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Archives de Tag: Fantastique

[BOUQUINS] Nicolas Jaillet – Fatal Baby

AU MENU DU JOUR


Titre : Fatal Baby
Auteur : Nicolas Jaillet
Éditeur : La Manufacture de Livres
Parution : 2021
Origine : France
336 pages

De quoi ça cause ?

Julie et sa fille sont en perpétuelle cavale, traquées par les hommes d’une puissante multinationale qui ne reculera devant rien pour s’emparer de l’enfant. « Leur » création, « leur » bébé…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que Mauvaise Graine aura certainement été ma lecture de l’année 2020 la plus atypique. Nicolas Jaillet nous invitant à suivre la « suite » des aventures mouvementées de Julie, son héroïne à nulle autre pareille, dans ce nouvel opus, je ne pouvais pas passer à côté d’une telle opportunité.

Ma Chronique

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé Julie, l’héroïne de Mauvaise Graine, et fait la connaissance de sa fille (il lui faudra un certain temps avant de se voir attribuer un prénom… oups désolé bébé, maman avait oublié ce détail). Et le moins que l’on puisse c’est que la situation de Julie ne s’est pas arrangée… contrairement à ce que laissait présager la fin du précédent roman.

La mère et son bébé sont effet contrainte à être perpétuellement en mouvement si elles veulent échapper à leurs poursuivants. Et même ainsi les confrontations directes restent inévitables… et mouvementées !

Changement de décor pour Julie puisque c’est sur les routes canadiennes, alors que l’hiver approche (Winter is coming comme dirait l’autre… mais avec GRR Martin il faut prendre son mal en patience et se faire une raison). Mais ce n’est pas le seul changement que vous découvrirez au fil des pages même si je ne m’épanchais pas sur la question afin de ne pas spoiler votre lecture.

Vous vous demandez peut-être s’il est nécessaire d’avoir lu Mauvaise Graine avant de vous lancez dans le présent bouquin ; ce n’est pas indispensable, mais je vous encourage quand même à la faire, ne serait-ce que parce que c’est un bouquin qui vaut le détour, mais aussi parce qu’il vous permet de mieux appréhender la situation dans laquelle vous trouverez Julie en ouvrant Fatal Baby.

Il n’en reste pas moins que ces deux romans sont à la fois dans la même veine et totalement différents. On retrouve le même cocktail parfaitement dosé d’action et d’humour, mais aussi le ton décalé de l’intrigue qui faisait tout le charme de Mauvaise Graine. Comme de bien entendu cette suite reste un OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) totalement inclassable. Un brin de maturité (tout en conservant le grain de folie) en plus dans le personnage de Julie ; il faut dire qu’elle est confrontée aux joies (et parfois aux affres) de la maternité avec un bébé pas franchement comme les autres.

Si dans le précédent roman l’on suivait le périple de Julie au cours de sa grossesse et jusqu’à son accouchement, ici on part sur plusieurs années de fuite éperdue, avec des pauses plus ou moins longues toujours appréciables et appréciées. Une aventure qui entraînera Julie et sa fille sur les routes, mais aussi sur les mers, des Amériques (Canada, États-Unis puis Amérique du Sud) au vieux continent (retour en France en passant par l’Espagne).

Le fond et le ton volontairement légers de l’intrigue n’empêchent pas l’auteur d’apporter beaucoup de soin à la forme. Que ce soit dans le traitement de ses personnages ou dans sa narration, toujours aussi percutante et efficace.

Les lecteurs numériques qui, comme moi, alternent les supports (liseuse, PC puis retour sur la liseuse, etc.) seront un peu déconcertés par l’absence de chapitrage. Mais comme le bouquin n’est pas un pavé et se lit avec beaucoup de fluidité, ça reste un inconvénient mineur que l’on oubliera rapidement.

Autant retrouver Julie dans le présent roman fut une surprise inattendue, autant je ne peux envisager que ses aventures se terminent avec le présent roman ; il me tarde de la retrouver (ainsi que sa fille, cela va de soi) pour découvrir la suite de cette curieuse expédition qui est tout sauf un long fleuve tranquille…

MON VERDICT

 
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Publié par le 16 juin 2021 dans Bouquins

 

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(BOUQUINS] Stephen King – Si Ça Saigne

AU MENU DU JOUR

S. King - Si ça saigne
Titre : Si Ça Saigne
Auteur : Stephen King
Éditeur : Albin Michel
Parution : 2021
Origine : Etats-Unis (2020)
464 pages

De quoi ça cause ?

Recueil de quatre nouvelles inédites.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Stephen King et qu’il maîtrise à la perfection l’art de la nouvelle.

Ma Chronique

Quatre nouvelles sur plus de 460 pages, inutile de vous préciser que ça fait de longues nouvelles, la plus longue (presque la moitié du bouquin à elle seule) étant celle qui a donné le titre au recueil et qui nous offre l’occasion de retrouver Holly Gibney (on a fait sa connaissance alors qu’elle était l’adjointe de Bill Hodges dans la trilogie Mr Mercedes, avant de la retrouver à la tête de sa propre agence dans L’Outsider).

