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Archives de Tag: Littérature française

[BOUQUINS] François-Xavier Dillard – Réveille-Toi !

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F.X. Dillard - Réveille-Toi !
Titre : Réveille-Toi !
Auteur : François-Xavier Dillard
Éditeur : Belfond
Parution : 2018
Origine : France
368 pages

De quoi ça cause ?

Compte tenu de la complexité de l’intrigue, je préfère vous donner la quatrième de couv’ plutôt que de me risquer à une présentation personnalisée :

« Basile Caplain est un greffé du coeur qui vit reclus, sans travail ni perspective. Sa seule obsession : dormir le moins possible, car ses nuits sont peuplées de cauchemars. Son unique ami, Ali, le gérant d’une station-service, est passionné par les faits divers. Un soir, ce dernier lui parle du meurtre barbare d’une jeune femme. Or, ce crime atroce, c’est exactement le rêve que Basile a fait deux jours plus tôt…

Paul est un paraplégique de dix-huit ans, génie de l’informatique, qui développe pour la police scientifique un programme baptisé Nostradamus – un algorithme révolutionnaire devant permettre de réaliser des portraits-robots hyperréalistes des criminels présumés.

Alors que des meurtres sauvages sont perpétrés à Paris, la police judiciaire met sur le coup son meilleur atout : le Dr Nicolas Flair, psychiatre mentaliste, qui a déjà résolu de nombreuses affaires.

Lorsque les chemins de ces trois protagonistes se croiseront, l’Inconscient, la Science et la Psychiatrie vont devoir collaborer pour essayer d’arrêter le pire des monstres… »

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Cela faisait déjà quelque temps que je me promettais de découvrir l’univers littéraire de François-Xavier Dillard. Ses romans étant indépendants et ne faisant appel à aucun personnage récurrent, pourquoi ne pas commencer par son petit dernier ?

Cerise sur le gâteau, je trouve la couv’ très bien foutue.

Ma chronique

En refermant ce bouquin je me suis maudis d’avoir autant attendu avant de me résoudre à découvrir l’univers littéraire de François-Xavier Dillard ; le gars envoie du lourd et il le fait bien. On est clairement dans le thriller haut de gamme (malgré quelques imperfections vite oubliées).

Si la quatrième de couverture est particulièrement prometteuse (juste ce qu’il faut pour attiser la curiosité du lecteur), elle ne fait pourtant qu’effleurer la densité de l’intrigue et la variété de ses acteurs. Il faut certes un peu de temps pour bien situer le rôle de chacun des personnages et leurs relations (bon j’vous rassure, ce n’est pas non plus Le Trône De Fer), mais une fois que vous l’aurez assimilé la suite de la lecture sera d’une grande fluidité. Il faut dire que l’auteur sait y faire pour rendre son intrigue particulièrement addictive.

N’allez surtout pas imaginer que Réveille-Toi ! n’est qu’une énième histoire de serial-killer, non seulement l’intrigue se démarque clairement de la « concurrence », mais elle est surtout multidirectionnelle (on comprend rapidement que deux aspects de l’histoire ne sont pas l’oeuvre d’une seule et même personne) et multidimensionnelle.

S’il est vrai que la police bénéficie aujourd’hui d’outils (et d’algorithmes) particulièrement évolués pour lier différentes scènes de crimes et éventuellement les rattacher à un criminel ; on est toutefois bien loin de la puissance de traitement du logiciel Nostradamus mis à l’épreuve dans ce roman. Un outil qui a de quoi faire baver d’envie bien des enquêteurs !

Nostradamus n’est pas le seul élément fantastique/anticipation de l’intrigue, mais ils s’intègrent parfaitement au récit, tant et si bien que l’on les accepte comme des acquits.

François-Xavier Dillard apporte beaucoup de soin à ses personnages, outre le trio (déjà atypique) cité en quatrième de couverture, il y a bien d’autres acteurs majeurs dans cette intrigue ; je citerai en vrac : Clara, membre de la police scientifique qui travaille avec Paul, Dubois et Michaud, les flics de terrain, Axelle, une victime séquestrée par un pervers et pourquoi pas Ram, le chien de Paul (désolé, j’adore les bassets hound)…

C’est volontairement que je ne m’attarderai pas sur l’intrigue à proprement parler, plutôt que de prendre le risque d’en dire trop par excès d’enthousiasme, je préfère laisser entier le plaisir de la découverte aux futurs lecteurs. Je me permets toutefois de vous rappeler qu’il s’agit d’un thriller, ne vous étonnez donc pas si certaines scènes sont violentes et / ou gore ; sachez simplement que François-Xavier Dillard ne fait pas dans la surenchère gratuite, la violence est mise au service de son intrigue.

