[BRD] Babysitting

BabysittingUne chronique cinéphile avec un peu de retard, on a vu le film il y a une quinzaine de jours mais je n’avais pas encore trouvé le temps de la caser. Mieux vaut tard que jamais, l’heureux élu retardataire est Babysitting de Philippe Lacheau et Nicolas Benamou.
Le jour de ses 30 ans, Franck (Philippe Lacheau), employé aux Editions Schaudel, se voit plus ou moins obligé d’accepter de jouer les babysitter pour le fils de son patron (Gérard Jugnot). Un job simple et sans embrouille, sauf que le gamin, Remi (Enzo Tomasini), est une vrai teigne et que les meilleurs potes de Franck, Ernest (Vincent Desagnat) et Sam (Tarek Boudali), ont décidé de lui offrir une fête d’anniversaire mémorable…
Un film découvert grâce à un pote, je craignais quelque peu une version à la française de Projet X mais finalement Babysitting parvient à tirer son épingle du jeu. Notamment grâce à une approche originale via le found-footage (un vrai faux film). Quand les Schaudel rentrent chez eux ils trouvent leur piaule dévastée, le gamin et le babysitter sont aux abonnés absents ; c’est via une caméra retrouvée sur place qu’ils vont découvrir le déroulement de la soirée.
Hormis Gérard Jugnot et Clotilde Coureau, qui interprètent le couple Schaudel, le casting est en grande partie composé d’animateurs/acteurs venus de la télévision. C’est là un autre point fort du film, on ressent dans leur jeu une véritable camaraderie et le même esprit de déconnade. Mention spéciale à Enzo Tomasini qui joue à merveille la parfaite petite teigne. Soyons fou et osons une deuxième mention spéciale, à Philippe Duquesne qui interprète l’agent Caillaud, un flic bien lourd que vous n’êtes pas prêt d’oublier. Et la touche charme revient à Alice David qui incarne Sonia, l’ex de Franck.
A défaut de pouvait prétendre à un César ou à une palme d’or cannoise (ce qui n’est pas forcément gage de qualité), l’équipe nous offre une comédie qui fait mouche. Les gags s’enchaînent, pas toujours en finesse mais sans lourdeur non plus, on alterne entre sourire et fou rire et ça fait du bien aux zygomatiques. Idéal pour passer un bon moment de franche rigolade sans se prendre la tête.

[BRD] Supercondriaque

SupercondriaqueRestons dans la comédie et la bonne humeur pour la suite de notre escapade cinéphile, au programme : Supercondriaque, le quatrième long métrage de Dany Boon (qui est aussi scénariste).
Romain Flaubert (Dany Boon) est maladivement hypocondriaque, au grand dam de son seul ami, qui est aussi son médecin traitant, le Dr Dimitri Zvenska (Kad Merad). Pour se débarrasser de cet ami encombrant, le médecin va essayer de le pousser dans les bras d’une femme. Mais pas facile de trouver la victime idéale qui supportera les phobies de Romain…
Le duo des Ch’tis se reforme donc le temps d’une comédie qui devrait faire moins de bruit que son illustre ainée. Non que le film soit mauvais, loin s’en faut, mais il reste relativement classique dans son traitement.
Les gags font mouche, les acteurs sont plutôt convaincants (mention spéciale à la touche féminine du casting avec Alice Pol, qui joue le rôle d’Anna, la soeur der Dimitri). On pourra être irrité par les distorsions faciales à répétition de Dany Boon, n’est pas Jim Carey qui veut, avec lui ça passe, ici ça aurait plutôt tendance à casser (les pieds, voire un peu plus haut éventuellement).
Une pause divertissante, agréable pour les zygomatiques mais qui sera bien vite oubliée.

[BRD] Le Crocodile Du Botswanga

Le Crocodile Du BotswangaPour notre première pause cinéphile du weekend nous avons décidé de jouer la carte de l’humour avec Le Crocodile Du Botswanga, de Fabrice Eboué et Lionel Steketee.
Didier (Fabrice Eboué), un agent sportif de seconde zone, peut se targuer d’avoir trouvé la future star du foot en la personne de Leslie Konda (Ibrahim Koma). Sur l’invation du Président Bobo (Thomas Ngijol), les deux hommes se rendent en visite au Botswanga, une république bananière perdue au coeur de l’Afrique. Le Président-Dictateur a d’autres ambitions pour l’enfant du pays, il aimerait le voir intégrer l’équipe nationale et compte sur Didier pour intervenir en sa faveur…
Comme vous pouvez le constater on retrouve la même équipe que dans le film Case Départ et j’ai eu le même ressenti mitigé. Ca se laisse regarder, on a le droit à quelques gags bien trouvés mais il manque un petit quelque chose pour la sauce prenne sur la durée. Un divertissement sympathique qui ne devrait pas rester pas dans les annales de la comédie à la française.
Il y a une bonne idée de base mais insuffisamment exploitée, de plus j’ai du mal à décider si le duo Eboué/Ngijol en fait trop ou pas assez. Bref inutile que je m’attarde d’avantage.