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Archives de Tag: Hugo

[BOUQUINS] Luna Joice – Community

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L. Joice - Community
Titre : Community
Auteur : Luna Joice
Éditeur : Hugo
Parution : 2020
Origine : France
298 pages

De quoi ça cause ?

3006. La Terre a été pacifiée grâce à Community, une technologie révolutionnaire qui permet à l’homme de communiquer par télépathie. L’égoïsme mis de côté au profit de la collectivité, conflits et inégalités appartiennent désormais au passé.

Passionnée par les étoiles, Lyah est une jeune femme dotée d’une profonde soif de connaissances, qui la pousse à se poser beaucoup de questions sur le monde qui l’entoure. Bien plus que tous ceux qu’elle connaît… Pourquoi les humains ont-ils désormais interdiction de se toucher ? Pourquoi ne peut-elle pas choisir elle-même sa future Assignation ? Et pourquoi certaines bases de données lui sont-elles inaccessibles ?

Tandis qu’elle exhume secret après secret sur la société aseptisée dans laquelle elle vit, une interrogation grandit dans son esprit. Pour Community, à quoi l’humanité a-t-elle renoncé ?

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

C’est d’abord la couv’ qui a retenu mon attention. Si le pitch est plutôt un classique du genre (la promesse d’un monde idéal qui va finalement révéler ses failles), j’ai toutefois eu envie de découvrir cette énième vision dystopique du monde de demain.

Ma Chronique

Je remercie les éditions Hugo et Net Galley pour leur confiance renouvelée.

Écrit à la première personne, le roman nous propose de vire l’intrigue via le personnage de Lyah. Une jeune femme plutôt attachante au caractère bien trempée mais qui fait souvent penser, surtout dans la première partie du récit, à une ado de 16/17 ans davantage qu’à une jeune adulte.

Les premiers chapitres, jusqu’aux résultats de l’Assignation, permettent de définir le cadre de l’intrigue et notamment la vie au quotidien sous contrôle total de Community. Une vision idéalisée de l’avenir qui suscitera d’emblée une certaine méfiance chez tout lecteur un tantinet libre-penseur.

C’est après son Assignation que Lyah va découvrir ce qui se cache réellement derrière Community, notamment à quel point, au nom du bien commun, l’humain a été privé de tout ce qui fait de lui un individu à part entière. Des questions et des thèmes à fort potentiel sont soulevés au fur et à mesure que Lyah doute du bien-fondé de Community, malheureusement ils ne sont abordés que superficiellement par des réponses toutes faites apportées à la va-vite.

Dans les derniers chapitres du roman, Lyah va donc – sans surprise – vouloir se dresser contre le système. Là encore tout va trop vite, tout semble trop simple, elle ne rencontre quasiment aucune opposition et expédie le truc en deux temps et trois mouvements.

Vous l’aurez compris c’est mitigé que je referme ce bouquin. Une lecture qui n’en demeure pas moins sympathique mais qui laisse l’impression d’être complètement passée à côté d’un fort potentiel. Ce n’est pas avec Community que Luna Joice gravera son nom au panthéon des maîtres de la dystopie tels que H.G. Wells, George Orwell, Ray Bradbury, Ira Levin ou encore Margaret Atwood pour ne citer qu’eux (pardon à ceux et celles que j’ai injustement oublié).

MON VERDICT

 
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Publié par le 8 septembre 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] T.M. Logan – Holiday

AU MENU DU JOUR

T.M. Logan - Holiday
Titre : Holiday

Auteur : T.M. Logan
Éditeur : Hugo
Parution : 2020
Origine : Angleterre (2019)
459 pages

De quoi ça cause ?

Kate et ses trois meilleures amies s’offrent une semaine de vacances dans le sud de la France avec maris et enfants.

Des vacances de rêve qui tournent vite au cauchemar pour Kate. À peine arrivée, elle découvre que son mari la trompe et que sa maîtresse est l’une de ses trois amies…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Paraît que les gens de là-haut (l’hémisphère nord) sont en vacances, du coup je me suis dit qu’il n’y avait pas de raison que je me prive du doux parfum du farniente… Même si je me doute bien (et je l’espère plus encore) que l’ambiance des vacances va rapidement virer au noir dans ce roman.

Ma Chronique

Je remercie les éditions Hugo et Net Galley pour leur confiance renouvelée.

On va commencer par les choses qui fâchent avec un gros coup de gueule. Je connaissais les quatrièmes de couv’ trop bavardent qui spoilent (j’ai vraiment du mal à adopter la forme française divulgâcher) tout ou partie de l’intrigue, avec ce roman je découvre le méga spoiler direct sur la couv’.

La coupable ? Cette accroche sous le titre du roman : « Sept jours. Trois couples. Un meurtre. » Le meurtre en question survient dans la toute dernière partie du bouquin, et encore, dans un premier temps tout laisse penser à un dramatique accident. Merci pour l’effet de surprise !