J’ai signalé au début de cette chronique que le roman n’était pas exempt de défauts, même si globalement ils ne gâchent pas le plaisir de la lecture. J’ai en effet trouvé certains aspects de l’intrigue prévisibles(notamment l’identité du tueur en série qui s’est imposée comme une évidence), par la suite, par effet boule de neige, on découvre (ou à tout le moins on suppose) d’autres éléments avant qu’ils ne nous soient révélés.

Il n’en reste pas moins que j’ai passé un excellent moment en compagnie de ce bouquin, une découverte qui me donne envie d’aller plus loin dans l’univers de François-Xavier Dillard.

MON VERDICT

La minute du râleur maniaco-obsessionnel…

Certains chapitres renvoient à des flashbacks, l’apparence de la première page est alors du genre : le n° de chapitre, la date de l’action et enfin le texte. Je suppose en tout cas que c’est comme ça qu’ils se présentent dans la version papier du roman.

Pourquoi, dans la version numérique, la diviser en deux pages ? La première contenant uniquement le n° du chapitre, la suivante la date de l’action et le texte. Il est parfaitement possible (et facile), en alternant les classes, de tout faire tenir sur une seule page ; la preuve en image :

Ca m’a pris moins de 10 minutes et je suis loin d’être un professionnel du numérique !

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Publié par le 30 juillet 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Romain Puértolas – Les Nouvelles Aventures Du Fakir Au Pays D’IKEA

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R. Puértolas - Les Nouvelles Aventures Du Fakir...

Titre : Les Nouvelles Aventures Du Fakir au Pays D’Ikea
Auteur : Romain Puértolas
Éditeur : Le Dilettante
Parution : 2018
Origine : France
283 pages

De quoi ça cause ?

Aja, le modeste fakir devenu riche grâce au récit de son périple hors norme, jouit pleinement des joies que lui offre sa fortune et de sa vie en couple. Jusqu’au jour où il réalise qu’il a perdu son âme d’aventurier, vendue au nom de sa petite vie pépère.

Pour y remédier, il décide de se rendre en Suède afin de rencontrer Monsieur IKEA et lui demander de lui fabriquer un lit à clou, modèle KISIFROTSIPIK, dont la fabrication a été arrêtée, le produit ayant été dangereux pour le consommateur (la bonne blague !).

En route vers un nouveau périple riche en rebondissements…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Après la lecture (aussi éprouvante que réjouissante) de Maudite !, j’avais besoin d’une bouffée d’oxygène avant d’enchaîner sur un nouveau thriller. Le roman de Romain Puértolas, et ses retrouvailles inattendues avec un fakir que j’avais beaucoup aimé m’a semblé parfaitement indiqué pour décompresser.

La couv’ façon « pull moche de Noël » a fini de me convaincre que c’était exactement ce qu’il me fallait…

Ma chronique

Je ne pensais pas que j’aurais l’occasion de croiser à nouveau le chemin de ce brave Ajatashatru Lavash Patel (Aja pour les intimes… et pour faire simple), fakir de son état qui nous a régalé d’un extraordinaire voyage dans une armoire IKEA. Quelle bonne surprise de le retrouver pour un nouveau périple que l’on peut supposer aussi extraordinaire et divertissant que le précédent.

Si vous n’avez pas aimé le précédent voyage du fakir, je doute fort que celui-ci trouve grâce à vos yeux. A contrario, si, comme moi, vous avez apprécié cette première escapade loufoque (voire burlesque), vous devriez vous régaler en lisant ce second opus. On y retrouve en effet tous les ingrédients qui ont fait le succès du premier.

Le récit multiplie les situations hautement improbables, mais ô combien divertissantes, les jeux de mots parfois foireux, mais toujours poilants et les références pour le moins décalées (qui eut cru que Céline Dion ou Alain Souchon seraient un jour qualifiés de « grands philosophes » ?)… un vrai plaisir pour les zygomatiques ! De même vous y retrouverez certains personnages déjà croisés dans le précédent roman, mais aussi une belle brochette de nouveaux venus qui ne dénotent pas dans le paysage du fakir.