La première nouvelle, Le téléphone de M. Harrigan, nous narre une belle histoire d’amitié intergénérationnelle et ses suites. Si j’ai beaucoup aimé les personnages, l’intrigue ne m’a pas emballé outre mesure. Au risque de faire un jeu de mot pourri je l’ai trouvée un peu trop téléphonée…

On enchaîne ensuite avec La vie de Chuck, comme son nom l’indique on va découvrir la vie de Charles ‘Chuck’ Krantz à travers trois moments phares de son existence. L’originalité est dans le choix d’une narration antéchronologique (on commence par la fin pour revenir progressivement au début). Autre élément d’importance dans ce récit, au cours de l’acte III, nous assistons non seulement aux derniers jours de Chuck, mais aussi à ceux de l’humanité.

Arrive enfin Si ça saigne, suite du roman L’Outsider et qui nous permet donc de retrouver Holly Gibney confrontée à un nouvel outsider. Un plaisir de retrouver Holly Gibney (et quelques autres personnages déjà croisés dans la trilogie Mr Mercedes) mais j’avoue que j’ai trouvé que l’intrigue manquait d’un petit je ne sais quoi pour que la sauce prenne totalement.

Avec Rat, Stephen King aborde un sujet qui lui est cher puisqu’il est question (entre autres) du rapport entre un auteur et son œuvre (et plus particulièrement du processus créatif). Drew Larson, modeste écrivain en mal d’inspiration, a subitement une idée qu’il pourrait transformer en roman. Pour lancer son histoire, il quitte femme et enfants pour s’isoler quelques semaines dans le chalet familial. À défaut d’une grande originalité sur le fond, j’ai bien aimé la forme. Sans la moindre hésitation c’est à cette dernière nouvelle qu’ira ma préférence dans le présent recueil.

Un recueil qui ne m’a que moyennement séduit, je tiens toutefois à préciser que mon avis se base en partie sur ce que je sais pouvoir attendre du King novelliste ; pour moi il n’a clairement pas été des plus inspiré sur ce coup. Il n’en reste pas moins que globalement les nouvelles sont de très bonne qualité, nul doute que si elles n’avaient pas été signées Stephen King mon ressenti aurait été nettement plus enthousiaste… ou pas, je n’aurais sans doute pas été tenté par un recueil de nouvelles écrites par un auteur que je ne connais pas. Et puis il faut bien reconnaître que l’on retrouve la griffe du King dans chacun de ces quatre récits.

MON VERDICT

 
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Publié par le 23 février 2021 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Bernard Werber – La Planète Des Chats

AU MENU DU JOUR

B. Werber - La Planète Des Chats
Titre : La Planète Des Chats
Série : Les Chats – Livre 3
Auteur : Bernard Werber
Éditeur : Albin Michel
Parution : 2020
Origine : France
432 pages

De quoi ça cause ?

Affronter des hordes de rats impitoyables.
Faire alliance avec de stupides humains.
Circuler sur un fil entre les buildings de New York.
Désamorcer une bombe atomique…

Franchement, si j’avais su, parole de CHAT, je n’aurais pas traversé l’océan.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est le troisième et dernier tome de la trilogie féline de Bernard Werber. Vu la situation dans laquelle nous avions laissé Bastet et son équipage à la fin de Sa Majesté Des Chats, il me tardait de découvrir comment ils allaient surmonter ce(s) nouveau(x) défi(s).

Ma Chronique

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai retrouvé Bastet, Pythagore et leurs amis pour l’ultime volet de leurs aventures.

D’entrée de jeu le rêve américain vire au cauchemar quand ils découvrent que l’île de Manhattan est envahie par les rats. Des rats plus nombreux, plus gros et plus teigneux que leurs cousins français. Une première confrontation qui va causer des pertes énormes parmi l’équipage du Dernier Espoir.

De prime abord on serait tenté de penser que le roman aurait dû s’appeler La Planète Des Rats tant ils semblent avoir pris l’ascendant sur les autres espèces.

Dès les premiers chapitres on assiste à la mise à mort de personnages auxquels on avait fini par s’attacher… et ce n’est qu’un début ! Bernard Werber ne ménage pas Bastet et ses amis confrontés à une menace ratière qui paraît plus insurmontable que jamais.

Comme si ça ne suffisait pas niveau des émotions fortes, Bastet va découvrir que pour les humains Américains elle n’est qu’un chat parmi d’autres chats. Pas de quoi toutefois lui faire remettre en question la (très) haute opinion qu’elle a d’elle-même, à elle de prouver sa valeur face au scepticisme des Américains. Plus facile à dire qu’à faire quand, en face, les rats semblent plus nombreux que jamais, en perpétuelle évolution quand il s’agit de développer de nouvelles stratégies offensives pour faire céder les dernières poches de résistance.