A la décharge (partielle) de l’éditeur, la version originale fait la même connerie en annonçant en couv’ : « Seven days. Three families. One killer. » Mais bon, ce n’est pas parce que ton voisin décide de se jeter sous les roues d’un camion-citerne lancé à pleine vitesse que tu es obligé de reproduire son geste.

Si Holiday est le premier roman de T.M. Logan traduit en français, c’est le troisième (et avant-dernier) roman signé par l’auteur et publié outre-Manche.

Enfilez votre maillot de bain et vos tongs, tartinez-vous de crème solaire et allongez-vous confortablement sur votre transat préféré. Vous voilà paré pour partager les vacances de Kate et ses amies… sauf que lesdites vacances ne seront pas de tout repos, et pas que pour les personnages du roman ; vos nerfs aussi seront mis à rude épreuve.

Pour Kate le ton des vacances est donné, à peine installée, en fouinant dans le téléphone de son mari (pas glop ! pas glop du tout même !), elle tombe sur un échange via Messenger avec une autre femme. Double punition pour la vilaine curieuse : son mari la trompe et sa maîtresse est une de ses meilleures amies ! De quoi plomber l’ambiance d’entrée de jeu…

L’essentiel du roman est rédigé à la première personne, vous permettant de vivre l’intrigue par les yeux de Kate. Quelques chapitres, rédigés à la troisième personne, se concentrent sur d’autres personnages, permettant de mettre l’accent sur des éléments qui échappent à Kate.

L’immersion est totale, on partage les questionnements, les doutes et les remises en questions de Kate au fil de l’intrigue. Et le moins que l’on puisse dire c’est que T.M. Logan ne ménage pas son héroïne, toutes ses amies vont se retrouvées tour à tour suspectées d’être la maîtresse de son mari.

L’auteur apporte beaucoup de soin à ses personnages, il construit une véritable histoire autour des couples et des familles. À tel point d’ailleurs que l’intrigue va rapidement se jouer à deux niveaux, avec d’un côté les adultes et de l’autre les enfants. Et avec T.M. Logan, enfance (et surtout adolescence) ne rime pas forcément avec innocence.

Franchement j’ai été bluffé par la maîtrise de l’auteur quant à sa façon de mener son intrigue,  tant et si bien que son ultime twist m’a totalement pris au dépourvu. J’avais imaginé beaucoup de scénarios possibles, mais j’étais bien loin de la vérité. Ce roman est de fait un véritable page-turner que vous aurez bien du mal à lâcher une fois qu’il vous aura pris dans ses mailles…

MON VERDICT

Aparté technique

La version numérique reçue via Net Galley comporte une grosse anomalie dans sa mise en page : le fichier correspondant au chapitre 71 comprend en fait les chapitres 71 et 72, avant d’enchaîner sur le fichier du chapitre 72 qui reprend le texte lu précédemment.

Du coup on a ça :

Puis plus tard :

J’espère que la version commerciale finalisée aura corrigé cette erreur.

 
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Publié par le 16 juillet 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Vincent Hauuy – Survivre

AU MENU DU JOUR

V. Hauuy - Survivre

Titre : Survivre
Auteur : Vincent Hauuy
Éditeur : Hugo
Parution : 2020
Origine : France
424 pages

De quoi ça cause ?

2035, la Terre et l’humanité sont au plus mal, les dérèglements climatiques et les épidémies se multiplient.

Florian Starck, ex-légionnaire et ex-journaliste, vit reclus dans un coin perdu des Alpes françaises depuis la mort de sa femme et de sa fille.

La disparition de son frère Pierrick, alors qu’il enquêtait sur le projet Survivre, un programme de télé-réalité orchestrée par Alejandro Perez, un milliardaire expert dans le domaine de l’intelligence artificielle, va pousser Florian à sortir de son exil. Il va en effet participer à l’émission Survivre en tant que coach pour l’un(e) des candidat(e)s…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Il faut croire qu’en ce moment j’ai le vent en poupe pour découvrir les univers littéraires d’auteurs qui me font du pied depuis déjà quelque temps. Après Christian Blanchard et Michel Bussi, c’est au tour de Vincent Hauuy de passer sur le grill.

Ma Chronique

Je remercie les éditions Hugo et Net Galley pour leur confiance renouvelée.

À l’heure où le réchauffement climatique est plus que jamais une réalité (n’en déplaise aux éternels climato-sceptiques), à l’heure où l’épidémie liée au Covid19 vient d’être reconnue comme une pandémie par l’OMS (plus de 156 000 cas confirmés, dont pas loin de 6 000 morts à ce jour) et alors que la France entre en stade 3 de la contamination (grosso modo 4 500 cas confirmés, dont 79 décès), le roman de Vincent Hauuy s’inscrit malheureusement dans l’air du temps.

