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Archives de Tag: Pygmalion

[BOUQUINS] C.J. Tudor – L’Homme Craie

AU MENU DU JOUR

CJ Tudor - L'homme craie

Titre : L’Homme Craie
Auteur : C.J. Tudor
Éditeur : Pygmalion (France) / Flammarion (Québec)
Parution : 2018
Origine : Angleterre
384 pages

De quoi ça cause ?

Anderbury, 1986. Cinq ados, amis inséparables, Eddie, Gros Gav, Hoppo, Mickey et Nicky, vont vivre quelques mois ponctués d’événements dramatiques qui vont les changer à jamais. Le fil rouge de ces drames, des bonshommes grossièrement dessinés à la craie.

Anderbury, 2016. A quelques jours d’intervalles reçoit une lettre anonyme contenant un dessin à la craie d’un pendu et un morceau de craie, ainsi qu’un appel de Mickey qui souhaite le rencontrer alors que ça fait des années qu’ils ne se parlent plus.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Incontestablement le déclencheur a été la couv’, à la fois so(m)bre et intrigante. Le pitch proposé en quatrième de couv’ s’annonçant prometteur, il n’en fallait pas plus pour que je craque.

Pourquoi ne pas l’avoir laissé prendre la poussière dans l’immensité de mon Stock à Lire Numérique (comme bon nombre de ses congénères injustement oubliés) ? C’est internet (blogosphère, Babelio, Facebook…) qui l’a boosté en pole position.

Ma chronique

En signant ce premier roman, un polar noir à souhait, l’auteure, CJ Tudor, semble s’être appuyée sur l’adage populaire qui affirme que « C’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe« . En effet, si le bouquin reste plutôt classique tant par son intrigue que par sa structure, il n’en est pas moins réussi, parfaitement abouti et redoutablement efficace.

Que demande le lecteur ? Un bouquin original raté ou plutôt un classique réussi ? Je ne sais pas pour vous, mais perso j’opte sans hésitation pour le second choix. Bon OK, dans l’idéal je pencherai pour un bouquin original ET réussi, mais à défaut un bouquin « juste » réussi me convient parfaitement (surtout après la déception ressentie à la lecture de Sleeping Beauties). A ce titre L’Homme Craie remplit pleinement sa mission.

Si CJ Tudor ne s’écarte guère des sentiers battus, ça n’empêche pas son intrigue d’être hautement addictive. On est happé dès les premières pages et la découverte d’un corps démembré auquel il manque la tête, ensuite plus moyen de lâcher le bouquin avant de connaître le fin mot de l’histoire. A chaque fois que je refermais le roman, je n’avais qu’une hâte, m’y remettre ! Mais bon faut bien manger et dormir de temps en temps (et accessoirement profiter d’un apéro).

L’histoire est écrite à la première personne, c’est Eddie qui nous fait partager ses souvenirs et son périple à la recherche de la vérité. Les chapitres, courts et percutants, alternent donc entre 1986 et 2016, on sent une réelle volonté de l’auteure d’aller à l’essentiel sans égarer le lecteur en digressions (inutiles ajouterai-je) de forme et de fond.

Le groupe d’ados qui se retrouve, des années plus tard, confronté au passé qui refait brusquement surface n’est sans doute pas sans vous rappeler Ça, le cultissime roman de Stephen King. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est totalement fortuit, l’auteure revendiquant le fait d’être une grande fan de Stephen King. Histoire de boucler la boucle, j’ajouterai que Stephen King a avoué avoir été impressionné par le roman de CJ Tudor.

Si l’auteure soigne son intrigue (qui vous réservera, je n’ai aucun doute là-dessus, quelques surprises de taille), elle ne néglige pas pour autant ses personnages. A commencer par notre fameux quintet adolescent, et plus tard, adulte ; chacun à sa propre personnalité et son parcours qui le rend unique. Les personnages secondaires bénéficient du même soin, selon le bon vouloir de l’auteure vous les trouverez sympathiques ou les prendrez en grippe.

