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Archives de Tag: Feel good

[BOUQUINS] Gilles Legardinier – Une Chance Sur Un Milliard

AU MENU DU JOUR

G. Legardinier - Une chance sur un milliard
Titre : Une Chance Sur Un Milliard
Auteur : Gilles Legardinier
Éditeur : Flammarion
Parution : 2020
Origine : France
432 pages

De quoi ça cause ?

Hormis une récente rupture dont il peine à se remettre, Adrien est un trentenaire épanoui qui a toute la vie devant lui. Jusqu’au jour où son médecin et ami, Darshan, lui annonce qu’il souffre d’une pathologie cardiaque aussi rare qu’irréversible…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Gilles Legardinier, un auteur qui a un véritable don pour transformer en or tout ce qu’il touche.

Avec ce nouveau roman, il revient à un genre dans lequel il excelle, la littérature feel good. Gilles est un véritable virtuose quand il s’agit faire jaillir des émotions de sa partition.

Ma Chronique

Avec ce roman Gilles Legardinier signe son douzième titre « adulte » et célèbre ses dix ans de carrière littéraire (même si je devine que ce terme lui ferait horreur). Une carrière commencée chez Fleuve Éditions sous le signe du thriller (avec L’Exil Des Anges et Nous Étions Les Hommes) avant d’enchaîner avec cinq titres résolument feel good (et leurs incontournables couv’ félines).

Puis Gilles change de crèmerie pour gagner en liberté, chez Flammarion il revient au thriller en alternance avec des titres feel good. Quel que soit le domaine qu’il décide d’explorer, il ne se contente pas d’exploiter des recettes déjà éprouvées, chaque titre apporte une réelle touche d’originalité par rapport aux précédents.

Une Chance Sur Un Milliard ne déroge pas à la règle, même avec un postulat de départ qui ne semble pas vraiment adapté à un traitement léger – et encore moins comique – Gilles Legardinier réussit à faire sourire (et même rire) ses lecteurs, sans jamais tourner son thème en ridicule.

Son secret ? Une plume et un style profondément (viscéralement oserai-je même dire) empreints d’humanité. Ca peut sembler bizarre à dire mais on une réelle sensation de proximité entre l’auteur et ses personnages, et par extension entre ses personnages et nous. En l’occurrence n’importe quel quidam peut s’identifier à Adrien ou à une personne de son entourage ; pas forcément par leur personnalité, mais parce que l’on pourrait très bien, un jour ou l’autre, se retrouver confronté à une situation identique (quand ça n’a pas déjà été le cas).

Il faut bien avouer que la bande de potes qui entoure Adrien est tellement hétéroclite qu’il est aisé de s’identifier à l’un(e) ou l’autre. Une bande de potes unie par une complicité indéfectible qui résiste aussi bien au temps et qu’à la distance.

L’entourage d’Adrien ne se limite pas à ses ami(e)s, il est aussi présent pour sa famille, surtout son grand-père, Papilau, qui, malgré son âge et quelques fuites au niveau de sa mémoire, demeure d’une grande sagesse et peu même parfois se montrer particulièrement alerte.

Mais Adrien doit aussi composer avec son milieu professionnel, un domaine dans lequel, malgré son évidente réussite, il s’est laissé dépasser par certains aspects. Une bonne occasion pour lui de reprendre les choses en mains et de remettre les pendules à l’heure.

Si Gilles Legardinier sait incontestablement y faire pour faire sourire (et même rire) ses lecteurs, il ne se cantonne pas au rôle de clown de service. Avec ce roman il prouve une fois de plus, et peut-être même encore plus que dans ses précédents titres, qu’il est à même de faire naître tout un panel d’émotions à travers ses mots. Des mots toujours simples, sans figure de style alambiquée, mais qui vont droit au cœur, à l’âme et à l’esprit. Des mots qui, au fil des situations, vous feront passer du rire aux larmes (oui j’avoue, j’ai versé quelques larmiches çà et là).

