[BRD] Super-Héros Malgré Lui

À L’AFFICHE DU JOUR


Titre : Super-Héros Malgré Lui
Réalisation : Philippe Lacheau
Production : Cinéfrance / BAF Prod
Distribution : StudioCanal
Origine : France
Durée : 1h22

Casting

Philippe Lacheau : Cédric
Julien Arruti : Seb
Tarek Boudali : Adam
Elodie Fontant : Éléonore
Alice Dufour : Laure

Le pitch

Jeune comédien en galère, Cédric décroche enfin un rôle et pas n’importe quel rôle ; il doit interpréter Badman dans un film du super-héros.

Un soir, alors qu’il a emprunté la voiture du tournage, il est victime d’un accident. Il reprend connaissance avant de réaliser qu’il a perdu la mémoire. Le costume de Badman et les accessoires du film, le persuadent qu’il est un super-héros avec une mission périlleuse à remplir…

Ma chronique

Une petite escapade cinéphile placée sous le signe de la rigolade (pour ne pas dire de la franche déconnade) avec Super-Héros Malgré Lui de Philippe Lacheau : l’occasion de retrouver la Bande à Fifi dans un registre qu’ils n’avaient pas encore exploré.

Philippe Lacheau retrouve ses inséparables compagnons (Elodie Fontan, Tarek Boudali et Julien Arruti) de jeu pour cette nouvelle aventure cinématographique, ainsi que quelques têtes avec lesquelles ils ont déjà eu l’occasion de travailler (notamment Chantal Ladesou et Alice Dufour) et bien entendu bon nombre de nouveaux venus dont certains n’ont plus rien à prouver (Jean-Hugues Anglade en tête). Certains acteurs s’offriront même un passage éclair dans le film (Rayane Bensetti, Régis Laspalés, Vincent Desagnat, Philippe Beglia ou encore Michel Crémades).

Tout ce petit monde est mis au service d’une intrigue complétement barrée qui leur offre un terrain de jeu quasiment illimité… dont ils ne se privent pas d’user et abuser. Pour notre plus grand plaisir !

Si le film parodie ouvertement l’univers de Batman, il ne se prive pas aussi de lorgner sans retenue du côté de chez Marvel et ses Avengers. Mais pas que… des sujets ayant fait l’actualité sont aussi détournés avec une irrévérence qui fait du bien dans un paysage audiovisuel de plus en plus aseptisé. A vrai dire il faudrait quasiment visionner le film une seconde fois juste pour le plaisir de relever les différents clins d’œil… et encore, je suis sûr que l’on en oublierait quelques uns.

Même la bande-son devient une pièce maîtresse du montage entre les mains de ces détraqués : j’ai pleuré de rire au moment où démarre la chanson d’Amel Bent, Ne retiens pas tes larmes.

Comme à l’accoutumée avec la Bande, c’est le comique de situation qui est mis en avant, et ça fonctionne toujours aussi bien. Vous aurez le droit à quelques séquences qui devraient déclencher de franches rigolades (à moins que vous soyez un inconditionnel du cinéma d’art et d’essai… mais je doute qu’il y en ait des masses parmi mes lecteurs). C’est bourrin, complétement loufoque (voire débile) mais on en redemande parce que malgré tout l’intrigue reste bien ficelée.

Une comédie idéale pour se vider la tête et faire travailler activement les zygomatiques. C’est le septième film de la Bande à Fifi que je vois et jusqu’à présent ils ne m’ont jamais déçu. Inutile de vous dire que je répondrai présent pour les prochains (le suivant, actuellement en tournage, est Alibi.com 2).

♥♥♥♥½

[BRD] Barbaque

À L’AFFICHE DU JOUR


Titre : Barbaque
Réalisation : Fabrice Eboué
Production : TF1 Studio
Distribution : Apollo Films
Origine : France
Durée : 1h27

Casting

Fabrice Eboué : Vincent
Marina Foïs : Sophie
Nicolas Lumbreras : Joshua
Victor Meutelet : Lucas
Lisa Do Couto Texeira : Chloé

Le pitch

Vincent et Sophie sont bouchers. Leur commerce, tout comme leur couple, est en crise. Mais leur vie va basculer le jour où Vincent tue accidentellement un végan militant qui a saccagé leur boutique… Pour se débarrasser du corps, il en fait un jambon que sa femme va vendre par mégarde. Jamais jambon n’avait connu un tel succès !

Ma chronique

Vous aimez l’humour noir ? Vous en avez marre du politiquement correct servi à toutes les sauces ? Vous bouffez de la viande et vous l’assumez ? Alors ce film est fait pour vous !

