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[BOUQUINS] Daniel O’Malley – Agent Double

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D. O'Malley - Agent Double

Titre : Agent Double
Auteur : Daniel O’Malley
Editeur : Super 8
Parution : 2017
Origine : Australie (2016)
816 pages

De quoi ça cause ?

Difficile d’imaginer un accord de collaboration entre les agents surnaturels de la Checquy londonienne et les Greffeurs de la Broederschap bruxelloise, deux organisations qui ont vu des générations grandir dans la haine de l’autre. Et pourtant, à l’initiative de la Tour Thomas, cet accord pourrait bien devenir une réalité… Jusqu’à ce que les Greffeurs découvrent que de puissants ennemis les ont suivis à Londres et sont prêts à tout pour que cet accord ne soit jamais signé…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est la « suite » de The Rook, un bouquin inclassable complètement déjanté… donc forcément j’ai aimé ! Il me tardait donc de découvrir les nouvelles missions surnaturelles de la Checquy.

Ma chronique

Vous ne connaissez pas The Rook ? Je ne peux que vous inviter à vous le procurer au plus vite et à le lire avant de vous lancer dans Agent Double. Ca ne s’impose pas, mais c’est tout de même préférable pour apprécier pleinement la présente histoire, mais aussi et surtout les clins d’oeil et rappels faisant référence à son prédécesseur.

Vous avez aimé The Rook ? Alors vous aimerez tout autant, sinon plus, Agent Double. On y retrouve tous les ingrédients déjà présents dans The Rook… à la puissance 10 ! D’aucuns pourraient trouver que c’est parfois too much, pour ma part je préfère me laisser porter par l’imagination débridée et sans limites de l’auteur. Un voyage en absurdie jouissif qui vous entraînera vers tous les registres de l’humour, du plus sophistiqué au plus vulgaire, mais sans surenchère ni provocation gratuite.

Vous n’avez pas aimé The Rook ? Passez votre chemin, nous n’avons plus rien à nous dire !

Du propre aveu de Daniel O’Malley la naissance de ce nouvel opus fut plus longue que prévu, il faut dire aussi que le bébé fait son poids (816 pages). Certes l’intrigue est beaucoup plus dense que dans The Rook, mais il y a aussi de (trop ?) nombreux passages « historiques ». Certes pas inintéressant, mais il faut bien reconnaître que ça casse un peu le rythme.

Dans le coin droit, la plus secrète des organisations secrètes. La Checquy et ses agents aux pouvoirs surnaturels tous plus étonnants les uns que les autres, des pouvoirs qu’ils ont appris à maîtriser et à optimiser afin de défendre la Couronne.

Dans le coin gauche, la plus clandestine des organisations clandestines. La Broederschap et ses greffeurs qui repoussent toujours plus loin leur maîtrise de la chirurgie et de la génétique pour améliorer leurs performances.

Une haine historique de plusieurs siècles les oppose, chacun considérant l’autre comme une abomination. Le contexte idéal pour qu’un groupe de troubles-fêtes, doués d’un grand savoir et de moyens tout aussi considérables, viennent jeter de l’huile sur le feu. Les Antagonistes feront feu de tout bois pour faire foirer les négociations, s’attaquant indifféremment à la Checquy, à la Broederschap ou même à la population civile.

J’ai apprécié de retrouver des personnages déjà croisés dans The Rook, notamment la Tour Myfanwy Thomas, même si elle ne tient plus la tête d’affiche. C’est un duo féminin, composé de Felicity Clements et Odette Lelefield, qui est au centre de l’intrigue.

Felicity Clements est un Pion au sein de la Checquy, elle va être chargée par la Tour Thomas de la protection (surveillance ?) rapprochée d’Odette Lelefield, une jeune greffeuse de la Broederschap susceptible d’intéresser les Antagonistes.

Comme on pouvait s’y attendre, le premier contact entre les deux jeunes femmes sera plutôt froid, chacune se méfiant de l’autre. Pour le lecteur c’est l’occasion d’avoir les points de vue des deux parties en présence.

Au fil de cette cohabitation forcée, elles vont apprendre à se connaître et à collaborer dans un but commun (empêcher les Antagonistes de troubler le processus de paix). Et si finalement la haine et la peur de l’autre n’étaient que la conséquence directe de la méconnaissance de l’autre.

C’est sur cette note hautement philosophique que je vais clore la présente chronique.

Ah non j’oubliais… Une dernière remarque qui coule de source. Je ne sais pas quels sont les projets d’avenir de l’auteur, mais qu’il continue avec la Checquy ou se lance dans quelque chose de nouveau, je serai fidèle au poste.