Bien que n’ayant encore jamais lu de roman de Vincent Hauuy, j’ai ses trois précédents titres dans mon Stock à Lire Numérique ; il semblerait que jusqu’à maintenant il se consacrait à des thrillers plus « classiques » (n’y voyez rien de péjoratif, j’aurai tout aussi bien pu dire « purs et durs »), avec ce nouveau roman l’auteur s’aventure sur le terrain du thriller d’anticipation (même si en l’occurrence ladite anticipation est tristement crédible).

Vous l’aurez compris le futur envisagé par Vincent Hauuy n’est pas franchement une vision optimiste de ce qui nous attend (d’un autre côté, peut-on vraiment être optimiste au vu de la situation actuelle ?). Dans ce contexte plutôt que d’opter pour une approche 100% survivaliste, l’auteur nous plonge au cœur d’un programme de télé-réalité combinant survie et hautes technologies.

Si la simple idée de télé-réalité vous donne des nausées, je vous rassure de suite, Vincent Hauuy n’est pas le clone féminin de Nabilla. Son intrigue et ses personnages ont une réelle profondeur et vous réserveront quelques belles surprises (contrairement à l’encéphalogramme plat de la bimbo au QI d’huître).

N’espérez donc pas suivre un programme télé qui se déroule sans la moindre anicroche, les choses vont rapidement prendre un tournant pour le moins inattendu… pour notre plus grand plaisir (sadique).

L’auteur apporte beaucoup de soins à ses personnages. À commencer bien entendu par Florian Starck, expert du survivalisme qui a perdu foi en l’espèce humaine sans pour autant se couper totalement des autres. La candidate qu’il devra coacher dans le cadre du programme Survivre, Zoé,  lui donnera bien du fil à retordre, mais les deux asociaux vont peu à peu apprendre à se faire confiance.

Les personnages secondaires ne sont pas pour autant laissés pour compte, à commencer par Sofia Lee, psychiatre consultante de l’émission, dont les premiers contacts avec Florian seront plutôt houleux. Sans oublier le lieutenant Phillip Newton, un policier chargé d’enquêter sur la mort d’un scientifique travaillant pour Alejandro Perez et ayant été en contact avec Pierrick, le frère de Florian.

Enfin le personnage le plus ambigu reste celui d’Alejandro Perez, milliardaire spécialisé dans l’Intelligence Artificielle. Il faudra vous contenter de ça, je ne dirai rien de plus sur le bonhomme et vous laisse vous faire votre propre opinion quant à sa vision de l’avenir. De la même façon, je passe volontairement sous silence le rôle d’autres personnages.

Un récit à la première personne qui nous place dans la peau de Florian Starck histoire de nous faire vivre l’intrigue aux premières loges.

Petit bémol de pure forme, je ne suis pas franchement des accroches de fin de chapitre du genre « Je ne pouvais pas savoir que les choses allaient empirer » ou encore « Dans deux jours la situation échapperait à tout contrôle » (ces exemples ne sont pas extraits du présent roman). Un détail insignifiant qui ne m’a nullement empêché de passer un très bon moment avec ce roman.

MON VERDICT

 
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Publié par le 15 mars 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Roy Braverman – Freeman

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R. Braverman - Freeman

Titre : Freeman
Auteur : Roy Braverman
Éditeur : Hugo
Parution : 2020
Origine : France
520 pages

De quoi ça cause ?

Alors qu’un ouragan balaie Patterson, un patelin de Louisiane, un homme cagoulé s’introduit au domicile de Sobchak, le redoutable parrain du crime organisé local, et lui dérobe deux millions de dollars en cash.

Dans le même temps Freeman reçoit un joli pactole de la part de Mardiros, un collecteur de dettes missionné par Hunter pour lui remettre l’argent.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Roy Braverman qui perpétue l’aventure US entamée avec Hunter et poursuivie avec Crow. Deux titres avec lesquels j’avais pris un pied d’enfer, j’espérais qu’il en serait de même avec ce nouvel opus.

Ma Chronique

Je remercie les éditions Hugo et Net Galley pour leur confiance. Même si la présente chronique a bien failli ne pas voir le jour.

En effet sur Net Galley le bouquin était initialement proposé au format PDF ; comme c’était le cinquième titre consécutif que je recevais sous cette forme antédiluvienne, j’avais purement et simplement décidé de faire l’impasse sur sa lecture plutôt que de galérer à la réalisation d’un epub maison.

Quelques semaines plus tard le bouquin était disponible au format epub, il a ainsi pu rejoindre la (longue) file d’attente des titres en stand-by. Mon emploi du temps personnel et ma volonté d’alterner entre SP et autres romans ont fait que je n’ai pas eu le temps de me pencher sur le cas Freeman plus tôt (et encore, j’ai pris sur moi pour que Stephen King ne lui grille pas la priorité).

