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[BOUQUINS] Lise Pradère – En Quête D’Elena

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L. Pradère - En Quête D'Elena
Titre : En Quête D’Elena
Auteur : Lise Pradère
Éditeur : Flamant Noir
Parution : 2019
Origine : France
280 pages

De quoi ça cause ?

Une jeune femme, Elena Vassiliev, est retrouvée morte dans son appartement de la région parisienne. L’enquête est confiée au commandant Gignac du SRPJ Nanterre.

Plus l’enquête avance, plus elle va s’avérer complexe et avoir de multiples ramifications, que ce soit dans le monde des affaires, dans les hautes sphères du pouvoir ou encore dans le milieu du crime organisé.

Intrigué par le profil de la victime, Gignac ne négligera aucune piste afin de faire éclater la vérité au grand jour.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Flamant Noir, un éditeur cher à mon cœur que je suis quasiment depuis la première heure.

Parce que Lise Pradère vient d’intégrer le catalogue de l’éditeur, c’est toujours un plaisir de découvrir un(e) nouvel(le) auteur(e).

Petit plus non négligeable, sans être pour autant décisif, je trouve que la couv’ est très belle.

Grâce à l’accès privilège que m’a accordé Flamant Noir sur Net Galley, je peux découvrir sans attente et en avant-première (parution le 29 avril) ce roman.

Ma Chronique

Je remercie chaleureusement les éditions Flamant Noir (avec un merci tout particulier à Nathalie) et Net Galley pour leur confiance.

Flamant Noir offre à Lise Pradère et à son roman une seconde jeunesse, En Quête D’Elena a en effet d’abord vu le jour en 2017 en auto-édition grâce à la plateforme IggyBook. Un second souffle qui devrait lui permettre de toucher un public plus large et, c’est tout le bien que je lui souhaite en tout cas, de prendre réellement son envol.

Pour être tout à fait franc, je n’avais pas prévu de lire ce roman dès maintenant, c’est par curiosité que je l’ai ouvert, je comptais lire le premier chapitre juste pour voir ce que ça donnait. Sauf que j’ai été immédiatement happé par l’intrigue et les personnages, plus moyen de le lâcher avant de connaître le fin mot de l’histoire !

Il faut dire que le commandant Antoine Gignac est un personnage à qui l’on s’attache rapidement.

Dans le privé il est divorcé et père d’un ado, il est resté très proche de son ex-femme et entretient une relation fusionnelle avec son fils (avec qui il partage une passion pour le rugby). Originaire du Sud-Ouest il a parfois bien du mal à se faire au tumulte de la vie parisienne.

Professionnellement il est efficace, persévérant et un tantinet électron libre ; dans cette affaire il va développer une relation particulièrement intense avec la victime, pas question pour lui de renoncer à son enquête, quels que puissent être les éventuels enjeux supérieurs de l’affaire.

Heureusement il ne sera pas seul pour mener à bien son enquête, il peut en effet compter sur le soutien sans faille de son équipe et même de sa hiérarchie.

Tous les personnages sont impeccablement travaillés, quel que soit leur niveau d’implication dans le déroulé de l’intrigue.

Une intrigue à dimensions multiples qui entraînera le lecteur de la région parisienne au large de la Norvège en passant par l’Isère ; sans oublier le Turkménistan qui reste en toile de fond.

Une intrigue qui va s’orienter vers plusieurs pistes, du crime passionnel au crime organisé, en passant par l’assassinat politique. Rien n’est laissé au hasard, Lise Pradère garde le cap sans jamais faillir. Bien malin celui qui saura démêler le vrai du faux dans ce sac de nœuds.

Un récit richement documenté, mais toujours accessible, il faut dire que le style de l’auteur s’accorde parfaitement à une lecture d’une grande fluidité (pour ma part je l’ai dévoré le temps d’un weekend).

J’ai lu dans une interview de Lise Pradère qu’elle souhaitait mettre à nouveau en scène le personnage d’Antoine Gignac, j’espère sincèrement que son passage chez Flamant Noir lui permettra de donner suite à son projet. Je ne vous cacherai pas que je n’aurai rien contre le fait de le retrouver sur une (et plus si affinités) nouvelle enquête.

