personnages, il les suit. Un bon romancier ne crée pas les événements de son histoire, il les regarde se dérouler et ensuite il les écrit. Un bon romancier finit par réaliser qu’il est secrétaire, et non pas Dieu.

 
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Publié par le 22 mars 2016 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Stephen King & Joe Hill – Dans Les Hautes Herbes

skjhdlhhJe reste dans le format court même si la nouvelle n’est pas mon genre de prédilection (loin s’en faut), mais bon difficile de dire non à un inédit de Stephen King, co-écrit avec Joe Hill, Dans Les Hautes Herbes a été publiée en 2012 mais reste inédite en Français, un grand merci donc à Mikoto Eikichi qui nous offre une fan trad maison… en attendant une éventuelle traduction officielle.
Cal et Becky sont frère et soeur. Alors qu’ils sont en route pour aller habiter chez leur tante ils entendent un appel au secours d’un enfant. Les cris répétés viennent d’un champs de hautes herbes. Sans la moindre hésitation les deux jeunes s’aventurent dans le champs…
Un frère et une soeur, on reste dans le thème de 13 à Table. Si on considère ce récit comme notre treizième convive et le digestif alors autant vous dire de suite que c’est quelque chose de vachement fort, un truc qui arrache la gueule et vous fout le feu aux tripes. Le King et son fiston nous offrent en effet un récit bien trash et glauque… donc jouissif pour les amateurs !
Les fans du King se souviennent (ou se souviendront) sûrement de la nouvelle, Les Enfants Du Maïs paru dans le recueil Danse Macabre (1978, ça ne nous rajeunit pas). Même s’il y a certaines similitudes, Dans Les Hautes Herbes est bien plus qu’une simple resucée de son aînée ; elle propose en effet sa propre originalité (au vu de la qualité du récit on pourrait presque dire sa propre identité) et une ambiance bien plus glauque. L’intrigue, parfaitement maîtrisée, vous prendra aux tripes mais vous ne pourrez plus lâcher votre liseuse avant de connaître le fin mot de l’histoire.
Sans être irréprochables la traduction et la mise en page sont correctes, à aucun moment la lecture pique les yeux. Les plus maniaques (dont je suis) corrigeront via Sigil les coquilles et imperfections croisées çà et là. Je renouvelle donc mes remerciements à ceux qui nous permettent de découvrir cet inédit écrit à quatre mains. Une pièce de choix !

MON VERDICT
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Publié par le 13 janvier 2016 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Stephen King – Revival

skrevIncroyable mais vrai… J’ai réussi à patienter 7 jours après son achat (le temps de finir ma lecture en cours, heureusement fort addictive) avant de me plonger dans Revival, la seconde cuvée 2015 de Stephen King. Une volonté de fer qui ne cesse de m’étonner… d’autant que je n’ai pas été aidé par certains vils tentateurs ! N’est-ce pas Yvan ?
Jamie Morton n’est qu’un gamin de six ans quand il fait la connaissance du révérend Jacobs. Un drame les séparera, puis les chemins chaotiques du destin les fera se croiser à nouveau. Dès lors plus rien ne sera jamais comme avant pour Jamie Morton…
D’entrée de jeu le King annonce la couleur en dédiant son récit à Mary Shelley, Bram Stoker et H.P. Lovecraft… pour ne citer que les trois premiers noms d’une longue liste. Forcément il y a de quoi baver, bien davantage encore que ce brave Cujo au summum de ses crises enragées !
On découvre un récit à la première qui s’étale du début des années 60 à nos jours, un chassé croisé entre les chemins de Jamie Morton (le narrateur) et de Charles Jacobs au fil de leurs rencontres. A vrai dire au départ on se demande bien où l’auteur veut nous amener ; mais on se docilement laisse entraîner par les talents de conteur du King… et la promesse annoncée par une phrase de Jamie : « Quand je pense à Charles Jacobs – mon cinquième emploi, mon élément perturbateur, ma némésis –, je ne peux supporter de croire que sa présence dans ma vie ait eu quoi que ce soit à voir avec le destin. Cela voudrait dire que toutes ces choses terribles – ces horreurs – devaient arriver. »
Le moins que l’on puisse dire c’est que le King prend son temps dans son bouquin, si vous espérez de brusques poussées d’adrénaline alors passez votre chemin. Il faut quasiment attendre la seconde partie du bouquin pour voir un soupçon de fantastique pointer le bout de son nez. Et longtemps l’aspect fantastique du récit ne sera que la toile de fond.
Et pourtant à aucun moment je n’ai eu envie de refermer le bouquin pour passer à autre chose. D’une part parce que cette simple idée me semble totalement inconcevable pour l’inconditionnel du King que je suis. Mais aussi et surtout parce que l’auteur parvient à maintenir notre intérêt en éveil par quelques trouvailles bien senties. A ce titre le Terrible Sermon du Révérend Jacobs est un moment d’anthologie, pour l’indécrottable athée que je suis ce fut presque jouissif de découvrir ces phrases sorties de la bouche d’un cul-bénit en soutane ! Je n’en dirai pas plus sur le sujet afin de laisser intact le plaisir de la découverte.
Comme souvent avec le King on retrouve certaines références à ses romans précédents, ici c’est Joyland qui est mis en avant. Et ça tombe plutôt bien parce qu’on y retrouve la même ambiance et plus ou moins la même architecture dans le récit (bien que les deux intrigues soient radicalement différentes).
A ceux et celles (si si, il y en a… j’en connais même certains) qui ont refermé ce bouquin avant la fin, je ne peux que vous recommander de tenter l’expérience ultérieurement et de persévérer encore et encore (ce n’est pas non plus un calvaire) jusqu’au final grandiose (je m’attendais à un truc du genre mais j’ai quand même été bluffé).
Athée de mon état je suis convaincu qu’après ma mort il ne restera que mes cendres à foutre à la poubelle. La vie après la mort ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, pas plus que les notions de paradis et d’enfer. En tout cas l’après-mort que nous propose de découvrir le King dans son roman ne donne vraiment pas envie de faire le grand saut !
Parmi les auteurs cités dans sa dédicace le King mentionne Robert Bloch, dans le roman il est souvent fait état de Ludwig Prinn et de son grimoire De Vermiis Mysteriis, tous deux créés de toute pièce par Bloch (le grimoire est d’ailleurs aussi cité par Lovecraft et fait partie intégrante du Mythe de Cthulhu). Un bel hommage à ses aînés et muses.
Dédicace qui a aussi éveillé ma curiosité à propos du roman, Le Grand Dieu Pan, de Arthur Machen ; bouquin qui aurait hanté la vie de Stephen King. Il va falloir que je me penche sérieusement (et rapidement) sur la question…

