[BRD] Captain America – Civil War

Captain America - Civil WarPetite séance cinéphile histoire de bien finir le week-end, au menu du jour Captain America : Civil War, réalisé par Anthony et Joe Russo, déjà aux manettes des deux premiers Captain America. Troisième film dédié à Steve Rogers et treizième dans l’univers cinématographique de Marvel ; il inaugure la phase 3 dudit univers, phase qui devrait s’achever en 2018/2019 avec Avengers : Infinity War (décliné en deux parties).
Au cours d’une intervention en Afrique, sous le commandement de Steve Rogers / Captain America (Chris Evans), le pire est évité mais les dommages collatéraux sont lourds, très lourds. De fait l’ONU décide de placer les Avengers sous tutelle d’une unité de commandement international. Une décision qui divise l’équipe, d’un côté, les partisans du projet, menés par Tony Stark / Iron Man (Robert Downey Jr) et de l’autre, ses opposants dirigés par Steve Rogers. Lorsque la réunion de l’ONU est interrompue par un attentat meurtrier, et que tout semble accuser Bucky Barnes / Le Soldat de l’Hiver (Sebastian Stan) ; l’affrontement entre les deux parties semble désormais inévitable…
Un troisième volet de Captain America qui pourrait presque être un Avengers 2.5 tant le nombre du super-héros est impressionnant. On trouve bien entendu certains des Avengers « historiques », avec Natasha Romanoff / La Veuve Noire (Scarlett Johansson) et Clint Barton / Hawkeye (Jeremy Renner) mais aussi des héros ayant intégré le groupe en cours de route tels que le Colonel James Rupert / War Machine (Don Cheadle), Sam Wilson / Le Faucon (Anthony Mackie), Vision (Paul Bettany) et Wanda Maximoff / La Sorcière Rouge (Elizabeth Olsen) et même le dernier venu, non encore membre des Avengers, Scott Lang / Ant-Man (Paul Rudd).
Histoire d’apporter un peu de sang neuf, deux nouveaux héros, et non des moindres viendront grossir les rangs ; j’ai nommé Peter Parker / Spiderman (Tom Holland) et le Prince T’Challa / Black Panther (Chadwick Boseman). Soit dit en passant chacun aura le droit à son long métrage dédié, respectivement en 2017 et 2018.
Après une séquence d’ouverture explosive (c’est le moins que l’on puisse dire), l’on entre dans le vif du sujet. Ce n’était déjà pas le grand amour entre Steve Rogers et Tony Stark mais cette fois le torchon brûle, et ça ne va pas aller en s’améliorant. Et forcément quand des super-héros s’en foutent plein la gueule, il y a de la casse… et pas qu’un peu ! L’affrontement à l’aéroport restera certainement dans les anales de l’univers Marvel : spectaculaire, mené à un rythme d’enfer et ponctué tout de même par quelques touches d’humour.
En effet même si ce film reste certainement l’un des plus sombres de l’univers cinématographique Marvel, l’humour reste un ingrédient incontournable. En l’occurrence c’est Spiderman qui remporte la palme du comique dans ce film, même au coeur de l’action il ne peut s’empêcher de jacasser comme une pie (ce qui ne nuit nullement à son efficacité). Ca tranche avec le sérieux de Black Panther, il faut dire que ce dernier est surtout motivé par son désir de vengeance.
Ai-je besoin de préciser que les effets spéciaux sont irréprochables ? A force de lire mes chroniques des films Marvel, vous devez finir par le savoir ; donc je vais éviter de radoter.
Bien que n’étant pas fan du personnage de Captain America, je m’attendais quand même à du lourd avec ce film. Et je n’ai pas été déçu ! Tout est parfaitement maîtrisé, j’en viendrai presque à apprécier notre capitaine d’une soirée pour le coup.
A l’issue du film on peut légitimement se demander ce qu’il va advenir des Avengers. Qui sera au casting d’Infinity War ? Et forcément quels seront les absents ? On peut bien entendu aussi s’attendre à voir apparaître de nouveaux venus, outre Spiderman et Black Panther, Dr Strange et Captain Marvel auront eux aussi le droit à un film dédié d’ici là. Une seule certitude, les Avengers bénéficieront du renfort des Gardiens de la Galaxie… pour affronter Thanos ! Tout un programme pour les fans de l’univers Marvel.

PS: n’oubliez pas de rester jusqu’à la toute fin du générique. Il y a en effet deux séquences post-génériques qui vous attendent.

