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Archives de Tag: science-fiction

[BOUQUINS] Gillian Anderson & Jeff Rovin – Rêves De Glace

G. Anderson & J. Rovin - Rêves de glaceAu menu du jour le second opus de la trilogie Earthend écrite par Gillian Anderson et Jeff Rovin, Rêves De Glace. Un choix motivé par la sortie, dans les jours à venir, du troisième et dernier volume.
Caitlin O’Hara ne comprend toujours pas ce qui la lie à l’ancienne cité de Galderkhaan, mais quand Jacob commence à se comporter étrangement, comme possédé par un esprit galderkhaani, elle sait qu’elle doit trouver rapidement des réponses à ses questions…
J’ai abordé cette trilogie sans grande conviction, plus par curiosité qu’autre chose, mais au final le premier opus, Visions De Feu, a su faire vibrer les bonnes cordes de ma sensibilité littéraire. Il me tardait donc de découvrir la suite, d’autant que beaucoup de questions restaient sans réponse.
J’avoue sans complexe avoir trouvé le début de ce second tome un tantinet poussif, alors que dans le précédent Caitlin O’Hara acceptait plutôt bien et (trop ?) facilement ce çà quoi elle était confrontée, ici elle est en proie à beaucoup de questionnements et de longues phases d’introspection.
« Elle était une scientifique dans l’âme, qui ne tirait ses conclusions qu’au terme d’une série de vérifications rationnelles. À présent, elle devait se forcer à s’aventurer en terrain inconnu sans cartes ni guide auxquels se raccrocher. »
Que les auteurs consacrent quelques pages aux états d’âme de Caitlin n’est pas un problème, au contraire ça renforce même la crédibilité du personnage, mais point trop n’en faut. Au bout d’un certain temps ça devient redondant, voire même soporifique (pour rester poli).
Heureusement Mikel Jasso, l’agent de terrain de l’Explorers Group, vient sortir le lecteur de sa torpeur avant que la léthargie ne le gagne. Il s’en est fallu de peu ! Il faut dire que pour Mikel le temps n’est pas aux questions mais à l’action, il est à l’origine d’une découverte majeure dont il est encore loin de mesurer toutes les implications.
Une fois que le récit se décante le rythme est maintenu sans faiblir ; même Caitlin, mue par l’urgence face à la menace qui pèse sur Jacob, va prendre activement part à l’intrigue. L’intrigue se focalise donc tour à tour sur ses trois acteurs majeurs, Caitlin et Mikel, mais aussi Flora Davies, la directrice du Groupe. Décidément pas de bol pour Ben, qui est, une fois encore, laissé en retrait.
Une intrigue qui peut parfois sembler complexe, notamment quand ça concerne Galderkhaan, mais une lecture attentive, avec une pause de temps en temps, quand vous entez que vous lâchez prise, et vous vous laisserez guider par les auteurs.
Est-il besoin de préciser qu’une fois ce second opus refermé vous n’aurez qu’une hâte : vous plonger dans le troisième et dernier volume de la saga ? Il faut dire que la fin nous laisse clairement sur notre faim quant à la suite des événements.

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Publié par le 14 mars 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Deborah Install – Il Y A Un Robot Dans Le Jardin

