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Archives de Tag: François-Xavier Dillard

[BOUQUINS] Collectif, à l’initiative d’Yvan Fauth – Écouter Le Noir

AU MENU DU JOUR


Titre : Écouter Le Noir
Auteur : Collectif
Éditeur : Belfond
Parution : 2019
Origine : France
288 pages

De quoi ça cause ?

13 auteurs réunis autour du thème de l’audition.
11 nouvelles sur fond noir.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que cet ouvrage est une initiative d’Yvan, ami (même si nous ne nous « connaissons » que par le biais du net) et blogueur pour qui j’ai énormément d’estime.

Ma Chronique

Je remercie les éditions Belfond et Net Galley pour leur confiance renouvelée.

Je ne suis pas forcément un grand fan de la nouvelle même si je reconnais volontiers que, pour un auteur, l’exercice est délicat, voire périlleux. Le temps de quelques pages, il faut donner vie à des personnages et mener à terme une intrigue ; aller à l’essentiel pour toucher le lecteur au cœur et aux tripes, en évitant les raccourcis trop faciles qui laisseraient une impression de travail inachevé (ou pire, bâclé).

Les auteurs ayant répondu à l’invitation d’Yvan comptent parmi la fine fleur de la littérature noire francophone (mais pas que…), le nec plus ultra du genre. À travers ce recueil ils confirment leur immense talent, certains se dévoileront même sous un jour totalement inattendu.

C’est Barbara Abel et Karine Giebel qui ouvrent le bal, avec une nouvelle à quatre mains qui donne le ton et m’a laissé sans voix (à défaut de me laisser sans ouïe). Suivront, par ordre d’apparition, Jérôme Camut et Nathalie Hug, Sonja Delzongle, François-Xavier Dillard, R.J. Ellory, Nicolas Lebel, Sophie Loubière, Maud Mayeras, Romain Puértolas, Laurent Scalese et Cédric Sire.

Si aucun des auteurs présents ne m’est inconnu, il y en a certains dont je n’ai pas encore eu l’occasion d’explorer l’univers (Barbara Abel, Nicolas Lebel, Sophie Loubière et Laurent Scalese) ; découvrir leurs nouvelles me donne un aperçu de leur immense talent et ne fait qu’attiser davantage ma curiosité eu égard à leur travail…

Je ne vais pas me lancer dans un avis détaillé pour chacune des nouvelles ici présentes, d’une part afin de laisser intact le plaisir de la découverte, mais aussi parce que j’estime que cette approche ne ferait pas pour autant avancer le schmilblick (et un peu aussi par pure fainéantise).

Tour à tour les auteurs explorent le thème de l’audition sous toutes ses facettes (qu’il s’agisse de surdité, de bruits en tout genre – parfois amis, parfois ennemis – ou encore de musique…). De même les auteurs jouent sur tout le spectre du noir, du classique sur fond policier / thriller, au fantastique en passant même par l’humour.

Comme souvent dans ce genre de recueil, il y a les nouvelles qui font mouche et celles pour lesquelles on a l’impression d’avoir raté le coche sans vraiment pouvoir s’expliquer le pourquoi du comment de la chose. Il n’en reste pas moins que globalement la qualité est au rendez-vous (certaines flirtent même avec l’excellence) ; pas vraiment une surprise vu le panel des auteurs ayant accepté de se prêter au jeu.

Afin d’illustrer mon propos ci-dessus, je terminerai cette chronique par l’attribution d’une note (sur 5) à chacune de ces nouvelles ; comme d’hab cette notation n’engage que moi :

B. Abel et K. Giebel – Deaf : 5
J. Camut et N. Hug – Archéomnésis : 2.5
S. Delzongle – Tous les chemins mènent au hum : 3.5
F.X. Dillard – Ils écouteront jusqu’à la fin : 5
R.J. Ellory – Bloodline : 4.5
N. Lebel – Sacré chantier : 3.5
S. Loubière – Zones de fracture : 4
M. Mayeras : Echos : 4
R. Puértolas – Fête foraine : 4
L. Scalese – Quand vient le silence : 5
C. Sire – Le diable m’a dit : 5

Ce qui nous fait une honorable moyenne de 4.2 sur 5 que j’arrondis volontiers à 4.5 pour saluer l’initiative de ce recueil.

Mon cher Yvan tu peux considérer que le challenge a été remporté haut la main. Tu peux remettre ça quand tu veux !

MON VERDICT

 
15 Commentaires

Publié par le 21 mai 2019 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] François-Xavier Dillard – Réveille-Toi !

AU MENU DU JOUR

F.X. Dillard - Réveille-Toi !
Titre : Réveille-Toi !
Auteur : François-Xavier Dillard
Éditeur : Belfond
Parution : 2018
Origine : France
368 pages

De quoi ça cause ?

Compte tenu de la complexité de l’intrigue, je préfère vous donner la quatrième de couv’ plutôt que de me risquer à une présentation personnalisée :

« Basile Caplain est un greffé du coeur qui vit reclus, sans travail ni perspective. Sa seule obsession : dormir le moins possible, car ses nuits sont peuplées de cauchemars. Son unique ami, Ali, le gérant d’une station-service, est passionné par les faits divers. Un soir, ce dernier lui parle du meurtre barbare d’une jeune femme. Or, ce crime atroce, c’est exactement le rêve que Basile a fait deux jours plus tôt…

Paul est un paraplégique de dix-huit ans, génie de l’informatique, qui développe pour la police scientifique un programme baptisé Nostradamus – un algorithme révolutionnaire devant permettre de réaliser des portraits-robots hyperréalistes des criminels présumés.

