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Archives de Tag: Dan Brown

[BOUQUINS] Dan Brown – Origine

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Titre : Origine
Série : Robert Langdon – T05
Auteur : Dan Brown
Editeur : JC Lattès
Parution : 2017
Origine : USA
576 pages

De quoi ça cause ?

Robert Langdon est invité au Guggenheim Museum de Bilbao afin d’assister à une conférence donnée par son ami Edmond Kirsch, un scientifique de génie. Kirsch, réputé aussi pour son athéisme militant, promet des révélations qui devraient changer notre perception du monde et réduire au silence les religions.

Kirsch est assassiné dès le début de sa conférence. Robert Langdon, aidé par Ambra VIlda, la conservatrice du musée, est plus que jamais déterminé à faire éclater la vérité et rendre publiques les révélations promises par son ami. Sauf qu’il n’a pas la moindre idée de ce que comptait révéler Kirsch…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est une nouvelle aventure de Robert Langdon, j’ai été emballé par les quatre romans précédents, pas de raison que la sauce ne prenne pas avec celui-ci.

Ma chronique

Dan Brown fait partie de ces auteurs dont certains se plaisent à dire qu’il use et abuse des mêmes ficelles, encore et encore. A ces critiques faciles, je répondrai simplement : et alors ! Pourquoi changer une recette qui marche ? Ses lecteurs réclament des thrillers plus ou moins ésotériques servis par de nombreuses références symboliques ; ça tombe bien, c’est exactement ce qu’il leur fournit.

Quant à ceux et celles qui parlent d’abattage, permettez-moi dans ce cas de vous rire franchement au nez. Dan Brown n’a signé aucun engagement à pondre un livre par an, au contraire, il prend son temps pour peaufiner ses intrigues. Entre son précédent roman, Inferno, et Origine, il s’est écoulé quatre ans.

Le hasard du calendrier a voulu que je lise ce roman, dont une grande partie de l’action se déroule à Barcelone et ses environs, alors que la Catalogne traverse une crise politique sans précédent. Je ne m’attarderai pas sur la question, ça regarde avant tout les Catalans et les Espagnols, il leur appartient de trouver un terrain d’entente.

Le choix de l’Espagne comme terrain de jeu pour cette nouvelle intrigue n’est pas un hasard, outre l’incroyable richesse architecturale de Barcelone (siège notamment de la fabuleuse et étonnante basilique de la Segrada Familia), c’est aussi un pays dans lequel la tradition chrétienne est fortement implantée à tous les niveaux décisionnels (jusqu’au coeur même du Palais Royal).

Et justement en se proposant de aux deux grandes questions existentielles qui sont d’une part « D’où venons-nous ? » et d’autre part « Où allons-nous ?« , l’auteur, par la voix d’Edmond Kirsch, oppose les visions religieuses (le créationnisme, encore défendu par les plus obscurantistes croyants, affirme que l’univers et l’humanité sont l’oeuvre de Dieu) et scientifiques (difficile aujourd’hui de remettre en question les théories de l’évolution démontrées par Darwin sans passer pour un sombre crétin). Vous l’aurez compris, entre ces deux visions mon coeur ne balance pas le moins du monde, je vote Darwin et ma sentence est irrévocable.

Comme d’habitude la lecture d’un roman de Dan Brown est une expérience interactive, je me réfère régulièrement à Internet afin de voir de visu telle ou telle oeuvre (peinture, sculpture ou encore architecture). Mais aussi pour satisfaire ma curiosité quant à certains points abordés dans le roman.

Les fidèles de Robert Langdon ne seront pas dépaysés, une intrigue richement documentée, pleine de symboles divers et variés que notre professeur préféré se fera un plaisir de nous expliquer ; avec son lot de rebondissements (à ce titre la révélation finale m’a laissé sur le cul… j’étais loin de m’imaginer un tel retournement de situation).

Une fois de plus la sauce a pris, je me suis laissé embarquer sans chercher à polémiquer sur la véracité ou non de tous les éléments abordés dans le roman… Je ne considère pas les écrits de Dan Brown comme parole d’évangile, c’est bel et bien une oeuvre de fiction que j’ai entre les mains, disons que ladite fiction est suffisamment réaliste pour être crédible.