D. Install - Il y a un robot dans le jardinDans la famille « les éditeurs chez qui j’ai un retard monstrueux« , je demande Super 8. Bonne pioche ! Ma dernière chronique date en effet de décembre 2015 alors que j’achète (presque) systématiquement tous leurs titres… Commençons par leur premier bébé de l’année 2017 histoire de me faire pardonner, la chose s’appelle Il Y A Un Robot Dans Le Jardin et est signée Deborah Install.
Un matin Ben Chambers découvre qu’un robot a élu domicile dans son jardin. Au grand dam de son épouse Ben se prend d’affection pour ce robot. Quand elle le quitte, il décide de partir en Californie, sur les traces du créateur de Tang, le robot. Il ignore encore que ce sera la première étape d’un improbable voyage qui changera sa vie…
Le hasard (si, si, je viens de le découvrir à l’instant) a voulu que ma dernière chronique d’un titre de Super 8 porte sur un roman de SF atypique, Prime Time de Jay Martel, et de fait je remets le pied à l’étrier avec un autre récit de SF tout aussi atypique mais dans un registre différent.
Alors pourquoi lui plutôt qu’un des 17 autres titres de l’éditeur qui attendent d’être lus et chroniqués ? D’une part par facilité, c’est le dernier sorti (c’était quand j’ai commencé ma lecture), il n’a donc pas encore eu le temps de se retrouver noyé sous la masse des nouveaux entrants. Mais ce n’est pas la seule raison ayant motivé mon choix, le titre a tout de suite titillé ma curiosité et je suis tombé sous le charme de sa couverture. Et pis c’est tout !
Si j’ai employé le terme atypique pour définir ce roman, ce n’est pas un hasard. Certes on est bel et bien dans un contexte de science-fiction, mais je suis convaincu que ce bouquin a tous les ingrédients pour séduire un public bien plus large que les seuls adeptes du genre (pour tout dire, les puristes pourraient même être un tantinet déconcertés par cette lecture).
Deborah Install ose un cocktail pour le moins improbable en mixant science-fiction et feel good ; et ça fonctionne tellement bien que l’on est même pas surpris par le mélange des genres, on adhère immédiatement, tout simplement.
A travers un tour du monde riche en surprises, Ben et Tang vont apprendre à se connaître. Se connaître l’un et l’autre mais aussi se connaître soi-même et évoluer. La relation entre Ben et Tang est une véritable ode à l’amitié, une amitié qui se teintera parfois d’une paternaliste.
Si le personnage de Ben nous apparaît comme sympathique, il faut bien reconnaître qu’il est loin d’être facile à vivre : égoïste, égocentrique, fainéant, m’en-foutiste… Par bien des aspects il semble être resté bloqué dans sa phase ado pourri-gâté.
Mais l’auteure délivre aussi un message de tolérance, presque une revendication au droit à la différence. Dans une société où l’on ne jure que par les androïdes hyper-sophistiqués, Tang, petit robot fait de bric et de broc, ne passe pas inaperçu. Et pourtant il vous réservera bien des surprises.
Une histoire qui, incontestablement devrait plaire à un public de 7 à 77 ans, et pour cause il y a plusieurs niveaux de lecture possibles : les plus jeunes se contenteront d’une lecture au premier degré d’une sympathique fable futuriste, quant aux plus âgés, ils ne devraient pas être insensibles aux messages sous-jacents évoqués précédemment.
Un livre bourré de bons sentiments, sans (ou presque) une once de violence, mais aussi et surtout sans mièvrerie, ni sentimentalisme inutile. A l’image de l’écriture de son auteure, simple mais élégante, et de son style, drôle mais pétillant d’intelligence. Pour un premier roman, on peut dire que Deborah Install a réussi son pari ; que du bonheur !
Oooh I feel good ! So good, so good !

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Publié par le 21 février 2017 dans Bouquins

 