Alors que des meurtres sauvages sont perpétrés à Paris, la police judiciaire met sur le coup son meilleur atout : le Dr Nicolas Flair, psychiatre mentaliste, qui a déjà résolu de nombreuses affaires.

Lorsque les chemins de ces trois protagonistes se croiseront, l’Inconscient, la Science et la Psychiatrie vont devoir collaborer pour essayer d’arrêter le pire des monstres… »

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Cela faisait déjà quelque temps que je me promettais de découvrir l’univers littéraire de François-Xavier Dillard. Ses romans étant indépendants et ne faisant appel à aucun personnage récurrent, pourquoi ne pas commencer par son petit dernier ?

Cerise sur le gâteau, je trouve la couv’ très bien foutue.

Ma chronique

En refermant ce bouquin je me suis maudis d’avoir autant attendu avant de me résoudre à découvrir l’univers littéraire de François-Xavier Dillard ; le gars envoie du lourd et il le fait bien. On est clairement dans le thriller haut de gamme (malgré quelques imperfections vite oubliées).

Si la quatrième de couverture est particulièrement prometteuse (juste ce qu’il faut pour attiser la curiosité du lecteur), elle ne fait pourtant qu’effleurer la densité de l’intrigue et la variété de ses acteurs. Il faut certes un peu de temps pour bien situer le rôle de chacun des personnages et leurs relations (bon j’vous rassure, ce n’est pas non plus Le Trône De Fer), mais une fois que vous l’aurez assimilé la suite de la lecture sera d’une grande fluidité. Il faut dire que l’auteur sait y faire pour rendre son intrigue particulièrement addictive.

N’allez surtout pas imaginer que Réveille-Toi ! n’est qu’une énième histoire de serial-killer, non seulement l’intrigue se démarque clairement de la « concurrence », mais elle est surtout multidirectionnelle (on comprend rapidement que deux aspects de l’histoire ne sont pas l’oeuvre d’une seule et même personne) et multidimensionnelle.

S’il est vrai que la police bénéficie aujourd’hui d’outils (et d’algorithmes) particulièrement évolués pour lier différentes scènes de crimes et éventuellement les rattacher à un criminel ; on est toutefois bien loin de la puissance de traitement du logiciel Nostradamus mis à l’épreuve dans ce roman. Un outil qui a de quoi faire baver d’envie bien des enquêteurs !

Nostradamus n’est pas le seul élément fantastique/anticipation de l’intrigue, mais ils s’intègrent parfaitement au récit, tant et si bien que l’on les accepte comme des acquits.

François-Xavier Dillard apporte beaucoup de soin à ses personnages, outre le trio (déjà atypique) cité en quatrième de couverture, il y a bien d’autres acteurs majeurs dans cette intrigue ; je citerai en vrac : Clara, membre de la police scientifique qui travaille avec Paul, Dubois et Michaud, les flics de terrain, Axelle, une victime séquestrée par un pervers et pourquoi pas Ram, le chien de Paul (désolé, j’adore les bassets hound)…

C’est volontairement que je ne m’attarderai pas sur l’intrigue à proprement parler, plutôt que de prendre le risque d’en dire trop par excès d’enthousiasme, je préfère laisser entier le plaisir de la découverte aux futurs lecteurs. Je me permets toutefois de vous rappeler qu’il s’agit d’un thriller, ne vous étonnez donc pas si certaines scènes sont violentes et / ou gore ; sachez simplement que François-Xavier Dillard ne fait pas dans la surenchère gratuite, la violence est mise au service de son intrigue.

J’ai signalé au début de cette chronique que le roman n’était pas exempt de défauts, même si globalement ils ne gâchent pas le plaisir de la lecture. J’ai en effet trouvé certains aspects de l’intrigue prévisibles(notamment l’identité du tueur en série qui s’est imposée comme une évidence), par la suite, par effet boule de neige, on découvre (ou à tout le moins on suppose) d’autres éléments avant qu’ils ne nous soient révélés.

Il n’en reste pas moins que j’ai passé un excellent moment en compagnie de ce bouquin, une découverte qui me donne envie d’aller plus loin dans l’univers de François-Xavier Dillard.

MON VERDICT

La minute du râleur maniaco-obsessionnel…

Certains chapitres renvoient à des flashbacks, l’apparence de la première page est alors du genre : le n° de chapitre, la date de l’action et enfin le texte. Je suppose en tout cas que c’est comme ça qu’ils se présentent dans la version papier du roman.

Pourquoi, dans la version numérique, la diviser en deux pages ? La première contenant uniquement le n° du chapitre, la suivante la date de l’action et le texte. Il est parfaitement possible (et facile), en alternant les classes, de tout faire tenir sur une seule page ; la preuve en image :

Ca m’a pris moins de 10 minutes et je suis loin d’être un professionnel du numérique !

 
9 Commentaires

Publié par le 30 juillet 2018 dans Bouquins

 

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