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Archives de Tag: science-fiction

[BRD] Valérian Et La Cité Des Milles Planètes

A L’AFFICHE DU JOUR

Valérian

Titre : Valérian Et La Cité Des Mille Planètes
Réalisation : Luc Besson
Production : EuropaCorp / TF1 Film Production
Distribution : EuropaCorp
Origine : France / USA (2017)
Durée : 2h17

Le casting

Dane DeHaan – Valérian
Cara Delevingne – Lauréline
Clive Owen – Commandeur Filitt

Le pitch

Quand les agents Valérian et Lauréline arrivent sur Alpha, ils sont attachés à la protection du Commandeur Filitt, qui leur explique que la survie de la station est menacée par une zone radioactive qui ne cesse de s’étendre sans que personne n’en comprenne le pourquoi du comment.

Une réunion du Conseil est interrompue par une attaque, tous les membres présents sont neutralisés, y compris Valérian et Lauréline, et le Commandeur est enlevé par les attaquants…

Ma chronique

Avant d’aller plus avant dans cette chronique je tiens à préciser que je ne connaissais les BD Valérian que de nom, jamais eu l’occasion (ni même l’envie) de me pencher sur la question. Je découvre donc le film, son univers et les personnages l’esprit libre de toute référence.

Le moins que l’on puisse c’est qu’avec ce film Luc Besson en a fait couler de l’encre ; et pas souvent en des termes élogieux ! J’étais donc curieux de me faire ma propre opinion sur la chose.

Visuellement parlant le film s’avère être une très bonne surprise, Luc Besson et ses équipes s’en sont donnés à coeur joie pour régaler nos pupilles. Les décors sont somptueux, les effets spéciaux très réussis et certaines scènes même ne manquent pas de poésie (je pense notamment au show transformiste de Bubble, interprétée par Rihana, qui est franchement bluffant).

L’intrigue tient la route sans vraiment donner dans l’originalité et sans grande surprise. On se prend au jeu même si à la fin du film on aurait tendance à penser qu’ils ont assuré le minimum syndical. C’est toujours mieux qu’un naufrage pur et dur ! Au moins le divertissement a été au rendez-vous.

En fait la grosse faiblesse du film tient dans ses personnages, en premier lieu le couple Valérian et Lauréline. Ils sont trop lisses, creux et sans le moindre charisme. Même les dialogues sonnent faux, on aurait presque l’impression que les acteurs lisent leur texte sur un prompteur.

Malgré cet accueil mitigé, Luc Besson n’exclut pas l’idée de travailler sur une suite. Certes le potentiel ne manque pas, reste à trouver l’art et la manière d’en extraire « toute la substantifique moelle« , comme dirait ce brave William (le chat qui expire).

Un film qui se laisse regarder, mais qui ne laissera pas sa trace dans les annales du cinéma. Un sympathique divertissement familial qui ne sollicite pas trop les neurones. Il est vrai qu’au vu du budget (plus de 197 millions €), on on pouvait s’attendre à quelque chose de vraiment grandiose et finalement on sort de là avec le sentiment que c’est « la montagne qui accouche d’une souris » (cette fois merci à Jean, le fabuliste qui aime les fontaines).

♥♥♥

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Publié par le 19 janvier 2018 dans DVD / BRD

 

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[BOUQUINS] Julien Capron – Mise A Jour

AU MENU DU JOUR

J. Capron - Mise à Jour

Titre : Mise A Jour
Auteur : Julien Capron
Editeur : Seuil
Parution : 2017
Origine : France
224 pages

De quoi ça cause ?

Léandre Batz est journaliste d’investigation en mal d’inspiration. Quand l’actrice Olivia Muller lui confie que sa demande d’adoption a été rejetée parce que sa nOte est mauvaise il sent qu’il tient quelque chose. Pourquoi une actrice comme Olivia ne bénéficie pas d’une meilleure évaluation ? Qu’est-ce qui se cache derrière ces nOtes et le tout-puissant réseau social eVal ?

Une enquête qui va pousser Léandre à se confronter à son frère, Robin, le créateur et PDG d’eVal.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

C’est clairement la couv’ qui a attiré mon attention, cet oeil qui semble vous fixer avait quelque chose d’intrigant. Le pitch m’a semblé prometteur, comme 1+1 font 2, il était évident que je craquerais.