Le hasard de mes lectures a voulu que je croise, coup sur coup, un personnage nommé Karim Amrani (déjà présent dans le roman de Guillaume Musso) ; pas de bol pour ses éventuels homonymes, dans les deux cas l’individu n’a pas vraiment le profil du gendre idéal.

MON VERDICT

 
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Publié par le 15 avril 2019 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Sébastien Lepetit – Il Y Aura Du Sang Sur La Neige

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S. Lepetit - Il y aura du sang sur la neige
Titre : Il Y Aura Du Sang Sur La Neige
Auteur : Sébastien Lepetit
Éditeur : Flamant Noir
Parution : 2018
Origine : France
280 pages

De quoi ça cause ?

Michel Pupillin, l’organisateur de la Transjurassienne, fait appel au commissaire Morteau suite à des menaces reçues qui promettent « du sang sur la neige« .

Quand un premier compétiteur, parmi les favoris de la course, est assassiné, Morteau et son adjoint, le lieutenant Monceau, vont enquêter dans un milieu où l’entente est loin d’être cordiale entre les sportifs…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Flamant Noir, une maison d’édition chère à mon cœur.

Parce que Sébastien Lepetit est l’un des rares auteurs de l’éditeur que je n’aie pas encore eu l’occasion de lire.

Bien qu’on me l’ait offert, je l’ai tout de même récupéré via Net Galley.

Ma chronique

Je remercie chaleureusement Flamant Noir (et tout particulièrement Nathalie) et Net Galley qui me donnent l’occasion de découvrir un auteur que je ne connaissais pas encore.

Après Cross l’éditeur reste dans le polar sportif, mais exit les baskets, cette fois c’est sur des skis que ça se passe ; quelques jours avant que ne soit donné le départ de la Transjurassienne, une course de fond particulièrement éprouvante.

C’est le troisième roman mettant en scène le commissaire Morteau, même si, comme je l’ai indiqué plus haut, c’est pour moi une découverte.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Morteau, sous ses airs de flic bourru se cache un être profondément humain qui aime profiter de la bonne chère (et il faut dire qu’il a un sacré coup de fourchette) et de la dive bouteille (là encore il ne manque pas de répondant).

Face à la force tranquille du vieux flic, on trouve l’impétuosité de son jeune lieutenant qui voudrait toujours que les choses avancent plus vite. Mais à force de foncer tête baissée, on peut rater quelques détails importants.

Si l’auteur mise beaucoup sur ses personnages, il ne néglige pas pour autant l’enquête de police ; mais il est vrai que le commissaire Morteau pourrait avoir pour devise « qui veut aller loin ménage sa monture« . Il enquête à son rythme, entre deux repas pantagruéliques, et prend son temps avant de tirer ses conclusions. Faut pas être pressé, mais la méthode a fait ses preuves…

Même si on est plus proche du rythme de Maigret que de celui d’un Jack Bauer (24 Heures), on ne s’ennuie pas une minute en suivant l’ami Morteau ; bien au contraire, ses digressions font partie intégrante du charme inné de ce bouquin. Il n’en reste pas moins que l’on se prend au jeu, à l’instar de Morteau et Monceau, on alterne entre les suspects au gré des indices et soupçons…

À la lecture du roman, on sent que Sébastien, tout comme son flegmatique commissaire, est un amoureux de sa région. Il en parle si bien que nous ne pouvons que nous aussi être sous le charme de la beauté de ses paysages et de la richesse de sa gastronomie (sans mentir, j’en ai parfois eu l’eau à la bouche).

Ce roman fut une belle découverte, non seulement il m’a donné envie d’aller plus avant en compagnie du commissaire Morteau, mais il s’inscrit parfaitement dans le label qualité cher au Flamant Noir.

MON VERDICT

 
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Publié par le 27 décembre 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Marc S. Masse – Cross

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M. S. Masse - Cross

Titre : Cross
Auteur : Marc S. Masse
Éditeur : Flamant Noir
Parution : 2018
Origine : France
272 pages

De quoi ça cause ?