Comme il a coutume de le faire, Gilles Legardinier termine son roman par un aparté avec ses lecteurs (le fameux « Et pour finir… »). L’occasion de nous questionner sur ce que nous aurions fait des dessins retrouvés (exhumés serait un terme plus approprié) par Adrien à sa place. Personnellement, si je devais me retrouver confronté à la même situation qu’Adrien, la véritable question serait de savoir avec qui j’aimerai renouer pour solde de tout compte et surtout pour partir l’esprit léger et libéré.

MON VERDICT

 
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Publié par le 15 octobre 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Stéphane Cazenelle – Les Chiens Ne Font Pas Des Chats

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S. Cazenelle - Les chiens ne font pas des chats
Titre : Les Chiens Ne Font Pas Des Chats
Auteur : Stéphane Cazenelle
Éditeur : City
Parution : 2020
Origine : France
272 pages

De quoi ça cause ?

Cela fait 10 ans que David et Rex (le berger allemand « habité » par l’esprit de Brenda, sa défunte belle-mère) vivent et travaillent en harmonie. Rex vieillissant, David s’inquiète quant à l’avenir de leur « collaboration » ; jusqu’à ce que la solution ne s’impose comme une évidence : Rex doit avoir une descendance afin de lui transmettre son « don » !

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est la suite de Ma Belle-Mère S’Appelle Rex, un peu de feel good n’a jamais tué personne… Un peu de répit entre deux thrillers non plus.

Ma Chronique

Après avoir connu quelques déboires éditoriaux, Stéphane Cazenelle, via les éditions City, nous permet enfin de découvrir la suite des aventures débridées de David, Alicia, Rex… et les autres !

Même si l’auteur ouvre son roman par un rapide rappel des événements survenus dans Ma Belle-Mère S’Appelle Rex, je vous recommande de le lire avant d’attaquer le présent bouquin. Vous n’apprécierez que davantage ces retrouvailles placées sous le signe de la bonne humeur (par les temps qui courent, ça ne se refuse pas).

Outre David, Alicia, leur fils, Ethan et Rex, on retrouve avec plaisir le reste de la famille, sans oublier l’inénarrable voisin et propriétaire, Monsieur Rudolski, égal à lui-même jusqu’à ce qu’il soit touché par la grâce de Cupidon (par l’entremise de l’incontournable Brenda dans une de ses nombreuses versions canines).

Vous l’aurez compris cette fois l’esprit de Brenda se démultiplie en prenant pour hôtes les chiots de Rex. Ce qui ouvre la porte à bien des surprises et à ce titre l’auteur s’en donne à cœur joie… au grand dam de David !

Même trépassée, bon an, mal an, Brenda mène toujours son petit monde à la baguette ; heureusement elle agit généralement pour le bien de sa famille… même si ce n’est pas toujours évident de prime abord.

Un roman plein de légèreté et de bonne humeur qui se lit d’une traite et vous boostera le moral en plus de vous dérider les zygomatiques.

À travers les nombreux cas cliniques présentés, Stéphane Cazenelle nous déclame une belle déclaration d’amour à son métier de vétérinaire. Qui sait, peut-être de quoi susciter des vocations chez les lecteurs les plus jeunes…

C’est avec plaisir que je suivrai les prochaines escapades littéraires de l’auteur même si je suppose qu’il délaissera Rex (un troisième tome impliquerait de faire mourir ce brave Rex, ce serait un sacré coup au moral – aussi bien pour l’auteur que pour les lecteurs… même si la relève est assurée).

MON VERDICT

 
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Publié par le 19 août 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Jonas Jonasson – Le Vieux Qui Voulait Sauver Le Monde

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J. Jonasson - Le Vieux Qui Voulait Sauver Le Monde

Titre : Le Vieux Qui Voulait Sauver Le Monde
Auteur : Jonas Jonasson
Éditeur : Presses de la Cité
Parution : 2018
Origine : Suède
504 pages

De quoi ça cause ?

