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Archives de Tag: Sara Greem

[BOUQUINS] Hérodias & Le Seigneur De Feu

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S. Greem - Hérodias & le Seigneur de Feu

Titre : Hérodias & Le Seigneur De Feu
Série : Epopées Avaloniennes – Tome 3
Auteur : Sara Greem
Éditeur : Éditions du 38
Parution : 2018
Origine : France
468 pages

De quoi ça cause ?

Hérodias, la grande prêtresse d’Avalon, Aldarik, le Viking, Goulven, le Celte et Cadoc, l’ex-moine redevenu druide, pénètrent enfin dans le royaume des fées. Hermès, le corbeau magique, et Lutuz-Nog, le korrigan seront aussi du voyage.

Le temps presse pour nos héros, car les peuples élémentaires se meurent inexorablement sous l’emprise de la magie des sorciers d’Azgor. Mais pour y parvenir, Hérodias et ses compagnons vont devoir convaincre les différents royaumes, plus divisés que jamais, de s’unir contre leur redoutable ennemi commun.

Restaurer le royaume des fées est aussi pour Hérodias l’ultime chance de libérer Kai de l’emprise maléfique de Caïus ; pour se faire, elle devra réunir l’âme et le corps de son aimé avant qu’il ne soit trop tard…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que je me suis régalé avec les deux premiers opus de ces Épopées Avaloniennes ; Sara m’ayant proposé de découvrir le troisième et dernier tome, je ne pouvais décemment pas bouder ce plaisir !

Ma chronique

Je remercie chaleureusement Sara et les Editions du 38 pour leur confiance renouvelée à l’occasion de la publication de l’ultime volet des Épopées Avaloniennes d’Hérodias et ses amis.

Le tome précédent laissait présager un monde riche en surprises et je peux vous assurer que ce royaume des fées tient toutes ses promesses, et même bien au-delà ! Vous vouliez des créatures fantastiques ? Vous allez en avoir à foison. Au fil de leur périple, nos aventuriers rencontreront des ondins (royaume de l’Est, élément eau, dirigé par Dame Loreleï), des nains (royaume du Sud, élément terre, dirigé par le Seigneur Matol’ch), des elfes (royaume de l’Ouest, élément air, dirigé par le Seigneur Ménéthas) mais aussi des trolls, des farfadets… et même des dragons ! Et, en bonus, quelques héros de la mythologie celte…

Et encore je ne vous parle là que des alliés potentiels pour nos héros (à condition qu’ils parviennent à mettre tout le monde d’accord), de leur côté les nécromanciens d’Azgor n’hésiteront pas à déployer un impressionnant bestiaire afin contrecarrer les plans d’Hérodias.

Vous en voulez encore ? De la magie et encore de la magie, blanche ou noire selon les lanceurs de sorts, curative ou dévastatrice… il y en a pour tous les goûts. La clé de la victoire pourrait bien résider dans le plus puissant des artefacts magiques, le Graal (si, si vous avez bien lu). Évidemment il ne s’agit du Graal version chrétienne (la coupe qui a recueilli le sang du Christ), ni de sa version alternative « hérétique » (le sang royal, la descendance de Jésus)… c’est là un objet magique qui résulte de l’assemblage de quatre artefacts légendaires.

Bref, les amateurs de fantasy en auront pour leur argent. Mais aussi, et c’est aussi l’une des particularités de ces Épopées Avaloniennes, les amateurs de mythologie celte. Comme dans les tomes précédents, Sara profite de son intrigue pour nous faire découvrir divers aspects du celtisme, qu’il s’agisse de symbolique ou de l’épopée de ses figures mythiques ces apartés s’intègrent parfaitement au récit. Une entrée en la matière qui devrait combler les simples curieux et donner envie aux profanes d’aller plus avant dans la découverte de cet univers qui ne s’arrête pas à la légende arthurienne.

Vous l’aurez compris la quête d’Hérodias et de ses compagnons les mèneront à de nombreuses rencontres, à commencer par les seigneurs des différents royaumes qu’ils devront rallier à leur cause. Des personnages au caractère tranché, chacun ayant sa propre personnalité ; je reconnais avoir eu un faible pour le seigneur nain, Matol’ch, son côté bon vivant y est sans doute pour beaucoup.