Le personnage de Freeman n’est pas inconnu des lecteurs de Roy Braverman, on le croise en effet dans Hunter, il est le père d’une des victimes présumées de Hunter et traque le fugitif pour lui faire avouer ce qu’il a fait de Louise, sa fille.

Les lecteurs retrouveront avec plaisir l’inénarrable Mardiros, déjà croisé dans Crow, collecteur de dettes (ne dites pas chasseur de primes, ça le vexe) arménien à la langue bien pendue, et toujours prompt à surprendre ses interlocuteurs (et accessoirement le lecteur).

Pour le reste changement de climat, après les tempêtes de neige du grand nord américain, l’intrigue pose ses valises en Louisiane, avec ses airs de jazz et ses cyclones dévastateurs. Une fois de plus la nature fait quasiment office de personnage à part entière dans le roman, avec sa faune pas toujours sympathique (le bayou est en effet un terrain propice aux alligators… n’est-ce pas Tyson ?).

Cette fois, outre la nature sauvage, Roy Braverman donne littéralement vie à La Nouvelle-Orléans, mais pas celle des guides touristiques, c’est plutôt les nombreux côtés obscurs de la ville qui l’inspirent.

Contrairement aux deux précédents romans, l’intrigue de celui-ci ne tourne pas autour d’un personnage unique. On pourrait même dire que Freeman n’est qu’un acteur parmi d’autres qui gravitent autour du vol du fric de Sobchak. Même ce braquage audacieux n’est en quelque sorte que la partie visible de l’iceberg.

Outre Freeman, Louise et Mardiros que nous connaissons déjà, deux enquêteurs, partenaires sans être amis, vont jouer un rôle déterminant dans le déroulé de l’intrigue. Deux flics que tout oppose à part le fait que chacun se bat pour une cause qui lui est chère. Beauregard s’est juré de se consacrer en priorité sur les dernières semaines de sa femme qui se meurt d’un cancer en phase terminale. Howard passe ses nuits à chercher des pistes qui pourraient expliquer la disparition de son jeune frère, un an plus tôt.

Autant j’ai trouvé Beauregard sympathique, autant Howard m’est souvent apparu comme un sinistre connard qui ferait mieux de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de l’ouvrir.

Il serait injuste de ne pas mentionner Sobchak, celui qui règne sur le crime organisé en Louisiane et ailleurs, un peu (beaucoup) vénèr de s’être fait piquer deux patates alors que se jouait une importante transaction avec un cartel colombien. Si vous êtes amateur de cocktails (ce qui n’est pas mon cas), vous aurez en bonus le droit à de nombreuses recettes fort bien documentée par Sobchak himself, expert autoproclamé en mixologie (terme qui désigne l’art de préparer des cocktails).

Bien d’autres personnages gravitent autour de ce petit monde, il serait trop long et un tantinet divulgâchant (berk, je déteste ce mot) de vous dresser une bio (avec la nécro en bonus pour certains) exhaustive de chacun.

L’intrigue est riche en rebondissements en tout genre, mais là encore le traitement est très différent de celui de Hunter et Crow. Les deux premiers opus jouaient la carte d’une hyper violence parfaitement  décomplexée et assumée, celui opte pour une approche plus mature et surtout plus humaine de l’intrigue. Ce qui n’exclut pas certaines morts violentes et sanguinolentes…

Ces approches différentes ont été un peu déconcertantes dans un premier temps, me laissant l’impression de lire un roman totalement détaché des deux précédents, mais c’était sans compter sur le talent (et le style narratif très visuel) de Roy Braverman qui balayera bien vite cette impression et saura rapidement vous convaincre que sa façon de traiter le récit est la bonne… voire même la meilleure !

Si ce troisième tome vient clore sa trilogie américaine, j’espère que Patrick Manoukian (aka Ian Manook) ne remisera pas totalement son pseudonyme version US et ses personnages ; certains semblent avoir encore beaucoup de choses à raconter…

MON VERDICT

 
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Publié par le 7 février 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Elly Griffiths – Le Journal De Claire Cassidy

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E. Griffiths - Le journal de Claire Cassidy

Titre : Le Journal De Claire Cassidy
Auteur : Elly Griffiths
Éditeur : Hugo
Parution : 2020
Origine : Angleterre (2018)
444 pages

De quoi ça cause ?

Ella Elphick, prof d’anglais au collège de Talgarth High, est retrouvée morte à son domicile. Elle a été poignardée à plusieurs reprises, son assassin a laissé un message sibyllin près du corps : « L’Enfer est vide ».

Les collègues et les élèves de la victime sont sous le choc. C’est notamment le cas de Claire Cassidy qui enseigne elle aussi l’anglais et était proche d’Ella.