Allan et Julius coulent des jours heureux, mais un peu trop tranquilles à leur goût, sur l’île de Bali.

À l’occasion du cent-unième anniversaire de son ami, Julius décide de lui offrir un vol en montgolfière. Les deux amis embarquent et, par un malheureux concours de circonstances, s’envolent à bord du ballon en oubliant d’embarquer le pilote (et accessoirement de régler la note de leur hôtel de luxe).

Ainsi débute une nouvelle odyssée qui mènera nos deux compères à la rencontre des grands de ce monde…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que les romans de Jonas Jonasson font partie de ces rendez-vous feel good qui font du bien par où ils passent.

C’est aussi l’occasion de retrouver Allan Karlsson, Le Vieux Qui Ne Voulait Pas Fêter Son Anniversaire, pour un nouveau périple international qui s’annonce haut en couleur…

Ma chronique

Comme l’explique Jonas Jonasson dans sa préface, il n’avait pas prévu de lancer son Vieux dans de nouvelles aventures, mais avec des individus comme Donald Trump, Vladimir Poutine ou encore Kim Jong-un aux commandes de notre pauvre monde, un retour en force d’Allan Karlsson s’est imposé comme une évidence.

Du haut de ses 101 ans, Allan Karlsson a le don de se fourrer dans les pires pétrins et d’y entraîner ses complices du moment, tout comme il a le don pour foutre les deux pieds dans le plat dans les pires moments… Bref notre Monsieur Catastrophe suédois reste égal à lui même et ne perd pas une occasion de dire tout haut ce qu’il pense (surtout quand il s’agit de s’adresser aux grands de ce monde).

Un périple qui mènera notre vieux préféré de l’Indonésie à la Tanzanie, en passant notamment par la Corée du Nord et les États-Unis, pour le plus grand déplaisir de Kim Jong-un et de Donald Trump. L’occasion pour l’auteur de dézinguer ces deux fanfarons de la scène internationale, mais aussi de pointer du doigt le rôle d’agitateur de l’ombre de Vladimir Poutine.

Tous les grands de ce monde n’auront pas le droit à un portrait à charge (même si c’est là que c’est le plus marrant), ainsi Angela Merkel, apparaît comme une personne posée avec qui il est possible de discuter aimablement.

Si ça peut vous rassurer il n’y a pas que les grands de ce monde que Allan Karlsson parvient à horripiler au plus haut point, il s’attirera notamment les foudres d’un nazillon pas très futé, mais bien déterminé à lui faire la peau.

Heureusement (enfin, ça dépend pour qui) il fera aussi des rencontres plus amicales… Je serai tenté de dire que sa rencontre la plus marquante est aussi celle qui sera le moins à même de se plaindre : son iPad ! Cette tablette qui lui permet de suivre quasiment en temps réel les déboires de notre triste monde.

Jonas Jonasson reprend plus ou moins les mêmes ficelles qu’il avait précédemment éprouvées avec Le Vieux Qui Ne Voulait Pas Fêter Son Anniversaire ; si l’effet de surprise est moindre, le résultat est toujours agréable à lire. Vous allez rire et sourire en suivant le périple complètement loufoque de ce brave Allan Karlsson et de ses amis. Ça fait du bien aux zygomatiques, idéal pour se détendre et oublier, le temps d’une lecture, tous les petits (et gros) tracas du quotidien.

En refermant ce bouquin, la culture de l’asperge n’aura plus aucun secret pour vous… quoique, j’ai comme un léger doute sur la question.

Je serai tenté de dire rendez-vous pour le cent-deuxième anniversaire d’Allan, mais je suppose que son auteur préférera lui accorder un repos bien mérité afin de passer à autre chose…

MON VERDICT

 
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Publié par le 3 décembre 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Gilles Legardinier – J’Ai Encore Menti !

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G. Legardinier - J'ai encore menti !