Si on retrouve des personnages (animaux et humains) déjà présents dans les précédents opus, c’est aussi l’occasion de faire connaissance avec de nouveaux intervenants. Surtout du côté humain (dont une certaine Hillary Clinton devenue enfin présidente de ce qu’il reste des Etats-Unis). Pas de nouveaux acteurs majeurs chez les animaux, à part peut-être le chat Bukowski.

Face à la menace grandissante que font peser les rats sur les autres espèces, il apparait plus que jamais important de faire front commun… mais c’était sans compter sur l’incapacité chronique des humains à s’entendre. Clairement nous n’avons pas le bon rôle dans le roman de Bernard Werber, même les rats semblent adopter un comportement plus rationnel et plus cohérent que les humains.

L’intrigue de ce troisième tome mise davantage que les précédents sur le rythme et l’action, un choix parfaitement adapté afin de renforcer le sentiment d’urgence. Un choix qui impose aussi des références moins nombreuses à l’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (ESRA) d’Edmond Wells.

Les extraits de l’ESRA sont toujours aussi pertinents, rédigés dans un langage et un style des plus accessibles, ils sont la parfaite alliance du didactique et du ludique.

Une trilogie féline qui ne clouera certainement pas le bec des détracteurs systématiques de Bernard Werber, mais qui devrait combler les autres ; ces « autres » regroupant aussi bien les lecteurs qui apprécient l’auteur que les amoureux des chats.

MON VERDICT

 
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Publié par le 14 décembre 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Stephen Chbosky – L’Ami Imaginaire

AU MENU DU JOUR

S. Chbosky - L'Ami Imaginaire

Titre : L’Ami Imaginaire
Auteur : Stephen Chbosky
Éditeur : Calmann-Lévy
Parution : 2020
Origine : USA (2019)
750 pages

De quoi ça cause ?

Une mère et son fils en cavale trouvent refuge dans la petite communauté de Mill Grove, en Pennsylvanie.

Mais dans ce havre de paix, le petit garçon disparaît.
Quand il émerge de la forêt six jours plus tard, il a l’air indemne.
Lui seul sait que quelque chose a changé.
La voix du bois est dans sa tête et lui dicte une mission.
S’il ne lui obéit pas, sa mère et tous les habitants de Mill Grove risquent son courroux…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce qu’au vu des nombreuses critiques quasiment unanimement dithyrambiques, ça semble être LE livre qu’il faut avoir lu en cette année 2020.

Ma Chronique

Avant de me lancer dans la rédaction de cette chronique je m’étais promis de ne pas faire d’allusion à Stephen King en parlant du roman de Stephen Chbosky. Tout simplement parce que les critiques publiées çà et là font toutes référence au King.

Force est de constater que le deal est quasiment impossible à tenir ! D’une part parce que l’auteur lui-même revendique haut et fort l’inspiration de Stephen King dans ses remerciements. Mais aussi et surtout parce qu’il est indéniable que ce bouquin aurait pu être écrit par Stephen King himself.

Le Stephen King qui revendique le titre de maître de l’horreur, celui qui vous file des sueurs froides au détour d’un chapitre. Le Stephen King qui n’a pas son pareil pour mettre en scène des enfants (presque) ordinaires confrontés à des situations extraordinaires. Le Stephen King qui sait raconter comme personne l’amitié… Le Stephen King qui fait qu’il est, encore et toujours, LE KING !

Tout ça pour dire que Stephen Chbosky a un putain de talent qui n’a rien à envier à son maître à penser. C’est un conteur hors pair qui saura vous prendre aux tripes, jouer avec vos nerfs et vos émotions. Un conteur qui fait passer le compteur d’adrénaline de 0 à 100% en quelques phrases bien senties. Un conteur qui vous plongera d’emblée dans son histoire et ne vous lâchera plus avant le clap de fin… lessivé, essoré… mais HEU-REUX ! Un roman que vous refermerez en affichant un air béat (qui au passage vous donne aussi l’air con, mais on s’en fout).

Stephen Chbosky ne laisse rien au hasard pour faire mouche. Ses personnages, son intrigue, le rythme du récit, ses ambiances… tout est parfaitement maîtrisé. Jusque dans les effets typographiques qui viennent réellement appuyer son propos plutôt que de se cantonner à de simples fantaisies visuelles.

Si le grand frisson n’a pas vraiment été de la partie (il faut plus que ça pour me faire passer des nuits blanches), l’auteur peut toutefois se vanter de m’avoir mis les nerfs en pelote ; la visite du monde imaginaire n’est pas de tout repos, d’autant que l’affrontement entre le gentil monsieur et la dame qui siffle monte crescendo en intensité.

Si l’intrigue fait de prime abord penser à un thriller, de nombreux éléments fantastiques vont s’inviter au fil des chapitres, jusqu’à devenir l’essence même du récit. Force est de reconnaître que sans cette dimension fantastique, le roman n’aurait pas eu le même impact émotionnel.