Ce qu’il y a de frustrant dans le fait de rédiger la chronique d’un polar ou d’un thriller réussi c’est de devoir se retenir. On voudrait partager son enthousiasme sur des biens points, mais il faut savoir se refréner au risque d’en dire trop.

Aussi me contenterai-je dire que CJ Tudor répond à l’essentiel des questions soulevées au fil des chapitres, s’il reste quelques zones d’ombres non résolues, je ne pense qu’il s’agisse d’une négligence de l’auteure. Comme dans la vraie vie, on ne peut toujours avoir réponse à tout. Qui plus est en aucun cas ces absences de réponses ne nuisent à la compréhension de l’intrigue.

Un premier roman qui place la barre haut, et aussi un sacré tour de force pour CJ Tudor puisque son roman bénéficie d’une publication internationale quasi immédiate. Comme quoi les vieux dictons populaires ne disent pas toujours des conneries sans queue, ni tête…

MON VERDICT

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Publié par le 9 avril 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Naomi Novik – Déracinée

AU MENU DU JOUR

N. Novik - Déracinée
Titre : Déracinée
Auteur : Naomi Novik
Editeur : Pygmalion
Parution : 2017
Origine : USA (2015)
505 pages

De quoi ça cause ?

La vallée vit sous la protection du Dragon, un puissant sorcier qui habite dans une tour isolée. En contrepartie, tous les dix ans le Dragon choisit une jeune fille de 17 ans qui deviendra son apprentie.

Le jour du choix approche et pour tout le monde il ne fait aucun doute que l’élue sera la jeune et brillante Kasia. Agniezka, sa meilleure amie, maudit le sorcier qui va les séparer durant une décennie.

Mais quand le Dragon arrive, rien ne se passe comme prévu…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce qu’il a été l’heureux élu d’un Book Club que je fréquente assidûment.

Ma chronique

J’ai abordé ce roman avec un mélange de curiosité et d’appréhension, craignant une fantasy très orientée young adult, mais rassuré par son impressionnant palmarès (prix Nebula 2015, prix Locus 2016 et finaliste du prix Hugo pour ne citer qu’eux). Au final j’ai été plutôt agréablement surpris et je ne regrette pas de m’être laissé tenter.

Certes l’intrigue n’est pas aussi complexe que celle du Trône De Fer, mais elle tient la route et parvient à accrocher le lecteur (pas immédiatement pour ma part, mais dès la fin du premier chapitre, j’avais envie d’en savoir plus).

La fantasy médiévale pure et dure est parsemée d’éléments qui semblent issus du folklore d’Europe de l’Est. La magie y est omniprésente au point d’être la clé de voûte du récit, pour ma part ce choix de l’auteure ne m’a nullement dérangé.

Pour moi l’une des grandes forces du bouquin est son style narratif, l’auteure s’exprime à la première personne, nous faisant vivre l’intrigue par le vécu et le ressenti d’Agniezka. Et ladite Agniezka apparaît, de prime abord, comme l’antihéros par excellence.

Le second point fort du roman tient justement dans ses personnages et leurs relations. Au premier plan l’on retrouve bien entendu Agniezka et le Dragon, deux caractères diamétralement opposés qui vont pourtant devoir apprendre à se connaître et à cohabiter. Sans oublier Kasia, écartée pour un temps, mais qui reviendra sur le devant de la scène pour jouer un rôle essentiel dans le déroulement de l’intrigue.

Et bien entendu il y a le Bois, ce lieu maléfique qui corrompt tous les êtres vivants qui ont le malheur de l’approcher de trop près. Un Bois qui semble s’étendre inexorablement malgré les efforts du Dragon pour le contenir. Pour le combattre, nos héros vont devoir le comprendre, découvrir les sombres secrets qu’il cache encore.

Naomi Novik gère parfaitement le rythme de son intrigue, ça commence lentement puis ça gagne en intensité au fil des chapitres, pour terminer par des batailles épiques que tout amateur de fantasy attend avec impatience.