Je tiens d’entrée de jeu à préciser que je respecte les choix alimentaires des uns et des autres… du moment que les autres en question respectent mes propres choix et ne viennent pas me faire chier avec leurs leçons de morale à deux balles.

Comme dans tous les domaines, je vomis toute forme d’intégrisme. S’agissant de bouffe ce sont les antispécistes qui saccagent les boucheries que j’ai dans le collimateur. Et pourtant je peux vous assurer que je suis très sensible à la cause animale, simplement je préfère militer pour un abattage dans la dignité et le respect plutôt que pour une interdiction pure et dure. Aller brouter ma pitance, très peu pour moi !

Barbaque joue à fond la carte de l’humour noir sans aucun militantisme. Les clichés sont nombreux et énormes mais viennent simplement souligner le propos et parfois l’absurde des situations.

Vous aurez le droit à une attaque en règle d’antispéciste contre la boucherie de Vincent et Sophie. Le petit copain de leur fille qui est végan par conviction mais ne force personne à le suivre – même si dans les faits il emmerde tout le monde. L’opposition entre la boucherie artisanale de Vincent et Sophie et la chaîne de boucherie industrielle du couple Blanchard…

Je vous passe le détail des délirantes scènes de chasse aux végans, déclinées à toute les sauces. Ou encore l’épouse qui s’endort devant les rediffusions de l’émission Faites entrer l’accusé présentée par Christophe Hondelatte. Sans oublier le policier qui raffole de ce fabuleux porc d’Iran (le nom commercial donné à la viande humaine par nos bouchers psychopathes).

Fabrice Eboué réussi à nous faire sourire là où il y aurait lieu de frémir, rien de tel pour arriver à ses fins que de pousser à l’excès son propos, le tout servi par des dialogues croustillants. Ça en devient si peu crédible et tellement absurde que l’on ne peut que se marrer.

C’est noir, amoral et totalement décalé ; un délice à déguster au second (et plus) degré. La fin peut paraître un peu abrupte mais franchement il n’y avait aucune autre issue possible ; et d’une certaine façon, la boucle est bouclée.

♥♥♥♥

La vache ça m’a ouvert l’appétit tout ça.
J’me ferai bien une bonne côte de bœuf, sauce poivre, avec des frites… et des haricots verts.

[BRD] Les Bodin’s En Thaïlande

À L’AFFICHE DU JOUR


Titre : Les Bodin’s En Thaïlande
Réalisation : Frédéric Forestier
Production : Cheyenne Productions
Distribution : SND
Origine : France
Durée : 1h40

Casting

Vincent Dubois : Marie Bodin
Jean-Christian Fraiscinet : Christian Bodin
Bella Boonsang : Malee

Le pitch

Christian Bodin traverse une mauvaise passe, après une tentative de suicide lamentablement échouée, sa mère, Maria, décide de prendre les choses en main.

Sur les conseils de leur médecin, elle lui propose un total dépaysement avec un voyage en Thaïlande. Mais avec les Bodin’s rien ne se passe jamais comme prévu, ils vont se retrouver embarqués dans un road-trip des plus mouvementés…

Ma chronique

Les Bodin’s se sont fait connaître (et cartonnent) grâce à la scène et au théâtre, ils ne sont toutefois pas totalement novices du grand écran puisque c’est leur troisième film, après Mariage Chez Les Bodin’s (2008) et Amélie Au Pays Des Bodin’s (2010). Et fort logiquement se troisième opus démarre quelques temps après le départ de la femme et de la fille de Christian.

Si l’humour des Bodin’s n’est pas forcément des plus raffiné, il ne sombre pas non plus dans le scato ou la vulgarité facile ; ça reste très franchouillard et caricatural mais c’est comme ça qu’on les aime ! Il n’en reste pas moins que le film est plutôt bien fichu, on voit que le budget a été revu à la hausse (7 millions pour ce troisième film, contre une enveloppe autour de 100 000 € pour chacun des deux précédents).

La première partie du film joue clairement la carte de la franche rigolade, puis l’intrigue change radicalement de direction. Les choses deviennent plus sérieuses mais ce n’est pas pour autant que le film se prend plus au sérieux (après une courte pause au village, l’action redémarre sur les chapeaux de roue). Certes niveau crédibilité il faudra repasser, d’un autre côté ce n’est certainement pas l’objectif visé par l’équipe.

Si le film ne restera pas dans les annales du cinéma, il propose toutefois de passer un agréable moment sans avoir besoin de se creuser les neurones. L’humour fait mouche, que ce soit par le sens de la répartie de Marie ou par les maladresses de Christian. Idéal pour décompresser, se vider la tête et détendre les zygomatiques.