Eric Milan est un ex-flic qui s’est installé à son compte comme détective privé, outre des affaires pas franchement folichonnes, il peine à boucler les fins de mois. Quand un client lui propose un 300 000 € pour identifier et éliminer l’homme qui est responsable de la mort de son fils, Milan ne rechigne pas longtemps avant d’accepter.

Mais pour se faire, Milan devra participer au Grand Cross, une course extrême réservée aux sportifs accomplis…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Flamant Noir et l’occasion de découvrir Marc S. Masse, un nouveau venu dans leur catalogue.

Parce que Nathalie et Net Galley me permettent de découvrir ce roman en avant-première (parution le 8 octobre).

Ma chronique

Je remercie Flamant Noir, tout particulièrement Nathalie, et Net Galley qui m’offrent l’opportunité de découvrir ce roman en avant-première.

Je suis un grand consommateur de thrillers et romans policiers, mais il me semble que c’est la première fois que j’en lis un qui se déroule au cœur d’une épreuve sportive. Et quelle épreuve !

Le Grand Cross c’est huit étapes de course à pied sur tous types de terrain et qu’importent les conditions météo. Chaque jour les concurrents devront courir sur plus de 50 kms avant une dernière étape de 84 kms !

Le roman se divise en deux parties, la première représentant plus de 85% du bouquin. Et c’est plutôt une bonne chose, car dans cette première partie Marc S. Masse fait preuve d’une remarquable maîtrise.

La grande force de ce Cross réside dans le personnage d’Eric Milan. Milan c’est un peu Monsieur Tout-le-Monde quand on fait sa connaissance, un quadra qui se laisse un peu aller, un gars enlisé dans un boulot qui ne lui plait pas vraiment et avec des fins de mois difficiles. Si Milan accepte la mission qui lui est confiée, ce n’est ni par idéal ni par grandeur d’âme, non, c’est pour le fric et uniquement le fric.

Dans cette première partie on le voit se surpasser au fil des étapes, on en viendrait presque à souffrir avec lui tant l’auteur réussit à nous plonger dans la peau de son personnage. D’autant que la course va rapidement lui réserver d’autres surprises qui n’ont rien à voir avec le sport.

A ce niveau je dois avouer que j’ai rapidement compris qui tirait les ficelles et surtout quelles étaient ses motivations. C’est une phrase de Milan qui m’a mis sur la voie. Malgré l’absence de surprise à ce niveau (la suite m’a en effet donné raison sur toute la ligne) j’ai pris énormément de plaisir à parcourir les kilomètres et surmonter les difficultés avec Eric Milan.

Puis vient la seconde partie avec un retournement de situation aussi incompréhensible qu’invraisemblable. J’en suis venu à douter de la santé mentale de l’auteur sur ce coup puis à la réflexion un début d’explication m’est apparu sans toutefois que je parvienne à le cadrer dans le déroulé de l’intrigue.

Et effectivement tout s’explique (une fois de plus j’avais vu juste), ça peut paraître un peu simpliste pour amener la fin, mais personnellement j’ai trouvé que ça collait plutôt bien.

Cross est le septième roman de Marc S. Masse, mais c’est son premier titre inscrit au catalogue de Flamant Noir. Si le bouquin n’est pas exempt de défauts, je trouve tout de même qu’il tire bien son épingle du jeu ; suffisamment en tout cas pour me donner envie de suivre l’auteur à l’avenir.

MON VERDICT

 
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Publié par le 21 septembre 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Samuel Sutra – La Femme A La Mort

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S. Sutra - La Femme A La Mort

Titre : La Femme A La Mort
Auteur : Samuel Sutra
Éditeur : Sirius, réédition Flamant Noir
Parution : 2012, réédité en 2018
Origine : France
198 pages

De quoi ça cause ?

