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Archives de Tag: Fantasy

[BOUQUINS] Sara Greem – Hérodias & Le Guerrier Au Linceul

AU MENU DU JOUR

S. Greem - Hérodias & le guerrier au linceul

Titre : Hérodias & Le Guerrier Au Linceul
Série : Epopées Avaloniennes – T01
Auteur : Sara Greem
Editeur : Éditions du 38
Parution : 2017
Origine : France
394 pages

De quoi ça cause ?

Hérodias aurait de quoi être la plus heureuse des novates d’Avalon, elle a en effet été choisie par la grande prêtresse Viviane afin d’être la prochaine promise du Dieu Cerf, Cernunnos. A l’issue de sa nuit de noces elle sera alors intronisée prêtresse d’Avalon et intégrera le prestigieux Conseil des Anciennes auprès de Viviane, Morgane et Dana.

Mais une menace plane sur les traditions celtes, sur le continent les chrétiens mènent une intense et brutale campagne de conversion à la religion du Dieu unique. Les rumeurs de leurs exactions sèment le doute chez les habitants de l’île d’Avalon. Enfin, les brumes magiques qui protègent Avalon semblent se dissiper inexorablement.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Sara Greem, en plus d’être une auteure que j’apprécie elle est une amie de coeur, donc je ne pouvais lui refuser cette chronique. Et puis je suis curieux de voir comment on passe de la littérature érotique à la fantasy / mythologie.

Et justement ça tombe bien, le monde celte m’a toujours attiré (peut-être un sursaut de mes origines bretonnes). Une passion qui a commencé avec la légende arthurienne avant de s’étendre à tout ce qui touche aux traditions celtiques.

Ma chronique

Sara Greem m’avait fort agréablement surpris avec sa très aboutie trilogie Publicité Pour Adultes, un récit érotique construit autour d’une réelle intrigue avec des personnages complexes plutôt que de se contenter d’une simple succession de scènes de cul. Du coup, dès que j’ai appris qu’elle se lançait dans une trilogie fantasy avec en toile de fond le monde Celte, j’ai eu le curiositomètre qui a grimpé à son maximum.

Forcément quand Sara m’a proposé de découvrir, en avant-première, le premier tome de ses Épopées Avaloniennes je n’ai pas hésité avant d’accepter et de bouleverser mon programme de lecture (malgré tout, du fait d’un emploi du temps professionnel particulièrement lourd, je n’ai pas réussi à rédiger cette chronique avant la publication du roman). Je commencerai donc par remercier du fond du coeur Sara pour son amitié et sa confiance renouvelée.

La transmission des us et coutumes des peuples celtes a été exclusivement orale, il est donc difficile aujourd’hui (surtout pour un profane comme moi) de faire le tri entre la réalité historique, la légende et les théories plus ou moins pertinentes entourant l’univers celtique.

Le cas de l’Avalon, théâtre du présent roman, illustre parfaitement cette difficulté. Il y a ceux qui clament haut et fort que cette île n’a jamais existé, elle ne serait donc qu’un lieu légendaire. Certains affirment toutefois que l’île existerait encore de nos jours et serait située soit au large des côtes bretonnes, soit au large du Royaume-Uni (avec, dans chacune des hypothèses, diverses localisations avancées). Pour d’autres l’île aurait tout simplement disparu, à l’instar de l’Atlantide. Et pour les plus rêveurs, Avalon serait, aujourd’hui encore, le berceau d’un savoir ancestral réservé à une poignée d’initiés et protégé par des brumes magiques.

Hérodias & Le Guerrier Au Linceul est bel et bien une oeuvre de fiction, mais une fiction qui repose sur certains faits historiques et sur d’autres faisant partie des légendes celtiques. Il me semble toutefois important de préciser qu’en matière de druidisme, Sara Greem sait de quoi elle parle, ayant elle-même été initiée à ce savoir.

Il serait peut-être temps d’entrer dans le vif du sujet et donc de partager avec vous mes impressions de lecture de ce roman, non ?

La première belle surprise est visuelle, je trouve que cette couv’ est superbe et donne bien le ton du récit qui va suivre. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup… France Gall, si tu me lis, je te salue et t’offre un paquet de sucettes à l’anis. Tout ça pour dire que, sans être essentiel, ça demeure une sympathique mise en bouche (non je ne parle pas des sucettes à l’anis d’Annie, mais de la couverture du bouquin… faut suivre, bon sang !).

Je craignais un début un peu poussif, le temps de planter le décor et le contexte. Sur ce second point, l’auteure nous livre un rapide rappel historique et le tour est joué. Pour le reste je me suis laissé embarquer dès les premières phrases, je me suis retrouvé en totale immersion dans le récit quasiment sans m’en rendre compte.