Certes l’effet de surprise est moindre, mais je peux vous assurer toutefois que ce nouveau voyage ne manquera pas de vous étonner. C’est notamment l’occasion de découvrir le dur apprentissage du fakirat (cherchez pas, ça n’existe pas) que le jeune Aja a dû subir sous la tutelle d’un maître dont les méthodes et les agissements sont pour le moins douteux (pour rester poli… et surtout ne pas trop en révéler sur l’histoire).

Sous couvert d’humour Romain Puértolas en profite aussi pour égratigner, sans méchanceté, mais sans condescendance non plus, certains travers de notre société (sans parler des dérives de certains individus). Il le fait subtilement, sans chercher à créer la polémique ; parfois pointer du doigt un détail qui dérange vaut tous les longs discours de politique politicienne. Plutôt que de perdre du temps à maugréer après le bavard qui s’écoute parler, on réfléchit plus sereinement à certaines questions.

Comme à l’accoutumée l’auteur se prête à un humour tout en finesse, pas forcément toujours raffiné, mais jamais vulgaire, et surtout sans langue de bois.

J’ai apprécié ce second voyage en compagnie de ce fakir qui ne manquera jamais de nous surprendre, tout comme j’ai aimé cette plume qui sait nous divertir avec brio et intelligence, mais aussi avec beaucoup d’humanité.

Je terminerai cette chronique en vous laissant méditer sur l’incompréhension d’Aja quand il découvre que IKEA ne fabrique plus son fameux lit de fakir, le produit ayant été jugé dangereux pour le consommateur :

« Le KISIFRØTSIPIK en petit pin suédois, avec des clous en acier inoxydable, hauteur réglable, en trois coloris avait disparu du catalogue de la célèbre marque de meubles en kit scandinave pour la simple et bonne raison qu’il blessait les gens ! C’était aussi stupide que si Smith & Wesson adressait aujourd’hui un communiqué à tous ses clients pour qu’ils rendent leurs armes au prétexte qu’elles pouvaient tuer. »

Ah oui j’oubliais (mode Columbo), ne comptez pas trop sur ce bouquin pour parfaire votre connaissance ou découvrir les cultures hindoues et/ou suédoises ; vous seriez à même de commettre de gros impairs lors d’un prochain voyage dans ces lointaines contrées…

MON VERDICT

La minute du râleur maniaco-obsessionnel…

J’ai trouvé bizarre (pour ne pas dire plus) le découpage du livre numérique, les différentes parties d’un même chapitre faisant l’objet de pages distinctes (chaque partie correspondant à un fichier html constituant l’epub) plutôt que de se suivre, séparées soit par un saut de ligne, soit par un séparateur quelconque.

Je ne sais pas s’il en est de même avec la version papier (j’en doute fort), le fait est que j’ai fini par retravailler la structure du bouquin en séparant les parties d’un même chapitre par une étoile (*) afin de limiter ces sauts de page intempestifs.

Maniaquerie quand tu nous tiens…

 
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Publié par le 25 juillet 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Denis Zott – Maudite !

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D. Zott - Maudite !

Titre : Maudite !
Auteur : Denis Zott
Éditeur : Hugo
Parution : 2018
Origine : France
352 pages

De quoi ça cause ?

Marseille, le soir du classico OM-PSG. Un incendie ravage un appartement au dixième étage d’un immeuble qui fait face au Vélodrome. Quand les pompiers arrivent, ils sauvent des flammes une gamine, Luce, 16 ans, enceinte jusqu’aux yeux et pissant le sang.

Luce est agrippée à un sac rouge auquel elle semble tenir autant qu’à la prunelle de ses yeux. Dans le sac, la came de son mec, Tony, un supporter de l’OM de la pire engeance, interdit de stade, qui vient de la tabasser pour un penalty raté. Au passage c’est elle qui a foutu le feu à l’appart.

La came disparue va attiser bien des convoitises et foutre le feu à la cité phocéenne…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que ça fait déjà un moment qu’il titille ma curiosité, pourquoi ? Au départ c’est la couv’ qui avait attiré mon attention ; ensuite l’auteur, Denis Zott, est très actif sur FB, surtout quand il s’agit d’assurer la promotion de son bouquin. Faut croire qu’il est plutôt convaincant !

Ma chronique

Après un mois de Coupe du Monde et sans avoir regardé un seul match ni une seule émission consacrée à la chose, je frôlais l’overdose footbalistique. Ras le foot ! Rien à foot ! Respiiire, zeeen, voilà c’est fini.