L’enquête est confiée aux lieutenants Harbinder Kaur et Neil Winston. Pas d’indice exploitable sur la scène de crime, des témoins qui semblent volontairement omettre certains détails… l’affaire va rapidement s’avérer plus complexe qu’elle ne le laissait présager.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que les éditions Hugo sont désormais partenaires de la plateforme Net Galley. Un éditeur qui m’a souvent réservé de belles surprises. C’est donc tout naturellement que je me suis laissé tenter par ce roman présenté comme « le thriller de l’année ».

Ma Chronique

Je remercie chaleureusement les éditions Hugo et Net Galley pour leur confiance qui me permet de découvrir ce roman en avant-première (sortie le 2 janvier).

Par contre quelle déception de recevoir le bouquin au format PDF ! Messieurs les éditeurs, il faut vivre avec son temps, le PDF c’était AVANT ! Vos arguments sécuritaires ne tiennent pas la route, c’est indigne de votre métier de ne pas privilégier le confort et le plaisir du lecteur.

Double peine avec ce roman, le fichier est en mode paysage, chaque page PDF présentant deux pages papier côte à côte. Une fois la structure du fichier epub construite, c’est en faisant un copier-coller page par page qui j’ai alimenté les chapitres.

Un bémol que je continuerai à signaler chaque fois que je recevrai un titre au format PDF, plus encore quand cela n’est pas indiqué sur la fiche du bouquin. Un bémol que je ne sanctionne pas (pas encore en tout cas) dans mon verdict final, même si j’avoue volontiers que parfois ça me démange de défalquer à ma note un point de malus.

Si de prime abord l’intrigue ne brille pas forcément par son originalité, le roman d’Elly Griffiths réussit toutefois à tirer son épingle du jeu et a de nombreux atouts pour séduire les lecteurs adeptes du genre.

Les chapitres, tous rédigés à la première personne, alternent entre les points de vue de Claire Cassidy, Georgia Newton, sa fille, et Harbinder Kaur, la lieutenant en charge de l’enquête. Un exercice de style intéressant qui permet de partager le vécu et le ressenti des différents personnages porteurs de l’intrigue.

Les personnages secondaires ne sont pas laissés pour compte, tous sont traités avec la même attention, quel que soit leur rôle dans le déroulé des événements.

L’auteure nous propose un récit à double entrée. En plus de l’intrigue principale, autour du meurtre d’Ella (et plus si affinités), Claire essaye de percer les secrets de R.M. Holland, un auteur de l’époque victorienne dont la nouvelle, L’Inconnu, semble étroitement liée aux événements qui agitent Talgarth High (qui fut aussi la résidence de l’auteur).

De fait, au fil de la lecture le texte de L’Inconnu vous sera peu à peu dévoilé, avant d’être repris en intégralité à la fin du roman avec sa chute.

Inutile de vous ruer sur Google pour chercher des infos sur ce R.M. Holland, c’est un auteur créé de toutes pièces par Elly Griffiths pour les besoins de son intrigue. On se prend vite au jeu, à tel point que l’on en viendrait presque à regretter de ne pas avoir toutes les réponses sur ce point.

Au final ce roman est maîtrisé de bout en bout, il vous propose une intrigue riche en rebondissements et autres revirements de situation. Vous n’en finirez pas de vous poser des questions et de remettre en cause vos certitudes avant d’être totalement pris au dépourvu par le revirement final (voire même par la double révélation finale).

MON VERDICT

 
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Publié par le 28 décembre 2019 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Roy Braverman – Crow

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R. Braverman - Crow
Titre : Crow
Auteur : Roy Braverman
Éditeur : Hugo
Parution : 2019
Origine : France
364 pages

De quoi ça cause ?

Étant bien incapable de proposer l’esquisse d’un pitch, je vais me contenter de faire un copier-coller de la quatrième de couverture :

Des déserts arides du Mojave jusqu’aux Brooks Mountains dans le nord de l’Alaska, du pays des crotales au territoire des ours et des loups, une chasse à l’homme haletante et sans pitié. Traqueur ou traqué, homme ou femme, prédateur ou victime, peu importe : le système ne pardonne jamais. Surtout pas aux innocents !

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est la suite de Hunter, j’avais adoré l’ambiance générale du roman (très noire, un peu barrée, mais totalement assumée) et les personnages.

Ma Chronique

C’est avec grand plaisir que je me replonge dans les profondeurs sauvages de l’Alaska afin de retrouver Hunter et Crow… et quelques autres personnages déjà croisés dans le précédent opus.

Avant d’entrer dans le vif du sujet je répondrai à la question que les lecteurs potentiels peuvent se poser en découvrant ce titre : faut-il avoir lu Hunter avant de lire Crow ? Sans hésitation ma réponse est OUI, cet opus étant quasiment la suite directe du précédent. Qui plus est Hunter vous garanti un grand moment de lecture si vous aimez les histoires qui dépotent et envoient du lourd.