L’écriture est d’une extrême fluidité et résolument moderne, la lecture est donc aussi aisée qu’agréable, on vit au rythme des événements. Événements qui ne tarderont pas à gagner en intensité et iront crescendo jusqu’à la fin du roman.

Qui dit fantasy dit magie, et donc magie vous aurez. Une magie qui puise tout naturellement ses sources dans la mythologie celtique ; mais pas que… à la fin de ce tome nous ne savons pas grand-chose des mystérieux et maléfiques mages noirs d’Azgor, alliés des tyranniques chrétiens (fallait bien que je place une pique anticléricale).

J’ai beaucoup aimé le personnage d’Hérodias, partagée entre son attachement à sa foi et son envie de prendre les armes contre les chrétiens. J’ai aussi un faible pour son côté impertinent et rebelle, allez savoir pourquoi…

Le fameux Guerrier au Linceul est Kai, un seigneur chinois venu se venger des chrétiens. Un combattant hors pair d’un calme olympien (la zénitude incarnée) que Hérodias sauvera d’une mort annoncée. Un personnage entouré de nombreux non-dits.

Hérodias et les habitants d’Avalon pourront aussi compter sur le soutien d’Adalrik, un chef de guerre viking venu avec ses hommes prêter main-forte au peuple celte. Un combattant tout en muscle, un tantinet impétueux peut-être.

Un trio de choc issu de trois cultures différentes, mais uni pour combattre un ennemi commun. Les autres personnages ne sont pas en reste, tous bénéficient d’un soin particulier, je pense notamment à Lena la fidèle amie d’Hérodias, mais aussi à Hermès, un corbeau particulièrement futé qui va adopter Hérodias.

L’intrigue dose à merveille l’action (avec quelques scènes de batailles épiques), le quotidien des gens d’Avalon et même une histoire d’amour entre Hérodias et Kai. Amour impossible me direz-vous ? Allez donc savoir… Cerise sur le gâteau, le roman est ponctué de touches d’humour bienvenues pour faire baisser la tension.

Vous l’aurez compris j’ai adoré ce premier tome des Épopées Avaloniennes, il me tarde de découvrir la suite, beaucoup de questions restant sans réponse. Un second opus qui s’annonce d’ores et déjà magique, à plus d’un titre.

MON VERDICT

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Publié par le 15 novembre 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Jean-Philippe Jaworski – Même Pas Mort !

JP Jaworski - Même pas mort !Au menu du jour un roman découvert grâce à un certain Book Club mal famé. La chose est française, issue de l’imagination de Jean-Philippe Jaworski et s’appelle Même Pas Mort !, premier opus de la trilogie (qui n’en sera pas vraiment une au final) Rois Du Monde.
Bellovèse et ses compagnons de voyage, le guerrier Sumarios et le barde Albios, voguent vers les inhospitalières Iles des Vieilles sur ordre du Grand Druide Comrunos. Bellovèse doit y consulter les oracles Gallicènes afin de comprendre pourquoi la Mort n’a pas voulu de lui alors qu’il a pourtant bel et bien été tué au combat. Malédiction ou bénédiction ?
La première chose qui frappe dans le roman de Jean-Philippe Jaworski est la richesse du vocabulaire utilisé et le grand soin apporté au style ; rien n’est laissé au hasard, tout est fait pour assurer au lecteur une lecture placée sous le signe du plaisir. Je ne vous cacherai pas qu’une telle richesse m’a tout d’abord surpris, puis m’a fait craindre pour le rythme et la fluidité. Craintes rapidement balayées, tout est pesé et mesuré pour un équilibre qui flirte avec la perfection.
La seconde surprise vient de la quasi-absence de contexte, l’auteur nous plonge au coeur de son intrigue sans vraiment prendre le temps de présenter l’univers qu’il souhaite déployer. Un univers dans lequel la fiction cohabite étroitement avec la réalité historique puisque le récit nous propulse au VIe siècle avant Jésus-Christ, au coeur des royaumes celtes, civilisation alors à l’apogée de sa gloire.
Point de fantasy sans apports surnaturels, me direz-vous. Bien d’accord avec vous, vous répondrai-je. Rassurez-vous le surnaturel et bien présent dans ce roman, mais une fois encore l’auteur ne laisse rien au hasard et puise dans la mythologie celtique afin d’intégrer une part de fantastique à son récit. On devine sans peine l’énorme travail documentaire auquel Jean-Philippe Jaworski a dû se livrer dans le but de produire un tout parfaitement cohérent. On est dans un roman de fantasy certes, mais de la fantasy quasi historique… et on s’y croirait vraiment !
N’allez surtout pas croire que Jean-Philippe Jaworski mise tout sur la rigueur historique, je pense que j’aurais l’affaire rapidement si tel avait été le cas, il s’autorise aussi certaine liberté, notamment quand il s’agit de donner la parole à ses personnages. Le langage est alors résolument moderne et pour le moins fleuri… mais bon nous sommes en présence de guerriers, pas de politiciens véreux (pléonasme ?) adeptes de la langue de bois.
Le récit se fait à la première personne, c’est Bellovèse lui-même qui nous conte son périple initiatique. Selon la légende, Bellovèse et son frère, Ségovèse, seraient à l’origine de l’extension des royaumes celtes au-delà des frontières de la Gaule ; la véracité historique de cette légende n’est toutefois pas avérée. Pour rebondir sur ma remarque précédente, une carte en début d’ouvrage aurait été un plus afin de suivre au mieux le périple de Bellovèse.
Un récit que se joue de l’ordre chronologique, se permettant un long retour en arrière afin que l’on apprenne par quelle succession d’événements Bellovése s’est retrouvé « même pas mort ». Un récit découpé en trois longues parties, pour ma part j’avoue que j’aurai apprécié que chacune de ces parties soit elle-même découpée en chapitres (ça facilite la navigation quand on passe d’un support à l’autre). Un bémol minuscule de pure forme, mais je tenais à le dire.
Ce roman reste une belle découverte en offrant non seulement un univers fantasy original mais aussi une écriture éblouissante. Il me tarde de découvrir la suite du cycle…
Et puisque je mentionne la suite, il est temps pour moi de revenir sur la notion de trilogie qui n’en est pas une. Initialement le roman était prévu en trois volumes, chacun correspondant à une période phare du récit (Même Pas Mort est ainsi rattaché à l’enfance des personnages). Toutefois, face au grand nombre de pages du second opus, Chasse Royale, l’auteur a opté pour un découpage en trois tomes (deux sont d’ores et déjà disponibles), préférant privilégier la qualité narrative plutôt qu’un quelconque impératif éditorial. A l’heure d’aujourd’hui, bien malin celui qui pourra dire sous quelle forme se présentera l’ultime opus, La Jument Verte.

