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Archives de Tag: Sonatine

[BOUQUINS] Gillian Flynn – Nous Allons Mourir Ce Soir

G. Flynn - Nous allons mourir ce soirEn découvrant un nouveau titre de Gillian Flynn au catalogue 2016 des éditions Sonatine ma face a dû afficher un sourire béat… et sans doute un peu idiot ! D’autant plus que le titre était plutôt prometteur : Nous Allons Mourir Ce Soir. Avec trois romans à son actif non seulement l’auteure signe un sans faute mais en plus son écriture et ses intrigues se magnifient d’un titre à l’autre. Elle a en effet placé la barrer très haut avec son premier titre, Sur Ma Peau, pour flirter avec l’excellence avec son troisième en dernier titre en date : Les Apparences.
Bref, tout ça pour vous dire que j’attendais un nouveau roman avec impatience… et donc que je suis un peu tombé des nues en apprenant que Nous Allons Mourir Ce Soir était une nouvelle ; quatre ans d’attente pour 72 pages à se mettre sous la dent. Haut les coeurs, on y croit quand même !
D’entrée de jeu on peut dire que Gillian Flynn nous surprend, sa narratrice (qui restera anonyme tout au long du récit) commence en effet son histoire de façon assez abrupte : « Si j’ai cessé de branler des mecs, ce n’est pas parce que je n’étais pas douée pour ça. J’ai cessé de branler des mecs parce que j’étais la meilleure. »
Vous vous demandez peut-être comment on devient branleuse professionnelle… exactement comme on devient serveuse ou cadre supérieur : « J’avais répondu à une petite annonce pour un boulot de réceptionniste. En fin de compte, « réceptionniste », ça voulait dire « pute ». » Pas vraiment une vocation mais il faut bien faire bouillir la marmite : « Franchement, je préférerais être bibliothécaire, mais je m’inquiète pour la sécurité de l’emploi. Les livres, ça pourrait bien être temporaire ; les bites sont éternelles. »
Bon admettons, mais alors pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? « J’ai abandonné parce que, quand vous pratiquez 23 546 branlettes sur une période de trois ans, le syndrome du canal carpien, ça devient une réalité. »
Forcément avec ce genre de travail de proximité, notre narratrice a eu le temps de développer un certain talent, non seulement pour astiquer les manches, mais aussi pour lire en ses interlocuteurs comme dans un livre ouvert. Afin de ménager son poignet, fragilisé par ce travail manuel de haute précision, elle décide tout naturellement de se lancer dans la voyance (non je n’ai pas dit que toutes les voyantes ont commencé par tâter des paires de couilles avant de passer aux boules de cristal).
Désolé pour cette longue ouverture, mais il fallait que je montre à la hauteur de ce que propose ce petit bijou qu’est Nous Allons Mourir Ce Soir. On entre véritablement dans le vif du sujet quand notre voyante de pacotille (non je n’ai pas dit que toutes les voyantes étaient de pacotille… arrêtez de m’interrompre à tout va) rencontre Susan Burke, une riche bourgeoise qui semble avoir quelques soucis avec son beau-fils et/ou leur nouvelle maison. Du coup notre voyante se verrait bien dans la peau d’un exorciste (non… je ne dirai rien sur les exorcistes) ; mais elle ignore dans quel merdier elle vient de s’engager…
Avec cette nouvelle Gillian Flynn réussit un véritable tour de force mêlant humour, cynisme, manipulation, mensonge et bien des questionnements dans un condensé hyper addictif. Et c’est bien là mon seul et unique regret, je reste persuadé que l’auteur avait matière à étoffer certaines transitions (format oblige l’histoire prend parfois des raccourcis un peu abrupts) et l’ensemble de son récit afin d’en faire un (excellent) roman. Peut être pas un truc de 500 pages mais bien 250 / 300 pages… voilà qui aurait comblé plus d’un lecteur, même si je suis parfaitement conscient que ça ne demande pas la même somme de travail pour l’auteure.
Il n’en reste pas moins que cette nouvelle est une réussite, un véritable plaisir à se laisser emporté par un tourbillon dont on a du mal à discerner le vrai du faux (qui manipule qui ? d’où vient la menace ? Miles ou Susan ? les deux hypothèses sont plausibles). L’auteure s’offre même le culot de ne pas totalement lever le voile sur ces interrogations, la fin ouverte laisse au lecteur le soin de se faire sa propre opinion. Et le pire c’est que ce n’est pas frustrant, au contraire on se prend volontiers au jeu (quitte à relire certains passages afin de vérifier quelques détails troublants).
Nous Allons Mourir Ce Soir brille par son originalité et mérite amplement le Edgar-Allan-Poe Award remporté en 2015 dans la catégorie meilleure nouvelle (pour la petite histoire en 2016 c’est la nouvelle Necro de Stephen King qui a remporté ce prix).