Titre : J’Ai Encore Menti !
Auteur : Gilles Legardinier
Éditeur : Flammarion
Parution : 2018
Origine : France
400 pages

De quoi ça cause ?

Laura est une jeune femme qui se pose beaucoup de questions sur son avenir et la vie en général. Jusqu’à sa rencontre avec Tartiflette, un poney sournois ; rencontre qui se soldera par un violent choc frontal avec une branche tout aussi sournoise.

Laura reprend connaissance à l’hôpital, totalement amnésique ! Une âme d’enfant enfermée dans un corps de femme. Elle va devoir tout réapprendre, de l’usage des objets du quotidien à ses relations avec les autres en passant par toutes les règles, dites et non dites, qui régentent notre vie, voire nos sentiments…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Gilles Legardinier, et pis c’est tout !

Ma chronique

Il y en a qui réclament à leur Père leur pain quotidien (c’est tellement plus simple d’aller le chercher à la boulangerie… mais bon, chacun son truc), moi j’attends toujours avec la même impatience mon rendez-vous annuel avec Gilles Legardinier… à défaut de l’auteur, je me contenterai de son nouveau roman.

Et le voilà justement qui m’arrive entre les mains comme du pain bénit tombé du ciel… bon OK ça ne c’est pas vraiment fait comme ça, mais je suis en phase lyrico-mystique, vous n’allez quand même pas me coupez dans mon élan.

En parlant du pain bénit (ça va finir par me donner faim tous ces pains) vous imaginez sans mal que cette histoire de perte de mémoire totale offre un terrain de jeu aux possibilités quasiment infinies à Gilles Legardinier. Et le bougre ne s’en prive pas, il s’en donne même à cœur joie pour nous réjouir.

Visuellement déjà la couv’ donne le ton : sérieux s’abstenir ! La chanson de Henri Salvador, Faut Rigoler, pourrait être la devise de l’auteur. Difficile en effet de garder son sérieux en lisant ce bouquin, plus difficile encore d’éviter de pouffer de rire en public tant certaines scènes sont déjantées. Un condensé de bonne humeur, de sourires et de rires qui fait un bien fou.

Vous le savez sûrement si vous me lisez depuis déjà quelque temps et plus encore si vous êtes un lecteur assidu de Gilles Legardinier, l’auteur se sert du rire pour mettre en avant les valeurs humaines qui lui tiennent à coeur. Et il le fait avec beaucoup d’intelligence et d’humanité sans jamais sombrer dans le sentimentalisme sauce guimauve ou la mièvrerie.

Au fil des chapitres il sera question, entre autres, de famille, d’amitié, d’amour et de solidarité, avec quelques belles réflexions pleines de bon sens. L’occasion aussi de pointer du doigt une triste vérité : enfant on nous inculque de nombreuses valeurs morales à respecter (pour ceux et celles qui ont eu la chance de bénéficier d’une véritable éducation), on nous apprend à discerner ce qui est bien de ce qui est mal ; mais arrivé à l’âge adulte on a tendance à tout oublier pour se conformer à ce que le système attend de nous…

Chaque jour, des illusions qui volent en éclats et chaque jour, de nouveaux espoirs. J’ai l’impression de me recevoir une avalanche en permanence. Ensevelie sous les protocoles, les devoirs, les usages, les bienséances, les principes, sans parler de tout ce que l’on découvre qui se cache derrière… J’ai l’impression que toutes les règles qu’on nous impose ne sont là que pour étouffer notre nature, pour faire taire nos élans. Il faudrait ne rien dire, ne rien changer, se conformer, et jouer un jeu qui n’est pas le nôtre.

J’ai bien entendu beaucoup aimé le personnage de Laura qui redécouvre la vie et se (re)construit, mais j’avoue avoir eu un véritable coup de cœur pour Lucie, son amie un tantinet barrée. Et bien entendu, impossible pour ma part de ne pas succomber au charme irrésistible de Cubix…

J’aurai aimé, en refermant ce roman, connaître le fin mot de l’histoire relative à l’abject Monsieur D. ; sur ce coup je reste sur ma faim, mais il faudra plus que ça pour m’ôter ce sourire béat.