MON VERDICT
jd4

 
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Publié par le 14 octobre 2015 dans Bouquins

 

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Mon Top 10 100% Stephen King

Ca

Comme je ne fais rien comme les autres j’ai décidé d’adapter le top 10 littéraire toutes périodes confondues à ma sauce.
Je proposerai donc 2 Top 10 (à ne pas confondre avec un Top 20) ! Un 100% dédié au King et un autre hors King… Oui je sais, c’est de la triche, tant pis j’assume !
Je commence donc avec mon Top 10 100% Stephen King.

1 – Ca
Pourquoi : c’est tout simplement un must de la littérature horrifique et pas seulement dans la bibliographie de Stephen King. Un pavé qui vous mettra les nerfs en pelote et le trouillomètre à zéro ! Flippant à souhait… On ne regardera plus jamais les clowns de la même façon après avoir lu Ca.

2 – Le FLéau
Pourquoi : pour la même raison mais dans un autre genre, c’est pour moi l’un des récits post apocalyptiques les plus réussis. Le combat entre le Bien (Mère Abigaïl) et le Mal (Randall Flagg) prend parfois des proportions mystiques. N’allez pas croire que SK fait dans le manichéisme facile, c’est bien plus subtil et profond. Le final est tout simplement grandiose.

3 – Cujo
Pourquoi : tout simplement parce que c’est avec ce roman que j’ai découvert SK, j’ai tout de suite été accro et depuis je n’ai jamais décroché. Ca fait plus de 30 ans que ça dure !!!
Pour quelqu’un qui adore les animaux (comme moi… mais non pas les bestioles comme moi, pfft j’adore les animaux) c’est une lecture plutôt éprouvante.

4 – Misery
Pourquoi : sans contexte l’une des meilleures histoires de séquestration et huis clos oppressant comme c’est pas permis. Des années après sa lecture Annie Wilkes continue de me donner des frissons. Son point fort : l’absence d’élément fantastique ; juste de la folie pas tout à fait ordinaire (heureusement).

5 – 22/11/63
Pourquoi : d’une part pour que vous ne pensiez que je suis nostalgique des anciens SK, aujourd’hui encore je suis un fidèle lecteur. D’autre part parce que l’intrigue est superbement maîtrisée et revisite le thème de la faille temporelle avec brio.

6 – Shinning
Pourquoi : pour son ambiance unique qui oscille entre maison hantée, possession démoniaque et paranoïa. Oppressant, angoissant… tout ce qu’il faut pour passer des nuits blanches !

7 – Jessie
Pourquoi : SK prouve qu’il peut entretenir une impression de malaise, voire de peur, avec un minimum d’ingrédients. Une nana menottée à un lit dans une piaule paumée au milieu de nulle part. Claustrophobes s’abstenir !

8 – La Ligne Verte
Pourquoi : avec ce bouquin paru initialement sous forme de roman-feuilleton en six épisodes au rythme d’un épisode par mois, SK joue la carte d’un fantastique d’une rare intensité émotionnelle. Un récit plein d’humanité qui ne sombre jamais dans la mièvrerie sauce guimauve.

9 – Simetierre
Pourquoi : une descente aux enfers inexorable qui remue les tripes. Quand le quotidien bien rangé d’une famille ordinaire bascule dans un cauchemar indicible.

10 – Dôme
Pourquoi : essentiellement parce que j’estime que ce roman a été injustement décrié. Mais aussi parce que j’ai beaucoup aimé l’idée de base et la galerie de personnages (sans parler de l’évolution des caractères de chacun au fur et à mesure que la situation empire). Quitte à faire un pied de nez à ses détracteurs, j’ai accepté et apprécié la fin (je ne voyais pas d’autre issue possible).

Au fur et à mesure que je rédigeais mes remarques j’ai eu envie de modifier l’ordre de certains titres, même une fois finalisée je ne suis pas pleinement satisfait. J’ai le sentiment d’avoir injustement négligés certains titres qui auraient leur place dans un top 10.

Suite au prochain épisode avec mon Top 10 hors Stephen King 🙂

 
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Publié par le 27 juillet 2015 dans Bouquins

 

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