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[TV News] 22.11.63

22.11.63Au menu des chroniques en retard je demande dans la famille TV News, 22.11.63, mini-série de huit épisodes adaptée du roman de Stephen King et dirigée par Bridget Carpenter pour la chaîne Hulu.
Jake Epping (James Franco) n’a pas une vie palpitante. Les papiers du divorce signés, sa femme passe à autre chose et ses étudiants ne semblent pas passionnés par ses cours. Son univers bascule le jour où son vieil ami Al Templeton (Chris Cooper) lui dévoile l’existence d’un portail temporel qui permet d’être propulsé en 1960. Il lui donne pour mission d’emprunter ce portail afin d’empêcher le meurtre de JFK et ainsi transformer le présent en un monde meilleur…
Certes l’idée de base n’est pas franchement novatrice (est-ce que changer le passé pourrait améliorer le présent ?) mais sous la plume de Stephen King ça donne un roman exceptionnel à plus d’un titre. Se lancer dans une adaptation TV était un sacré challenge pour l’équipe de Hulu, même avec Stephen King et JJ Abrams comme producteurs délégués. Alors mission accomplie ou pas ?
La précédente adaptation au format série TV d’un roman de Stephen King, Under The Dome (Dôme en français), avait reçu un accueil plutôt mitigé. Il faut bien avouer qu’elle s’écartait franchement du bouquin donc forcément ça avait de quoi susciter la colère des fans. Pour ma part j’avais fini par accrocher en faisant totalement abstraction du roman du King, mais force est de reconnaître qu’au terme de trois saisons et 39 épisodes il était temps que ça s’arrête !
22.11.63 ne commet pas la même erreur en adoptant un format plus court… presque trop court à vrai dire, deux ou trois épisodes de plus n’auraient pas été du luxe. La série reste fidèle au roman dans les grandes lignes mais on ne retrouve pas la même profondeur et la même intensité. On a presque l’impression de parcourir le bouquin en avance rapide.
Bref l’intrigue est plutôt pas mal menée mais reste un tantinet frustrante pour ceux et celles qui ont lu le roman du King (la fin manque notamment d’explication, c’est comme ça et pis c’est tout). On retrouve avec plaisir les personnages croisés dans le bouquin, notamment Sadie (Sarah Gadon) dont Jake tombera amoureux (là encore l’évolution de leur relation est fidèle à la trame imaginée par Stephen King mais on ne retrouve pas les questionnements de Jake).
Par contre la série donne beaucoup plus d’importance au personnage de Bill Turcotte (George Mackay) que Jake devra quasiment traîner comme un boulet tout au long de sa mission. Une improvisation qui ne s’imposait pas, il eut été préférable de peaufiner l’existant plutôt que de se lancer dans des innovations douteuses.
En France c’est Canal+ qui assurera la diffusion de la série, et ce dès le 19 janvier. A voir pour ceux qui ne connaissent pas le roman et ceux qui voudraient une piqûre de rappel… quoique pour ces derniers je conseillerais plutôt une relecture du roman ; ou une écoute, il parait que la version d’Audiolib est un pur régal à écouter.

♥♥♥

 
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Publié par le 18 janvier 2017 dans TV News

 

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[BOUQUINS] Hugh Howey – Phare 23

H. Howey - Phare 23Bien que n’ayant toujours pas lu le dernier opus de la trilogie Silo, il me tardait de découvrir le nouveau roman de Hugh Howey, Phare 23. Du coup c’est tout naturellement qu’il a grillé la priorité à ses petits camarades de mon Stock à Lire Numérique, y compris ceux issus, comme lui, de la promotion RL2016 (comprenez Rentrée Littéraire 2016).
Au XXIIIème siècle, alors qu’une guerre galactique n’en finit pas de s’étendre, un réseau de balises guide à travers l’espace des vaisseaux qui voyagent à plusieurs fois la vitesse de la lumière. Ces balises ne devraient jamais connaître d’avaries. En théorie du moins… Au cas où sait-on jamais, un opérateur humain veille au grain, isolé au milieu de nulle part, dans chaque balise.
Le roman, écrit à la première personne, nous place dans la peau d’un de ces opérateurs, un vétéran qui a choisi ce métier pour être coupé du monde et des gens, seul avec ses souvenirs… surtout les mauvais. Il nous fait partager son quotidien, ses pensées et ses états d’âmes, nous révélant au compte goutte ce passé qui le hante encore. Inutile de vous dire que la dimension psychologique joue un rôle essentiel dans ce roman, la bonne nouvelle (qui n’a rien de surprenant pour les lecteurs ayant aimé Silo) est qu’elle est très bien exploitée par l’auteur.
Rassurez-vous le roman n’est pas un long et fastidieux huis-clos entre le narrateur (qui n’est jamais nommé) et sa conscience ; sa balise attirera bien des visiteurs (toute proportion gardée) au fil des chapitres, des rencontres parfois agréables, d’autres moins… mais aucune ne surviendra sans raison. Heureusement d’ailleurs que des visiteurs s’intéresseront à lui ou à sa balise, la solitude et ses états d’âmes le poussaient inexorablement aux portes de la folie (sa rencontre avec l’Orvid est un grand moment de franche rigolade).
Avec Phare 23 Hugh Howey signe aussi un réquisitoire sans concessions contre la guerre ; facile me direz-vous. Certes dire la « guerre c’est pas bien » revient à enfoncer une porte ouverte, mais l’auteur n’emprunte pas ce raccourci, il le fait avec une grande humanité en mettant justement l’humain en avant, pas seulement les victimes décédés mais aussi et surtout ceux qui restent : les blessés, les traumatisés, les déglingués en tout genre…
Au départ cette guerre intergalactique qui n’en finit pas de durer, et donc de faire des victimes, semble n’être qu’une toile de fond au récit. Au fil des chapitres on devine qu’elle va prendre de plus en plus d’importance dans le déroulement de l’intrigue mais, et c’est là le seul bémol que j’adresserai à ce roman, j’aurai aimé avoir plus d’éléments contextuels, savoir comment tout a commencé, les grandes lignes du conflit…
Certes la fin aurait peut être elle aussi mérité un peu plus de profondeur dans son déroulé, mais dans sa note finale, l’auteur assume parfaitement le choix de cette simplicité, il est vrai que le message passe mieux s’il n’est pas perdu au milieu de maintes circonvolutions. Un message que certains trouveront peut être un brin moralisateur, pour ma part je l’ai jugé simplement humain et humaniste.
Décidément cette rentrée littéraire 2016, dans la catégorie science-fiction, n’en finit pas de me surprendre par ses intrigues et approches atypiques.