J’ai déjà eu l’occasion de le dire, mais je le répète avec le même plaisir, Gilles Legardinier a inventé l’OLIG (Objet Littéraire d’Intérêt Général), ses romans sont un élixir face à la morosité ambiante, ils devraient être déclarés d’utilité publique et remboursés par la Sécurité Sociale… Comment ça je m’emballe ?

Décidément ce Legardinier cuvée 2018 a tout du grand cru.

MON VERDICT

 
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Publié par le 19 octobre 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Stéphane Cazenelle – Ma Belle-Mère S’Appelle Rex

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Titre : Ma Belle-Mère S’Appelle Rex
Auteur : Stéphane Cazenelle
Éditeur : Albin Michel
Parution : 2018
Origine : France
320 pages

De quoi ça cause ?

Alicia et David sont un couple de vétérinaires qui travaillent pour une clinique privée. Le jour où Brenda leur trouve le local idéal pour s’installer, enfin, à leur compte aurait pu être le début d’un rêve éveillé ; sauf que la belle-mère est aussi intrusive qu’insupportable…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

La question ne se pose même pas, avec un titre pareil et une couverture pareille impossible de passer mon chemin !

Ma chronique

Je connaissais (et apprécie au plus haut point) les polars écrits par des flics (anciens ou toujours en service), avec ce roman j’ai découvert la comédie vétérinaire écrite par un vétérinaire (et ça se sent quand il parle des différentes interventions que ses personnages sont amenés à pratiquer).

Ayant avalé le bouquin d’une traite je ne peux pas dire que j’ai été déçu, mais je m’attendais à quelque chose de plus incisif. À ma décharge, il faut attendre le chapitre 24 (sur 43) pour voir enfin apparaître le fameux Rex. Non que les 23 premiers chapitres soient ennuyeux, ils plantent bien le décor et les personnages et nous permettent de mieux comprendre l’exaspération de David vis-à-vis de son horripilante belle-mère (perso j’aurai été nettement moins patient !).

J’ai beaucoup aimé la galerie de personnages que l’auteur nous invite à découvrir. À commencer par David et Alice, leur entourage (dont la fameuse belle-mère, Brenda puis Rex) et l’inénarrable M. Rudolski (le propriétaire des locaux occupés par David et Alice). Pas de traitement de faveur, personne n’est relégué au second plan, même les clients de la clinique.

Un récit à la première personne qui nous place dans la peau de David. Un David d’abord enthousiaste au vu l’opportunité que leur offre belle-maman, mais qui ne tardera pas à déchanter au fur et à mesure que la belle-mère s’imposera dans sa vie professionnelle et par extension dans sa vie privée.

Vous vous demandez peut-être si ce brave David perd la boule en imaginant que Brenda s’est réincarnée dans le corps de Rex, le chien qu’a choisi Alice pour surmonter son deuil, ou s’il se trouve réellement face à un cas de réincarnation pour le moins atypique… Ne comptez pas sur moi pour répondre à cette question, si vous voulez le savoir il faudra lire le bouquin.

Un feel good sympathique à lire et divertissant, pas de franches rigolades, ni de fous rires, mais des sourires satisfaits au fil des pages ; on peut estimer que le contrat est rempli même si j’aurai préféré un ton encore plus décalé. Pour un premier roman Stéphane Cazenelle n’a pas à rougir du résultat, je ne peux que l’inviter à persévérer si c’est une voie dans laquelle il compte poursuivre l’aventure.