Tout est possible dans le monde imaginaire, et Stephen Chbosky ne se prive pas de repousser les limites de la folie mais sans non plus totalement se couper de la réalité (d’une certaine réalité en tout cas). Un exercice qui aurait pu s’avérer casse gueule si mal dosé mais une fois de plus l’auteur garde la main sur son sujet (malgré un final un peu surjoué à mon goût), sa plongée dans la folie la plus absolue en deviendrait même crédible.

Il n’en reste pas moins que je ne regarderai plus jamais les cerfs avec la même bienveillance. Du coup j’ai moins de remords à l’idée de me préparer un bon curry de cerf (non, j’déconne ; je n’ai jamais eu le moindre remord quant à mon côté carnivore assumé) !

Comme souvent l’encensement quasi unanime me laissait sceptique mais je dois bien avouer qu’il est largement mérité, nul doute que L’Ami Imaginaire sera pour moi aussi LE livre de l’année 2020.

MON VERDICT
Coup double

 
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Publié par le 5 août 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Nicolas Jaillet – Mauvaise Graine

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N. Jaillet - Mauvaise Graine
Titre : Mauvaise Graine
Auteur : Nicolas Jaillet
Éditeur : La Manufacture De Livre
Parution : 2020
Origine : France
338 pages

De quoi ça cause ?

Julie, une jeune institutrice célibataire, croque la vie à pleines dents au fil de soirées entre copines particulièrement bien arrosées. Une routine festive qui pourrait bien changer quand la jeune femme découvre qu’elle est enceinte.

Julie n’a aucune idée de comment ce bébé à bien pu arriver là où il est. Elle n’aura guère l’occasion de se poser la question avant de découvrir que sa grossesse s’accompagne d’effets secondaires pour les moins inhabituels et inattendus…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Un choix de lecture que je dois exclusivement à la blogosphère avec notamment l’enthousiasme communicatif de Aude, puis de Yvan.

Ma Chronique

Attention OLNI (Objet Littéraire Non Identifié), à moins qu’il ne s’agisse d’un OLI (Objet Littéraire Inclassable)… Bref cette Mauvaise Graine est un bouquin à nul autre pareil, impossible de lui coller une étiquette ou de le ranger dans une petite case.

Ca commence comme une sympathique farce feel good avant de se transformer en un cocktail d’action explosive ; sans jamais vraiment se départir d’un petit côté burlesque/déjanté qui fait du bien au moral et aux zygomatiques.

Le bandeau d’accroche annonce un mix entre Bridget Jones et Kill Bill… une rencontre peu commune vous en conviendrez. Plus encore si vous saupoudrez le tout d’une bonne dose de super pouvoirs. Par contre oubliez tout ce que vous savez (ou croyez savoir) sur les super-héros, avec Julie on est aux antipodes des univers de Marvel ou de DC.

Si le bouquin ne se prend clairement pas au sérieux, Nicolas Jaillet n’a pas lésiné quand il s’agit de soigner la forme. Le style est percutant. L’écriture fait mouche à tous les coups, qu’il s’agisse de susciter une émotion, de déclencher un fou rire ou encore de nous plonger au cœur de l’action.

Dans le même ordre d’idée, le côté déjanté (parfaitement maîtrisé et assumé) n’empêche pas l’auteur d’apporter un soin particulier à ses personnages ; à commencer bien entendu par Julie, mais ses copines (surtout Magali, la fidèle meilleure amie) et leurs mecs (Julie est la seule célibataire du groupe).

Sur la forme j’ai été, dans un premier temps, un peu déconcerté par l’absence de chapitrage, mais j’ai rapidement fait abstraction de ce détail (même si ça ne me m’a pas simplifié la tâche quand je devais passer de la tablette au PC, et vice versa).

Je ne connaissais pas du tout Nicolas Jaillet, mais d’après ce que j’ai pu glaner comme infos à droite à gauche, le gars semble être un peu touche-à-tout, passant du polar à la romance avec un détour par la littérature jeunesse.

MON VERDICT

 
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Publié par le 4 juillet 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Shaun Hamill – Une Cosmologie De Monstres

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S. Hamill - Une Cosmologie De Monstres

Titre : Une Cosmologie De Monstres
Auteur : Shaun Hamill
Éditeur : Albin Michel
Parution : 2019
Origine : USA
416 pages

De quoi ça cause ?

Au fil des chapitres Noah Turner nous raconte l’histoire de sa famille, et la sienne. Une histoire beaucoup moins ordinaire qu’il n’y paraît…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Tout me donnait envie de découvrir ce roman (titre, couverture, pitch et même le bandeau d’accroche), la vraie question serait donc de savoir pourquoi j’ai autant tardé. Mais comme le dit fort justement l’adage : « tout vient à point à qui sait attende ».