A ce titre les réponses apportées par Edmond Kirsch à ces deux grandes questions existentielles me paraissent aussi crédibles que probables. Je n’en dirai toutefois pas davantage afin de laisser intact le plaisir de la découverte aux futurs lecteurs.

J’espère bien retrouver Robert Langdon dans de futurs romans de l’auteur, si tel devait être le cas alors je serai fidèle au poste. Et si Dan Brown venait à délaisser notre expert en décryptage symbolique, je le suivrais avec le même engouement (et un petit pincement au coeur, il faut bien l’avouer).

MON VERDICT

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Publié par le 4 novembre 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Dan Brown – Inferno

D. Brown - InfernoN’en déplaise à mes « amis », les intégristes culturels de tout poil et les traqueurs de Grande littérature, depuis le Da Vinci Code la sortie d’un roman de Dan Brown, et plus encore quand celui-ci met en scène le Professeur Langdon, est un événement attendu par de nombreux inconditionnels. N’ayant aucune honte à faire partie du lot je me suis tout naturellement précipité sur son dernier opus, Inferno.
Robert Langdon se réveille dans un hôpital à Florence, blessé à la tête il a tout oublier des 48 dernières heures, et notamment des raisons qui l’ont amenés à se rendre en Italie. A peine a-t-il le temps de réaliser qu’une femme tente de l’abattre, aidé par le docteur Sienna Brooks il parvient à échapper à la tueuse. Rapidement les deux compagnons d’infortune vont réaliser qu’ils sont traqués par un ennemi puissant qui semble prêt à tout pour récupérer un artefact que possède Langdon bien qu’il ignore ce à quoi peut servir cet objet…
Dan Brown reste fidèle à lui même et use les mêmes recettes éprouvées lors des trois précédentes aventures de Robert Langdon. Une intrigue riche en rebondissements sur fond d’énigmes artistiques et ou historiques avec son lot de personnages secondaires attachants et ou intrigants ; dommage toutefois que parfois (surtout au début, le temps que les choses se mettent en place) le rythme soit un peu cassé par une surabondances de détails, d’accord ça ancre l’histoire dans la réalité mais ça fait aussi un peu Guide Du Routard en version romancée. Un peu de mal à entrer dans l’histoire donc (peut être aussi du fait que j’avais priorisé mes autres lectures) mais une fois que ça se décante on se laisse balader à un rythme soutenu, de surprise en surprise, jusqu’au clap de fin.
Ce que j’apprécie tout particulièrement avec Dan Brown c’est le côté interactif de ses titres, ma curiosité me pousse à vérifier les petits détails de chaque oeuvre ou monument qu’il intègre à son intrigue (toujours aussi richement documentée) ; cette fois c’est l’univers de Dante qui est au coeur de l’histoire et tout particulièrement La Divine Comédie (le titre fait référence à L’Enfer, la première partie de l’ouvrage) ; sans surprise la majeure partie du bouquin se passe donc à Florence (la ville chérie de l’auteur mais d’où il a été banni).
De même au coeur de l’intrigue l’auteur nous invite à réfléchir aux conséquences de la surpopulation à plus ou moins long terme (épuisement des ressources, vieillissement des populations, espaces habitables limités…) ; entre malthusianisme (limitation de la surpopulation par un contrôle des naissances) et transhumanisme (la science et la technologie utilisées pour « améliorer » l’être humain) en passant par des options moins extrêmes, les pistes ne manquent pas. Grosso modo on peut résumer la situation par la question, à la fois simple et complexe, que pose Sienna à Robert : « Tueriez-vous la moitié de la population pour empêcher l’extinction de notre espèce ? » ; question que Langdon élude.
L’auteur affirme que ce fameux, puissant et intriguant (rayez les mentions inutiles) Consortium, dont il a « changé le nom pour des raisons de sécurité » existe bel et bien et serait effectivement une organisation multinationale visant à assouvir les lubies de ses puissants clients. Je ne me prononcerai pas sur la question mais d’une part je n’ai aucune raison de mettre en doute la parole de l’auteur et d’autre part, si cela devait être avéré, ça ne me surprendrait pas outre mesure (ce qui ne signifie pas que j’approuverai).

 
2 Commentaires

Publié par le 17 juin 2013 dans Bouquins

 

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