Roy Braverman (aka Ian Manook, ou encore Patrick Manoukian pour l’état civil) nous plonge d’entrée de jeu au cœur de son intrigue et au cœur de l’action. Au fil des chapitres on fait connaissance avec de nouveaux personnages, notamment ceux qui gravitent autour de la ville de Fairbanks (dont la sherif Sarah Malkovich et la ranger Sally Longhorn) et on retrouve certains personnages déjà croisés dans Hunter (dont Delesteros et Collins, virés du FBI après le fiasco de Pilgrim’s Rest). J’avoue avoir eu un faible pour le personnage de Mardiros, un chasseur de prime collecteur de dettes arménien qui ne manque ni de ressources, ni d’obstination.

Les chapitres défilent ainsi sans que l’on croise Hunter ou Crow, le premier se manifeste de façon certaine à la fin du chapitre 17 et le second au cours du chapitre 26 (sur un total de 60 chapitres). Rassurez-vous, leur absence n’empêche nullement l’intrigue de se mettre en place et de se développer.

Je ne m’attarderai pas davantage sur les personnages, il faut juste savoir que Fairbanks est un véritable nid à rednecks, de bons vieux péquenots de base amoureux de leurs flingues plus que de leur femme. Roy Braverman force volontairement le trait pour pointer du doigt cette Amérique profonde qui a fait de Donald Trump son président…

Ceux qui ont aimé Hunter retrouveront avec plaisir les mêmes ingrédients, un max d’action, une galerie de personnages qui vaut vraiment le détour, beaucoup de second degré et les inévitables touches d’humour noir. N’allez surtout pas croire que ce second opus n’est pas qu’une resucée du précédent, ça défouraille toujours autant, mais le récit s’articule autour d’axes radicalement différents, donnant par la même plus d’importance et plus de profondeur aux personnages.

Dans ce roman la nature est partie prenante à part entière, que ce soit par les décors, une beauté qui peut cacher bien des pièges mortels, les aléas climatiques (et plus si affinités) ou par sa faune omniprésente.

Un pur moment de divertissement servi par une écriture toujours aussi visuelle, au fil de la lecture on a le sentiment de visualiser le déroulé des événements ; et une fois de plus on en prend plein les mirettes… et on redemande ! Avec Crow, l’auteur confirme son formidable talent de conteur.

Roy Braverman nous avait promis une trilogie, l’ultime opus étant annoncé pour 2020, je suis franchement curieux (et tout aussi impatient) de découvrir quelles surprises il nous réserve…

MON VERDICT
Coup double

Morceaux choisis :

Extraits du chapitre 10

Malkovich prend son téléphone et appelle le légiste.
— Moore ? Malkovich ! Des résultats pour l’autopsie ?
— Vous ne passez pas me voir ?
— Attention Moore, cette insistance pourrait passer pour du harcèlement. Tu as l’intention de me harceler, Moore ?
— Non, non, bien sûr que non, shérif…
— Dommage pour toi, Moore, tu ne sais pas ce que tu perds.
— Shérif, je voulais juste vous montrer mon…
— Ton quoi, Moore ? Tu voulais me montrer ton quoi ? Attention à ce que tu vas dire, mon garçon.
— Mon rapport, bredouille le jeune légiste, juste un rapport !
— Un rapport, Moore, tu me proposes un rapport, maintenant ? Décidément !
— …
— Moore ?

 

— Ce pauvre gamin a peur de se faire bouffer par une cougar, c’est sûr, même si officiellement l’espèce vient d’être déclarée éteinte.
— Tu plaisantes !
— Le mercredi 23 novembre 2016, par un communiqué de l’US Fish and Wildlife Service. Aucune apparition depuis 1930. Out, le cougar !
— Mais comment va-t-on appeler les femmes comme moi alors ? plaisante Malkovich.
— Des vieilles ? propose Amber.

 
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Publié par le 18 avril 2019 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Denis Zott – Maudite !

AU MENU DU JOUR

D. Zott - Maudite !

Titre : Maudite !
Auteur : Denis Zott
Éditeur : Hugo
Parution : 2018
Origine : France
352 pages

De quoi ça cause ?

Marseille, le soir du classico OM-PSG. Un incendie ravage un appartement au dixième étage d’un immeuble qui fait face au Vélodrome. Quand les pompiers arrivent, ils sauvent des flammes une gamine, Luce, 16 ans, enceinte jusqu’aux yeux et pissant le sang.

Luce est agrippée à un sac rouge auquel elle semble tenir autant qu’à la prunelle de ses yeux. Dans le sac, la came de son mec, Tony, un supporter de l’OM de la pire engeance, interdit de stade, qui vient de la tabasser pour un penalty raté. Au passage c’est elle qui a foutu le feu à l’appart.