Mais nos aventuriers feront aussi d’autres rencontres capitales au cours de leur périple, notamment les sœurs jumelles Ava et Karma, des espionnes elfes qui sillonnent le royaume des fées et détiennent donc des informations qui pourraient s’avérer précieuses pour la suite des événements.

Ai-je besoin de préciser que ce chapitre final fait la part belle à l’action ? Les batailles se succèdent et vont crescendo au fur et à mesure que notre fine équipe s’approche du but. Ça bastonne dur, le fer se croise, la magie fuse… jusqu’à une grande bataille finale franchement épique !

Après sa trilogie érotique (mais pas que…) Publicité Pour Adultes, Sara Greem réussit brillamment son entrée dans la fantasy. Un genre dans lequel elle semble avoir trouvé ses marques puisque mon petit doigt me murmure qu’elle pourrait bien y revenir avec une nouvelle source d’inspiration.

Je terminerai en tirant mon chapeau à Anne-Eléonor Olivier, la graphiste, qui a superbement illustré les couvertures de cette trilogie.

MON VERDICT

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Publié par le 13 septembre 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Sara Greem – Hérodias & Le Porteur De Lumière

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Hérodias & Le Porteur De Lumière

Titre : Hérodias & Le Porteur De Lumière
Série : Epopées Avaloniennes – Tome 2
Auteur : Sara Greem
Éditeur : Éditions du 38
Parution : 2018
Origine : France
404 pages

De quoi ça cause ?

Afin de sauver Avalon, Hérodias (accompagnée de son fidèle Hermès), Adalrik, Goulven et le moine Cadoc doivent rejoindre la cité d’Ys afin de convaincre la princesse Dahud de leur ouvrir la porte du royaume des fées.

Pour Hérodias, accéder au royaume des fées est aussi l’unique moyen de retrouver et de sauver son aimé, le seigneur Kai, prisonnier de la magie d’Azgor, mais, elle est en convaincue, vivant.

Un voyage périlleux compte tenu des hordes de chrétiens belliqueux qui envahissent le continent. Mais d’autres dangers, encore insoupçonnés, guettent nos quatre (et demi avec le corbeau) aventuriers…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que j’ai beaucoup aimé le premier opus de ces Epopées Avaloniennes proposées par Sara Greem. Il est donc tout à fait normal que je sois impatient de retrouver Hérodias et ses compagnons.

Ma chronique

Si le premier volume de ces Epopées Avaloniennes se déroulait exclusivement sur l’ile d’Avalon et ses environs, il en va autrement avec sa suite. En effet, dès le premier chapitre Hérodias et ses compagnons vont devoir quitter l’ile pour un périple qui les mènera plus loin dans le continent (sur les terres du Seigneur Mordred) afin de gagner une autre île mythique de la tradition celtique (surtout bretonne), Ys.

La première étape de leur va donc mener notre fine équipe sur les terres de Mordred, le jumeau maudit de Goulven, celui dont Avalon se défend de prononcer le nom depuis qu’il a tué le roi Arthur, son père. L’occasion pour Sara Greem de nous proposer une version alternative du mythe afin de coller à son propre récit. Après tout quel mal y’a-t-il à détourner une fiction au bénéfice d’une autre fiction ?

De là, embarquement immédiat (ou presque, leur bref séjour chez Mordred ne fut pas de tout repos) pour la cité d’Ys où se déroulera la majeure partie du récit. Une île sur laquelle règne le roi Gradlon, bien que converti à la religion du Dieu unique, il n’impose pas sa foi à son peuple. Ce qui permet à sa fille, la princesse Dahud, de perpétuer les croyances d’Avalon… en apparence du moins.

J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver Hérodias, Adalrik, Goulven et même Cadoc… Pardon ? Côa ? Ah oui, bon sang, mais c’est bien sûr ! J’allais oublier ce brave Hermès. Sorry l’emplumé, l’injustice est réparée. Si ton ramage se rapporte à ton plumage… Côa encore ? Ah, Ok, on ne te la fait pas. Au temps pour moi.

Mais il n’y a pas que de belles retrouvailles au menu, Hérodias et ses compagnons auront la désagréable surprise de découvrir que non surement l’abject Gwénolé les a précédés sur Ys, mais qu’il a en plus su gagner la confiance du roi Gradlon.

Si dans le précédent opus tous les chrétiens semblaient se réunir sous la bannière de Gwenolé, on découvre ici qu’il y en a qui n’apprécient guère ses méthodes, mais le craignent trop pour oser s’opposer à lui. Certains moines pourraient même s’avérer fort sympathiques, si, si c’est possible !