2012. La Rochelle. Par une nuit pluvieuse, un coup de feu retentit dans une chambre d’hôtel. À son arrivée la police trouve le corps d’une jeune femme russe dans une chambre fermée, aucun doute possible, ils sont face à un suicide.
Sauf que la thèse officielle dérange le commissaire Verdier sans toutefois être en mesure de la dénoncer. À quelques mois de sa retraite, il voudrait être sûr de n’avoir rien négligé avant son départ. C’est pour cela qu’il fait appel à Stan, un ex-flic devenu « consultant », mais aussi et surtout un ami de longue date en qui il a toute confiance.

Il faut dire que, sous la pression de l’ambassade de Russie, l’expertise médico-légale a été des plus expéditive et le corps immédiatement rapatrié à Moscou.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que ce sont Flamant Noir et Samuel Sutra, un éditeur et un auteur que j’apprécie grandement.

Le fait qu’il s’agisse d’une réédition ne me dérange pas, au contraire c’est toujours sympa de découvrir les débuts littéraires d’un auteur. En l’occurrence La Femme A La Mort est son second roman, mais sa première incursion dans le polar « sérieux » (il avait déjà signé, un an plus tôt, le premier volet de sa série Tonton, des polars beaucoup plus légers, voire franchement décalés).

Ma chronique

Je remercie les éditions Flamant Noir (et tout particulièrement Nathalie) et Net Galley d’avoir accepté de me faire parvenir ce roman en vue d’une chronique sur ce modeste blog.

Il est parfois délicat de découvrir les premiers romans d’un auteur alors que l’on connaît déjà ses titres les plus récents ; comparer l’ancien et le nouveau serait faire abstraction des bénéfices tirés de l’expérience. À ce titre Samuel Sutra m’a bluffé, si on ne m’avait pas dit que ce roman était une réédition je ne m’en serai pas aperçu ; on retrouve la même aisance et la même fluidité aussi bien dans le style que dans le déroulé de l’intrigue. Une maîtrise qui ne s’est jamais démentie par la suite, et je lui souhaite que cela dure jusqu’à ce qu’il décide de ranger définitivement sa plume (on n’est pas pressé, prends ton temps).

C’est le troisième roman que je lis de cet auteur, non seulement il peut se targuer joli sans faute, mais en plus il se renouvelle à chaque fois. Tout en restant dans le polar, plus ou moins noir, ses thématiques ne sont jamais les mêmes, ses personnages sont loin des archétypes du genre et ses intrigues totalement maîtrisées.

Présentement Samuel Sutra nous place face à un grand classique de la littérature policière : le mystère de la chambre close. Une énigme, dont les origines restent incertaines, mais qui doit beaucoup à G.K. Chesterton et qui a inspiré de nombreux grands noms de la littérature policière (en vrac et de façon non exhaustive je peux citer : Arthur Conan Doyle, Agatha Christie, Ellery Queen, Gaston Leroux, John Dickson Carr…). La concurrence est rude !

Force est de reconnaître que Samuel Sutra a rondement mené son affaire de chambre close. Bien malin le lecteur (ou la lectrice, ne soyons pas sexiste) qui découvrira la clé de l’énigme avant qu’elle ne nous soit révélée. Pour ma part je n’ai rien vu venir, comme Stan j’ai découvert les détails troublants mettant à mal la thèse du suicide au fil de l’enquête. Même si après coup on a a envie de s’écrier « Bon sang, mais c’est bien sûr !« .

J’ai beaucoup aimé le personnage de Stan, un enquêteur qui n’hésite pas à franchir la ligne blanche pour faire valoir la vérité ; il faut dire qu’il peut compter sur l’aide de ses nombreuses relations (dont certaines pas franchement du genre fréquentable) et sur sa pugnacité face à l’adversité.

Un roman court qui va à l’essentiel sans pour autant être superficiel. Difficile de le lâcher une fois que vous l’aurez commencé. Les éléments s’enchaînent et s’imbriquent sans accroc ni fausse note, nous proposant un lever de voile progressif et impeccable.

Même quand Flamant Noir nous dégote des vieilleries oubliées de tous (à prendre sans la moindre méchanceté), il réussit à nous surprendre et nous épater.