Ma Chronique

Bien qu’ayant une véritable envie de découvrir le roman de Shaun Hamill, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en l’ouvrant, on va dire que la référence aux univers de H.P. Lovecraft a fait son effet.

Difficile de parler de ce roman sans risquer de rompre le charme de la découverte, alors plutôt que de m’escrimer à vous décrire ce qu’il est, je vais commencer par vous dire ce qu’il n’est pas.

Si vous cherchez un roman d’horreur pur et dur, à savoir dégoulinant d’hémoglobine et/ou vous assurant le grand frisson, alors passez votre chemin. Le roman de Shaun Hamill ne saurait aucunement répondre à vos attentes.

L’auteur opte en effet pour une approche plus subtile et surtout beaucoup plus humaine, mettant avant tout l’accent sur la famille Turner. Une famille ordinaire que Shaun Hamill saurait vous faire aimer malgré ses failles. Une famille qui aurait pu n’avoir qu’à composer avec les aléas d’un quotidien pas toujours des plus cléments. Sauf que chez les Turner chaque drame est auréolé de mystère ; reste à savoir si ce mystère est le fruit d’une intervention surnaturelle ou le résultat d’un esprit dérangé (les antécédents familiaux ne manquent pas chez les Turner)

Outre une histoire de famille, Noah Turner nous invite à partager l’histoire d’une amitié (et plus si affinités) pas tout à fait ordinaire. Une amitié (réelle ou imaginée ?) avec des hauts et des bas, et beaucoup de questions sans réponse pour Noah.

Mais rassurez-vous ami(e)s lecteurs et lectrices, les réponses viendront en temps et en heure, et certaines ne manqueront pas de vous surprendre.

Quasiment de la première à la dernière page, le roman est nimbé de cette aura particulière qui fait son originalité et sa force. Mais pour l’amateur de littérature horrifique que je suis, j’ai trouvé que parfois l’intrigue, bien que très bien construite et aisée à suivre, manquait de piquant.

En refermant ce bouquin j’ai envie de redécouvrir les univers de Lovecraft et notamment tout ce qui tourne autour du mythe de Cthulhu. J’ai bien lu, il y a quelques années de cela, deux ou trois nouvelles mais je n’avais pas du tout été emballé par le style. On va lui donner une seconde chance en espérant que c’était un problème de traduction. Ça tombe bien j’ai justement les trois tomes de Cthulhu : Le Mythe, édités par Bragelonne dans une nouvelle traduction, qui hantent mon Stock à Lire Numérique.

À ma décharge, quant Margaret lis pour la première fois un texte de Lovecraft on ne peut pas vraiment dire qu’elle ait frôlé l’orgasme littéraire :

En revanche, il [Harry] avait visiblement un penchant pour le macabre et, au vu de cette prose aride et tarabiscotée, une endurance extraordinaire. Lovecraft lui parut presque illisible. Ses « personnages » n’avaient d’existence que sur la page et dans la mesure où l’auteur leur avait attribué un nom : jamais ils n’évoluaient ni n’entraient en interaction, comme des humains l’auraient fait. Dès qu’ils prenaient la parole, ils s’exprimaient à la manière de manuels scolaires anthropomorphisés venus de dimensions parallèles. La plupart des histoires semblaient tourner autour du thème de l’exploration d’une ruine ancienne, racontée par le seul survivant, devenu fou après avoir compris que les vestiges en question continuaient peut-être d’abriter une abomination primordiale quelconque. La langue, très chargée et truffée d’adjectifs, ne parvenait pas à approcher l’horreur terrifiante et l’effroi qui suintaient des illustrations de Visions de Cthulhu.

MON VERDICT

 
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Publié par le 25 février 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Stephen King – L’Institut

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S. King - L'Institut
Titre : L’Institut
Auteur : Stephen King
Éditeur : Albin Michel
Parution : 2020
Origine : USA (2019)
608 pages

De quoi ça cause ?

Luke Ellis, un adolescent sans histoires, doté d’une très grande intelligence est kidnappé en pleine nuit par des inconnus, ses parents sont assassinés.

Il se réveille dans une chambre qui ressemble à la sienne mais n’est pas la sienne. Enfermé avec d’autres enfants au sein d’un mystérieux Institut.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Are you kidding me ? Stephen King ! What else ?

Ma Chronique

Sans me tromper je pense pouvoir affirmer que Stephen King est sans doute l’auteur que je suis le plus assidûment et depuis le plus longtemps ; ça fait en effet plus de 35 ans que je lui suis d’une fidélité presque sans faille (j’avais commencé la saga La Tour Sombre avant d’y renoncer après le troisième tome, il faudrait que je trouve le temps de la reprendre depuis le début et d’aller jusqu’au bout cette fois).

Après un dérapage mal contrôlé avec Sleeping Beauties, le King a su redresser la barre et revenir au top du top avec L’Outsider ; du haut de ses 72 printemps et après plus de 50 romans à son actif (sans compter les recueils de nouvelles, les nouvelles isolées et autres romans courts), saura-t-il maintenir le cap, voire même nous surprendre en nous invitant à découvrir son Institut ?