MON VERDICT

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8 Commentaires

Publié par le 6 septembre 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Daniel O’Malley – The Rook

D. O'Malley - The RookAprès le tsunami interne provoqué par Reflex j’avais besoin d’un peu de légéreté histoire de faire baisser la pression ; le hasard faisant bien les choses (à ce qu’il parait) les éditions Super 8 proposent un titre qui semble parfait pour ce genre de chose. La chose en question nous vient d’Australie, l’auteur, Dan O’Malley, signe avec The Rook, son premier roman.
Myfanwy Thomas se réveille dans un parc, totalement amnésique et entourée de cadavres. Prévoyante, son ancien moi lui a laissé des instructions écrites pour lui parler d’elle et de son rôle phare au sein de la Checquy, une organisation secrète qui regroupe des agents dotés de pouvoirs surnaturels chargés de protéger les iles Britanniques des forces occultes. Mifanwy va devoir réapprendre sa vie et vite, car le temps presse, un haut responsable de la Checquy est un traître…
Imaginez ce que pourrait donner un mix habile entre les Avengers, Fringe et… Johnny English, impossible me direz-vous. Et pourtant Daniel O’Malley l’a fait, et l’a bien fait qui plus est ! Comme vous pouvez vous en douter le résultat de ce cocktail explosif est totalement déjanté, mais traité avec intelligence, un OLNI qui se lit avec délice.
Si vous aimez ranger vos bouquins dans des cases bien définies, oubliez The Rook ! Il est la parfaite illustration de la littérature SFFF (Science Fiction, Fantasy et Fantastique) puisqu’il mélange ces trois genres avec un soupçon d’espionnage et un max d’humour. D’ailleurs je pourrais l’inscrire comme invité surprise à mon challenge SF (ah bin voilà c’est fait).
Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur les super-héros, ceux de la Checquy ont des pouvoirs que Marvel n’aurait jamais pu imaginer. Certains sont plus orientés vers l’attaque, alors que d’autres privilégient la défense ; enfin il y en a quelques uns qui sont d’une inutilité absolue.
Avec Myfanwy (comme Tiffany mais avec un M à la place du T) vous aurez le droit à deux personnages pour le prix d’un. D’une part via les notes laissées par l’ancienne Myfanwy, d’autre part en suivant l’actuelle Myfanwy. Et vous pouvez me croire ce sont bel deux personnalités radicalement différentes qui ont habitées ce même corps.
Myfanwy peut, d’un simple contact, prendre le contrôle de sa cible, un contrôle absolu (le corps, les organes, le système nerveux…). Soyez assurés que ce n’est pas le personnage le plus surprenant de la Checquy, vous aurez le droit à une galerie de portraits et de personnalités aussi originaux que barrés.
L’auteur pourrait se contenter de jouer à fond la carte de l’absurde au détriment de son intrigue mais, comme je l’ai indiqué plus haut, il a placé la barre un cran plus haut en misant sur des situations et dialogues complètement loufoques, tout en entretenant une intrigue aussi solide que prenante. Un exercice d’équilibriste parfaitement maîtrisé qui détend les zygomatiques tout en jouant avec nos nerfs.
Daniel O’Malley est d’origine australienne, il a grandi et fait ses études aux Etats-Unis avant de retourner vivre en Australie. Pour son premier roman, il a choisi de situer son intrigue en Angleterre mais la Belgique y tient aussi une place de premier choix, place que je vous laisse découvrir.
Publié en 2012 en Australie, le bouquin a été bien accueilli par la critique et le public, il se verra d’ailleurs récompensé du Aurealis Award (un prix littéraire australien dédié à la SFFF) du meilleur roman de SF la même année.
Pour info le titre original, The Rook, conservé dans la version française, désigne la tour dans un jeu d’échec, ce qui correspond aussi au grade de Mifanwy au sein de la Checquy. L’auteur travaille déjà sur une suite, de son propre aveu le bébé est sur la bonne voie, même s’il se refuse à annoncer une date de publication. Quoi qu’il en soit je l’attends avec impatience, c’est avec un immense plaisir que je replongerai au coeur de la Checquy et de ses intrigues hors normes.

Peut être trouverez-vous étrange mon enthousiasme manifeste pour ce bouquin comparé au temps que j’ai mis pour le lire (10 jours) ; la faute n’est pas inhérente au roman (que j’ai adoré, je confirme, encore et encore) mais à un emploi du temps professionnel particulièrement chargé. Après une journée de 10 heures (et plus si affinités), je suis plus attiré par la bouteille de Jack Daniel’s que par ma liseuse.

 
18 Commentaires

Publié par le 19 septembre 2014 dans Bouquins

 

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