Apaisé, je me saisis de Maudite !, le roman de Denis Zott, rien de tel qu’un bon thriller pour se changer les idées. Aaargh… Rhâââ !!! (cri d’effroi mêlé d’un long râle apoplectique). Le bouquin en question s’ouvre sur un match de foot, et un match de l’OM en plus… Nooon !!! Il a fallu que je prenne sur moi pour ne pas renvoyer cette lecture aux calendes grecques (et accessoirement sauter à pieds joints sur la liseuse). Et grand bien m’en a pris, car ce fut un moment hautement jouissif.

Vous êtes-vous déjà posé cette question : est-il possible d’adorer un bouquin tout en détestant quasiment tous ses personnages ? Vous avez 4 heures… Pour ma part c’est exactement ce que j’ai ressenti à la lecture de Maudite !. Un sacré concentré de têtes à claques (et plus si affinités).

Commençons par Luce puisqu’elle est le personnage central de l’histoire. Compliquée la fille… Parfois on se prend d’empathie pour elle et quelques pages plus tard elle fait une connerie énooorme qui nous donne envie de la baffer.

Au moins avec son mec, Tony, c’est plus facile : un connard fini ! C’est simple le gars n’a rien qui plaide en sa faveur ; je n’avais qu’une envie : le voir crever… et de préférence de mort lente et douloureuse. Mais c’est qu’il est coriace ce sale cafard. Ai-je obtenu satisfaction ? Vous le saurez en lisant le bouquin, pas de raison qu’il n’y ait que moi à m’arracher les cheveux et me ronger les sangs dans l’attente de l’éventuel instant T.

Et puis il y a Canari, un flic de la BAC, tellement ripoux, amoral et pervers qu’il en deviendrait presque sympathique… presque ! Ça reste une sacrée enflure.

J’arrête là, mais vous croiserez plein d’autres personnages tout aussi sympathiques. Pour tout vous dire le seul que j’ai vraiment apprécié est Costa. Et pourtant ce n’est pas vraiment un ange (même si Luce l’appelle « mon ange »), un caïd du milieu, assassin et trafiquant de drogue… le gendre idéal ! Bon allez on va aussi donner un bon point à Yasmina, l’infirmière qui s’occupera de Luce, même si elle ne brille pas franchement par son intelligence.

Âmes sensibles s’abstenir… Ça défouraille grave et ça envoie du lourd de la première à la dernière page. Pas le temps de souffler, le rythme imposé est digne d’une Kalachnikov entre les mains d’un Spetsnaz. C’est violent, c’est glauque, mais surtout c’est écrit dans un style très visuel. On en prend plein les mirettes et même plein la gueule. À ce niveau ce n’est pas une claque ni un coup de poing, même pas un uppercut, plutôt une rafale d’uppercuts qui nous arrive dans la tronche.

Difficile de lâcher ce bouquin une fois qu’il vous a pris dans ses mailles, et ça va très vite ! À peine les premières pages tournées que l’on est déjà accro.

Je ne connais pas Marseille, mais je peux vous assurer que même si la ville est mise en avant dans ce bouquin, ce n’est pas franchement la version Guide du Routard qui est de mise. Même le 9-3 ressemble à un petit coin de paradis à côté de la cité phocéenne de Denis Zott (j’ai bien conscience que le trait est volontairement forcé, c’est aussi ce qui fait le charme du roman). Suivez le guide… mais préparez à un parcours du combattant plutôt qu’à un parcours de santé.

En conclusion j’ai adoré, non seulement je ne peux pas faire autrement que de lui attribuer la note maximale, mais impossible de ne pas lui accorder un coup double (coup de coeur / coup de poing) amplement mérité.

MON VERDICT
Coup double

 
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Publié par le 20 juillet 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Samuel Sutra – La Femme A La Mort

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S. Sutra - La Femme A La Mort

Titre : La Femme A La Mort
Auteur : Samuel Sutra
Éditeur : Sirius, réédition Flamant Noir
Parution : 2012, réédité en 2018
Origine : France
198 pages

De quoi ça cause ?

2012. La Rochelle. Par une nuit pluvieuse, un coup de feu retentit dans une chambre d’hôtel. À son arrivée la police trouve le corps d’une jeune femme russe dans une chambre fermée, aucun doute possible, ils sont face à un suicide.
Sauf que la thèse officielle dérange le commissaire Verdier sans toutefois être en mesure de la dénoncer. À quelques mois de sa retraite, il voudrait être sûr de n’avoir rien négligé avant son départ. C’est pour cela qu’il fait appel à Stan, un ex-flic devenu « consultant », mais aussi et surtout un ami de longue date en qui il a toute confiance.