La came disparue va attiser bien des convoitises et foutre le feu à la cité phocéenne…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que ça fait déjà un moment qu’il titille ma curiosité, pourquoi ? Au départ c’est la couv’ qui avait attiré mon attention ; ensuite l’auteur, Denis Zott, est très actif sur FB, surtout quand il s’agit d’assurer la promotion de son bouquin. Faut croire qu’il est plutôt convaincant !

Ma chronique

Après un mois de Coupe du Monde et sans avoir regardé un seul match ni une seule émission consacrée à la chose, je frôlais l’overdose footbalistique. Ras le foot ! Rien à foot ! Respiiire, zeeen, voilà c’est fini.

Apaisé, je me saisis de Maudite !, le roman de Denis Zott, rien de tel qu’un bon thriller pour se changer les idées. Aaargh… Rhâââ !!! (cri d’effroi mêlé d’un long râle apoplectique). Le bouquin en question s’ouvre sur un match de foot, et un match de l’OM en plus… Nooon !!! Il a fallu que je prenne sur moi pour ne pas renvoyer cette lecture aux calendes grecques (et accessoirement sauter à pieds joints sur la liseuse). Et grand bien m’en a pris, car ce fut un moment hautement jouissif.

Vous êtes-vous déjà posé cette question : est-il possible d’adorer un bouquin tout en détestant quasiment tous ses personnages ? Vous avez 4 heures… Pour ma part c’est exactement ce que j’ai ressenti à la lecture de Maudite !. Un sacré concentré de têtes à claques (et plus si affinités).

Commençons par Luce puisqu’elle est le personnage central de l’histoire. Compliquée la fille… Parfois on se prend d’empathie pour elle et quelques pages plus tard elle fait une connerie énooorme qui nous donne envie de la baffer.

Au moins avec son mec, Tony, c’est plus facile : un connard fini ! C’est simple le gars n’a rien qui plaide en sa faveur ; je n’avais qu’une envie : le voir crever… et de préférence de mort lente et douloureuse. Mais c’est qu’il est coriace ce sale cafard. Ai-je obtenu satisfaction ? Vous le saurez en lisant le bouquin, pas de raison qu’il n’y ait que moi à m’arracher les cheveux et me ronger les sangs dans l’attente de l’éventuel instant T.

Et puis il y a Canari, un flic de la BAC, tellement ripoux, amoral et pervers qu’il en deviendrait presque sympathique… presque ! Ça reste une sacrée enflure.

J’arrête là, mais vous croiserez plein d’autres personnages tout aussi sympathiques. Pour tout vous dire le seul que j’ai vraiment apprécié est Costa. Et pourtant ce n’est pas vraiment un ange (même si Luce l’appelle « mon ange »), un caïd du milieu, assassin et trafiquant de drogue… le gendre idéal ! Bon allez on va aussi donner un bon point à Yasmina, l’infirmière qui s’occupera de Luce, même si elle ne brille pas franchement par son intelligence.

Âmes sensibles s’abstenir… Ça défouraille grave et ça envoie du lourd de la première à la dernière page. Pas le temps de souffler, le rythme imposé est digne d’une Kalachnikov entre les mains d’un Spetsnaz. C’est violent, c’est glauque, mais surtout c’est écrit dans un style très visuel. On en prend plein les mirettes et même plein la gueule. À ce niveau ce n’est pas une claque ni un coup de poing, même pas un uppercut, plutôt une rafale d’uppercuts qui nous arrive dans la tronche.

Difficile de lâcher ce bouquin une fois qu’il vous a pris dans ses mailles, et ça va très vite ! À peine les premières pages tournées que l’on est déjà accro.

Je ne connais pas Marseille, mais je peux vous assurer que même si la ville est mise en avant dans ce bouquin, ce n’est pas franchement la version Guide du Routard qui est de mise. Même le 9-3 ressemble à un petit coin de paradis à côté de la cité phocéenne de Denis Zott (j’ai bien conscience que le trait est volontairement forcé, c’est aussi ce qui fait le charme du roman). Suivez le guide… mais préparez à un parcours du combattant plutôt qu’à un parcours de santé.

En conclusion j’ai adoré, non seulement je ne peux pas faire autrement que de lui attribuer la note maximale, mais impossible de ne pas lui accorder un coup double (coup de coeur / coup de poing) amplement mérité.

MON VERDICT
Coup double

 
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Publié par le 20 juillet 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Roy Braverman – Hunter

AU MENU DU JOUR

R. Braverman - Hunter

Titre : Hunter
Auteur : Roy Braverman
Éditeur : Hugo
Parution : 2018
Origine : France
320 pages

De quoi ça cause ?

