[MUSIC] Tagada Jones – Hellfest 2017

Point de lapin tueur de chasseur ce matin, juste un programme radio un peu pourri et pas grand chose de mieux à la téloche (voire pire). Du coup on décide de basculer sur l’option Youtube de la TV, à la base pour visionner la reprise de Dieu m’a donné la foi par Julien Doré (hmouias c’est vachement bof… mais vous connaissez mon amour pour les bondieuseries en tout genre).

Je ne sais pas trop via quel algorithme Youtube enchaîne les vidéos mais il n’en reste pas moins que leur playlist a été excellente. Pour rester dans le domaine français nous avons eu le droit à HF Thiefaine, Téléphone, Matmatah, Johnny, Indochine, Shaka Ponk, Trust… Avec quelques interludes anglosaxons vachement appréciables (Eagles, Pink Floyd, Toto, …).

Je peux clairement affirmer que mon plus gros coup de cœur de cette programmation alternative fut le titre Mort Aux Cons de Tagada Jones… Putain ça existe encore de nos jours les groupes français qui osent le punk rock metal !?

Les paroles engagées vont droit au cœur, le rythme musclé vrille nos vieilles cannes et nous remue les tripes. Cerise sur le gâteau, il sait y faire pour déchaîner son public dans des pogos endiablés. C’est trop bon !!!

Le morceau était extrait d’un live au Hellfest 2017, depuis j’ai téléchargé, via une plateforme musicale bien connue des amateurs, l’ensemble de la prestation du groupe (15 titres qui envoient du pâté basque !) et les deux derniers albums… c’est juste un régal à écouter et ça me rajeunit de 20 ans… mais j’assume !

[MUSIC] Black Sabbath – 13

Black Sabbath - 13Décidément l’année 2013 semble être placée sous le signe des grands retours musicaux, après le retour gagnant de David Bowie et celui plus mitigé de Deep Purple c’est au tour de Black Sabbath de sortir des oubliettes, et pas n’importe quel Black Sabbath (voir les explications plus bas), LE Black Sabbath des débuts (ou presque… le batteur, Bill Ward a, pour d’obscures raisons, été remplacé par Brad Wilk de Rage Against The Machine). Du haut de ses 45 ans Wilk fait un peu jeune aux côtés d’Ozzy Osbourne (64 ans) au chant, Tony Iommy (65 ans) et Geezer Butler (63 ans) à la basse.
Un peu d’histoire avant d’entrer dans le vif du sujet, Black Sabbath est considéré comme l’un des pères fondateurs du Metal (ou plus exactement du Heavy Rock, précurseur moins agressif du Metal pur et dur), formé en 1968 à Birmingham, le groupe sort son premier album (Black Sabbath) et impose immédiatement son style ; entre 1970 et 1978 il sortira huit albums (dont certains des pièces majeures du genre) avant d’imploser en 1979 (départ d’Ozzy Osbourne). Si le nom Black Sabbath est resté la formation connaitra pas mal de chamboulements entre 1980 et 1995 (seul Tony Iommi restera indéboulonnable mais verra passer huit chanteurs, cinq bassistes et huit batteurs) et sortira dix albums trés inégaux. Officiellement le groupe d’origine s’est reformé en 2011 mais Bill Ward refuse de participer à l’album, contestant son contrat, il est donc remplacé par Brad Wilk et c’est donc en 2013, trente cinq après Never Say Die, le dernier album du Black Sabbath « historique », que le groupe nous offre son dix neuvième album, 13 (cherchez pas à comprendre le titre, j’ai tourné et retourné la question sans trouver de réponse).
Produit par Rick Rubin l’album propose onze titres (dans sa version Deluxe, huit en édition standard), grosso modo l’idée imposée par le producteur était de s’imaginer en 1970, le premier album dépasse toutes les espérances du groupe, le public en redemande il faut le satisfaire, innover tout en restant fidèle à la griffe Black Sabbath. Un retour aux sources en quelque sorte, un pari risqué mais, autant vous le dire d’office réussi haut la main.
Je passe sur le visuel, la jaquette attire le regard mais sans plus, j’aurai presque passé mon chemin mais le nom du groupe a toutefois retenu mon attention, découvrir que c’est le « vrai » Black Sabbath aura suffi à me convaincre. On mets la galette dans le lecteur, on monte le son, on appuye sur la touche Play et on attend, fébrile, inquiet…
L’album s’ouvre sur End Of The Beginning, une longue intro musicale, un son lent et lourd, un court chanté par Ozzy Osbourne et on passe aux choses sérieuses avec un son et un rythme nettement plus emmenés. Effectivement on est clairement dans un retour aux sources du Heavy Rock, suivra le single God Is Dead qui a servi de promo au lancement de l’album, pas forcément le meilleur titre de l’album mais incontestablement celui qui nous reste à l’esprit. Les titres s’enchainent sans fausse note pour notre plus grand plaisir, il y en aura toujours qui regretteront la non participation de Bill Ward mais on ne peut pas dire que le groupe lui ait claqué la porte au nez, c’est lui qui a choisi de s’exclure du projet (il doit s’en mordre les couilles aujourd’hui).
Onze titres et plus d’une heure de bonheur (à condition d’aimer le genre cela va de soi), pas besoin de sortir de Maths Sup pour comprendre que les titres proposés sont relativement longs, plus de six minutes en moyenne, la palme revenant à God Is Dead qui flirte avec les 9 minutes.