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Publié par le 8 décembre 2016 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Jacques Expert – Hortense

J. Expert - HortenseJacques Expert a le don de transformer un faits divers sordide en un roman captivant. C’est ce qu’il fait à nouveau dans son dernier roman, Hortense.
La vie de Sophie Delalande bascule en 1993, quand sa fillette de 2 ans, Hortense, est enlevée par son père qui avait quitté le domicile familial quand il a appris que Sophie était enceinte. Vingt deux ans plus tard, Sophie croise Emmanuelle, une jeune femme qui travaille comme serveuse. Elle a alors l’absolue certitude qu’il s’agit de Hortense, elle va alors apprendre à la connaître avant de lui révéler la vérité…
Les chapitres, entrecoupés par les dépositions des différents intervenants, nous placent dans la peau de Sophie, puis de « Hortense » (à partir du chapitre 21). Pourquoi les guillemets à Hortense ? Parce que justement c’est là toute la question, Emmanuelle est-elle vraiment Hortense ? Ou est-ce que Sophie est victime de son obsession ?
Difficile d’imaginer la douleur d’une mère confrontée au même drame que Sophie. Il n’en reste pas moins que plus d’une fois j’ai trouvé le personnage quelque peu troublant, voire même dérangeant. Il faut dire que tout le roman repose sur ces deux femmes, Sophie et Emmanuelle/Hortense, avec en toile de fond le père d’Emmanuelle. L’auteur nous offre une plongée vertigineuse dans la psychologie de ses personnages. Résultat une ambiance souvent oppressante avec beaucoup de questions et de doutes.
Avec peu d’action Jacques Expert crée une véritable tension qui va rapidement ferrer le lecteur pour ne plus le lâcher jusqu’au final. Et quel final ! Totalement inattendu dans le genre renversement de situation. J’ai été sur le cul, tout simplement. Et pourtant, au fil des dépositions on devine assez rapidement un dénouement dramatique, mais la surprise fait quand même l’effet d’une bombe.
C’est le quatrième roman de l’auteur que je lis, et comme à chaque fois je suis bluffé par sa maîtrise et son sens du récit. Les chapitres sont courts, percutants parfois, le bouquin devient rapidement hautement addictif (j’ai lu la seconde partie d’une traite tant j’avais besoin d’avoir des réponses). Jacques Expert confirme qu’il fait partie des incontournables pour moi, pas question de rater ses prochains titres (et éventuellement trouver le temps de lire les précédents).

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jd4

 
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Publié par le 1 juillet 2016 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Chuck Palahniuk – Orgasme