Ma chronique

D’entrée de jeu vous pouvez ignorer la mention Thriller sur la couv’, ce n’est ni un thriller, ni même un roman policier. Certes il y a enquête, mais uniquement journalistique et sans scène de crime sordide.

Bon alors kezaco Mise A Jour ? Une arnaque ? Un mensonge ? Si le terme thriller est effectivement usurpé, tout n’est pas non plus à jeter ; pour tout vous dire je me suis rapidement pris au jeu et j’ai avalé le bouquin quasiment d’une traite.

J’ai adhéré à la construction plutôt originale du roman. Un chapitrage très sommaire, au fil des pages les divers intervenants semblent s’adresser directement aux lecteurs, comme si c’était nous qui menions cette investigation autour d’eVal et de la nOte.

Un choix narratif qui fait mouche, mais qui a aussi son revers. Les personnages paraissent superficiels, leur personnalité n’étant que peu travaillée. Concrètement c’est peu comme dans la vraie vie, tu ne sais d’eux que ce qu’ils veulent bien te dire, ou ce que les autres te disent… à toi de te démerder avec ça pour te faire une idée.

Le principe de la nOte est on ne peut plus sommaire, tu notes un individu, un spectacle, un établissement, un article… par un code couleur basique (Vert : Bon – Orange : Moyen – Rouge : Mauvais), l’appli eVal calcule ensuite une moyenne en nuançant la couleur (de très clair à très foncé). Aucun commentaire justifiant ton évaluation, un simple clic est le tour est joué.

Je rappelle la hiérarchie sur eVal ? La plupart des gens sont orangeclairs ou vertclairs. Au-dessus de vertclair, on est une star ; au-dessous d’orangeclair, on entre dans les premiers cercles de l’enfer. Je dirai : orange pour un type qui empêche son voisinage de dormir depuis deux mois ; orangefoncé pour un P-DG qui vient de déménager son usine pendant la nuit en laissant quatre cents ouvriers sur le carreau ; rouge pour un politique qui vient de tomber pour corruption ; rougeclair pour un serial killer ; rougefoncé pour un serial killer djihadiste qui fait collection d’artefacts nazis.

Une investigation qui permet à l’auteur d’aborder les dérives du numérique et le rapport de l’individu au monde virtuel (en pointant du doigt les réseaux sociaux, cela va de soi). Les analyses et points de vue s’intègrent parfaitement au récit.

Par contre j’ai été moins absorbé par les digressions sur le théâtre et le métier de comédien. Pour tout vous dire, j’y ai même trouvé quelques longueurs (ce milieu ne m’attirant pas du tout, je partage là un ressenti 100% personnel).

Mise A Jour est annoncé comme le premier tome « d’une série aux marges de l’anticipation », je serai au rendez-vous pour la suite. Le roman n’est pas parfait mais suffisamment réussi pour me donner l’envie de retrouver Léandre, Sixt et les autres.

MON VERDICT

 
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Publié par le 5 décembre 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Julie Armen – Opération Borodine

AU MENU DU JOUR

J. Armen - Opération Borodine
Titre : Opération Borodine – La 23e République
Auteur : Julie Armen
Editeur : Le Clot Perret (auto-édition)
Parution : 2017
Origine : France
356 pages

De quoi ça cause ?

Face à une vague d’attentats sans précédent, les autorités françaises accordent de plus en plus de place à l’Islam dans les instituions et le quotidien des Français. Suite à un énorme mensonge d’État, le président nomme un islamiste soi-disant modéré comme Premier ministre et ministre de l’Intérieur, celui par qui la paix entre les communautés doit arriver.

Avec la bénédiction du pouvoir en place et la soumission des Français (au nom du « vivre ensemble »), l’Islam s’impose peu à peu. D’abord modéré puis de plus en plus radical. Plus rien ne semble pouvoir empêcher la France de devenir un Califat régi par la charia.

La résistance s’organise, mais la répression est brutale. Un groupe de résistants pacifistes prépare pourtant une opération d’envergure avec l’aide d’un allié inattendu : la Russie…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce qu’il a été numérisé par ChrisEbouquin et qu’elle m’a fort aimablement demandé si j’étais intéressé par la découverte. Le pitch ayant immédiatement fait mouche j’ai accepté sans hésitation.