Pour compléter ma plongée dans l’univers de Samuel Sutra, il ne me reste plus qu’à découvrir la série des Tonton ; je compte bien m’y mettre un jour… encore faudrait-il que mon Stock à Lire Numérique me laisse le temps de souffler !

MON VERDICT

 
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Publié par le 18 juillet 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Didier Fossey – Artifices

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D. Fossey - Artifices

Titre : Artifices
Série : Boris Le Guenn – Tome 4
Auteur : Didier Fossey
Éditeur : Flamant Noir
Parution : 2018
Origine : France
390 pages

De quoi ça cause ?

Boris Le Guenn est appelé sur une scène de crime plutôt atypique, un homme, attaché à un arbre, a été tué à l’explosif. Une technique expéditive qui suggère une forte haine envers la victime, mais aussi une bonne connaissance des engins explosifs.

Quand une seconde victime est découverte, elle aussi exécutée à l’aide d’engins explosifs savamment mis en scène, Boris Le Guenn décide de se faire épauler par une experte en explosifs.

Parallèlement Boris est harcelé par un mystérieux inconnu qui semble au courant de ses moindres faits et gestes…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

D’abord parce que c’est la quatrième enquête de Boris Le Guenn, j’ai beaucoup aimé les précédentes et j’attendais avec impatience ce nouvel opus.

Ensuite parce que c’est Flamant Noir et que Nathalie, l’éditrice, m’a proposé de découvrir ce roman en avant-première.

Ma chronique

Avant tout je tiens à remercier chaleureusement les éditions Flamant Noir, et tout particulièrement Nathalie, pour leur confiance renouvelée et surtout pour me donner l’occasion de découvrir ce nouvel opus des enquêtes de Boris Le Guenn en avant-première.

Un opus fort attendu compte tenu de la fin du précédent, Burn-Out, il me tardait de savoir qui était l’auteur du coup fil anonyme reçu par Boris. Qui plus est Boris va devoir composer avec une équipe quasiment neuve (seul Antoine est resté au côté de son patron), mais aussi avec une nouvelle hiérarchie (avec notamment un boss arrivé à son poste grâce à ses diplômes et non au mérite). Cerise sur le gâteau, la vie personnelle de Boris est elle aussi en pleine tempête ; Soizic (l’épouse de Boris) veut faire un break pour se donner le temps de réfléchir à leur situation, sans surprise les enfants (et le chien) suivent leur mère…

Peut-être vous demandez-vous si ce roman peut se lire individuellement ou s’il est impératif de prendre la série dans l’ordre ; je vous répondrai qu’il peut se lire en one-shot, mais qu’il serait dommage de passer à côté des précédents. Non seulement il est fait référence à des événements qui se sont produits dans le précédent tome, mais il est surtout fortement rattaché à Ad-Unum, le second roman de la série. Enfin, il serait dommage de passer à côté d’excellents polars, écrits avec la touche inimitable propre aux flics écrivains.

Didier Fossey ne fait dans la simplicité, genre « on prend les mêmes et on recommence« , aucun de ses romans ne ressemble aux autres, tout en restant proche du quotidien de ses personnages, l’auteur aborde des thématiques différentes, pas forcément inhérentes au métier de policier soit dit en passant. C’est aussi ça la touche Fossey, des intrigues fortement ancrées dans le réel avec des acteurs empreints d’humanité (et parfois d’inhumanité).

Dans cet opus il sera notamment question de pédophilie (certainement l’une des pires situations à laquelle puisse être confronté un policier, sans parler des horreurs subies par les victimes), de vengeance, de prise en charge psychiatrique des criminels, mais aussi de la difficulté de concilier vie privée et vie professionnelle quand on est flic de terrain.

D’entrée de jeu, en guise de prologue, l’auteur nous renvoie en 2013 en nous plaçant dans la peau de celui que l’on devine être à l’origine de l’appel anonyme reçu par Boris. Au fil des chapitres nous croiserons son chemin, et partagerons son parcours d’août 2013 à avril 2015 (date de la présente intrigue). Vous comprendrez aisément que je ne m’attarderai pas sur l’individu bien qu’il y aurait beaucoup à dire le concernant, je vous laisse découvrir tout ça par vous même.