Est-il besoin de rappeler que Stephen King est particulièrement inspiré quand il s’agit de mettre en scène des enfants / adolescents, confrontés à une situation qui les dépasse ? Carrie, Shining, Charlie, Christine, Ça et j’en oublie sûrement (et encore, je fais abstraction des nouvelles) sont là pour illustrer, si besoin, mon propos. Le dénominateur commun de toutes ces histoires est la grande capacité d’adaptation, d’action et de réaction de ses jeunes héros une fois passé l’effet de surprise et un temps pour analyser et comprendre la situation. Si le schéma directeur est identique, il n’y a toutefois aucune impression de déjà-vu tant l’auteur varie les angles d’approches et les conséquences de chaque action (en bien ou en mal).

Toujours est-il que dans la première partie du roman nous ne croisons aucun enfant appelé à jouer un rôle majeur dans le déroulé de l’intrigue. Tim Jamieson, un ex-flic de Sarasota (Floride) embarque dans un avion à destination de New York. Un concours de circonstances pour le moins inopiné le conduira à quitter l’avion et à entamer un road-trip en auto-stop sans but précis, sinon celui de rejoindre New York. Se laissant guider par les hasards de la vie et de la route, il débarque à DuPray (Caroline du Sud).

La seconde partie du roman nous embarque pour Minneapolis (Minnesota) où l’on fait la connaissance de Luke Ellis, un adolescent surdoué qui poursuit un quotidien pas tout à fait ordinaire mais sans histoires. Jusqu’à ce qu’il soit enlevé et reprenne connaissance à l’Institut, une structure isolée au fin fond des forêts du Maine… Les choses sérieuses peuvent alors commencer.

Stephen King prend le temps de poser son cadre et ses personnages pour bien nous faire comprendre (et haïr) le fonctionnement de l’Institut. Les méthodes des soignants et des gardiens ne sont pas sans rappeler celles des camps de concentration nazis ; tout comme la raison d’être de l’institut selon ses responsables. Sans aller jusqu’à parler de manichéisme (souvent reproché à l’auteur), on ne peut que prendre fait et cause pour les enfants et détester la plupart des adultes présents dans cette structure qui échappe à tout contrôle officiel.

Si l’intrigue se dessine en mode diesel (sans toutefois jamais susciter le moindre ennui chez le lecteur), une fois que les choses se mettent en branle le rythme du récit change radicalement, l’auteur enclenche le mode supraluminique. Et le lecteur se retrouve dans l’incapacité de quitter le navire avant de connaître le fin mot de l’histoire.

Pour répondre à la question que je posais au début de cette chronique, OUI, Stephen King confirme qu’il a encore plus d’un atout dans sa manche. OUI, il nous propose un récit qui flirte avec le sans-faute. OUI, il réussit encore à convaincre et à surprendre le lecteur.

J’ai lu çà et là quelques reproches concernant le côté engagé de l’auteur (il n’a jamais caché mépriser au plus haut point Donald Trump), sur le coup ça ne m’a pas dérangé outre mesure. Il est libre, comme tout un chacun, de ses opinions et les exprimer ; L’Institut est loin d’être un roman militant, le côté engagé du récit est plus anecdotique qu’autre chose (c’est en tout cas comme ça que je l’ai perçu en tant que lecteur français lambda).

Et Tim Jamieson alors ? Soyez assuré qu’il n’était pas là par hasard…

Incontestablement cette cuvée 2020 du King est un grand cru AOC ! À Consommer sans modération et de toute urgence !

MON VERDICT

 
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Publié par le 12 février 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Neal Shusterman – Le Glas

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N. Shusterman - Le Glas

Titre : Le Glas
Série : La Faucheuse – Tome 3
Auteur : Neal Shusterman
Éditeur : Robert Laffont
Parution : 2019
Origine : USA
720 pages

De quoi ça cause ?

Maître Goddard est enfin arrivé à ses fins, plus rien ni personne ne peut faire obstacle à sa soif de pouvoir et à l’expansion de son Nouvel Ordre.

Des Faucheurs de la Vieille Garde refusent encore de lui prêter allégeance mais ils sont de moins en moins nombreux, et surtout il leur manque une figure de proue pour les fédérer.

A l’inverse les Tonistes se sont réunis derrière un mystérieux prophète qui se fait appeler Le Glas ; et si c’était lui la réponse à la menace que représente Maître Goddard. D’autant que Le Glas est le seul humain avec qui le Thunderhead accepte de communiquer.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce qu’il s’agit de l’ultime opus de la trilogie La Faucheuse et qu’il me tarde de connaître le fin mot de l’histoire… surtout après le final explosif du tome précédent.