Il faut dire que, sous la pression de l’ambassade de Russie, l’expertise médico-légale a été des plus expéditive et le corps immédiatement rapatrié à Moscou.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que ce sont Flamant Noir et Samuel Sutra, un éditeur et un auteur que j’apprécie grandement.

Le fait qu’il s’agisse d’une réédition ne me dérange pas, au contraire c’est toujours sympa de découvrir les débuts littéraires d’un auteur. En l’occurrence La Femme A La Mort est son second roman, mais sa première incursion dans le polar « sérieux » (il avait déjà signé, un an plus tôt, le premier volet de sa série Tonton, des polars beaucoup plus légers, voire franchement décalés).

Ma chronique

Je remercie les éditions Flamant Noir (et tout particulièrement Nathalie) et NetGalley d’avoir accepté de me faire parvenir ce roman en vue d’une chronique sur ce modeste blog.

Il est parfois délicat de découvrir les premiers romans d’un auteur alors que l’on connaît déjà ses titres les plus récents ; comparer l’ancien et le nouveau serait faire abstraction des bénéfices tirés de l’expérience. À ce titre Samuel Sutra m’a bluffé, si on ne m’avait pas dit que ce roman était une réédition je ne m’en serai pas aperçu ; on retrouve la même aisance et la même fluidité aussi bien dans le style que dans le déroulé de l’intrigue. Une maîtrise qui ne s’est jamais démentie par la suite, et je lui souhaite que cela dure jusqu’à ce qu’il décide de ranger définitivement sa plume (on n’est pas pressé, prends ton temps).

C’est le troisième roman que je lis de cet auteur, non seulement il peut se targuer joli sans faute, mais en plus il se renouvelle à chaque fois. Tout en restant dans le polar, plus ou moins noir, ses thématiques ne sont jamais les mêmes, ses personnages sont loin des archétypes du genre et ses intrigues totalement maîtrisées.

Présentement Samuel Sutra nous place face à un grand classique de la littérature policière : le mystère de la chambre close. Une énigme, dont les origines restent incertaines, mais qui doit beaucoup à G.K. Chesterton et qui a inspiré de nombreux grands noms de la littérature policière (en vrac et de façon non exhaustive je peux citer : Arthur Conan Doyle, Agatha Christie, Ellery Queen, Gaston Leroux, John Dickson Carr…). La concurrence est rude !

Force est de reconnaître que Samuel Sutra a rondement mené son affaire de chambre close. Bien malin le lecteur (ou la lectrice, ne soyons pas sexiste) qui découvrira la clé de l’énigme avant qu’elle ne nous soit révélée. Pour ma part je n’ai rien vu venir, comme Stan j’ai découvert les détails troublants mettant à mal la thèse du suicide au fil de l’enquête. Même si après coup on a a envie de s’écrier « Bon sang, mais c’est bien sûr !« .

J’ai beaucoup aimé le personnage de Stan, un enquêteur qui n’hésite pas à franchir la ligne blanche pour faire valoir la vérité ; il faut dire qu’il peut compter sur l’aide de ses nombreuses relations (dont certaines pas franchement du genre fréquentable) et sur sa pugnacité face à l’adversité.

Un roman court qui va à l’essentiel sans pour autant être superficiel. Difficile de le lâcher une fois que vous l’aurez commencé. Les éléments s’enchaînent et s’imbriquent sans accroc ni fausse note, nous proposant un lever de voile progressif et impeccable.

Même quand Flamant Noir nous dégote des vieilleries oubliées de tous (à prendre sans la moindre méchanceté), il réussit à nous surprendre et nous épater.

Pour compléter ma plongée dans l’univers de Samuel Sutra, il ne me reste plus qu’à découvrir la série des Tonton ; je compte bien m’y mettre un jour… encore faudrait-il que mon Stock à Lire Numérique me laisse le temps de souffler !

MON VERDICT

 
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Publié par le 18 juillet 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Alexandra Coin & Eric Kwapinski – La Voie Du Talion

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A. Coin & E. Kwapinski - La voie du talion
Titre : La Voie Du Talion
Auteur : Alexandra Coin & Eric Kwapinski
Éditeur : Aconitum / Autoédition en 2018
Parution : 2016
Origine : France
195 pages

De quoi ça cause ?

Fabrice, ancien légionnaire revenu d’Afghanistan avec un sévère stress post-traumatique, s’est coupé du monde en se retirant dans un chalet perdu au fin fond des Alpes. Un soir d’hiver, alors qu’une tempête s’annonce, il porte secours à Zoé, une jeune femme qui s’est foulé la cheville et a perdu son chemin.