J’ai déjà eu l’occasion de mentionner quelques nouveaux acteurs majeurs de ce second opus, difficile de passer sous silence le fameux « Porteur de Lumière » dont il est question dans le titre, le comte Luigi Siferio. Inutile d’être un latiniste distingué ou théologien avisé pour deviner la véritable identité de celui qui se cache sous ce titre et ce nom.

Au fil de son récit, l’auteure intègre des explications sur la mythologie celte, que ce soit à travers ses personnages ou ses traditions. Explications qui se fondent naturellement dans le récit sans jamais nuire au rythme de l’intrigue (il faut dire aussi que c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup… sans doute mes lointaines origines bretonnes qui se rappellent à moi). Pour ma part je trouve que le mélange des genres (fiction 100% imaginaire et mythologie) fonctionne impeccablement.

Il faut dire aussi que niveau rythme on est servi. Ca bastonne dur au fil des pages, quand les personnages ne croisent pas le fer, c’est la magie qui prend le relai et, soyons fous, parfois nous avons même le droit à des combats mêlant les armes et la magie. On en prend plein les mirettes, et on en redemande !

Est-il besoin de vous dire que j’attends avec impatience le troisième et dernier (?) tome de ces Epopées Avaloniennes ? L’occasion de découvrir enfin le mystérieux royaume des fées et de lever le voile sur toutes les questions demeurant encore sans réponse (nous n’en apprenons guère plus sur les mages d’Azgor dans ce second opus, il faut dire que nos héros ont d’autres chats à fouetter et que certains seront parmi les plus coriaces).

MON VERDICT

 
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Publié par le 27 février 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Sara Greem – Hérodias & Le Guerrier Au Linceul

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S. Greem - Hérodias & le guerrier au linceul

Titre : Hérodias & Le Guerrier Au Linceul
Série : Epopées Avaloniennes – T01
Auteur : Sara Greem
Editeur : Éditions du 38
Parution : 2017
Origine : France
394 pages

De quoi ça cause ?

Hérodias aurait de quoi être la plus heureuse des novates d’Avalon, elle a en effet été choisie par la grande prêtresse Viviane afin d’être la prochaine promise du Dieu Cerf, Cernunnos. A l’issue de sa nuit de noces elle sera alors intronisée prêtresse d’Avalon et intégrera le prestigieux Conseil des Anciennes auprès de Viviane, Morgane et Dana.

Mais une menace plane sur les traditions celtes, sur le continent les chrétiens mènent une intense et brutale campagne de conversion à la religion du Dieu unique. Les rumeurs de leurs exactions sèment le doute chez les habitants de l’île d’Avalon. Enfin, les brumes magiques qui protègent Avalon semblent se dissiper inexorablement.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Sara Greem, en plus d’être une auteure que j’apprécie elle est une amie de coeur, donc je ne pouvais lui refuser cette chronique. Et puis je suis curieux de voir comment on passe de la littérature érotique à la fantasy / mythologie.

Et justement ça tombe bien, le monde celte m’a toujours attiré (peut-être un sursaut de mes origines bretonnes). Une passion qui a commencé avec la légende arthurienne avant de s’étendre à tout ce qui touche aux traditions celtiques.

Ma chronique

Sara Greem m’avait fort agréablement surpris avec sa très aboutie trilogie Publicité Pour Adultes, un récit érotique construit autour d’une réelle intrigue avec des personnages complexes plutôt que de se contenter d’une simple succession de scènes de cul. Du coup, dès que j’ai appris qu’elle se lançait dans une trilogie fantasy avec en toile de fond le monde Celte, j’ai eu le curiositomètre qui a grimpé à son maximum.

Forcément quand Sara m’a proposé de découvrir, en avant-première, le premier tome de ses Épopées Avaloniennes je n’ai pas hésité avant d’accepter et de bouleverser mon programme de lecture (malgré tout, du fait d’un emploi du temps professionnel particulièrement lourd, je n’ai pas réussi à rédiger cette chronique avant la publication du roman). Je commencerai donc par remercier du fond du coeur Sara pour son amitié et sa confiance renouvelée.

La transmission des us et coutumes des peuples celtes a été exclusivement orale, il est donc difficile aujourd’hui (surtout pour un profane comme moi) de faire le tri entre la réalité historique, la légende et les théories plus ou moins pertinentes entourant l’univers celtique.