MON VERDICT

Morceaux choisis

Qu’est-ce que la guerre ?
Laissons la parole à Bellovèse…

Qu’est-ce que la guerre ? Vos rhapsodes et nos bardes commettent la même erreur : ils ne chantent que les armes, les corps vigoureux, le tourbillon des mêlées, les larmes, les bûchers funéraires. Ils ne retiennent que l’anecdote. Entrer en guerre, c’est comme passer de l’autre côté. C’est gagner un monde voisin, familier et pourtant différent. C’est une pomme surie au milieu de fruits frais. C’est un univers bruissant de rumeurs, d’agitation et d’erreurs ; c’est l’émergence de fraternités factices et de haines irraisonnées. C’est un face à face avec des fantômes inconnus et fuyants. Des greniers abandonnés, des champs livrés aux herbes folles, la peur à chaque détour du chemin, parfois la mort sous la lance d’un ami, parfois la compassion dans le regard de l’ennemi. La guerre, c’est le désordre. C’est le mouvement.

Y’a pas à dire Tigernomagle, le roi des Lémovices, sait y faire pour haranguer les foules :

« La racaille, elle se croit forte ? Elle imagine qu’elle peut me la mettre bien profond ? On va leur montrer, à ces bâtards ! On va leur tomber sur la tronche ! On va leur casser les reins ! Ils veulent jouer à la guerre ? On va les défoncer ! Et quand ce sera fini, je suspendrai leur viande sur mes frontières ! Ils serviront de perchoirs à corbeaux ! »

Ca a quand même plus de gueule qu’un discours de Macron !

Suobnos, un vagabond qui ne manque pas de bon sens :

« Au monde, rien ne va de droit fil. Avez-vous déjà suivi un chemin qui vous mène tout droit à destination ? Avez-vous déjà descendu une rivière qui va se jeter tout droit dans la mer ? Avez-vous déjà vu la lune ou le soleil traverser tout droit le firmament ? Même les étoiles dansent de lentes farandoles. L’existence n’est qu’un immense canevas de lacets, de virages, d’embranchements et de méandres. Tout est capricieux et infléchi, et la vie entière est un entrelacs d’arabesques. Seuls les lances et les javelots sont droits…  Mais les lances et les javelots sont des instruments de mort. Eh bien, les histoires sont les reflets du monde, et une belle histoire gire et vagabonde. Il n’y a que les contes sinistres qui vont droit au but, comme un trait jeté pour tuer. »

 
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Publié par le 26 juin 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Sosthène Desanges – Le Chant Du Mana