Parce que c’est un roman autoédité et que force est de constater que cette année je n’ai accordé que peu de place à l’auto-édition dans mon blog. Les journées ne faisant que 24 heures, et parce qu’il faut bien dormir (et malheureusement bosser), il faut faire avec… et faire des choix.

Ma chronique

Après L’Appel Du Néant je reste donc en immersion dans l’islamisme, sauf que, quand Maxime Chattam ancre son roman dans la réalité et l’actualité, Julie Armen, avec son Opération Borodine, nous propose une dystopie des plus cauchemardesque. Une vison d’avenir improbable, mais qui n’en reste pas moins glaçante.

Une lecture qui m’a rappelé Guerilla de Laurent Obertone, certes les scénarios sont radicalement différents, mais il est intéressant de voir que dans les deux romans l’État est complice (plus encore chez Julie Armen, le pouvoir collaborant directement à cette islamisation de la nation), mais aussi que les auteurs insistent lourdement sur la soumission du peuple de France (au nom du fameux « vivre ensemble »).

Julie Armen nous plonge, dès les premières pages de son roman, dans une France qui va mal et qui a déjà fait de nombreuses concessions à l’islam. Une France en proie au terrorisme islamiste avec des attentats quasiment quotidiens. Bref, il y a vraiment quelque chose de pourri au royaume de France ! On serait tenté de se dire que ça pourrait difficilement aller plus mal, en réalité ce ne sont là que les prémices de la descente aux enfers que nous a concoctée l’auteure.

Au milieu du chaos, on va suivre trois femmes (Claire, Pauline, et Viane) et leur entourage, voisines et amies, qui organiseront plus ou moins activement un réseau de résistance pacifique sur fond de rapprochement avec la Russie qui fait figure de terre d’asile pour les « vrais » Français.

Et une quatrième, Fatima, qui va mener ses propres actions. Une façon pour l’auteure d’éviter les amalgames en soulignant bien la différence entre Islam et islamisme. Tous les musulmans ne sont (heureusement) pas des islamistes.

Si un tel scénario devait se produire en France je reste très sceptique sur une intervention russe en notre faveur, en tout cas pas avec quelqu’un comme Vladimir Poutine à la tête du pays… J’espère surtout qu’en de pareilles circonstances les Français seront nettement plus réactifs que dans le roman de Julie Armen. C’est quand même aux Français de défendre leur identité et leur pays.

Je craignais que l’aspect très russophile du roman ne me dérange, mais finalement ça s’intègre parfaitement à l’intrigue et du coup ça passe comme une lettre à la poste (même si je demeure sceptique sur un tel élan de générosité de la part de la Russie).

Une agréable découverte qui se lit quasiment d’une traite, la plume de Julie Armen assure une grande fluidité dans la lecture.

MON VERDICT

 
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Publié par le 4 décembre 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Daniel Keyes – Des Fleurs Pour Algernon (audio)