Le cas de l’Avalon, théâtre du présent roman, illustre parfaitement cette difficulté. Il y a ceux qui clament haut et fort que cette île n’a jamais existé, elle ne serait donc qu’un lieu légendaire. Certains affirment toutefois que l’île existerait encore de nos jours et serait située soit au large des côtes bretonnes, soit au large du Royaume-Uni (avec, dans chacune des hypothèses, diverses localisations avancées). Pour d’autres l’île aurait tout simplement disparu, à l’instar de l’Atlantide. Et pour les plus rêveurs, Avalon serait, aujourd’hui encore, le berceau d’un savoir ancestral réservé à une poignée d’initiés et protégé par des brumes magiques.

Hérodias & Le Guerrier Au Linceul est bel et bien une oeuvre de fiction, mais une fiction qui repose sur certains faits historiques et sur d’autres faisant partie des légendes celtiques. Il me semble toutefois important de préciser qu’en matière de druidisme, Sara Greem sait de quoi elle parle, ayant elle-même été initiée à ce savoir.

Il serait peut-être temps d’entrer dans le vif du sujet et donc de partager avec vous mes impressions de lecture de ce roman, non ?

La première belle surprise est visuelle, je trouve que cette couv’ est superbe et donne bien le ton du récit qui va suivre. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup… France Gall, si tu me lis, je te salue et t’offre un paquet de sucettes à l’anis. Tout ça pour dire que, sans être essentiel, ça demeure une sympathique mise en bouche (non je ne parle pas des sucettes à l’anis d’Annie, mais de la couverture du bouquin… faut suivre, bon sang !).

Je craignais un début un peu poussif, le temps de planter le décor et le contexte. Sur ce second point, l’auteure nous livre un rapide rappel historique et le tour est joué. Pour le reste je me suis laissé embarquer dès les premières phrases, je me suis retrouvé en totale immersion dans le récit quasiment sans m’en rendre compte.

L’écriture est d’une extrême fluidité et résolument moderne, la lecture est donc aussi aisée qu’agréable, on vit au rythme des événements. Événements qui ne tarderont pas à gagner en intensité et iront crescendo jusqu’à la fin du roman.

Qui dit fantasy dit magie, et donc magie vous aurez. Une magie qui puise tout naturellement ses sources dans la mythologie celtique ; mais pas que… à la fin de ce tome nous ne savons pas grand-chose des mystérieux et maléfiques mages noirs d’Azgor, alliés des tyranniques chrétiens (fallait bien que je place une pique anticléricale).

J’ai beaucoup aimé le personnage d’Hérodias, partagée entre son attachement à sa foi et son envie de prendre les armes contre les chrétiens. J’ai aussi un faible pour son côté impertinent et rebelle, allez savoir pourquoi…

Le fameux Guerrier au Linceul est Kai, un seigneur chinois venu se venger des chrétiens. Un combattant hors pair d’un calme olympien (la zénitude incarnée) que Hérodias sauvera d’une mort annoncée. Un personnage entouré de nombreux non-dits.

Hérodias et les habitants d’Avalon pourront aussi compter sur le soutien d’Adalrik, un chef de guerre viking venu avec ses hommes prêter main-forte au peuple celte. Un combattant tout en muscle, un tantinet impétueux peut-être.

Un trio de choc issu de trois cultures différentes, mais uni pour combattre un ennemi commun. Les autres personnages ne sont pas en reste, tous bénéficient d’un soin particulier, je pense notamment à Lena la fidèle amie d’Hérodias, mais aussi à Hermès, un corbeau particulièrement futé qui va adopter Hérodias.

L’intrigue dose à merveille l’action (avec quelques scènes de batailles épiques), le quotidien des gens d’Avalon et même une histoire d’amour entre Hérodias et Kai. Amour impossible me direz-vous ? Allez donc savoir… Cerise sur le gâteau, le roman est ponctué de touches d’humour bienvenues pour faire baisser la tension.

Vous l’aurez compris j’ai adoré ce premier tome des Épopées Avaloniennes, il me tarde de découvrir la suite, beaucoup de questions restant sans réponse. Un second opus qui s’annonce d’ores et déjà magique, à plus d’un titre.