S. Desange - Le Chant du ManaCe n’est pas tous les jours que l’occasion m’est donnée de chroniquer un bouquin 100% Made in NC, si en plus l’histoire est fichtrement bien foutue et que l’auteur est un pote alors vous comprendrez que cette chronique me tient particulièrement coeur. Au menu du jour, Le Chant Du Mana, le second tome de fantasy océanienne Ash & Vanille signée Sosthène Desanges.
Ash, Vanille, la Méduse (la petite sorcière), Kaahl (le crâne) et Boulba (le poypoy) ont quitté le Lézard pour se lancer à la poursuite de l’homme au masque et ses géants. Leur périple les mène, presque malgré eux, aux abords des côtes interdites de Bagaskoro…
Le décor ayant été planté dans le premier tome, l’auteur peut nous plonger directement au coeur de l’action. Et tant qu’à faire autant faire monter la pression crescendo, du coup on le droit à un démarrage en douceur (mais sans le moindre temps mort), mais il ne faudra pas longtemps à la machine pour se mettre en branle et trouver un rythme de croisière soutenu. Heureusement quelques pauses sont bienvenues pour permettre au lecteur de reprendre son souffle, profitez-en car ça repart de plus belle au redémarrage. Une mécanique bien rôdée qui s’emballe (et nous emballe en même temps) sans jamais dérailler.
Il faut dire aussi qu’entre le premier et le second tome le bébé a bien grossi puisqu’on passe de 392 pages à 560. On va dire que c’est pour ça qu’il s’est autant fait désiré !
Comme vous pouvez le supposer en quittant le Lézard nos aventuriers vont vers de nouvelles rencontres, certaines amicales, d’autres nettement moins sympathiques… avec bien sûr, en toile de fond, la menace du Masque.
Là encore ça commence plutôt bien et en douceur (toute relative, demandez à Boulba ce qu’il en pense) avec les Hanova, le Peuple du Vent. Une tribu nomade qui vit sur l’eau, sous la protection (et la coupe) de Bagaskoro et sa puissante souveraine ELLE (il faudra se montrer patient pour apprendre son nom).
Et effectivement ça se corse quand Ash pénètre le territoire interdit de Bagaskoro pour aller récupérer Boulba. On y découvre une société hiérarchisée limite dictatoriale avec au sommet de l’échelle, la reine, puis ses Arii-Oï (8 soldats d’élite), leurs Otiore (leurs troupes) et enfin les autres qui ont essentiellement le droit de fermer leur gueule. On pourrait ajouter, tout en bas de l’échelle, tout ce qui est extérieur à Bagaskoro (dont nos sympathiques Hanova).
Afin de laisser intact le plaisir de la découverte, je ne m’étalerai pas davantage sur les nouvelles rencontres qui attendent nos aventuriers. Outre les Hanova, j’ai particulièrement aimé un Arii-Oï qui ne manque pas de verve et des cailloux pleins de sagesse (si, si, vous avez bien lu). Difficile aussi de rester insensible à la personnalité mystérieuse et envoûtante de la reine de Bagaskoro.
Concernant notre petit groupe initial, Sosthène parvient à éviter l’écueil du meneur/suiveurs (un personnage mène la danse, les autres se contentent de suivre le mouvement). Si l’essentiel de l’action est le fait d’Ash, les autres ne sont pas pour autant laissés pour compte, tous auront un rôle important à jouer et/ou un choix décisif à faire à un moment ou à un autre de l’intrigue.
Au fil des pages, nous en apprendrons davantage sur les origines de la Méduse et Kaahl consentira enfin à nous livrer son histoire.
Une intrigue riche en surprises et rebondissements, en alliances et trahisons, qui saura vous tenir en haleine jusqu’au clap de fin (à l’issue d’un combat dantesque). Un tome plus sombre que le précédent mais toujours parsemé, çà et là, de touches d’humour permettant de relâcher la pression.
L’univers imaginé par Sosthène se densifie, son intrigue évolue vers de nouvelles pistes et de nouveaux questionnements. En refermant ce bouquin ma principale question reste : bon alors ce tome 3, c’est pour quand ?
J’ai été à fond dans l’histoire de la première à la dernière page, même les quelques contraintes techniques que je me suis imposées (voir aparté) ne m’ont pas empêché de me régaler pleinement.

MON VERDICT
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Ma chronique du tome 1 : Les Guerriers Du Lézard
Tête à tête (virtuel) avec Sosthène Desanges

Aparté technique

Sosthène n’ayant pas prévu de version numérique je me suis proposé pour lui en préparer une, à titre gratuit cela va de soi, avec comme base de travail un fichier Word (exporté depuis InDesign). En me basant uniquement sur mes (maigres) connaissances techniques et le logiciel Sigil (freeware), après conversion au format epub, j’ai repris le code afin de peaufiner la mise en page en vue d’optimiser la lecture.
Du coup, comme je suis un tantinet maso, je me suis porté volontaire (et bénévole) pour la réalisation des tomes suivants. Bon OK la démarche n’est pas totalement désintéressée, il s’agit aussi pour moi d’avoir la saga complète en doublon papier/numérique.