Ma Chronique

Et dire que j’ai bien failli ne jamais lire cette trilogie, je serai passé à côté de quelque chose qui mérite vraiment le détour ; comme quoi il ne faut pas toujours se fier aux étiquettes. Dans le cas présent c’est l’étiquette young adult qui me rebutait, je fais un blocage sur la littérature jeunesse. Heureusement qu’un Book Club est passé par là pour me convaincre de surmonter mes a priori.

Afin d’éviter tout spoiler je vais volontairement faire court et rester, autant que faire se peut dans le vague.

Au commencement était le Verbe… Ah non, merde ! Ça c’est une autre histoire…

Dés le début du récit l’intrigue part dans plusieurs directions. Les Tonistes se rassemblent autour de leur nouveau prophète, Le Glas (The Toll en anglais… ça devrait vous donner un indice quant à son identité). Une mission de récupération des reliques d’Endura est conduite par Maître Possuelo, Faucheur de la région d’Amazonie. Maître Faraday et sa complice Munira savent désormais où se situe l’angle mort du Thunderhead et espèrent trouver l’ultime recours prévu par les Maîtres Fondateurs.

Les choses se mettent en place lentement mais sûrement avant de s’assembler. Neal Shusterman donne le ton d’entrée de jeu en installant une ambiance aussi sombre que tendue. Et ça va aller crescendo au fil des coups de sang de Maître Goddard, plus imprévisible et plus incontrôlable que jamais.

Une intrigue menée de main de maître qui nous réserve bien des surprises et quelques brusques poussées d’adrénaline. On voulait du lourd pour clore cette trilogie en beauté, l’auteur va au-delà de nos espérances !

Bien entendu on retrouve avec plaisir un bon nombre de personnages déjà croisés dans les deux précédents tomes. Si vous vous inquiétez du devenir de Citra et Rowan, je dirai simplement que l’illustration de Kevin Tong en couverture répond à la question même si les apparences peuvent parfois être trompeuses…

Neal Shusterman introduit aussi de nouveaux venus, dont certains, tels le/la capitaine de navire Jerico Soberanis et l’ex agent Nimbus Loriana Barchok, seront appelés à jouer un rôle majeur dans le déroulé de l’intrigue.

Le roman le plus dense et le plus intense de la trilogie, il fallait bien ça pour conclure en apothéose une trilogie qui flirte avec l’excellence.

Une adaptation pour le cinéma est en chantier mais pour le moment on sait que c’est Universal qui a les droits, ni date de sortie, ni casting… Pas pour tout de suite donc, mais je suis curieux de voir ce que ça pourrait donner.

MON VERDICT

 
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Publié par le 10 décembre 2019 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Bernard Werber – Sa Majesté Des Chats

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B. Werber - Sa Majesté Des Chats

Titre : Sa Majesté Des Chats
Série : Les Chats – Tome 2
Auteur : Bernard Werber
Éditeur : Albin Michel
Parution : 2019
Origine : France
464 pages

De quoi ça cause ?

« Un jour, vous les humains, vous comprendrez que nous les chats devons prendre votre place. Alors moi, Bastet, je serai votre Reine. »

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que je suis un fidèle lecteur de Bernard Werber, depuis Les Fourmis j’essaye de répondre présent à chaque nouvelle sortie… même si le rythme ne suit pas forcément au niveau de mes lectures.

Parce que c’est la suite de Demain Les Chats, il me tardait de retrouver les chats Bastet et Pythagore, mais aussi leur humaine (ou peut-être devrai-je dire servante pour parler comme les chats), Nathalie. Ce premier opus m’avait quelque peu laissé sur ma faim, j’espérais beaucoup de la suite des aventures félines imaginées par l’auteur.

Ma Chronique

Demain Les Chats m’avait séduit malgré un arrière-goût assez minimaliste, l’impression que Bernard Werber s’aventurait sur les sentiers de l’aventure féline en se contentant du minimum syndical. Il n’empêche que quand j’ai appris que l’auteur comptait faire de ce périple félin une trilogie, j’ai été plutôt enthousiaste. C’est donc confiant que je me suis lancé dans ce second opus.

Une fois de plus c’est Bastet qui nous raconte miaule son épopée post Effondrement, une chatte plus que jamais persuadée que l’avenir du monde repose désormais sur les épaules des chats… chats dont elle entend bien, en toute modestie, être la souveraine incontestée. Mais avant ça il lui faut trouver un abri hors de portée de l’obscurantisme des barbus et aussi des rats, dont le nouveau chef, semble avoir réussi à fédérer une puissante horde qui lui est dévouée corps et âme.

Je reconnais volontiers que parfois j’ai eu envie de balancer seau d’eau glacée à la tête de cette narratrice féline imbue d’elle-même au plus haut point et d’un ego démesuré. Heureusement que son compagnon d’aventures, Pythagore, est là pour lui remettre les pieds sur Terre.

Il faut dire que nos amis les chats et leurs accompagnateurs humains n’auront pas beaucoup de temps pour souffler, leur périple sera riche en surprises (bonnes ou mauvaises) et en rencontres (bonnes ou mauvaises) pour le moins inattendues.