♥♥♥♥

[BRD] Batman vs Superman – L’Aube De La Justice

Batman vs SupermanPetite escapade cinéphile hier soir avec une plongée dans l’univers de DC Comics en compagnie de Batman vs Superman – L’Aube De La Justice réalisé par Zack Snyder.
A Gotham, Batman (Ben Affleck) est de plus en plus convaincu que Superman (Henry Cavill) représente une menace pour la Terre. Du côté de Metropolis, Superman s’inquiète de la menace que représente Batman, à la fois juge et bourreau. Alors que se profile un affrontement sans pareil, Lex Luthor (Jesse Eisenberg) peaufine son plan machiavélique…
Avec tout le mal que j’ai lu çà et là sur ce film je m’attendais au pire, et finalement le pire n’a pas pointé le bout de son nez même si parfois il n’était pas loin. Si le pire s’est avéré une crainte infondée, le meilleur n’était pas au rendez-vous non plus. J’en ressors avec une réaction mitigée à tendance positive.
L’idée d’un duel opposant les deux héros mythiques de DC était plutôt prometteuse à la base mais globalement je la trouve mal exploitée. Les deux protagonistes foncent tête baissée, chacun étant persuadé d’être dans le vrai… de vrais bourrins décérébrés !
OK Bruce Wayne / Batman a toujours été un personnage tourmenté, plutôt sombre (d’où son surnom de Dark Knight), mais de là à en faire un dépressif qui se soigne à coup de somnifères et de pinard haut de gamme, il y a un gouffre. D’autant que quand il revêt l’armure de Batman, le Bruce devient adepte de la justice dans sa forme la plus expéditive, limite psychopathe.
Ah l’armure… parlons en de l’armure de Batman. Dans la majeure partie du film le design est plutôt réussi et colle bien au personnage MAIS (en majuscules je confirme), d’où il nous sort cette armure de naze qu’il revêt à l’occasion de sa confrontation avec Superman ??? C’t’une blague ?! Le gars devient un espèce de mix entre Batman et Iron-Man… et le bébé n’est vraiment pas beau à voir.
Restons dans les ratés avant de revenir à la positive attitude. Passons au cas Luthor, autant dire que le personnage était attendu puisqu’il est l’un des principaux adversaires historiques de Superman. Mais, mais, mais… c’est quoi ce pitre ? Une tentative de clonage du Joker qui aurait lamentablement foiré ?
Au niveau des personnages secondaires j’ai beaucoup aimé Alfred, le fidèle valet de Bruce Wayne, interprété ici par Jeremy Irons dans une version complètement désabusée par l’obsession de son boss mais qui lui reste malgré tout loyal.
Malgré quelques ratés le film se laisse regarder, sceptique au début on finit par se prendre au jeu (sans forcément adhérer à 100%). Le rythme imposé ne nous laisse pas une minute de répit (pour ma part j’aurai justement aimé un peu plus de psychologie dans la confrontation Batman / Superman) et visuellement le résultat est irréprochable (décors soignés avec juste ce qu’il faut de noirceur pour coller au film, effets spéciaux maîtrisés sur le bout des doigts). A défaut d’être convaincant le film parvient tout de même à être divertissant.
Comme indiqué (plus ou moins) dans le titre ce film est une introduction à la création de la Ligue des Justiciers (le film Justice League est annoncé pour 2017), de fait on croise Wonder-Woman (« son » film dédié sortira un peu avant Justice League) qui révélera sa super-identité dans la dernière partie du film et l’on « découvre » l’existence de Flash, Aquaman et Cyborg (chacun aura le droit à « son » film entre 2018 et 2020). Des méta-humains appelés à rejoindre la Ligue.
Malgré un avis mitigé je serai au rendez-vous, mais avant ça j’attends beaucoup de Suicide Squad (sorti ciné dans les prochains jours) ; croisons les doigts et espérons que la surprise sera à la hauteur…

♥♥♥

[BRD] Hunger Games – La Révolte (Parties 1 et 2)

Hunger Games - La Révolte
Bien que le second volet de la saga Hunger Games ne m’ait guère convaincu, je tenais tout de même à connaître le fin de l’histoire. Du coup nous nous sommes offert une pause cinéphile deux pour le prix d’une, ce troisième et dernier opus, La Révolte, étant divisé en deux parties, avec Francis Lawrence à la réalisation.
Katniss (Jennifer Lawrence) s’est réfugiée dans le District 13 après avoir détruit à jamais l’arène et les Jeux. Sous le commandement de la Présidente Coin (Julianne Moore), chef du district, et suivant les conseils de ses amis en qui elle a toute confiance, Katniss déploie ses ailes pour devenir le symbole de la rébellion. Elle va se battre pour sauver Peeta (Josh Hutcherson) et libérer le pays tout entier…
J’ai beaucoup de mal avec cette mode hollywoodienne de couper, désormais presque systématiquement, le dernier volet d’une saga en deux films. Certes parfois cela peut s’avérer utile, du fait de la richesse du contenu. Mais parfois ça pue tout simplement la stratégie marketing. Pas de bol ce film se classe clairement dans cette seconde catégorie, les deux films totalisent pas loin de 4h30 alors que trois heures auraient été largement suffisantes pour boucler l’affaire.
Attention, je ne dis pas que le film est mauvais, mais il traîne des longueurs et répétitions dont on se serait volontiers passé. L’ensemble aurait gagné en fluidité… et de fait en qualité. Au-delà de ce défaut ça reste un divertissement agréable, nettement plus convaincant que le second volet. La recette idéale de Hunger Games version cinéma :  le premier film avec la fin du second et on enchaîne sur un troisième film de trois heures. En deux fois trois heures l’affaire était pliée ! Au lieu de ça les quatre films totalisent plus de neuf heures…
Ce dernier opus ne mise pas que sur l’action et les effets spéciaux, il prend aussi une dimension politique avec l’affrontement entre les forces de Panem contrôlées par le Président Snow (Donald Sutherland) et la rébellion conduite par la Présidente Coin. Une guerre qui passe aussi par la propagande et donc les médias, les deux camps n’hésitent pas user et abuser d’images pour (dés)informer la population. Cette dimension politique apporte un peu de renouveau à une série qui s’essoufflait à grands coups de redondances. Mais là encore, ça pêche par excès, on retombe dans la facilité et la répétition.
C’est le dernier film dans lequel apparaît Phillip Seymour Hoffman, qui y incarne le concepteur Plutarch Heavensbee. L’acteur est en effet décédé au cours du tournage, plusieurs scènes ont dû être redéfinies en conséquence, soit en les réécrivant sans le personnage, soit en ayant recours à des effets numèrique. Force est de constater que le résultat est des plus convaincants, le spectateur n’y voit que du feu.
Bref un film divertissant mais qui ne devrait intéresser que les inconditionnels de la saga, ou les curieux qui souhaitaient malgré un avis mitigé, en connaître la fin. Les autres, vous pouvez passer votre chemin, vous ne ratez rien.

♥♥♥