D. Keyes - Des Fleurs Pour AlgernonCa fait déjà quelques temps que l’idée de tenter l’audiobook me titille mais à chaque fois que l’occasion s’est présentée j’ai trouvé un prétexte bidon pour me dérober. Il fallait LE titre qui fasse TILT pour me décider à franchir enfin le cap. Et bin voilà ce titre est enfin arrivé, et c’est de nouveau à un certain Book Club mal famé que je le dois, il s’agit de la nouvelle Des Fleurs Pour Algernon de Daniel Keyes.
Comme ça fait la troisième chronique que je consacre à ce titre (quand on aime, on ne compte pas), je vais donc me dispenser de vous en présenter le pitch.
Pourquoi la nouvelle plutôt que le roman ? Deux raisons à cela. La première, d’ordre strictement commercial, étant que seule cette version existe à la vente ; elle est proposée par Audiolib avec le texte lu par Grégory Gadebois (qui a déjà interprété le rôle de Charlie Gordon au théâtre et au cinéma). Seconde raison, la durée de la lecture, à peine 90 minutes, je peux donc me la faire d’une traite (si la sauce prend… mais là-dessus je suis confiant compte tenu de la qualité du texte).
On se cale confortablement dans le canapé, le casque audio vissé sur la tête et let’s play ! D’entrée je me suis laissé porter par la voix de Grégory Gadebois. La justesse du ton et des intonations fait que l’on vraiment l’impression d’avoir Charlie Gordon en fasse de soi, en train de nous raconter son histoire. Et comme je suis un gars bien élevé, je l’ai écouté sans l’interrompre, jusqu’à ce qu’il nous quitte.
Je craignais que les émotions ne passent moins bien à l’écoute, mais je me trompais, une fois acteur la qualité de la lecture fait que ça nous va droit au coeur. J’ai beau connaître la fin, je n’ai peu m’empêcher d’avoir un pincement au coeur au fur et à mesure que Charlie prend conscience de son déclin.
Pour une première expérience audio, je dois avouer que j’ai été bluffé. Sans toutefois être totalement converti à l’audiobook, rien ne remplace le plaisir de la lecture. Mais j’y reviendrai sans doute pour des textes courts, ou des bouquins que j’ai envie de découvrir sans forcément avoir envie de les lire.
A noter qu’il existe une version audio du roman lue par un bénévole, d’une durée de presque dix heures. J’ai commencé à l’écouter, le lecteur (donneur de voix) s’en sort bien, le ton est juste et évolue en fonction de la situation de Charlie Gordon. Chapeau bas à ces lecteurs bénévoles qui enregistrent des livres audio, non seulement il faut lire de façon intelligible mais aussi trouver le bon ton au bon moment (en l’occurrence dans ce roman c’est essentiel).

 
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Publié par le 4 juillet 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Katie Khan – S’Accrocher Aux Etoiles

K. Khan - S'accrocher aux étoilesSuper 8 est un éditeur qui a le don de nous proposer des cocktails littéraires parmi les plus inattendus, et le pire c’est que ça fonctionne toujours aussi bien que la toute première fois. Avec S’Accrocher Aux Etoiles Katie Khan, l’auteure de cet OLNI, vous propose de découvrir un récit de science-fiction saupoudré de comédie romantique et plein d’humanité.
Carys et Max sont perdus dans l’espace, reliés entre eux par un cordon et avec une réserve d’air de 90 minutes. Comment et pourquoi en sont-ils arrivés là ? Réussiront-ils à regagner leur vaisseau avant de suffoquer ? Si vous voulez des réponses : embarquement immédiat !
Carys et Max ont 25 ans, ils s’aiment d’un amour fou, tout va bien dans le meilleur des mondes me direz-vous ? Dans ce futur incertain, au coeur d’Europia (une contraction entre une Europe étendue et une utopie), leur amour est interdit ; pour se conformer aux lois sur le couple, ils doivent attendre d’avoir 35 ans avant d’envisager de vivre ensemble ! Pas glop vous en conviendrez, mais ça n’explique pas comment ils se retrouvent là-haut, dans une situation franchement pas glop du tout !
Au fil des chapitres vous partagerez les souvenirs de Carys et Max, de leur rencontre à ces foutues 90 dernières minutes. Au fil des chapitres, les minutes s’écouleront dans un inexorable compte à rebours…
Max et Carys n’avaient rien pour tomber amoureux l’un de l’autre, le contraire eut été étonnant, les meilleures comédies romantiques commencent avec un couple improbable… mais elles ne se terminent (heureusement) pas toutes dans un remake de Gravity !
Le monde de demain, tel que présenté par l’auteure est loin d’être un monde idyllique ; si Europia vous donne des frissons avec son modèle perverti d’idéal pour tous, sachez que c’est encore la partie du monde qui s’en tire le mieux, les Etats-Unis et le Moyen-Orient se sont en effet mutuellement anéantis à grand renfort de bombardements en tout genre.
Bienvenue dans la première comédie romantique d’anticipation ! Ca peut surprendre, mais ça fonctionne, pour ma part la magie a opéré de façon quasi instantanée. Déjà parce que l’auteure évite l’écueil de l’étalage massif de guimauve et de bons sentiments à donner la nausée à un bisounours ! Au lieu de ça elle nous offre une fable humaniste construite avec intelligence, sans une once de mièvrerie ou de sentimalentisme outrancier.
Vous l’aurez compris, Carys et Max sont dans un foutu merdier, mais l’auteure ne surjoue pas non plus la carte du dramatique et du pathos ; c’est la foi en leur amour qui fait vibrer notre jeune couple, leur came, c’est l’autre ! L’auteure n’hésite pas à recourir à de nombreuses touches d’humour histoire de faire retomber la tension sans toutefois nuire à l’émotion.
Si le récit est porté par Max et Carys, les personnages secondaires ne sont pas pour autant laissés en plan, qu’il s’agisse des parents (qui viendront encore accentuer le fossé qui sépare nos Roméo et Juliette de l’espace) ou de leurs amis (Liu et Liljana principalement), mais pour ma part j’ai eu un faible pour Kent, le petit frère de Max.
J’ai un pour ce roman la même tendresse que celle ressentie en lisant Il Y A Un Robot Dans Le Jardin de Deborah Install, proposé justement par le même éditeur. Peut-être que je m’adoucis en vieillissant, à moins qu’il s’agisse de savoir apprécier chacun des petits instants de bonheur que nous offre le temps qui passe. Quoi qu’il en soit, Katie Khan a su faire vibrer la bonne corde au bon moment chez moi, merci à Super 8 pour cette belle découverte.