X-rated

C. Palahniuk - OrgasmeEt hop nouvelle escapade dans le sulfureux monde de la littérature érotique, et plutôt bien accompagné sur ce coup puisque l’auteur n’est autre que Chuck Palahniuk et son dernier roman, Orgasme. Tout un programme !
Penny Harrigan est stagiaire dans un cabinet d’avocats quand elle rencontre, dans des circonstances peu flatteuses pour elle, Linus Maxwell, un milliardaire qui vient de rompre avec sa dernière conquête. Contre toute attente il l’invite à dîner, de fil en aiguille leur relation se transforme en liaison. Avec lui elle va découvrir l’extase sexuelle, l’orgasme, sous ses multiples facettes…
Le moins que l’on puisse dire c’est que ce bouquin est pour le moins déconcertant, certes ça ne manque pas d’orgasmes mais ils sont traités comme des expériences scientifiques avec une rigueur totalement déshumanisée. Pas de place pour les sentiments, Penny devient la femme objet par excellence, un terrain d’expérimentation de sex-toys divers et variés. Pas franchement excitant tout ça. Et encore moins romantique.
A titre d’exemple voilà le genre de discours que peut tenir Maxwell : « Ne le prends pas mal, reprit-il à voix basse. Mais regarde-moi un peu ça. Tu as un vagin de compétition. Tes grandes lèvres sont parfaitement symétriques. Ton raphé est sublime. Le frein de ton clitoris et celui des petites lèvres… » Il semblait à court de mots. Il avait la main sur le cœur et poussait de longs soupirs. « D’un point de vue biologique, les hommes raffolent d’une telle homogénéité. Les proportions de tes parties génitales sont idéales. » Pour le commun des mortels ça se résumerait à un laconique : « J’adore ta chatte« …
De part son découpage aussi le bouquin est surprenant, mise en page minimaliste, aucun chapitrage, juste des sauts de lignes çà et là pour séparer les paragraphes. A force de passer de coq à l’âne on a parfois l’impression d’avoir sauté des pages, mais non. Les premières lignes vous mettront tout de suite dans le bain, Penny se fait violer en pleine audience au tribunal, dans l’indifférence générale. Ensuite flashback, on va peut être comprendre ce qui peut expliquer ce type de situation… ou pas.
A noter qu’en VO le titre est moins racoleur qu’en français, Beautiful You, tout simplement, en référence à la gamme de jouets sexuels que va diffuser Maxwell. De même la couverture est moins criarde… mais bon, le résultat est le même.
Il faut aborder le bouquin avec une bonne dose de second degré et le considérer comme une parodie poussée à l’extrême de la déferlante soft-porn spécial ménagère de moins de 50 ans qui fait la joie de ces dames, des libraires et des éditeurs. Franchement le sex-toy comme arme de domination massive ça le fait pas trop niveau crédibilité…
Grosso modo le bouquin se divise en trois parties. On commence par l’initiation de Penny, phase qui implique des expérimentations de plus en plus poussées en vue d’obtenir des orgasmes de plus en plus intenses. Puis il y a la commercialisation des produits Beautiful You et ses conséquences (un peu beaucoup too much). Enfin on assiste à la riposte de Penny qui va affronter son mentor sur son terrain de prédilection (déçu par cette dernière partie et la fin).
A travers son récit abracabrant Chuck Palahniuk nous livre aussi une satire au vitriol de la société de consommation dans laquelle la course au plaisir semble être l’unique raison d’être de certains. Une société qui rend les produits obsolètes prématurément à grand renfort de nouvelles versions, toujours plus performantes… et toujours plus chères que les précédentes.
Exciter la libido masculine a toujours été une stratégie marketing, et ce quel que soit le produit à promouvoir : « Pour vendre telle marque de bière, les médias n’avaient besoin que de montrer des corps féminins idéalisés, et les acheteurs masculins mordaient à l’hameçon. Si cette tactique vieille comme le monde donnait l’impression d’exploiter les femmes et de flatter bassement les appétits masculins, des observateurs avisés avaient vu combien l’esprit des hommes intelligents – leurs idées, leur capacité de concentration, de compréhension – était constamment anéanti par la simple vue d’une poitrine attirante ou de cuisses fermes et lisses. »
J’attendais beaucoup de cette incursion de Chuck Palahniuk dans la littérature érotique (ça reste un bouquin réservé à un public averti), si le style et bel et bien là, l’intrigue vire trop vite à la farce burlesque. Je n’ai que moyennement adhéré, l’orgasme littéraire ne fut pas au rendez-vous.

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Publié par le 30 mai 2016 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] RJ Ellory – Les Assassins