Bloqués par la tempête, ils vont devoir cohabiter. Pas facile pour Fabrice qui n’est pas vraiment un adepte du contact humain et, qui plus est, est rongé d’inquiétude par la soudaine disparition de Céline, son épouse…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que j’avais été bluffé par Entraves, le précédent roman d’Alexandra Coin.

Curieux de découvrir ce roman écrit à quatre mains (Eric Kwapinski, le coauteur, est aussi le compagnon d’Alexandra dans la vie), et première incursion dans le monde du thriller, un genre cher à mon coeur de rocker lecteur.

Ma chronique

Tout d’abord je tiens à remercier Alexandra et Eric qui m’ont gentiment proposé de découvrir leur bébé : La Voie Du Talion. Une offre que je ne pouvais refuser, j’espère me montrer digne de leur confiance.

Court (moins de 200 pages), mais intense, voilà qui qualifierait parfaitement ce roman avec lequel les auteurs font une entrée réussie dans le monde du thriller, et plus spécifiquement du thriller psychologique.

Au début j’ai eu un peu de mal à voir où les auteurs voulaient nous emmener, de même les allers-retours chronologiques m’ont un peu déconcerté, mais j’ai fait mienne la devise de la ville de Paris : « Fluctuat nec mergitur » (Il tangue, mais ne sombre pas) ; j’ai tenu bon la barre et j’ai gardé le cap. Et j’ai eu sacrément raison ! Faute de quoi je serai passé à côté d’une belle découverte.

Force est de reconnaître que les auteurs maîtrisent leur sujet. La description du SSPT (syndrome de stress post-traumatique) de Fabrice et ses conséquences (sur lui-même, mais aussi sur son entourage) sont d’un réalisme aussi bluffant que glaçant. Comme quoi, même une force de la nature surentraînée, ne fait pas le poids quand il y a un faux-contact là-haut…

Déjà avec Entraves j’avais un peu tiqué sur les possibilités de manipulations mentales par le biais de l’hypnose, comme il en est de nouveau question ici (un problème avec les psychiatres Alexandra ?), j’ai creusé la question. Si effectivement, de l’avis d’hypnothérapeutes connus et reconnus, cela semble impossible (ou du moins difficilement réalisable) sur un sujet psychiquement stable, il en va tout autrement quand le sujet présente déjà une réelle fragilité psychique (c’était déjà le cas d’Emma dans Entraves, victime d’un mari pervers narcissique ; Fabrice, avec son lourd SSPT associé à une consommation abusive d’alcool, offre lui aussi un terrain propice à d’éventuels manipulateurs).

Fabrice, un légionnaire qui a été quasiment sur tous les fronts, mais qui s’effondre littéralement suite à un drame personnel survenu en Afghanistan ; un drame dont il se sent responsable. De retour à la vie civile (apte ont décrété les psys de l’armée), il n’est plus que l’ombre de lui-même, incapable de mener une vie « normale », son exil montagnard est pour lui la seule issue possible. Jusqu’à ce qu’un nouveau drame ne vienne tout foutre en l’air…

Il serait facile de blâmer Céline, son épouse, qui ne reconnaît plus son homme et surtout est incapable de comprendre ce qu’il traverse. Se sentant délaissée, elle se laisse facilement griser par la compagnie de Cassandre, sa nouvelle amie qui l’incite à repousser toujours plus loin ses limites.

Ah Cassandre, l’archétype de la femme fatale, mais au-delà des apparences on devine tout de suite une personne nocive capable de corrompre tous ceux qui auront le malheur de s’acoquiner avec elle. Et on est encore loin d’avoir tout vu quant à ses capacités à nuire !

Et puis il y a Zoé, jeune psychiatre qui débarque, pas vraiment par hasard, dans la vie de Fabrice alors qu’il est au plus bas.

Enfin, et non des moindres, nous avons Taisho, ancien légionnaire reconverti dans la sécurité. Adepte du zen, il est la force tranquille, un puits de sagesse qui peut se montrer implacable au moment de frapper son adversaire.

Un roman lu d’une traite, il faut dire que dès que l’intrigue se met en branle il devient impossible de le lâcher.

Pour une première incursion dans le monde du thriller c’est une totale réussite. J’aurai plaisir à retrouver certains des personnages croisés ici (non, je ne vous dirai pas lesquels) dans leur nouveau roman Kiaï.