MON VERDICT

 
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Publié par le 15 novembre 2017 dans Bouquins

 

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Tête à tête (virtuel) avec Sara Greem

Publicité Pour Adultes
Tome 1
Tome 2
Tome 3

Bonjour Sara.
Merci d’avoir accepté ce tête à tête virtuel.

Merci à toi cher Lord de me donner l’opportunité de me confier.

Question rituelle pour commencer. Peux tu te présenter rapidement et nous expliquer comment t’es venue l’envie d’écrire ?

J’ai commencé par être une très grande lectrice et une traductrice assidue avant d’entamer le travail d’écriture. J’ai appris à lire à 5 ans les panneaux publicitaires avant de m’intéresser aux lettres classiques. J’ai traduit des textes en latin et grec ancien avant de m’atteler à la lecture d’un style particulier : la Fantasy. Puis à l’adolescence, « je suis tombée amoureuse » de Morten Harket, le chanteur du groupe A-HA (please ne riez pas…), et chaque lundi j’écrivais des histoires fantasques à son propos que je distribuais tous les vendredis aux copines. Voilà comment l’aventure commença…

Pourquoi avoir choisi de commencer par un genre méconnu ou mésestimé : l’érotisme ?

UN PARI !! J’ai écrit la trilogie « Publicité pour adultes » (qui au début se nommait la trilogie X//MARKS) car des amis m’ont lancé le fol pari d’écrire une romance érotique. Etant de nature très, mais très têtue, j’ai relevé le challenge ! Mais à certaines conditions…

Je le répète souvent au fil de mes chroniques : Publicité Pour Adultes est un roman érotique mais pas que et bien plus que ça ; comment le définirais-tu si tu devais nous le vendre ici et maintenant ?

Je te remercie Lord…
Je définis la saga d’«  hybride » car elle traite divers sujets. Les amateurs de romance et d’érotisme peuvent le lire, mais il n’y a pas que ça. On me dit souvent que mon roman se présente comme un « cours de management romancé », car je décris ce qui pourrait se dérouler dans le monde de l’entreprise. Les jeunes cadres dynamiques l’apprécient grandement car j’explique les coups bas et les jeux de pouvoir entre les différents interlocuteurs. La trilogie est donc accessible à tout lecteur, à condition d’être très ouvert d’esprit, car les stupéfiants en choquent plus d’un. On me traite souvent de menteuse car la drogue n’existe pas en milieu d’entreprise. Je réponds toujours…Mais qu’en savez-vous ? Et moi-même en sais-je quelque chose ? Sans l’avoir vécu, il se pourrait bien…
J’ai tout de même la forte impression que la trilogie plaît davantage aux hommes…

Convaincre un éditeur de te suivre : promenade de santé ou parcours du combattant ?

Plutôt parcours du combattant car le milieu de l’édition est impitoyable. De plus, mes écrits interdits en ont arrêté plus d’un, malgré la forme qui a été très soignée durant de longues années.

Le milieu de la pub, tel que nous le décrit dans ton roman, réserve bien des surprises ; dirais-tu que c’est exagéré ou, au contraire, édulcoré par rapport à la réalité ?

C’est une excellente question… qu’en pensent les publards ? Je crois qu’ils me donneraient raison en spécifiant que certaines situations arrivent moins fréquemment. Mais elles existent bel et bien. Et même dans d’autres secteurs que celui de la publicité.

Publicité Pour Adultes peut se vanter d’avoir une vraie intrigue avec son lot de rebondissements, où trouves-tu ton inspiration et tes idées ?

Pour dire la vérité, je n’ai préparé aucun plan avant d’écrire la trilogie. Au départ, le pari n’impliquait qu’un seul livre. Puis j’ai remarqué que tout s’imbriquait et j’ai saisi l’occasion d’en écrire davantage. J’ai créé le concept des oursons en peluche car certaines sociétés offrent un cadre de travail « bisounours ». Or, le mot est protégé. J’ai regardé les peluches chez moi et j’ai éclaté de rire car j’allais leur donner le premier rôle. Je savais qu’il me fallait écrire sur un type pas forcément intéressant (Ian), une jeune femme coincée qui allait se révéler par la suite (Terry), une femme fatale, vénale et ambitieuse (Shirley), un déjanté de service (Jérôme), un salopard de première (dans ce cas il y en a deux, Conrad Russell et Rober Conival) et les copains sur qui on peut toujours compter (Paul et Patrick). L’inspiration a surgi selon mes humeurs du moment…
Je désirais créer un premier tome « léger et superficiel » afin de poser le cadre, et les deux derniers davantage axés sur la psychologie des personnages. Et hop ! L’inspiration est arrivée de manière très spontanée.