On enchaîne ensuite avec le premier chapitre qui nous permet de faire un point rapide sur la situation professionnelle et privée de Boris (piqûre de rappel, au cas où). Le chapitre suivant nous plonge au coeur de l’action, on y croise notre vengeresse qui exécute sa première victime.

L’on devine sans peine ce qui motive cette soif de vengeance, là encore nous aurons le droit à quelques flashbacks qui nous permettront de réaliser à quel point les « victimes » étaient de sinistres pourritures. Difficile d’éprouver la moindre pitié pour ce genre de salopards, sans aller jusqu’à cautionner les actes de la vengeresse, j’ai beaucoup de mal à la blâmer…

Si j’ai retrouvé Boris avec beaucoup de plaisir, j’avoue que certains membres de son ancienne équipe m’ont manqué. Heureusement les nouveaux venus, notamment son adjointe, Nathalie, sont pleins de ressources. Et puis ça donne à l’auteur une bonne raison de poursuivre son chemin avec Boris Le Guenn, au moins jusqu’à ce que le groupe se soude et fonctionne en totale cohésion…

S’agissant d’auteurs que je connais et apprécie, je ne prête guère d’attention à la couverture des bouquins, force m’est pourtant de reconnaître que celle-ci est impeccable. Idéale pour attirer un public plus large à la découverte de l’univers de Boris Le Guenn (et pourquoi pas de l’éditeur Flamant Noir).

Vous l’aurez compris j’ai été sous le charme du début à la fin. Lu le temps d’un weekend (et encore, j’ai quasiment dû me contraindre à aller me coucher samedi soir). Le Flamant inscrit une nouvelle perle à son catalogue déjà bien garni.

Je terminerai cette chronique en citant un passage qui m’a fait sourire, une private joke de l’auteur, clin d’oeil à Sébastien Teissier, ami de Didier Fossey (cf les remerciements) et écrivain lui aussi (je ne désespère d’ailleurs pas de lire la suite de X, même si je sais que le délai n’est pas de son fait) et résident à Singapour :

« C’était un homme seul, pas d’enfants, pas de femme. Quand il est parti en maison de retraite, la maison a été vendue pour payer les frais. C’est un écrivain qui l’a acheté, un gars qui écrit des polars. Monsieur Teissier qu’il s’appelle, mais il ne vient pas souvent. Il habite en chine, à Singapour qu’on m’a dit. »

MON VERDICT
Coup double

 
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Publié par le 22 mai 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Samuel Sutra – Coupable[s]

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S. Sutra - Coupable[s]

Titre : Coupable[s]
Auteur : Samuel Sutra
Éditeur : Flamant Noir
Parution : 2018
Origine : France
272 pages

De quoi ça cause ?

Jean-Raphaël Deschanel, agent du renseignement, est appelé en renfort par la Crim’ de Paris. La brigade du commandant Blay sèche en effet sur une série de crimes faisant jusqu’alors l’objet d’enquêtes distinctes. Or, le dernier corps retrouvé semble faire un lien entre les différentes victimes et orienter l’enquête vers un assassin originaire d’Haïti.

Jean-Raph’ étant lui aussi d’origine haïtienne, il est apparu que son concours pouvait être un atout pour Blay et son équipe…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Flamant Noir et que Nathalie m’a généreusement proposé de lire le roman en avant-première (parution le 5 mars 2018). Une offre pareille, ça ne se refuse pas !

Ayant pris beaucoup de plaisir à lire Kind Of Black, j’étais curieux de retrouver l’auteur dans le même registre (polar noir).

Ma chronique

Je tiens avant tout à remercier les éditions Flamant Noir et tout particulièrement Nathalie pour sa confiance renouvelée (ça me va droit au coeur, sincèrement). Et bien entendu aussi pour l’occasion qui m’est donnée de découvrir le dernier roman de Samuel Sutra, Coupable[s], en avant-première.