RJ Ellory - Les assassinsJ’ai pris un certain retard dans mes lectures de RJ Ellory (ses trois derniers titres parus chez Sonatine prennent la poussière dans mon Stock à Lire Numérique), il était donc grand temps d’y remédier. Pour y remédier j’ai décidé de commencer par la fin avec Les Assassins, son dernier opus en date (en français, en VO il est sorti en 2009, avant Les Anges De New York).
Alors que l’inspecteur Ray Irving, enquête sur le meurtre sordide d’une adolescente, il apprend par John Costello, enquêteur pour le New York City Herald, que « son » crime, ainsi que deux autres, sont d’exactes reconstitutions de crimes perpétrés par d’illustres tueurs par le passé. Les deux hommes vont devoir unir leurs efforts et leurs connaissances pour stopper le(s) coupable(s) de ces mortelles mises en scène…
RJ Ellory a le don d’explorer les différentes facettes du thriller tout en renouvelant les règles du genre. Aucun de ses romans ne ressemblent aux précédents, et chacun se distingue des autres références du genre. Et c’est exactement ce qu’il fait de nouveau avec Les Assassins, le mythe (et la triste réalité) des serial killers est revisité façon copycat… mais un copycat à inspirations multiples !
Avant d’aller plus loin commençons par un constat qui fait froid dans le dos : « La vérité, c’est qu’il y a quelque chose comme dix-huit mille meurtres commis chaque année aux États-Unis. Ce qui nous fait mille cinq cents par mois, soit environ quatre cents par semaine, cinquante-sept par jour, un toutes les vingt-cinq minutes et demie. Et seuls deux cents par an sont l’œuvre de tueurs en série…« .
Pour mener à bien son intrigue, sur fond de faits réels, l’auteur a dû se livrer à un gros travail de documentation afin de faire cadrer les dates et les modes opératoires des différents tueurs en série qu’il mentionne. Prendre de véritables tueurs en série comme toile de fond donne une autre dimension à l’intrigue ; comme pour nous rappeler que souvent, la réalité dépasse la fiction dans l’horreur.
L’auteur met en scène trois personnages principaux pour nous guider dans son récit. D’abord on trouve l’inspecteur Ray Irving, flic solitaire, bourru et un tantinet asocial qui se voue corps et âme à son boulot. La touche féminine est apportée par Karen Langley, une journaliste au caractère bien trempé qui n’a pas la langue dans sa poche. Enfin on trouve John Costello, victime d’un tueur en série dans son adolescence, il est incollable sur le sujet. De loin l’un des personnages les plus complexes que j’aie croisé dans les romans de RJ Ellory, mais travaillé tout en finesse !
Les personnages secondaires ne sont pas pour autant laissés en plan, tous bénéficient du même traitement visant à leur donner une véritable personnalité. J’aurai toutefois aimé en apprendre davantage sur le Commémorateur mais l’auteur semble avoir pris le parti du constat glaçant que ces gens-là existent et qu’il n’y a rien à expliquer…
L’intrigue est (sans surprise) rondement menée, outre la question de savoir qui est le tueur (ou qui sont les tueurs, allez savoir) on se demande quel sera son prochain crime et de qui il s’inspirera. Autant vous dire que les nerfs seront mis à rude épreuve… mais qu’est-ce que c’est bon !
Un style direct parfaitement adapté au thriller, des chapitres courts et parfois percutants ; tout est fait pour nous garantir une totale immersion dans l’intrigue et nous rendre accro ! Pari réussi Monsieur Ellory, malgré une fin en partie prévisible (tout petit bémol).

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Autre bémol mineur, adressé cette fois aux numérisateurs des éditions Sonatine (même si je suppose que ça ne leur fera ni chaud, ni froid… en admettant même que ça leur arrive aux oreilles), la présence d’une table des matières complète apporte une réelle valeur ajoutée à la qualité d’un epub. Surtout pour ceux (dont je suis) qui lisent un même livre sur plusieurs supports (PC et liseuse en l’occurrence).

J’ai aussi dans mon Stock à Lire Numérique, de nombreux titres de Stéphane Bourgoin, ce roman m’a donné envie de les découvrir enfin, et tant qu’à faire autant commencer par son ouvrage de référence, Serial Killers, un joli pavé de plus de 1100 pages dans son édition définitive (2014).

 
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Publié par le 24 décembre 2015 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Anonyme – Sanchez : Un Conte De Noël