Comment se déroule une journée type quand tu écris ?

Tout se passe généralement le week-end ou lorsque je suis en vacances. Et là je vais passer pour une folle furieuse…mais tant pis puisque je ne veux pas faire semblant. Je me lève très, très tôt le matin. Soit je me rends au dojo pour m’y entraîner avec quelques autres fous du matin, ou je vais courir. Vers 7heures30, je rentre et je commence à nettoyer mon appartement après une bonne douche (suivie d’une douche écossaise). Je m’habille généralement en noir pour pouvoir écrire et je me fais une coupe guerrière (car il n’y a pas pire que les mèches qui viennent chatouiller le visage). Je précise que je ne peux absolument pas travailler dans un milieu sale et encombré. De plus, il faut que la pièce soit sombre (impossible d’écrire sur les terrasses en plein soleil). Le travail d’écriture commence donc avec un bol de chicorée (je ne bois jamais de café) et une peluche sur les genoux (c’est généralement la même : Doonalyen Targaryen). J’écris jusqu’à environ 14 heures puis je prends mon lunch et je pars à la sieste (comme les enfants). Après avoir dormi durant 2 ou 3 heures, je me lève et je me remets à écrire (toujours avec la même peluche sur les genoux).
Le soir venu, mon compagnon rentre du travail ou de ses activités et voyant mes yeux explosés et mon expression ahurie (car en levant la tête du PC, je ne sais plus ce qui est réel de ce qui est fictif), il me prépare à manger. Durant le week-end, étant une couche tard, je recommence à écrire aux alentours de minuit jusqu’à tard le matin. Je sais que mon rythme est vraiment « bizarre » mais j’y ai trouvé mon compte.

Quels sont tes projets (littéraires ou autres) pour l’avenir ?

Je souhaiterais créer les spin off de la trilogie. Des nouvelles de 100-150 pages sur chaque personnage secondaire mais important de la saga (Jérôme, Shirley, Paul, Patrick et…le père de Ian Riley). Mais afin de me changer les idées, je suis en train d’écrire une romance-historico- sensuelle, où il est question de prêtresses d’Avalon et d’un cavalier noir…

Quelles sont les références (auteurs ou romans) pour Sara, la lectrice ?

Mes premiers amours furent « Jocelyn » de Lamartine, « Salammbô » de Flaubert, « le Rouge et le Noir » de Stendhal pour ne citer que les principaux. Je suis une très grande fan des contes mythologiques gréco-romains, celtiques et vikings. D’où ma passion pour la Fantasy. J’ai dû lire une dizaine de fois « le seigneur des anneaux » de Tolkien, « les Neuf Princes d’Ambre » de R. Zelazny, les sagas d’ « Elric de Melnibonée, Hawkmoon, Corum, Erekosë et Van Bek » de M. Moorcock, « l’appel de Ctulhu » de HP Lovecraft ainsi que toutes ses oeuvres. La saga « Abarat » et « le voleur d’éternité » de C. Barker. Mais je m’inspire aussi des auteurs SF (principalement Philip K. Dick. D’ailleurs le personnage de Jérôme Dicker vous dit quelque chose ?) et pour finir R.R. Martin avec ses 5 tomes de « Game of Thrones » que j’ai lus et relus déjà deux fois. Puis il y a le grand Bret (Bret Easton Ellis) et ses écrits déjantés (mon maître absolu).
Parmi mes amis auteurs, voici mes références : Yéléna Cillis, Marina Ferrey, Nana Jam, Kay Saint-Georges, Emilie Perin, Jess Swann, Claire Delille, Erika Sauw, Julien Delhorne, Ena Fitzbel, Azel Bury, Gina Dimitri, Selma Bodwinger, Claire Casti di Rocco, Virginie Vanos, Michel Tessier, A.J. Orchidéa, Tony Vellone, Jeff Bergey et tant d’autres à venir que je découvre chaque semaine.

Comme j’ai coutume de le faire, je te laisse le mot de la fin.