Incontestablement l’intrigue de ce second opus est nettement plus dense et intense que dans le précédent, le rythme est soutenu et quasiment continu de la première à la dernière page.

Les chapitres propres à l’intrigue alternent avec les extraits de l’ESRA (Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu) chère à Bernard Werber. Ils s’intègrent à la perfection au récit sans jamais venir casser le rythme.

Une intrigue nettement plus sombre que la précédente, mais l’auteur dispense çà et là quelques touches d’humour bienvenues.

Du coup il me tarde vraiment de découvrir l’ultime opus de cette trilogie, d’autant que la fin de ce second tome est des plus prometteuse quant à la suite des événements…

MON VERDICT

 
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Publié par le 5 novembre 2019 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Anonyme – Que Le Diable L’Emporte

AU MENU DU JOUR

Anonyme - Que Le Diable L'>Emporte

Titre : Que Le Diable L’Emporte
Auteur : Anonyme
Éditeur : Sonatine
Parution : 2019
Origine : USA
400 pages

De quoi ça cause ?

JD, surtout connu comme étant le Bourbon Kid, et Beth essayent au mieux de mener une vie aussi normale que faire se peut. Pas évident quand on a le FBI aux trousses, mais aussi et surtout Scratch, le diable, qui n’a pas vraiment apprécié que le Kid la lui fasse à l’envers…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

La question ne se pose même pas. C’est le retour du Bourbon Kid, la saga la plus déjantée et la plus jouissive qu’il m’ait été donné de lire. Dès la première apparition du Bourbon Kid (Le Livre Sans Nom) j’ai été emballé par cet univers complètement barré, depuis je suis accro et je n’ai jamais été déçu…

Ma Chronique

Une fois n’est pas coutume, je vais faire mien l’avertissement qui figure en quatrième de couv’ : Vous êtes bien-pensant ? Conformiste ? Poli, honnête et respectable ? Vous voulez le rester ? N’ouvrez jamais ce livre.

Force est de reconnaître que notre anonyme préféré revient au top de la forme ! Plus barré que jamais. Plus trash que jamais. Plus irrespectueux que jamais ! Bref, c’est tout ce qu’on aime en version XXL.

Outre le Kid et Beth, les Dead Hunters (Rodeo Rex, Elvis et Jasmine) seront aussi de la partie, ainsi que l’inénarrable Sanchez et sa petite amie, Flake. Bien entendu il faudra aussi compter avec le diabolique Scratch, déterminé à faire payer le prix fort au Kid qui l’a roulé dans la farine en se faisant passer pour mort.

Bien entendu il faudra aussi compter avec de nouveaux personnages, vous croiserez notamment un certain comte Dracula qui en verra de toutes les couleurs (mais aussi et surtout de toutes les odeurs).

Tout ce beau monde vous invite à les rejoindre dans un voyage en absurdie où tous les coups sont permis, et ils ne se refusent rien quand il s’agit de mettre de l’ambiance ! Est-il besoin de préciser que l’intrigue du présent roman est totalement déjantée ? Les amateurs du Bourbon Kid se régaleront et n’en finiront pas de se marrer… Et les autres ? Quels autres ? Ils n’existent pas…

Je ne résiste pas à l’envie de partager un de ces moments de poésie en prose fleurie dont le roman foisonne :

Sentant que son cul commençait à transpirer sérieusement sous la pression de l’interrogatoire de Flake, Sanchez porta sa main à son slip pour l’extraire de sa raie, et se sentit immédiatement soulagé.

C’est beau, non ?

Cette cuvée 2019 du Bourbon Kid est incontestablement un grand cru qui régalera les amateurs (oui je sais, je l’ai déjà dit).

Le roman peut sans doute se lire indépendamment des autres mais pour l’apprécier pleinement je pense qu’il vaut mieux connaître la saga depuis ses débuts ; et puis ce serait dommage de se priver de ces romans purement et simplement jouissifs.

L’auteur, étonnamment toujours aussi anonyme qu’à ses débuts, fidèle à son habitude, termine son roman par un énigmatique et prometteur FIN (peut-être…). Pour ma part je ne serai pas surpris de retrouver prochainement le Kid pour une ultime (?) mission ; d’une part parce qu’il en fait la promesse à la fin du présent roman, d’autre part parce que les cartes ont été redistribuées afin d’équilibrer la partie…

Pour l’anecdote j’avais sollicité ce bouquin via Net Galley, mais pour une raison X ou Y qui m’échappe, depuis le mois dernier Sonatine rejette toutes mes demandes alors qu’auparavant ils avaient plutôt tendance à les accepter systématiquement. Je vais voir si cela se confirme à l’avenir, au cas où je les contacterais afin d’avoir une explication (ça ne me traumatise pas outre mesure, mais j’aime comprendre le pourquoi du comment des choses).

MON VERDICT
Coup double

 
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Publié par le 31 août 2019 dans Trucs en vrac

 

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