Anonyme - Sanchez : Un Conte De NoëlLa période s’y prêtant j’ai décidé de me lancer dans la lecture d’un conte de Noël… j’en vois déjà qui se demandent si je n’ai pas pris un coup sur la tête ou si je ne viens pas d’apprendre qu’il ne me reste que quelques jours à vivre. Non, non, rassurez-vous (ou pas) je suis en pleine possession de mes moyens. Dans le titre du post deux mots devraient retenir votre attention, l’auteur, Anonyme (le créateur du Bourbon Kid) et le nom du personnage central, Sanchez (le barman du Tapioca, le bar pourri de Santa Mondega). Vous prenez tout ça, vous mélangez copieusement et vous obtenez Sanchez : Un Conte De Noël… à ne pas mettre entre toutes les mains !
Quelques jours avant Noël, Sanchez reçoit la visite de la Dame Mystique. Celle-ci lui annonce qu’il rencontrera les 3 Anges de Noël, s’il ne suit pas leurs conseils et ne change se décide pas à changer alors il perdra tout. Première mission : se rendre à la soirée de Noël organisée par la société où travaille Flake, sa petite amie. Sauf que la soirée prendra un tour pour le moins inattendu…
En guise de dédicace l’auteur, toujours aussi Anonyme, annonce d’emblée la couleur : « Ce coup-ci, c’est vraiment pour se marrer. » ! Déjà en temps normal (en admettant que les aventures du Bourbon Kid et consorts aient quoi que ce soit qui puisse s’apparenter à un semblant de normalité) on est copieusement servi niveau humour, j’ai hâte de voir ce que ça peut donner !
Si je vous dis des otages dans une tour appartenant à un puissant homme d’affaire nippon, face aux méchants terroristes un homme seul ; ça vous parle ? Piège de Cristal, le film de John McTiernan avec Bruce Willis dans le rôle du gentil. Bon OK ça date de 1988 mais ça reste un putain de bon film d’action ! Remplacez John McLane (Bruce Willis) par Sanchez et vous aurez une meilleure idée du pitch.
Bon OK entre McLane et Sanchez il y a un gouffre… Notre barman préféré n’a pas vraiment l’étoffe d’un héros, il brille plutôt par sa lâcheté et sa crétinerie. Heureusement il ne sera pas si seul que ça et pourra même compter sur l’appui musclé d’alliés qui ne lui sont pas inconnus (de nous non plus d’ailleurs).
Un format court (à peine plus de 100 pages) qui se lit d’une traite. On y retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès de la saga du Bourbon Kid. Une intrigue aussi rythmée que déjantée, une belle brochette de personnages qui ne manquent pas de pep’s et bien entendu une bonne dose d’humour… pas toujours très raffiné mais qu’est que c’est bon !
Chronologiquement ce conte de Noël se situe juste avant Le Pape, Le Kid Et L’Iroquois, non seulement il est fait état de la prochaine mission du Bourbon Kid et de ses acolytes mais, qui plus est, l’intro est offerte en bonus à la fin du bouquin. En VO il est sorti en décembre 2014, quelques jours avant Le Pape…

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Publié par le 12 décembre 2015 dans Bouquins

 

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Anonyme – Le Pape, Le Kid Et L’Iroquois

Anonyme - Le Pape, le Kid et l'IroquoisEt hop encore un invité surprise au programme de mon Challenge retrouvailles, ou plutôt deux invités surprises et de taille… Il s’agit en effet de la rencontre, forcément explosive, entre le Bourbon Kid et l’Iroquois que nous narre notre Anonyme préféré dans Le Pape, Le Kid Et L’Iroquois.
Le Pape doit participer à une soirée de gala organisée par la section ultra secrètes des Opérations fantômes, une menace de mort à l’encontre du souverain pontife signée par l’Iroquois risque fort de ternir la fête. Le Bourbon Kid et une équipe de chasseurs de primes vont tout faire pour contrecarrer les plans de l’Iroquois. Et pendant ce temps là, une bande de malfaiteurs projette aussi de gâcher la petite sauterie pontificale…
J’attendais beaucoup, trop sans doute, de la rencontre entre le Bourbon Kid et l’Iroquois, mais au final je pose le bouquin avec un sentiment mitigé, même si la balance penche davantage vers le positif.
Commençons par la distribution des mauvais points. Autant Le Livre Sans Nom était novateur, autant les romans suivants ont complété la saga en se contentant de surfer sur la vague sans grande originalité. Avec Psycho Killer l’auteur changeait de contexte et pouvait donc laisser libre cours à son imagination débridée. La rencontre des deux univers est juste un brin too much, ça frôle parfois la parodie.
Mon plus grand regret reste le traitement réservé au Bourbon Kid, on le découvre membre des Dead Hunters sans un mot d’explication sur le pourquoi du comment. Qui plus est, tout au long de l’intrigue il est laissé en arrière plan et ses interventions ressemblent à des caricatures de lui même.
Du côté des bons points j’ai apprécié de retrouver les personnages des deux univers, Rodeo Rex et Elvis du côté du Bourbon Kid, Jasmine, Bébé et Jack Munson pour l’Iroquois. Les nouveaux visages sont tout aussi hauts en couleurs, chez les méchants de service vous croiserez Mozart, le Dr Jekyll et Frankenstein… que du lourd ! Sans oublier le pape, qui est l’un des enjeux de ce roman.
L’intrigue est, sans surprise, aussi décalée que déjantée, bourrée d’action mais aussi ponctuée d’un humour bien grinçant, servi par des répliques cinglantes qui font mouche à tous les coups. Bref, malgré un arrière goût de déjà-vu, c’est toujours aussi jouissif à lire. Fidèle à son habitude, l’auteur multiplie les clins d’oeil au cinéma.
Je terminerai cette chronique en précisant que notre Anonyme préféré mérite pleinement son nom, sa véritable identité est toujours un mystère… Bien des noms ont circulé sur le Net, de Quentin Tarantino à David Bowie, mais le mystère reste entier…