Même si généralement je m’efforce d’éviter tout spoiler en rédigeant mes chroniques (parfois il vaut mieux rester concis plutôt que de prendre le risque trop en dire), c’est un impératif encore plus présent quand je dois parler d’un bouquin lu en avant-première.

Nous voilà donc en présence d’un agent du renseignement natif d’Haïti, mais adopté dès son plus jeune âge par un couple français et ayant quasiment tout le temps vécu en France. Quand une série de crimes semblant avoir pour fil rouge Haïti met la Crim’ dans l’impasse, c’est donc à lui que l’on fait appel pour venir leur prêter main-forte.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais moi personnellement quand on me dit Haïti, je pense immédiatement au tremblement de terre de 2010 qui a frappé l’île, détruisant quasiment sa capitale, Port-au-Prince, et faisant plus de 300 000 morts et autant de blessés. Je reconnais volontiers que c’est un peu réducteur comme vision d’un pays et d’un peuple, mais ça n’en reste pas moins vrai.

Du séisme il sera justement question dans ce roman, ou plus exactement de l’aide humanitaire internationale, notamment en matière de reconstruction. Je n’en dirai pas plus, mais on comprend rapidement ce que cache le fameux « Kenscoff ». J’aimerai pouvoir affirmer que ce n’est que fiction, mais ça ne m’étonnerait pas que certaines ordures peu scrupuleuses aient eu recours aux mêmes procédés pour s’en mettre plein les fouilles.

Si Haïti fait office de fil rouge entre les différentes scènes de crime, toute l’intrigue se déroule quant à elle sur le sol français, à Paris et alentours pour être exact. Quatre scènes de crimes qui se distinguent par l’extrême violence des mises à mort. Et une enquête qui va lancer la Crim’ sur la piste d’un cinquième homme, reste à découvrir s’il est la prochaine victime ou l’assassin…

L’essentiel du récit (hormis quelques apartés, un pour chaque victime) est rédigé à la première personne, on vit l’intrigue par le biais de Jean-Raph’, un « administratif » qui va, pour la première fois de sa carrière, se frotter à une enquête de terrain. Forcément ça va le changer et il ne sera pas toujours à l’aise avec les méthodes de ses nouveaux coéquipiers.

Samuel Sutra apporte un soin tout particulier à ses personnages, un exercice de style pas toujours évident dans un récit à la première personne, la personnalité des autres n’est alors que le reflet de ce que le narrateur perçoit. Heureusement pour nous Jean-Raph’ est plutôt perspicace quand il s’agit de cerner ses interlocuteurs.

Je ne vous ferai pas l’affront de dresser un rapide portrait de chacun, autant laisser entier le plaisir de la découverte. Disons que j’ai eu un faible pour le commandant Blay, le flic bourru par excellence, revenu de tout, mais toujours aussi professionnel, un chef respecté (vénéré ?) par ses hommes. Ce serait manquer de galanterie que de ne pas mentionner Vanessa Dubreuil, psychocriminologue qui fera office de « profileuse » sur cette enquête ; la touche de charme de l’équipe, mais elle prouvera rapidement qu’elle n’est pas là pour se contenter de jouer les potiches.

Pour ma part j’ai rapidement des soupçons quant à l’identité du tueur, puis la présomption est devenue certitude. Par contre je tiens à préciser qu’à aucun moment ça n’a gâché mon plaisir de lecture, j’ai même pris beaucoup de plaisir à suivre la progression de l’enquête, à voir comment l’auteur amènerait ses enquêteurs à la même conclusion.

Avec Kind Of Black, Samuel Sutra avait déjà démontré que le polar noir ne lui faisait pas peur, qu’il maîtrisait les règles du genre. Avec Coupable[s] c’est désormais une certitude, l’auteur est une brillante plume de la scène littéraire noire francophone.

Je terminerai cette chronique par un aspect qui peut sembler plus futile, mais qui a toutefois un rôle non négligeable dans la « vie » d’un livre : sa couverture. Je l’avais découverte sur la page Facebook de Flamant Noir et ça a tout de suite fait tilt, je la trouve tout simplement magnifique.