MON VERDICT

 
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Publié par le 7 juillet 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Stéphane Cazenelle – Ma Belle-Mère S’Appelle Rex

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Titre : Ma Belle-Mère S’Appelle Rex
Auteur : Stéphane Cazenelle
Éditeur : Albin Michel
Parution : 2018
Origine : France
320 pages

De quoi ça cause ?

Alicia et David sont un couple de vétérinaires qui travaillent pour une clinique privée. Le jour où Brenda leur trouve le local idéal pour s’installer, enfin, à leur compte aurait pu être le début d’un rêve éveillé ; sauf que la belle-mère est aussi intrusive qu’insupportable…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

La question ne se pose même pas, avec un titre pareil et une couverture pareille impossible de passer mon chemin !

Ma chronique

Je connaissais (et apprécie au plus haut point) les polars écrits par des flics (anciens ou toujours en service), avec ce roman j’ai découvert la comédie vétérinaire écrite par un vétérinaire (et ça se sent quand il parle des différentes interventions que ses personnages sont amenés à pratiquer).

Ayant avalé le bouquin d’une traite je ne peux pas dire que j’ai été déçu, mais je m’attendais à quelque chose de plus incisif. À ma décharge, il faut attendre le chapitre 24 (sur 43) pour voir enfin apparaître le fameux Rex. Non que les 23 premiers chapitres soient ennuyeux, ils plantent bien le décor et les personnages et nous permettent de mieux comprendre l’exaspération de David vis-à-vis de son horripilante belle-mère (perso j’aurai été nettement moins patient !).

J’ai beaucoup aimé la galerie de personnages que l’auteur nous invite à découvrir. À commencer par David et Alice, leur entourage (dont la fameuse belle-mère, Brenda puis Rex) et l’inénarrable M. Rudolski (le propriétaire des locaux occupés par David et Alice). Pas de traitement de faveur, personne n’est relégué au second plan, même les clients de la clinique.

Un récit à la première personne qui nous place dans la peau de David. Un David d’abord enthousiaste au vu l’opportunité que leur offre belle-maman, mais qui ne tardera pas à déchanter au fur et à mesure que la belle-mère s’imposera dans sa vie professionnelle et par extension dans sa vie privée.

Vous vous demandez peut-être si ce brave David perd la boule en imaginant que Brenda s’est réincarnée dans le corps de Rex, le chien qu’a choisi Alice pour surmonter son deuil, ou s’il se trouve réellement face à un cas de réincarnation pour le moins atypique… Ne comptez pas sur moi pour répondre à cette question, si vous voulez le savoir il faudra lire le bouquin.

Un feel good sympathique à lire et divertissant, pas de franches rigolades, ni de fous rires, mais des sourires satisfaits au fil des pages ; on peut estimer que le contrat est rempli même si j’aurai préféré un ton encore plus décalé. Pour un premier roman Stéphane Cazenelle n’a pas à rougir du résultat, je ne peux que l’inviter à persévérer si c’est une voie dans laquelle il compte poursuivre l’aventure.

MON VERDICT

Aparté en forme de coup de gueule…

Petit (moyen) bémol à l’encontre des correcteurs de chez Albin Michel. Où ont-ils vu écrire les chiffres décimaux avec un espace après la virgule ? Ca n’arrive pas qu’une fois, c’est systématique… perso lire « une température de 39, 5 » ça me pique méchamment les yeux ! En allant corriger le texte via Sigil j’ai découvert qu’ils avaient poussé le vice encore plus loin, la plupart de ces espaces étant des insécables.

Si tout le monde (ou presque) connaît les effets bénéfiques des oméga-3 sur la santé, j’ai été vachement surpris de découvrir leurs cousins germains les omégas 3… Ah bon, ça existe ? Non, à part dans l’esprit tourmenté de ces mêmes correcteurs.

Je fais volontiers l’impasse sur ce genre de bévue quand je lis un bouquin auto édité ou issu d’une maison d’édition indépendante ou de taille modeste ; venant d’un géant de l’édition comme Albin Michel je suis plutôt partisan de la tolérance zéro !

Je n’entends pas pénaliser l’auteur en abaissant la note que j’ai attribuée à son roman, mais je tenais tout même à souligner la chose.

 
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Publié par le 22 juin 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Mo Malo – Qaanaaq

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Titre : Qaanaaq
Auteur : Mo Malo
Éditeur : La Martinière
Parution : 2018
Origine : France
496 pages

De quoi ça cause ?