Quand on aime on ne compte pas, du coup je me suis aussi improvisé correcteur multitâches (orthographe, grammaire et typographie). L’occasion de me rendre compte que c’est un vrai travail qui exige des outils plus pointus que le classique correcteur de Word (je ne m’en étais jamais rendu compte mais ce truc est une passoire). Heureusement que j’avais Antidote (version 8) en renfort, ça m’a grandement simplifié la tâche, même si ça demande (au vu de mon niveau en français littéraire) pas mal de contrôles sur Internet afin de filtrer les faux positifs (des fautes qui n’en sont pas).

J’avoue que c’est un double challenge sur lequel je me suis bien éclaté… tout en ayant l’humilité de reconnaître que mon fichier final n’est certainement pas irréprochable.

 
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Publié par le 2 mars 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Richard Adams – Watership Down

R. Adams - Watership DownAu menu du jour une chronique que j’aurai pu intituler « Mieux vaut tard que jamais » puisque que c’est le roman de Richard Adams, Watership Down, qui aura titillé ma curiosité.
Fyveer prévient son frère Hazel qu’un grand danger plane sur leur garenne mais sans pouvoir lui en dire davantage sur la nature de cette menace. Le Maître de la garenne refusant d’évacuer les lapins, seuls quelques volontaires acceptent de suivre Hazel et Fyveer dans ce voyage vers l’inconnu…
Watership Down a été publié pour la première fois en 1972 au Royaume Uni (un tirage plus que modeste à 2500 exemplaires). Le succès viendra deux ans plus tard, en 1974 avec une publication aux Etats-Unis assurée par une grosse maison d’édition (Macmillan) ; en un an le roman passera le cap du million d’exemplaires vendus. En France il faudra attendre 1976 pour que Flammarion propose une traduction de Pierre Clinquart sous le titre Les Garennes De Watership Down. Avec la présente édition, publiée par Monsieur Toussaint Louverture en 2016, on peut découvrir le texte dans une version revue et corrigée par Pierre Clinquart.
Avant cette nouvelle édition on estimait que le roman s’était vendu, de part le monde, à plus de cinquante millions d’exemplaires. Un joli succès pour ce qui ne fut au départ qu’une histoire que Richard Adams racontait à ses filles.
Le hasard a voulu que je me lance das cette lecture courant décembre 2016, l’auteur est décédé le 24 décembre dernier à l’âge (plus qu’honorable) de 96 ans.
Franchement si on m’avait dit que je me laisserai captiver par une histoire de lapins en goguette, au mieux j’aurai affiché ma moue la plus sceptique qui soit, au pire j’aurai carrément ris au nez de mon interlocuteur. Sérieux quoi, j’ai passé l’âge pour ce genre d’histoire… Et bin j’aurai eu tout faux !
Si l’on retrouve bien tous les ingrédients d’un récit de fantasy, je n’irai pas non jusqu’à comparer Watership Down au Seigneur des Anneaux ou au Trône de Fer ; l’intrigue est nettement moins complexe en compagnie de nos valeureux lapinous. Il n’en reste pas moins que Richard Adams nous propose un beau récit d’aventure qui flirte même avec le voyage initiatique, un mix totalement addictif et captivant (le délai pour le lire n’est dû qu’à la période festive qui a largement empiété sur mon temps de lecture).
Au niveau des personnages (oui je sais, ce sont essentiellement des lapins) on trouve une galerie de personnalités variées mais complémentaires. A la tête de la troupe on trouve Hazel, le leader charismatique qui sait qu’il n’a pas le droit de se laisser abattre par les épreuves, il lui faut en permanence motiver ses compagnons de voyage. Fyveer, son jeune frère, fait office de mystique du groupe depuis sa vision. Bigwig et Silvère sont les gros bras de la troupe, ils ne reculeront devant aucun danger pour permettre à leurs amis de progresser. Dandelion s’avérera être un conteur hors pair qui ravira ses compagnons (et nous même, lecteurs) avec les légendes de Shraavilshâ (l’équivalent lapin de notre Robin des Bois).
Au fil de leur périple riche en rebondissements en tout genre, nos amis lapinous feront de nombreuses rencontres, certaines amicales (j’ai adoré le personnage de Keehar) d’autres nettement moins sympathiques. Il faut bien reconnaître que pour des lapins en vadrouille, les dangers ne manquent pas, à commencer bien entendu par l’homme et ses acolytes à quatre pattes (chiens et chats), mais même loin des hommes les dangers ne manquent pas, renards, belettes, faucons… et même d’autres lapins !
L’écriture et le style de l’auteur assurent une lecture d’une grande fluidité, d’autant que Richard Adams joue habilement avec les changements de rythme au fil des chapitres.
Vous l’aurez compris les lapins de Watership Down auront su tirer de son hibernation mon âme d’enfant ; j’ai craqué et leur accorde sans hésitation mon premier coup de coeur de cette année 2017.
En 1996, Richard Adams a publié Tales From Watership Down, un recueil de nouvelles liées encore inédit en français. Avec un peu de chance l’éditeur se penchera sur la question et permettra aux lecteurs français de retourner à leur garenne préférée.
2017 permettra aux fans de Watership Down de retrouver leurs lapins favoris sur petit écran, ABC et Netflix travaillent en effet sur une mini-série en 4 épisodes d’une heure chacun. Je sais d’ores et déjà que je serai au rendez-vous devant ma TV.