C’est le dixième roman des éditions Flamant Noir que je lis et je ne peux que m’incliner devant la qualité de leur catalogue, non seulement je n’ai jamais été déçu, mais j’ai même eu le droit à quelques belles claques dans la gueule. De quoi m’inciter à suivre leurs prochaines publications, mais aussi, à condition de trouver le temps, de me pencher sur les titres que je n’ai pas encore eu l’occasion de lire (j’en ai déjà trois en stock, c’est un bon début).

MON VERDICT
Coup de poing

 
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Publié par le 8 février 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Romain R. Martin – Vermines

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R.R. Martin - Vermines

Titre : Vermines
Auteur : Romain R. Martin
Editeur : Flamant Noir
Parution : 2017
Origine : France
186 pages

De quoi ça cause ?

Arnaud est taxidermiste dans un bled paumé au fin fond de la Creuse. Asocial, égocentrique et cynique il mène pourtant une vie sans histoire jusqu’à ce que son chien meurt écrasé par la chute d’une armoire. Cet événement, qui ne l’affecte pas outre mesure, va pourtant à jamais changer la vie d’Arnaud…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que l’éditeur est Flamant Noir et que je n’ai jamais été déçu par leur catalogue.
Parce que Nathalie, l’éditrice, m’a gentiment proposé de découvrir ce roman en avant-première (sortie prévue début octobre).

Ma chronique

Tout d’abord je tiens à remercier les éditions Flamant Noir et Nathalie pour leur confiance renouvelée, et pour m’avoir donné de découvrir avant tout le monde leur dernier « bébé ».

Visitant régulièrement la page FB de l’éditeur j’ai d’abord découvert la couverture du dernier né du catalogue Flamant Noir, une belle photo d’un chien vu de dos… curieux comme accroche me suis-je dit. Puis ce fut au tour de la quatrième de couv’ d’être dévoilée, cette fois c’est sûr, mon curiositomètre est dans le rouge. Je suis convaincu que ce bouquin aura tout pour me plaire.

Il n’empêche qu’en l’ouvrant je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre… et ce n’est pas les premières pages qui m’aideront à cataloguer ce roman dans un genre en particulier. Une chose semble sûre, ce n’est ni un thriller ni un roman policier (quoique ? sait-on jamais).

Le moins que l’on puisse dire c’est que pour un premier roman, l’auteur, Romain R. Martin, ose s’aventurer en dehors des sentiers battus. Je m’incline devant un choix aussi audacieux que risqué. Après avoir lu le roman, je peux affirmer haut et fort que le challenge a été remporté haut la main.

Vermines est un roman court, qui vous place dans la peau d’un narrateur odieux à quasiment tout point de vue ! Imbu de lui-même, cynique, manipulateur, menteur… Le gendre idéal… pour votre meilleure ennemie ! L’auteur enfonce le clou, ne faisant strictement aucun effort pour nous le rendre un tant soit peu sympathique.

Notre taxidermiste va se retrouver bien malgré lui au coeur d’un périple ubuesque, mais heureusement (ou pas), il ne sera pas seul pour faire face à l’absurde et à l’improbable. Il pourra compter sur son ami et collègue, Pascalin, un brave type un peu simplet et très porté sur la bibine, et sur Clarence, une veuve un peu déglinguée de 83 ans qui fait office de femme de ménage à la boutique.

Je vous avais prévenu : ce bouquin est inclassable. Inclassable, mais brillant ! La plume de l’auteur restitue à merveille le cynisme de son narrateur. Une perle noire, un concentré d’humour noir. Une fois que vous commencerez la lecture de ce bouquin, vous ne pourrez plus le lâcher ; c’est exactement ce qui m’est arrivé, je l’ai lu d’une traite dans la matinée.

Certes ça change des autres titres de l’éditeur que j’ai eu l’occasion de lire (essentiellement des thrillers et des polars); mais le roman de Romain R. Martin a amplement gagné sa place au sein du catalogue de Flamant Noir.

MON VERDICT

 
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Publié par le 7 septembre 2017 dans Bouquins

 

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