Qaanaaq Adriensen, flic à la criminelle de Copenhague, est détaché à Nuuk, capitale du Groenland, afin d’enquêter sur un triple homicide commis sur le camp de base d’une grosse exploitation pétrolière.

Les scènes de crimes font penser à une attaque d’ours polaire, mais plusieurs éléments ne collent pas avec cette version officielle. Qaanaaq décide de tout reprendre à zéro, aidé par Appu, un flic inuit de la brigade de Nuuk…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

En premier lieu pour la couv’ (sublime), à peine l’ai-je entrevu que j’ai eu envie d’en savoir davantage sur ce bouquin. Et comme le ramage semblait se rapporter au plumage, il a de fait intégré mon Stock à Lire Numérique.

La campagne marketing lancée sur la page FB de l’auteur (un écrivain français connu qui publie son premier thriller sous couvert d’un pseudo), à grand renfort de photographies, a fait le reste.

Ma chronique

Vous le savez sans doute, je suis un grand fan du polar nordique, autant dire qu’un polar nordique made in France avait tout pour attiser ma curiosité. En effet si l’intrigue de Qaanaaq se déroule bien au Groenland son mystérieux auteur est bel et bien français.

Je ne sais pas qui se cache derrière le pseudo Mo Malo, mais une chose est certaine, il n’a pas à rougir de sa première incursion dans le monde du thriller. Qaanaaq est une totale réussite à plus d’un titre.

À commencer par Qaanaaq, son personnage principal. Pour info ça se prononce Hraanaak (avec un « Hr » qui formerait un r guttural et aspiré, un peu à l’image de la jota espagnole) et non Kaanaak comme on serait amené à le croire. Fin de la digression phonétique, revenons à notre Qaanaaq.

Qaanaaq est un enfant du Groenland, adopté par des parents danois, il n’a jamais mis les pieds sur les terres qui l’ont vu naître. De fait il n’en maîtrise ni la langue ni les traditions… Rendez-vous en terre inconnue. Un flic loin de l’archétype made in Hollywood, exit le Magnum 44, ses armes à lui tiennent davantage de la PNL (programmation neurolinguistique) et de la psychologie.

Un flic danois qui débarque donc au Groenland dans un contexte un peu particulier. Des élections législatives approchent et devraient déboucher sur un référendum sur la question de l’indépendance du Groenland. Idéal pour exacerber les rancoeurs xénophobes des nationalistes les plus radicaux ! Pas franchement le bienvenu le danois…

Le contexte propre au Groenland est un autre point fort du roman. L’aspect politique cohabite en effet avec des approches économiques et écologiques ; via l’exploitation des ressources du pays, notamment le pétrole… une manne qui ne laisse pas les multinationales indifférentes, mais à quel prix pour le Groenland ? Un pays où traditions et modernisme cohabitent, pas toujours en parfaite harmonie, parfois même en dépit du bon sens.

Dépaysement assuré en compagnie de Mo Malo et Qaanaaq ! Avant d’embarquer, pensez à sortir couvert, ça caille dans le coin ! Un froid qui peut vous tendre des pièges mortels, surtout si vous sortez des sentiers battus et vous aventurez au coeur de l’inlandsis. Pour info le Groenland c’est plus de 20 millions de km² (presque 4 fois la France) pour moins de 56 000 habitants (contre 67 millions en France).

Un bon thriller c’est aussi et surtout une bonne intrigue. Là encore Qaanaaq tient parfaitement la route avec une intrigue complexe à souhait (mais jamais brouillonne) qui vous réservera quelques surprises au fur et à mesure que son ampleur et ses enjeux vous seront révélés (au compte-goutte).

Les personnages secondaires ne sont pas laissés pour compte, l’auteur nous mitonne une galerie toute en nuances de gris. Comme Qaanaaq vous serez amenés à juger tel ou tel personnage suspect, avant de devoir réviser votre jugement.

J’ai tout particulièrement le personnage d’Appu (Apputiku Kalakek), un flic inuit qui accompagnera Qaanaaq au cours de son enquête et l’initiera sommairement aux us et coutumes inuits.

L’écriture et la construction du récit sont bien pensés et parfaitement adaptés au thriller. Décidément Qaanaaq est une sacrée révélation !

C’est à regret que j’ai quitté le Groenland et Qaanaaq, avec toutefois l’espoir de les retrouver à en croire les remerciements de l’auteur. Inutile de vous préciser que je répondrai présent…

MON VERDICT

 
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Publié par le 21 juin 2018 dans Bouquins

 

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