MON VERDICT

Aparté en forme de coup de gueule…

Petit (moyen) bémol à l’encontre des correcteurs de chez Albin Michel. Où ont-ils vu écrire les chiffres décimaux avec un espace après la virgule ? Ca n’arrive pas qu’une fois, c’est systématique… perso lire « une température de 39, 5 » ça me pique méchamment les yeux ! En allant corriger le texte via Sigil j’ai découvert qu’ils avaient poussé le vice encore plus loin, la plupart de ces espaces étant des insécables.

Si tout le monde (ou presque) connaît les effets bénéfiques des oméga-3 sur la santé, j’ai été vachement surpris de découvrir leurs cousins germains les omégas 3… Ah bon, ça existe ? Non, à part dans l’esprit tourmenté de ces mêmes correcteurs.

Je fais volontiers l’impasse sur ce genre de bévue quand je lis un bouquin auto édité ou issu d’une maison d’édition indépendante ou de taille modeste ; venant d’un géant de l’édition comme Albin Michel je suis plutôt partisan de la tolérance zéro !

Je n’entends pas pénaliser l’auteur en abaissant la note que j’ai attribuée à son roman, mais je tenais tout même à souligner la chose.

 
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Publié par le 22 juin 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Gilles Legardinier – Une Fois Dans Ma Vie

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G. Legardinier - Une fois dans ma vie
Titre : Une Fois Dans Ma Vie
Auteur : Gilles Legardinier
Editeur : Flammarion
Parution : 2017
Origine : France
430 pages

De quoi ça cause ?

Eugénie, Céline et Juliette sont trois amies inséparables. Trois âges différents, chacune leur parcours et chacune leur façon d’appréhender l’avenir. Ensemble, elles vont affronter les épreuves, les doutes et les questionnements du quotidien, mais aussi partager les petits et grands bonheurs qu’offre ce même quotidien…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Gilles Legardinier et que cet auteur, quel que soit le genre qu’il aborde, ne m’a jamais déçu.
Parce que, pour son nouveau roman, il a décidé de renouer avec la comédie façon feel good ; par les temps qui courent un peu de bonne humeur fait du bien.

Ma chronique

Comme vous pouvez le constater point de chat en couverture. Je suppose que c’est pour Gilles Legardinier une façon d’affirmer le changement d’éditeur. Comme dirait l’autre : « Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse« …

Dès les premières phrases, on retrouve le style profondément humain de l’auteur, on sent qu’il aime ses personnages et veut nous faire partager cette empathie. Et ça fonctionne toujours aussi bien !

Commençons justement par faire les présentations avec ce trio de choc 100% féminin. Eugénie est, avec son mari, Victor, en charge du gardiennage du théâtre. Elle est à un tournant de sa vie, se demandant si quelles traces son passage aura laissé et surtout si ça vaut la peine de continuer en l’absence de but existentiel.

Céline élève seule son fils, Ulysse, depuis son divorce. Son ex n’honorant ni ses responsabilités, ni ses obligations, elle passe son temps à compter et recompter son argent, espérant boucler le mois en limitant les dégâts. Au théâtre, elle est costumière.

Juliette a l’insouciance de la jeunesse, elle butine la vie et papillonne entre les aventures sans lendemain. Mais quand elle croise enfin le bon, l’homme de sa vie (elle en est intimement convaincue), elle perd tous ses moyens. C’est la chorégraphe de la troupe.

Au fil des pages, vous croiserez de nombreux personnages secondaires, à commencer par ceux qui font vivre et vibrer ce modeste théâtre (une belle brochette de personnages, tous plus attachants les uns que les autres, avec leurs qualités et leurs défauts), puis il y a ceux qui gravitent autour de nos trois héroïnes (parfois pour embellir le quotidien, d’autres, au contraire, pour leur pourrir la vie). Je n’en dirai pas davantage afin de laisser entier le plaisir de la découverte.

Si, dans les premiers chapitres, j’ai été un peu décontenancé par l’aspect saynètes du récit, Gilles Legardinier a rapidement su balayer mes a priori et c’est avec beaucoup de plaisir que je me suis laissé embarquer dans son récit.

