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Archives de Tag: La Manufacture de Livre

[BOUQUINS] Nicolas Jaillet – Mauvaise Graine

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N. Jaillet - Mauvaise Graine
Titre : Mauvaise Graine
Auteur : Nicolas Jaillet
Éditeur : La Manufacture De Livre
Parution : 2020
Origine : France
338 pages

De quoi ça cause ?

Julie, une jeune institutrice célibataire, croque la vie à pleines dents au fil de soirées entre copines particulièrement bien arrosées. Une routine festive qui pourrait bien changer quand la jeune femme découvre qu’elle est enceinte.

Julie n’a aucune idée de comment ce bébé à bien pu arriver là où il est. Elle n’aura guère l’occasion de se poser la question avant de découvrir que sa grossesse s’accompagne d’effets secondaires pour les moins inhabituels et inattendus…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Un choix de lecture que je dois exclusivement à la blogosphère avec notamment l’enthousiasme communicatif de Aude, puis de Yvan.

Ma Chronique

Attention OLNI (Objet Littéraire Non Identifié), à moins qu’il ne s’agisse d’un OLI (Objet Littéraire Inclassable)… Bref cette Mauvaise Graine est un bouquin à nul autre pareil, impossible de lui coller une étiquette ou de le ranger dans une petite case.

Ca commence comme une sympathique farce feel good avant de se transformer en un cocktail d’action explosive ; sans jamais vraiment se départir d’un petit côté burlesque/déjanté qui fait du bien au moral et aux zygomatiques.

Le bandeau d’accroche annonce un mix entre Bridget Jones et Kill Bill… une rencontre peu commune vous en conviendrez. Plus encore si vous saupoudrez le tout d’une bonne dose de super pouvoirs. Par contre oubliez tout ce que vous savez (ou croyez savoir) sur les super-héros, avec Julie on est aux antipodes des univers de Marvel ou de DC.

Si le bouquin ne se prend clairement pas au sérieux, Nicolas Jaillet n’a pas lésiné quand il s’agit de soigner la forme. Le style est percutant. L’écriture fait mouche à tous les coups, qu’il s’agisse de susciter une émotion, de déclencher un fou rire ou encore de nous plonger au cœur de l’action.

Dans le même ordre d’idée, le côté déjanté (parfaitement maîtrisé et assumé) n’empêche pas l’auteur d’apporter un soin particulier à ses personnages ; à commencer bien entendu par Julie, mais ses copines (surtout Magali, la fidèle meilleure amie) et leurs mecs (Julie est la seule célibataire du groupe).

Sur la forme j’ai été, dans un premier temps, un peu déconcerté par l’absence de chapitrage, mais j’ai rapidement fait abstraction de ce détail (même si ça ne me m’a pas simplifié la tâche quand je devais passer de la tablette au PC, et vice versa).

Je ne connaissais pas du tout Nicolas Jaillet, mais d’après ce que j’ai pu glaner comme infos à droite à gauche, le gars semble être un peu touche-à-tout, passant du polar à la romance avec un détour par la littérature jeunesse.

MON VERDICT

 
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Publié par le 4 juillet 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Sébastien Raizer – 3 Minutes, 7 Secondes

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S. Raizer - 3 minutes, 7 secondes
Titre : 3 Minutes, 7 Secondes
Auteur : Sébastien Raizer
Éditeur : La Manufacture De Livre
Parution : 2018
Origine : France
107 pages

De quoi ça cause ?

Le vol MU729 décolle de Shanghai à destination d’Osaka. Un vol de routine jusqu’à ce que le commandant de bord apprenne que son appareil a été pris pour cible par un missile balistique nord-coréen.

L’impact est inévitable. Il reste à l’équipage et aux passagers un peu plus de 3 minutes à vivre…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Un titre qui doit beaucoup au hasard. Jamais entendu parler de ce titre jusqu’à ce que lise un avis de Lau Lo qui a attisé ma curiosité.

Ma chronique

L’idée de départ était plutôt prometteuse, restait à savoir comment Sébastien Raizer allait l’exploiter. La solution de « facilité » eut été de tout miser sur le scénario catastrophe, l’auteur a opté pour une approche plus humaine et plus intimiste (voire introspectif).

C’est d’abord le commandant de bord, Nomura, qui apprendra la terrible nouvelle. Suivront son second, Sagawa, et le personnel naviguant (deux stewards et deux hôtesses).

Un passager, Glenn Wang, concepteur de jeux vidéo, apprendra à son tour la nouvelle un peu par hasard. Quant à Yan Van Welde, photographe professionnel, il ne saura jamais si la menace était bien réelle ou s’il s’agissait d’une mauvaise blague.

C’est autour de ces quelques personnages que Sébastien Raizer va construire son récit (difficile de parler d’intrigue dans le cas présent) en nous plongeant dans leurs pensées et leurs réflexions alors qu’ils vivent leurs derniers instants. Malheureusement j’ai trouvé que l’ensemble de ces introspections sonnaient trop artificiels.

Une approche osée que l’auteur maîtrise parfaitement. Par contre cette approche se fait au détriment du rythme, l’écriture est belle, mais l’encéphalogramme reste désespérément plat de la première à la dernière page.

Un bel exercice de style, mais j’aurai aimé un récit plus vivant.

MON VERDICT

 
3 Commentaires

Publié par le 22 décembre 2018 dans Bouquins

 

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