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Publié par le 6 juin 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Gillian Anderson & Jeff Rovin – Rêves De Glace

G. Anderson & J. Rovin - Rêves de glaceAu menu du jour le second opus de la trilogie Earthend écrite par Gillian Anderson et Jeff Rovin, Rêves De Glace. Un choix motivé par la sortie, dans les jours à venir, du troisième et dernier volume.
Caitlin O’Hara ne comprend toujours pas ce qui la lie à l’ancienne cité de Galderkhaan, mais quand Jacob commence à se comporter étrangement, comme possédé par un esprit galderkhaani, elle sait qu’elle doit trouver rapidement des réponses à ses questions…
J’ai abordé cette trilogie sans grande conviction, plus par curiosité qu’autre chose, mais au final le premier opus, Visions De Feu, a su faire vibrer les bonnes cordes de ma sensibilité littéraire. Il me tardait donc de découvrir la suite, d’autant que beaucoup de questions restaient sans réponse.
J’avoue sans complexe avoir trouvé le début de ce second tome un tantinet poussif, alors que dans le précédent Caitlin O’Hara acceptait plutôt bien et (trop ?) facilement ce çà quoi elle était confrontée, ici elle est en proie à beaucoup de questionnements et de longues phases d’introspection.
« Elle était une scientifique dans l’âme, qui ne tirait ses conclusions qu’au terme d’une série de vérifications rationnelles. À présent, elle devait se forcer à s’aventurer en terrain inconnu sans cartes ni guide auxquels se raccrocher. »
Que les auteurs consacrent quelques pages aux états d’âme de Caitlin n’est pas un problème, au contraire ça renforce même la crédibilité du personnage, mais point trop n’en faut. Au bout d’un certain temps ça devient redondant, voire même soporifique (pour rester poli).
Heureusement Mikel Jasso, l’agent de terrain de l’Explorers Group, vient sortir le lecteur de sa torpeur avant que la léthargie ne le gagne. Il s’en est fallu de peu ! Il faut dire que pour Mikel le temps n’est pas aux questions mais à l’action, il est à l’origine d’une découverte majeure dont il est encore loin de mesurer toutes les implications.
Une fois que le récit se décante le rythme est maintenu sans faiblir ; même Caitlin, mue par l’urgence face à la menace qui pèse sur Jacob, va prendre activement part à l’intrigue. L’intrigue se focalise donc tour à tour sur ses trois acteurs majeurs, Caitlin et Mikel, mais aussi Flora Davies, la directrice du Groupe. Décidément pas de bol pour Ben, qui est, une fois encore, laissé en retrait.
Une intrigue qui peut parfois sembler complexe, notamment quand ça concerne Galderkhaan, mais une lecture attentive, avec une pause de temps en temps, quand vous entez que vous lâchez prise, et vous vous laisserez guider par les auteurs.
Est-il besoin de préciser qu’une fois ce second opus refermé vous n’aurez qu’une hâte : vous plonger dans le troisième et dernier volume de la saga ? Il faut dire que la fin nous laisse clairement sur notre faim quant à la suite des événements.