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Publié par le 20 septembre 2015 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] L.C. Tyler – Mort Mystérieuse D’Un Respectable Banquier Anglais Dans La Bibliothèque D’Un Manoir Tudor Du Sussex

LC Tyler - Mort mystérieuse...Comme tout challenge que se respecte (en tout cas chez votre humble serviteur), quelques imprévus viennent pimenter le programme. J’en ai déjà quelques uns en vue (des imprévus prévus en quelque sorte… cherchez pas). Je vais commencer par le petit dernier à avoir intégré mon Stock à Lire Numérique, Mort Mystérieuse D’Un Respectable Banquier Anglais Dans La Bibliothèque D’Un Manoir Tudor Du Sussex (c’est bon vous pouvez reprendre votre respiration) de LC Tyler. Troisième enquête du trés atypique duo Ethelred Tressider & Elsie Thirkettle.
Alors qu’Ethelred et Elsie sont invités à une réception, le mâitre des lieux, Robert Muntham, est retrouvé mort dans la bibliothèque, fermée de l’intérieur. La police conclut au suicide mais Ethelred et Elsie décide de creuser la piste du meurtre, auquel cas le coupable ne pourrait être que l’un des huit autres invités présents à la réception…
Intrigue classique type mystère en chambre close, en l’occurrence agrémentée d’une pointe de Cluedo, mais sous la plume de LC Tyler même le scénario le plus classique peut prendre des tournures pour le moins inattendues. Si l’auteur joue à fond la carte de l’humour, il ne néglige pas pour autant l’aspect policier de son intrigue, elle est juste un brin décalée (mais en rien déjantée). Mon allusion au Cluedo n’était pas totalement gratuite, L’agencement de Muntham Court est assez proche du plateau de jeu ; qui plus est l’auteur prend un malin plaisir à brouiller les pistes au fil des pages.
Les habitués retrouveront avec plaisir Ethelred, écrivain de romans policiers un peu maladroit (et limite benêt en présence d’une jolie femme) et Elsie, son agent littéraire, aussi délicate qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine et un sens de la répartie aiguisé. Quant à ceux qui ne les connaissent pas encore, je suis convaincu qu’ils tomberont rapidement sous le charme de ce duo de choc.
On retrouve un récit qui alterne entre les points de vue d’Ethelred et d’Elsie ; outre le changement de police de caractère, le ton employé permet aisément de distinguer les deux personnages. L’auteur adapte véritablement son écriture à ses narrateurs (les différences de point de vue et d’appréciation sont jubilatoires). Cà et là viennent se glisser des chapitres du roman sur lequel Ethelred travaille.
Je ne sais pas si le traducteur ou l’éditeur compte, à chaque nouveau roman de la série, le titre mais si tel est le cas il va falloir prévoir des couvertures plus grandes ! Un bouquin qui se lit tout seul et vous laisse le coeur léger et la tête vide… comme ça fait du bien parfois !

Petits bémols d’ordre purement techniques concernant la version numérique.

Bien que je sois un inconditionnel des éditions Sonatine force est de constater que si leurs ebooks sont de bonne qualité ils restent perfectibles ; ne serait-ce que par l’ajout d’une table des matières complète digne de ce nom. Je sais bien que c’est un détail mais il n’empêche que ça dérange les maniaques dans mon genre (la première chose que je fais après l’achat d’un titre Sonatine ou Super 8 est de mettre la TdM en conformité avec mes attentes via Sigil).
Je vous laisse juge de ce que ça donne en comparant les deux TdM (avant et après) :
TdM Sonatine

J’ai par contre été vachement surpris par la lourdeur de certains codes, notamment dans les pages consacrées au prochain roman d’Ehtelred ; là encore ça ne change strictement en terme de lisibilité du bouquin, mais quand je vois un code pareil ça me colle des frissons… donc je corrige (toujours via Sigil).
A titre d’exemple je vous joint la même portion de texte, avant et après sa réécriture :
Code avant
Code après

Ceci ne m’empêchera pas de rester fidèle à Sonatine, d’autant que leurs catalogue promets encore quelques belles surprises (avec une probable rencontre entre l’Iroquois et le Bourbon Kid… c’est de la balle ! Et du gros calibre !). Et puis j’espère bien y retrouver le prochain LC Tyler (à ce jour il reste encore deux enquêtes d’Ethelred et Elsie inédites en français).

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jd4

 
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Publié par le 24 juin 2015 dans Bouquins

 

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