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

 
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Publié par le 11 janvier 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Maxime Chattam – Autre-Monde : Genèse

M. Chattam - Autre-Monde T07Ah bin en voilà un qui aura su se faire désirer ! Trois ans après la sortie de Neverland, l’ultime chapitre de la saga Autre-Monde pointe enfin le bout de son nez, la chose s’appelle Genèse et bien entendu c’est Maxime Chattam qui est aux commandes.
Matt, Ambre et Tobias ont pris la tête d’un petit groupe de Pans, ils doivent gagner l’orient afin de mettre la main sur le troisième et dernier Coeur de la Terre. Une traversée périlleuse en terre inconnue, d’autant que Ggl est à leurs trousses avec Entropia, de même que l’empereur et ses forces armées…
Trois ans c’est long ! Oui je sais, vu comme ça on pourrait penser que j’enfonce une porte ouverte, mais c’est surtout histoire de dire que, du haut de mon neurone défaillant, je n’ai plus qu’un vague souvenir des précédents tomes. Il faut dire que depuis ma chronique de Neverland (publiée le 11 novembre 2013), j’ai lu et chroniqué 249 bouquins… vous m’excuserez si je ne me souviens pas du moindre détail de chacun d’entre eux.
Pour simplifier (n’étant pas un expert en théologie) on va dire que l’histoire biblique commence avec la Genèse et se termine par l’Apocalypse. Avec Autre-Monde, Maxime Chattam nous propose le chemin inverse, on commence par un apocalypse qui ravage une bonne partie de l’humanité et modifie radicalement la face du monde et on termine par la genèse. Reste à savoir si cela est plutôt bon signe, ou pas… Tout dépendra de l’issue de l’affrontement final.
Sur plus de 600 pages l’auteur nous entraîne dans une intrigue menée à un rythme infernal, il ne vous accordera que quelques instants de répit afin de reprendre votre souffle avant de repartir de plus belle. On attendait beaucoup de cet ultime opus, Maxime Chattam nous offre un bouquet final grandiose qui devrait combler même les fans les plus exigeants.
On retrouve avec plaisir des personnages connus (dont une retrouvaille pour le moins inattendue qui surgira au moment propice pour les Pans). Bien entendu on aura aussi le droit à quelques nouveaux venus, mais au final ils sont relativement peu nombreux par rapport aux tomes précédents. Vous aurez tout de même largement le temps de détester au plus haut point Dany Sin Kloss, ou encore de vous poser des questions quant à l’énigmatique Capitaine Selim, mais la rencontre la plus décisive sera certainement celle d’Anonymous.
Par contre au niveau des lieux traversés l’auteur continue de nous surprendre au fil du périple des Pans. Et ça commence très fort avec la traversée d’un monde souterrain dont l’obscurité dissimule maints dangers et autres mauvaises surprises (et peut être quelques surprises moins mauvaises que d’autres… allez savoir). Mais le point d’orgue reste bien entendu l’Est, non seulement c’est là bas que se trouve le dernier Coeur de la Terre mais ce sera aussi le champ de bataille de l’ultime confrontation.
Bien entendu je n’ai nullement l’intention d’évoquer cet affrontement final, sachez juste qu’il tient toutes ses promesses et que les pertes seront considérables.
Maxime Chattam profite de son intrigue pour poursuivre sa réflexion sur les dérives de la société moderne, dans ce tome ce sont les nouvelles technologies qui sont sur la sellette, plus particulièrement la dépendance qu’elles induisent chez certains consommateurs.
Refermer l’ultime opus d’une saga laisse toujours une impression paradoxale. D’une part on est heureux de connaître enfin le fin mot de l’histoire (surtout quand, comme présentement, nous avons le droit à un final en apothéose) ; et d’un autre côté on ne peut s’empêcher d’avoir un petit pincement au coeur à l’idée de quitter des personnages que l’on côtoie depuis un moment (huit années passées avec les Pans depuis le premier tome, ça ne compte pas pour du beurre). Même si l’auteur prévoit de revenir sur le parcours de certains personnages « secondaires » (dans ses remerciements il cite Gaspar et Luganoff) histoire de ne pas rompre trop brutalement avec l’univers d’Autre-Monde.
Avec cette saga Maxime Chattam est largement sorti de sa zone de confort, après un premier tome un peu trop orienté young adult, il a décidé de durcir son intrigue et de noircir l’ambiance générale, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs. Il en rêvait, il l’a fait et les lecteurs l’ont suivi en masse.