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Publié par le 12 octobre 2016 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Emily St. John Mandel – Station Eleven

ESJ Mandel - Station ElevenAu programme du jour un roman post-apocalyptique semblable à nul autre, j’ai nommé Station Eleven d’Emily St. John Mandel.
L’humanité a quasiment était détruite par un virus dévastateur, les rares survivants sont regroupés en communautés plus ou moins organisées, plus ou moins grandes, parfois accueillantes et parfois hostiles. C’est dans ce décor que La Symphonie Itinérante, un groupe hétéroclite d’acteurs et de musiciens, circule de communauté en communauté, le temps d’une représentation…
La rentrée littéraire 2016 a été (et sera encore le mois prochain) particulièrement dense, afin de de rien oublier je m’étais dressé une liste de cibles privilégiées ; ne connaissant pas l’auteure et n’ayant pas été particulièrement attiré par sa couv’ ce titre est passé entre les mailles du filet… Heureusement au fil des sorties je montre beaucoup plus vigilant (et surtout plus curieux), c’est ainsi que ce roman a non seulement rejoint mon Stock à Lire Numérique, mais s’est aussi directement placé sur les hauteurs.
Comme annoncé en intro, si ce roman s’inscrit bel et bien dans le registre Science-fiction, option post-apocalyptique, il ne ressemble à rien de ce que j’ai pu lire jusqu’à maintenant (je n’aurai toutefois pas la prétention de m’affirmer expert en la matière). Il se dégage de ces pages une grande humanité, à prendre dans le sens noble du terme, sans sentimentalisme inutile et encore moins mièvrerie. Même dans les pires situations les personnages ne se résignent pas, ils gardent espoir et même foi en l’Humanité (avec un grand H pour marquer le coup).
L’autre force de ce roman est de proposer un scénario d’un réalisme glaçant, qu’il s’agisse de la pandémie à proprement parler, du déclin progressif de la civilisation ou des conditions de survie, tout est travaillé dans les moindres détails afin de sembler réel (même pas probable, mais bel et bien comme un futur possible). On en arrive vraiment à penser que si cela devait arriver alors tout se déroulerait comme décrit dans le bouquin… Un choix redoutablement efficace en terme d’addiction à l’intrigue, mais qui fait froid dans le dos quand on s’attarde un peu sur le sujet.
Au fil des chapitres on voyage dans le temps, tantôt avant la pandémie, tantôt après, avec comme fil rouge Arthur Leander, un acteur qui meurt sur scène en pleine interprétation du Roi Lear, alors que l’épidémie fait ses premières victimes. Tour à tour l’on suit Miranda, sa première épouse, Kirsten, une jeune actrice qui jouait avec lui dans Le Roi Lear et qui intégrera plus tard la Symphonie Itinérante ou encore Clark, un ami proche d’Arthur.
Le style et l’écriture de l’auteure ont quelque chose d’hypnotique, presque envoûtant, on est sous le charme des mots, sous le charme de l’intrigue. Nul besoin de nous imposer un rythme soutenu et des retournements de situation à tout va (il y en a tout de même quelques uns) pour maintenir le lecteur en haleine, on l’est presque naturellement, sans vraiment pouvoir expliquer le pourquoi du comment. La magie fonctionne, tout simplement.
Un bouquin de SF hors norme qui devrait séduire un public bien plus large que le seuls adeptes de récits post-apocalyptiques, et même des lecteurs réfractaires à la SF. Une belle découverte pour un bon et beau moment de lecture, un coup de coeur amplement mérité.