Il faut dire que l’auteur a le don de confronter ses personnages à des situations pour le moins déroutantes, on est parfois en plein de vaudeville, mais la magie opère encore et toujours. Les sourires, les rires et les fous rires sont au rendez-vous… pour notre plus grand plaisir !

Fidèle à son habitude l’auteur ne se contente pas de jouer avec un seul registre de l’humour, le comique de situation cède la place ou se combine avec un comique de dialogues et / ou un comique de caractère. C’est un véritable concentré de bonne humeur que l’on a entre les mains.

De fait c’est avec un sourire béat, mais aussi un léger pincement au coeur, que nous quittons ce roman et ses personnages… Mais on se rassure en se disant que le prochain sera tout aussi bon, voire encore meilleur.

Je laisse le mot de la fin à Gilles Legardinier, après tout c’est encore lui le mieux placé pour nous parler de son roman :

« Je souhaite dédier ce livre à ceux – musiciens, auteurs, réalisateurs, peintres, sculpteurs… – qui vivent pour partager des émotions, et à ceux qui ont envie de les recevoir. Je vous vois déjà sourire. Vous vous dites qu’en cumulant ces deux catégories, je touche la totalité de la population du monde. Détrompez-vous. Certains n’ont que faire de partager, et d’autres n’ont pas envie de ressentir. Observez autour de vous. Bien qu’étant théoriquement l’apanage de notre espèce, l’empathie et l’élan ne sont pas universels. C’est donc aux rêveurs que je rends un hommage affectueux, ainsi qu’à ceux qui les croient. »

MON VERDICT

 
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Publié par le 16 octobre 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Winston Groom – Only

W. Groom - OnlyLes livres se suivent et ne se ressemblent pas. Au menu du jour, Only de Winston Groom, un titre qui est arrivé dans mon Stock à Lire Numérique un peu par hasard. Un roman que je ne cherchais pas vu qu’avant de mettre la main dessus j’ignorais jusqu’à son existence, mais qui a su faire vibrer la bonne corde sensible (l’amour des animaux) et me convaincre ainsi de me laisser tenter.
C’est une panne d’essence qui vaudra à George et Alice Martin de se rendre dans cette ferme et de tomber sous le charme d’un chiot bobtail qu’ils finiront par acheter… lui sauvant sans le savoir la vie, la mère et le reste de la portée périra empoisonné par la maladresse du fermier. Only, c’est le nom qu’ils lui donneront, va changer la vie de ce jeune couple de banlieusards…
Si je vous dis Winston Groom, ça ne vous parle pas forcément, par contre si je vous dis Forrest Gump il y a de fortes chances que ça vous éveille quelque chose en vous. Avant d’être un film de Robert Zemeckis avec Tom Hanks dans le rôle-titre, Forrest Gump a été un roman signé Winston Groom. De quoi finir de balayer mes ultimes hésitations face à ce roman.
Le roman est relativement court (192 pages dans sa version papier) et se lit quasiment d’une traite. L’écriture et le style de l’auteur y sont pour beaucoup, il sait choisir les mots justes pour aller droit au coeur (j’en profite pour saluer le bon boulot du traducteur, Pierre Szczeciner, soit dit en passant).
L’auteur vous propose ni plus, ni moins, que d’entrer dans la peau d’un chien, mais pas n’importe quel chien ! Only n’en manque pas (de chien), ni de caractère soit dit entre nous (quand il ne veut pas faire quelque chose, nul ne le fera changer d’avis). D’un autre côté il faut bien s’affirmer pour essayer de comprendre les humains (et accessoirement se faire comprendre par eux).
Grosso modo (et surtout sans vouloir spoiler inutilement) le bouquin se divise en deux parties, dans un premier temps vous suivrez le quotidien d’Only chez les Martin, jusqu’au jour où notre cher cabot décidera d’aller voir ailleurs. Un ailleurs qui ne sera pas toujours de tout repos pour un chien habitué à son confort…
De la littérature feel good à quatre pattes qui fait mouche ; en suivant le périple d’Only vous passerez par toute la gamme des émotions. Et c’est sans doute avec une pointe de regrets que vous refermerez ce roman et quitterez ce chien pas tout à fait comme les autres.