MON VERDICT
jd5

 
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Publié par le 28 novembre 2016 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Morgan of Glencoe – Si Loin Du Soleil

M. of Glencoe - Si loin du soleilC’est Elen Brig Koridwen qui m’a incité à lire ce roman écrit et auto-édité par un(e) de ses protégé(e)s sous le pseudonyme de Morgan of Glencoe. Premier opus d’une série intitulée La Dernière Geste, Si Loin Du Soleil est un roman qui mêle adroitement les genres.
Le monde moderne est dirigé d’une main de fer par une Triade composée du Royaume de France, l’Empire du Japon et le Sultanat Ottoman. Quand Yuri découvre que son père, ambassadeur du Japon en France, veut faire d’elle la promise du Dauphin ; elle décide de fuir cet avenir tout tracé qui ne lui correspond pas et trouve refuge auprès des Gens des Egouts, une communauté de parias où cohabitent, sur le même pied d’égalité, tous ses membres…
Difficile de proposer un pitch succinct de ce roman tant il est riche, et se densifie encore et encore au fil des chapitres (sans jamais embrouiller le lecteur). On serait de prime abord tenté de le classer comme une uchronie, l’intrigue se déroule dans notre monde mais avec une Histoire bien différente (voire même à la limite de la dystopie tant ce nouveau monde est pourri). Mais voilà dès les premières pages on croise des fées, bientôt rejointes par d’autres créatures magiques… Fantasy ? Fantastique ? Un roman susceptible de rentrer dans bien des tiroirs mais n’obéissant à aucun univers prédéfini.
Chaque composante de la Triade adopte un régime de type monarchie absolue, les nobles ont tous les droits, les classes inférieures celui de se taire et de travailler. Quant aux créatures magiques elles sont purement et simplement considérées comme des abominations, la pire de toute étant incontestablement la fée (voilà qui devrait plaire à Stelphique).
Mais même au sein de la noblesse tout le monde ne naît pas sur le même pied d’égalité, ainsi les femmes se doivent d’être soumises, d’abord au père, puis au mari. Nombre d’activité leur sont ainsi interdites.
C’est cet aspect des choses que l’on découvre via le personnage de Yuri, fille d’ambassadeur, intelligente mais l’esprit encombré des multiples mensonges et autres contre-vérités que lui ont inculqué son éducation. A ce titre plus d’une fois vous aurez envie de la prendre et de lui éclater la tronche à coup de parpaing tellement elle se montrera hautaine (rassurez-vous ça ne durera qu’un temps).
Heureusement face à cette noblesse autoritaire et hautaine et toute leur clique de serviles serviteurs en tout genre, il y a ceux qui n’obéissent pas au système. La première rencontre de Yuri avec ces esprits libres se fera à bord de l’Orient Express, lors du voyage qui la conduira à Paris ; le Rail est en effet une société totalement indépendante de la Triade, et son personnel (Les Fourmis) n’obéissent qu’à leur capitaine. Et il s’avérera très vite que la capitaine de la rame n°5 n’est pas du genre à se laisser emmerder.
Mais le top du top reste les Gens de l’Egout, la communauté qui prendra Yuri sous sa protection après sa fuite. Elle découvrira alors que les humains et les créatures magiques peuvent cohabiter en parfaite harmonie. Et ce n’est que le début de ses surprises et désillusions, elle aura heureusement le réflexe de se débarrasser de ses préjugés même si ça ne fera pas en un claquement de doigts (à sa décharge elle énormément de trucs à découvrir en un temps réduit). L’auteur nous délivre ainsi une ode à la tolérance, au respect et à l’égalité, sans mièvrerie et sans pragmatisme, c’est juste parfaitement intégré à son intrigue.
Au fil des chapitres on croisera de nombreux personnages hauts en couleurs et tous plus attachants les uns que les autres. A commencer bien entendu par Bran, une Selkie (la pire espèce de fées d’après les enseignements du Yuri) qui s’est portée volontaire pour être son guide, entre l’humaine et la fée se nouera une improbable mais solide relation d’amitié. Mais il y a aussi Pyro, un jeune Feu Follet débordant d’énergie et vouant une admiration sans faille à Bran. Sir Edward Longway, le fondateur de la communauté, et bien d’autres que je vous laisse découvrir…
Bref l’auteur déploie une imagination incroyable pour nous plonger en immersion au sein de son univers, et ça fonctionne à merveille, j’ai tout de suite accroché, pour ne plus lâcher le bouquin avant de le refermer (520 pages lues en deux jours… et encore parce qu’il fallait bosser, sinon je me le serai fait en lecture continue). Il faut dire aussi que Morgan of Glencoe ne nous laisse pas vraiment le temps de souffler, nous imposant un rythme survitaminé (surtout dans les derniers chapitres).
Une intrigue totalement maîtrisée, des personnages mitonnés aux petits oignons, une écriture d’une grande fluidité. Ce premier opus est une totale réussite, j’ai hâte de découvrir la suite (tome annoncé pour le printemps 2017).
Un coup de coeur amplement mérité pour un roman qui tient toutes ses promesses et va même au-delà. Merci à Elen pour cette suggestion plus qu’appréciée, et merci à Morgan pour ce moment d’évasion haut de gamme.