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jd5Coup de Coeur

Morceau choisi

Nous nous lamentions sur la nature impersonnelle du monde moderne, mais c’était un mensonge, lui semblait-il ; le monde n’avait jamais été impersonnel. Il avait toujours existé une infrastructure, à la fois massive et délicate, de gens qui travaillaient tout autour de nous, dans l’indifférence générale – et quand ces gens cessent d’aller travailler, le système tout entier se trouve paralysé. Plus personne ne livre l’essence dans les stations-service, dans les aéroports. Les voitures sont immobilisées. Les avions ne peuvent pas décoller. Les camions restent à leur point de départ. Les villes ne sont plus approvisionnées ; les magasins d’alimentation ferment. Les commerces sont cadenassés, puis pillés. Plus personne ne vient travailler dans les centrales électriques ni dans les sous-stations, personne ne dégage les arbres tombés sur les lignes à haute tension.

 
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Publié par le 1 octobre 2016 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Gary Gibson – Extinction Game

G. Gibson - Extinction GameAu menu du jour un bouquin croisé un peu par hasard, malgré un pitch d’apparence classique, Extinction Game, le roman de Gary Gibson, a su titiller ma curiosité, suffisamment en tout cas pour qu’il vienne grossir les rangs de mon Stock à Lire Numérique et se retrouve même sur les premières marches de la file d’attente…
Jerry Beche était convaincu d’être le dernier survivant de son monde. Jusqu’à ce qu’il soit récupéré par une patrouille de l’Autorité et intègre les rangs des Eclaireurs. Il va alors apprendre que si l’humanité est bien éteinte sur son monde, il existe de nombreux autres univers parallèles dans la même situation. La mission des Eclaireurs, pour le compte de l’Autorité, est de parcourir ce multivers afin de récolter des informations ou des technologies nouvelles. Si les Eclaireurs acceptent leur mission sans poser de question, il n’en va pas de même pour Jerry, lui voudrait trouver les réponses aux nombreuses questions qu’il se pose…
Si sur le fond le roman ne révolutionnera pas le genre, sur la forme il vous réservera tout de mêmes quelques belles surprises et s’avérera même addictif une fois que vous serez vraiment dans l’intrigue. Si le cocktail post-apocalyptique et multivers fonctionne vite et bien, je dois toutefois reconnaître que je n’ai pas été immédiatement emballé, la faute sans doute à une écriture totalement dépourvue d’émotions. Un peu déconcertant de prime abord mais la qualité de l’intrigue et ses nombreux rebondissements sauront faire oublier cette faiblesse.
En plus de son intrigue de qualité, le roman peut compter sur une belle galerie de personnages, tous rigoureusement travaillés par l’auteur. A commencer par le groupe des Eclaireurs, chacun bénéficie d’un passé et d’une personnalité qui lui est propre. Un groupe dans lequel, généralement, les individualités se complètent lors des sorties en mission (sorties qui n’ont rien d’une promenade de santé, soit dit en passant).
En toile de fond, le contexte politique a aussi toute son importance, avec notamment les nombreuses questions que l’on peut se poser sur cette mystérieuse Autorité. Elle même semblant en proie à une crise interne opposant l’armée régulière (dont dépendent les Eclaireurs) et les Patriotes (une espèce de police politique à la solde du pouvoir).
Ce roman est le premier opus d’un diptyque post-apocalyptique proposé par l’auteur, j’espère que l’éditeur ne tardera pas trop avant de nous proposer le second opus ; soit dit en passant les deux intrigues sont totalement indépendantes, aussi bien au niveau de leur contexte que des personnages.