MON VERDICT

 
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Publié par le 5 juillet 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Fredrik Backman – Ma Grand-Mère Vous Passe Le Bonjour

F. Backman - Ma grand-mère vous passe le bonjourUn peu de légèreté pour reposer les neurones et apaiser les tensions. C’est exactement ce qu’il me faut en ce moment et je compte bien sur Fredrik Backman pour se faire, avec son dernier roman, Ma Grand-Mère Vous Passe Le Bonjour.
Elsa, 7 ans, presque 8, est une enfant solitaire qui partage une grande complicité avec sa grand-mère, prête à toutes les excentricités pour rendre sa petite fille heureuse. Juste avant que la vieille dame ne décède, vaincue par le cancer, elle propose à Elsa de participer à une chasse au trésor de son cru. A la recherche des indices éparpillés ça et là par sa grand-mère, Elsa va faire son deuil et en apprendre plus sur mamie… et ses voisins.
Avec ce second roman, Fredrik Backman ne fait que me conforter dans l’opinion que j’avais de lui : il est à la littérature suédoise ce que Gilles Legardinier est à la littérature française, un champion toute catégorie de la littérature feel good. Ses romans nous mettent du baume au coeur et jouent avec toute la gamme des émotions ; on passe du rire aux larmes. Heureusement on rit plus souvent qu’on ne verse une larmiche émue !
Bien qu’écrit à la troisième personne l’auteur nous fait vivre le récit à travers les mots et les émotions d’Elsa, je tiens à saluer le travail de Laurence Mennerich, la traductrice, l’effet est bluffant, une totale réussite !
Nul doute que cette petite Elsa restera longtemps dans votre tête, même après avoir refermé (à regrets) le bouquin. Une gamine de 7 ans, presque 8, d’une intelligence et d’une maturité remarquables pour son âge, solitaire car les enfants de son âge ne la comprennent pas (au contraire ils la prennent comme souffre douleur). Elle n’en finira pas de vous surprendre.
Puis il y a la fameuse mamie, comme on aurait aimé la connaître plus longtemps. Pour sa petite fille elle a inventé tout un univers de contes de fées… Une univers pourtant pas si fictionnel que cela comme le découvrira Elsa au cours de sa chasse au trésor ! Encore une brillante idée de l’auteur mais je n’en dirai pas plus afin de ne pas gâcher la surprise.
Les autres personnages sont les habitants de l’immeuble. Ulrica la maman d’Elsa, enceinte d’un futur petit frère ou d’une future petite soeur, la Moitié. George le beau-père que tout le monde apprécie sauf Elsa, sans être méchante avec lui elle joue la carte de l’indifférence. Chacun des voisins mériterait que j’en dise quelques mots mais là encore je préfère laisser intact le plaisir de la découverte pour les futurs lecteurs.
Un bouquin qu’il fait bon lire, qui vous redonne même foi en l’humanité. Un récit qui aborde des thèmes sérieux avec légèreté mais intelligence, sans une once de mièvrerie. Vivement que le roman suivant de l’auteur soit traduit en français ! D’autant que, au vu du titre, il n’est pas impossible que l’on retrouve un personnage déjà croisé dans ces pages.

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

Une citation qui s’applique particulièrement bien à la sombre actualité du moment : « C’est comme ça qu’on tient tête aux salauds qui nous disent ce qu’on a le foutu droit de faire ou pas. En foutant ce qu’on veut. »
Vous nous avez fait tanguer mais nous ne sombrerons pas. Vous mordrez la poussière avant nous ! Vous disparaîtrez avant nous !

 
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Publié par le 20 novembre 2015 dans Bouquins

 

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