Je souhaite tout d’abord te remercier, Lord Arsenik, de m’avoir chroniquée et d’avoir compris le message que je souhaitais faire passer. Je décris tout de même le monde du travail et toutes ses déviances en premier lieu, malgré le fait que les situations soient fictives. Puis, je remercie tous les lecteurs qui me donnent « ma chance » et les auteurs et poètes qui partagent mon quotidien. Enfin, je remercie particulièrement mon éditeur qui m’a donné la chance énorme d’être publiée, malgré le côté « interdit » de mes ouvrages. Et merci à la VIE et à tous ses magnifiques cadeaux ! Pourvu que cette aventure dure très longtemps !

 
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Publié par le 10 octobre 2016 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Sara Greem – Publicité Pour Adultes : Tome 3

S. Greem - Publicité Pour Adultes : Tome 3Aaah que voilà un bouquin que j’attendais, frétillant d’impatience, il me tardait en effet de connaître la suite et fin des aventures de Ian, Terry et leurs redoutables oursons en peluche de la pub ; Sara Greem comblera-t-elle toutes mes attentes ? Réponse tout de suite avec ma chronique de Publicité Pour Adultes : Tome 3.
Professionnellement l’avenir semble radieux pour l’agence X//MARKS, même le procès qui l’oppose à Russell & Buzz ne devrait pas mettre en péril la survie de l’agence. Paradoxalement, Ian et Terry ne doivent pas baisser la garde, la menace de Conrad Russell est plus présente que jamais dans leur esprit. Mais ils pourront compter sur le soutien indéfectible des ourson en peluche de la pub, de Paul et Eva et des parents de Ian…
J’ai déjà eu l’occasion de vous signaler, lors de mes précédentes chroniques, que cette trilogie était bien plus qu’une banale escapade érotique dans le monde de la pub ; on est bel est bien en présence d’une intrigue solide, pleine de surprises et d’une grande richesse. Cet ultime opus va encore plus loin en ce sens, l’érotisme est moins présent et beaucoup plus soft (mais pas trop… quand même !), même la stratégie marketing mise en place par Ian et ses oursons passe au second plan (la machine est rodée, vogue la galère) ; cette fois Sara nous propose une intrigue digne d’un thriller, et d’ailleurs le rythme imposé est nettement plus intense que dans les deux précédents opus, les ultimes chapitres devraient même mettre vos nerfs à rude épreuve.
Le voile se lèvera peu à peu sur toutes les questions restées en suspens, nul doute que certaines de ces révélations ne manqueront pas de vous surprendre. Quoiqu’il en soit les pièces du puzzle s’imbriquent avec naturel au fil des pages, consolidant ainsi une intrigue déjà parfaitement maîtrisée.
J’ai retrouvé les personnages comme s’il s’agissait d’une bande de potes perdus de vue depuis quelques mois, le plaisir est toujours intact, voire même encore plus intense. En effet j’ai apprécié de retrouver un Ian plus apaisé, déterminé à faire la paix avec lui même et avec son père (même si la route promet d’être longue et tout sauf tranquille). Déjà dans le tome précédent nous avions vu Terry gagner en assurance, la tendance se confirme et s’accentue même ici ; elle n’hésite plus à s’imposer et fait preuve d’une grande force face à l’adversité. Et bien entendu il y a les inévitables oursons en peluche de la pub, égaux à eux même (et parfois même encore plus trash qu’à l’accoutumée) pour notre plus grand plaisir (vous pouvez compter sur eux pour mettre de l’ambiance en toutes circonstances… et à faire front ensemble si l’on se prend à l’un d’eux).
De nouveaux personnages feront aussi leur apparition et seront appelés à jouer un rôle primordial dans le déroulement de l’intrigue, je pense notamment à Ronald, rencontré lors du mariage (et quel mariage d’anthologie !) de Shirley.
Si vous avez aimé les deux premiers opus, vous ne pourrez qu’adorer ce final en apothéose. Si vous ne connaissez pas cette série je vous invite à la découvrir au plus vite. Que les plus prudes ne se laissent pas intimider par l’étiquette érotique, il y a tellement plus à découvrir dans ce roman (ceci dit ça reste tout de même réservé à un public averti).
Encore merci à Sara pour sa confiance et sa persévérance. Je me doute bien que l’accouchement a parfois dû être difficile (les trois tomes représentent tout de même pas loin de 1400 pages), mais quel joli bébé à l’arrivée. J’espère sincèrement que Publicité Pour Adultes aura le droit à toute la reconnaissance qu’il mérite.

MON VERDICT
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Publié par le 27 septembre 2016 dans Bouquins

 

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