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Publié par le 5 septembre 2016 dans Bouquins, Trucs en vrac

 

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[BOUQUINS] Gillian Anderson & Jeff Rovin – Visions De Feu

G. Anderson & J. Rovin - Earthend 1C’est curieux mais pas franchement convaincu que je me suis lancé dans Visions De Feu, premier opus de la trilogie Earthend, signé à quatre mains par Gillian Anderson et Jeff Rovin.
Alors que la tension monte dangereusement entre l’Inde et le Pakistan autour du Cachemire, le Dr Caitlin O’Hara est appelé au chevet de la fille de l’ambassadeur Pawar, Maanik. Témoin d’une tentative d’assassinat contre son père, la jeune fille a des absences de plus en plus fréquentes. Caitlin O’Hara réfute rapidement le stress post traumatique, mais pour aider Maanik elle va devoir renoncer à toutes ses certitudes…
Au final la surprise fut plutôt bonne même si ce n’est certainement LE livre de l’année, l’intrigue est maîtrisée, ça commence en douceur (mais sans longueurs) pour gagner progressivement en intensité et en rythme. Mes doutes initiaux ont été rapidement balayés et j’ai pu profiter pleinement du roman.
Un thriller ésotérique fortement imprégné de fantastique (les tomes suivants devraient l’être encore davantage), laissez au vestiaire la part cartésienne de votre esprit et laissez vous guider par les auteurs. La ballade vaut le détour.
J’ai bien aimé le personnage de Caitlin, une femme ordinaire confrontée à une situation extraordinaire, une scientifique confrontée à une réalité qui défie toute logique et rigueur scientifique. Docteur en psychologie spécialisée dans les enfants et adolescents en difficulté, elle s’investit pleinement dans un boulot au service des autres. Idem dans sa vie personnelle, séparée de son ex, elle élève seule un petit garçon sourd ; une relation fusionnelle unit la mère et son fils.
Dommage que les autres personnages paraissent un peu fades au vu de l’attention portée à Caitlin. Je pense notamment à Ben, ami et complice de Caitlin, qui va se retrouver impliqué jusqu’au cou dans ce dossier. Il aurait mérité une personnalité un peu moins floue.
Puisque j’en suis aux bémols autant continuer sur ma lancée. J’ai trouvé que plusieurs dialogues manquaient de naturel ; mais c’est peut être juste une question de ressenti personnel. En tout état de cause ce n’est pas comme ça que je réagirai face à la même situation.
Ceci dit, et je le répète, le bouquin mérite que l’on s’y attarde. Le style sans fioritures permet de plonger en totale immersion dans le récit. De par sa construction l’intrigue transforme vite le roman en un véritable page-turner tant l’envie de connaître la suite se fait pressante.
Une mise en bouche réussie qui me donne envie de découvrir le second opus, Rêves De Glace. Beaucoup de questions restent en effet en suspend ; notamment concernant le mystérieux Groupe. J’espère juste que le troisième et dernier tome ne tardera pas trop à sortir et à être traduit.
Pour conclure, et faire taire les mauvaises langues, Gillian Anderson n’a pas fait office de prête nom dans la conception de la trilogie, elle s’y est investie à fond et a activement participé à sa rédaction. Une collaboration efficace et réussie.

MON VERDICT
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Publié par le 3 juin 2016 dans Bouquins

 

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