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Publié par le 14 mars 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Deborah Install – Il Y A Un Robot Dans Le Jardin

D. Install - Il y a un robot dans le jardinDans la famille « les éditeurs chez qui j’ai un retard monstrueux« , je demande Super 8. Bonne pioche ! Ma dernière chronique date en effet de décembre 2015 alors que j’achète (presque) systématiquement tous leurs titres… Commençons par leur premier bébé de l’année 2017 histoire de me faire pardonner, la chose s’appelle Il Y A Un Robot Dans Le Jardin et est signée Deborah Install.
Un matin Ben Chambers découvre qu’un robot a élu domicile dans son jardin. Au grand dam de son épouse Ben se prend d’affection pour ce robot. Quand elle le quitte, il décide de partir en Californie, sur les traces du créateur de Tang, le robot. Il ignore encore que ce sera la première étape d’un improbable voyage qui changera sa vie…
Le hasard (si, si, je viens de le découvrir à l’instant) a voulu que ma dernière chronique d’un titre de Super 8 porte sur un roman de SF atypique, Prime Time de Jay Martel, et de fait je remets le pied à l’étrier avec un autre récit de SF tout aussi atypique mais dans un registre différent.
Alors pourquoi lui plutôt qu’un des 17 autres titres de l’éditeur qui attendent d’être lus et chroniqués ? D’une part par facilité, c’est le dernier sorti (c’était quand j’ai commencé ma lecture), il n’a donc pas encore eu le temps de se retrouver noyé sous la masse des nouveaux entrants. Mais ce n’est pas la seule raison ayant motivé mon choix, le titre a tout de suite titillé ma curiosité et je suis tombé sous le charme de sa couverture. Et pis c’est tout !
Si j’ai employé le terme atypique pour définir ce roman, ce n’est pas un hasard. Certes on est bel et bien dans un contexte de science-fiction, mais je suis convaincu que ce bouquin a tous les ingrédients pour séduire un public bien plus large que les seuls adeptes du genre (pour tout dire, les puristes pourraient même être un tantinet déconcertés par cette lecture).
Deborah Install ose un cocktail pour le moins improbable en mixant science-fiction et feel good ; et ça fonctionne tellement bien que l’on est même pas surpris par le mélange des genres, on adhère immédiatement, tout simplement.
A travers un tour du monde riche en surprises, Ben et Tang vont apprendre à se connaître. Se connaître l’un et l’autre mais aussi se connaître soi-même et évoluer. La relation entre Ben et Tang est une véritable ode à l’amitié, une amitié qui se teintera parfois d’une paternaliste.
Si le personnage de Ben nous apparaît comme sympathique, il faut bien reconnaître qu’il est loin d’être facile à vivre : égoïste, égocentrique, fainéant, m’en-foutiste… Par bien des aspects il semble être resté bloqué dans sa phase ado pourri-gâté.
Mais l’auteure délivre aussi un message de tolérance, presque une revendication au droit à la différence. Dans une société où l’on ne jure que par les androïdes hyper-sophistiqués, Tang, petit robot fait de bric et de broc, ne passe pas inaperçu. Et pourtant il vous réservera bien des surprises.
Une histoire qui, incontestablement devrait plaire à un public de 7 à 77 ans, et pour cause il y a plusieurs niveaux de lecture possibles : les plus jeunes se contenteront d’une lecture au premier degré d’une sympathique fable futuriste, quant aux plus âgés, ils ne devraient pas être insensibles aux messages sous-jacents évoqués précédemment.
Un livre bourré de bons sentiments, sans (ou presque) une once de violence, mais aussi et surtout sans mièvrerie, ni sentimentalisme inutile. A l’image de l’écriture de son auteure, simple mais élégante, et de son style, drôle mais pétillant d’intelligence. Pour un premier roman, on peut dire que Deborah Install a réussi son pari ; que du bonheur !
Oooh I feel good ! So good, so good !

MON VERDICT
jd4d

 
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Publié par le 21 février 2017 dans Bouquins

 

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