Hunter, condamné à mort pour les meurtres de cinq hommes et l’enlèvement de cinq femmes qui n’ont jamais été retrouvées, s’évade et retourne à Pilgrim’s Rest, là où ces crimes ont été commis douze ans plus tôt. Plus que jamais déterminé à prouver son innocence et à démasquer le(s) vrai(s) coupable(s).

Il n’est pas seul sur le chemin de Pilgrim’s Rest, Freeman, le père d’une victime disparue, le suit de près. Une fois qu’il lui aura mis la main dessus, il compte bien lui faire avouer où est sa fille et venger les victimes.

Sauf qu’à Pilgrim’s Rest rien ne se déroulera comme prévu…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que Roy Braverman est le nouveau pseudo de Ian Manook (Patrick Manoukian de son vrai nom), le sieur Manook m’ayant emballé avec sa trilogie mongole autour de Yeruldelgger, il me tardait de rejoindre le sieur Braverman et le mystérieux Hunter dans les Appalaches pour découvrir cette nouvelle série.

Ma chronique

Exit Ian Manook, exit Yeruldegger, exit les steppes mongoles et exit Albin Michel. Welcome Roy Braverman, welcome Hunter, welcome USA et welcome Hugo. Dans le genre nouveau départ, on peut difficilement faire plus radical.

Honnêtement si je n’avais pas su que Manook et Braverman étaient une seule et même personne jamais je n’aurai pu le deviner en lisant ce roman (sans sa préface dans laquelle l’auteur explique son choix). Le genre, le style, la construction, tout est tellement éloigné de ce que j’ai découvert avec la trilogie Yeruldelgger. On frôle la parfaite schizophrénie littéraire ! Et c’est un compliment, il faut un sacré talent pour réussir un pareil grand écart sans se vautrer.

Hunter est un concentré d’action et de testostérone, mais aussi et surtout un divertissement assumé (voire même revendiqué) par l’auteur. Ça castagne, ça flingue, ça étripe, ça baise aussi, et le tout dans la bonne humeur serais-je tenté de dire vu l’humour (parfois noir) omniprésent quasiment du début à la fin… Même dans les situations les plus désespérées ! Tout simplement jubilatoire !!!

J’ai ressenti le même plaisir quasiment jouissif qu’en suivant les folles aventures du Bourbon Kid, l’aspect fantastique en moins. Tous les excès sont permis et quand ça pourrait casser par manque de crédibilité, finalement ça passe au nom du second degré. J’ai pris un pied monstre à lire ce bouquin, la totale éclate !

Si je devais définir ce roman en un mot (autre que « jubilatoire » ou « jouissif »), je dirais « visuel ». Non seulement parce qu’on en prend plein les mirettes, mais surtout parce qu’au fil de la lecture on visualise littéralement l’intrigue en surimpression. C’est simple en refermant ce bouquin j’ai eu l’impression de sortir d’une séance de ciné… et d’y avoir vu un sacré bon film.

Des chapitres courts, une écriture au cordeau et un rythme imposé boosté à l’adrénaline, tout est fait pour que le lecteur n’ait pas une minute de répit. Ajoutez à cela une galerie de personnages mitonnée aux petits oignons (mais dont je ne vous parlerai pas) et vous avez entre les mains tous les ingrédients qui font un foutrement bon roman.

J’ai eu un mal de chien à lâcher le bouquin tant j’avais envie d’en savoir davantage, chapitre après chapitre.

Pilgrim’s Rest (le repos du pèlerin en français) ferait un joli nom pour une sympathique auberge, ou une paisible bourgade, mais que nenni ; l’origine du nom est nettement moins charmante :

« Vous savez d’où vient le nom Pilgrim’s Rest ? Rien à voir avec le repos d’une bande de pèlerins de passage. Une troupe de culs bénis chassés de France par des culs encore plus bénis qu’eux ont voulu évangéliser au passage les natifs du coin. Ils les ont tellement convaincus de leur supériorité chrétienne que leurs bons élèves les ont tués et ont bouffé leur cœur et leur foie pour s’approprier leur force d’âme. C’est vous dire où vous mettez les pieds ! »

Concrètement c’est un bled paumé au fin fond des Appalaches qui ne tient debout que par la bonne grâce de sa vingtaine d’habitants, des gars du cru, du redneck en puissance… Vous en voulez encore ? OK, placez le tout au coeur d’hiver avec la neige qui tombe dru et vous aurez une bonne idée du cadre.

Le moins que l’on puisse dire c’est que Roy Braverman ouvre le bal en beauté avec ce premier opus de sa nouvelle série. Inutile de préciser que je suis partant pour la suite, plutôt deux fois qu’une !

PS : j’ai pris un sacré coup de jeune en redécouvrant la musique des CCR (Creedence Clearwater Revival).

MON VERDICT
Coup double

 
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Publié par le 15 juin 2018 dans Bouquins

 

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