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

 
8 Commentaires

Publié par le 23 novembre 2016 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] George R.R. Martin – La Princesse Et La Reine

GRR Martin - La Princesse Et La ReineTiens, tiens, que vois-je ? Une nouvelle inédite qui se déroule dans l’univers du Trône De Fer. Mon prééécieuuux !!! On chamboule le programme et on se jette avidement sur La Princesse Et La Reine, écrite bien entendu par George R.R. Martin.
A la mort du Roi Viserys 1er, son épouse, la reine Alicent fait couronné son aîné Aegon, allant ainsi à l’encontre des dernières volontés du défunt que souhaité que le trône revienne à sa fille aînée, issue d’une précédente union, la princesse Rhaenyra. Quand cette dernière apprend le sacre de son demi frère, elle se fait à son tour couronner. Aucune entente possible entre les deux parties, le conflit est inévitable. Et sera lourd de conséquences…
Une nouvelle initialement publiée dans le recueil Dangerous Women, co-édité par George R.R. Martin et Gardner Dozois, qui s’est retrouvée isolée, seuls les Sept savent comment, sur la vaste et impitoyable toile du Net. Heureusement que je passais par là par hasard et que j’ai pu la prendre sous mon aile bienveillante et protectrice.
On enclenche la machine à remonter le temps pour se retrouver 200 ans avant les événements décrits dans Le Trône De Fer. La dynastie Targaryen est à son apogée et règne depuis la nuit des temps sur Westeros. Les dragons font encore partie du paysage ; chaque membre de la famille royale en possède un, certains spécimens, restés à l’état sauvage, habitent même les grottes dans les montagnes de Peyrdragon.
Trois années durant, la Reine Alicent et la princesse Rhaenyra vont se livrer une bataille sans pitié. Une bataille qui restera gravée dans l’histoire de Westeros sous l’appellation de « Danse des Dragons »… le terme le plus juste eut été « Agonie des Dragons », en effet ce sont eux qui paieront le plus lourd tribut à la guerre. Il faudra attendre la rébellion de Robert Barathéon, bien des années plus tard, pour que les Targaryen soient chassés du pouvoir.
Les amateurs du Trône de Fer ne seront pas dépaysés : on retrouve de nombreux personnages qui se livrent sans vergogne à un jeu d’alliances, contre-alliances, trahisons et autres coups bas. La profusion de personnages, familles, et lieux pourra, de prime abord, déstabiliser le lecteur profane ; mais l’auteur parvient rapidement à nous familiariser avec tout ce beau monde. Complexe ? Oui. Brouillon ? Jamais.
L’intrigue est courte mais intense, il faut tout le talent de conteur de George R.R. Martin pour nous offrir un tel condensé d’action sur un peu plus de 100 pages. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’on ne s’ennuie pas, c’est à peine si on le temps de respirer entre deux revirements de situation.
La « Danse des Dragons » fera l’objet d’un récit plus détaillé dans l’ouvrage Fire And Blood, consacré à la dynastie Targaryen, dont la publication est prévue après la fin de la saga. Il n’en reste pas moins que cette nouvelle reste incontournable pour tous les fans du Trône de Fer.
Je n’irai pas jusqu’à dire qu’elle fait aussi office de mise en bouche avant la sortie de tome 6 de la saga, aucune date n’étant encore officiellement annoncée… Seule certitude : « pas avant 2016 » selon les mots de l’éditeur. Merci, on avait remarqué !

MON VERDICT
jd4

 
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Publié par le 21 septembre 2016 dans Bouquins

 

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