Je me suis lancé sans conviction, je quitte cette lecture agréablement surpris. Après tout c’est bien la finalité d’un Book Club de nous pousser à sortir de notre zone de confort et se laisser par des titres que nous n’aurions sans doute pas lus de notre propre chef. Mission accomplie donc, au point que je me demande si je ne vais m’intéresser à la saga Téméraire, de la même auteure.

MON VERDICT

 
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Publié par le 26 décembre 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] George R.R. Martin – L’Œuf De Dragon

GRR Martin - L'Oeuf De DragonUn peu de fantasy histoire de varier les plaisirs, et retour à Westeros afin de patienter en attendant le cinquième opus de l’intégrale du Trône De Fer ; je pourrais lire les tomes 13 à 15 de la saga vu qu’ils squattent mon Stock à Lire Numérique mais ayant les quatre premiers volumes de l’intégrale en version papier je compte bien continuer sur ma lancée. Je me suis donc plongé dans L’Oeuf De Dragon, la troisième aventure de Dunk et l’Oeuf, avec, bien entendu, George R.R. Martin aux commandes.
En route pour Winterfell, le chevalier errant, Dunk, et son écuyer, l’Oeuf, apprennent qu’un tournoi est organisé à Murs-Blancs à l’occasion des noces de Lord Beurpuits. Dunk y voit un bon moyen de renflouer leurs caisses, il est loin de se douter que, sous couvert des noces, se fomentent un complot de grande envergure…
Comme les deux précédentes nouvelles celle-ci s’inscrit d’avantage dans le registre des récits de chevalerie que de la fantasy pure et dure ; n’espérez pas croiser de magie ou de créatures fantastiques.
Il n’est sans doute pas indispensable d’avoir lu les Préludes Au Trône De Fer avant de se lancer dans L’Oeuf De Dragon mais ça apporte tout de même une certaine valeur ajoutée (pour ma part je me suis rafraîchit la mémoire sur le site de La Garde De Nuit).
On retrouve avec plaisir les personnages de Dunk et l’Oeuf, son royal écuyer, quelques mois après leur départ de Froides-Douves. De (très) nombreux personnages secondaires les accompagneront au long de leur séjour à Murs-Blancs ; au départ on a un peu de mal à recadrer les différents intervenants mais peu à peu on finit par s’y faire.
Pour faire simple on peut considérer que le récit se divise en trois parties. On commence par une mise en bouche avec l’arrivée à la Noce et le festin qui va de pair. Ensuite on suit le déroulement du tournoi dont le vainqueur se verra remettre un oeuf de dragon. Enfin c’est au cours du tournoi que l’on découvre le véritable enjeu de ces Noces.
Les adeptes du Trône De Fer ne seront pas dépaysés (même is la présente intrigue est beaucoup moins dense comme vous pouvez le supposer), on retrouve le jeu des alliances et contre-alliances cher à George R.R. Martin. De l’action, de la diplomatie et une once de trahison, le trio de choc peut frapper de nouveau. Même le temps d’une nouvelle de moins de 200 pages l’auteur nous offre une intrigue pleine de surprise et d’une incroyable richesse.
Un bémol ? Oui, le prix. Presque 16 € pour la version papier et 12 € en numérique ça fait quand même cher au kilo. Surtout pour une nouvelle publiée en 2010 en VO.
Dunk et l’Oeuf sont appelés à revenir au moins le temps de deux nouvelles supplémentaires qui les mèneront à Winterfell, au service des Stark contre l’invasion Greyjoy. Mais pour le moment c’est tout ce que je peux vous dire étant donné qu’elles n’existent qu’en l’état de projet. Seule certitude (et encore) ces deux nouvelles devraient être publiées avant la sortie du sixième opus de la saga (lequel sixième opus commence sérieusement à se faire désirer).

 
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Publié par le 17 juillet 2014 dans Bouquins

 

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