♥♥♥

[BRD] Kaamelott – Premier Volet

À L’AFFICHE DU JOUR


Titre : Kaamelott – Premier Volet
Réalisation : Alexandre Astier
Production : Alexandre Astier
Distribution : SND
Origine : France
Durée : 2h00

Casting

Alexandre Astier : Arthur
Anne Girouard : Guenièvre
Thomas Cousseau : Lancelot
Franck Pitiot : Perceval
Jean-Christophe Hembert : Karadoc
Lionel Astier : Leodagan
Jacques Chambon : Merlin

Le pitch

10 ans que le roi Arthur a disparu. Kaamelott et le royaume de Logres sont désormais sous la coupe du tyrannique Lancelot. Assisté de mercenaires Saxons, Lancelot est déterminé à mettre la main sur son éternel rival. Face à lui, la résistance, menée par les anciens chevaliers de la Table Ronde, a bien de la peine à s’organiser.

C’est dans ce contexte que Arthur rejoint, bien malgré lui, les terres de Bretagne ; contre toute attente l’ancien roi (et seul roi légitime), n’a aucune envie de reprendre du service, et moins encore d’organiser la résistance.

Ma chronique

Je suis un fan de la première heure de la série Kaamelott, qui propose une revisite à la sauce Monty Python de la légende arthurienne, j’avoue toutefois avoir été déconcerté par le ton beaucoup plus sombre – et donc forcément moins portnawak – de la cinquième saison (la sixième et dernière étant un flashback permettant de découvrir Arthur dans sa période romaine… jusqu’au dernier épisode qui est la suite directe de la saison cinq).

Je me faisais une joie de découvrir – enfin, putain de COVID – le premier volet de la trilogie filmesque Kaamelott… malgré les déclarations d’Alexandre Astier, qui revendiquait un retour aux sources, c’est avec une pointe d’appréhension que j’ai lancé le film.

D’entrée de jeu le contexte peut surprendre, on fait un bond en avant de 10 ans après la fin de la série TV. Comme on pouvait le présager au vu des événements de la série, Arthur s’est retiré des affaires en laissant Excalibur dans son caillou… dans l’attente d’un nouvel Élu. Plus surprenant, le royaume de Logres est désormais sous le joug d’un Lancelot qui règne en tyran et voue une haine farouche à son ancien ami / ennemi, Arthur. Le gars il est un peu instable dans sa tête, s’il le détestait à ce point, pourquoi il lui sauve la vie à la fin de la série ?!

Passé l’effet de surprise c’est un plaisir de retrouver la plupart des personnages de la série, même si certains auraient mérité un peu plus de présence (je pense notamment à Merlin), je comprends toutefois la nécessité de poser le contexte tout en faisant avancer le schmilblick. Les fans de la série retrouveront les personnages principaux comme ils les ont connus, Leodagan est toujours aussi bourru et prompt à s’engueuler avec son épouse, le duo Perceval et Karadoc toujours aussi à la ramasse (pour notre plus grand plaisir)…

Il y a juste les deux prétendants au trône qui ont radicalement changé. Lancelot est un tyran obsédé par sa soif de vengeance) on se demande bien de quoi il veut se venger d’ailleurs… à part de son tailleur peut-être, son armure étant franchement ridicule)… un pouvoir qu’il peut exercer sans limite vu la totale désorganisation de la résistance. Quant à Arthur, blasé et désenchanté, il n’a aucune envie de remettre le couvert.

Comme dans la série TV, Alexandre Astier s’entoure de guest stars de renom ; je citerai entre autres Alain Chabat, Christian Clavier, Antoine de Caunes, Clovis Cornillac, Guillaume Galienne, François Morel… et même Sting.

Si l’intrigue ne réserve pas de surprise majeure, elle reste intéressante à suivre (même si j’avoue ne pas avoir compris tout l’intérêt des flashbacks concernant les débuts d’Arthur au sein de la légion romaine) et surtout elle privilégie le côté décalé qui était si cher aux fans de la première heure. L’humour et le divertissement son bel et bien au rendez-vous, ce qui n’exclut pas quelques scènes de combat (dont certaines orchestrées par l’inénarrable Attila). Bref, on ne voit pas passer les deux heures du film.

Selon ses déclarations, Alexandre Astier souhaitait toucher un public plus large en portant Kaamelott sur grand écran ; pas certain que le pari soit réussi. Personnellement je pense que pour apprécier pleinement le film, il faut connaître la série TV.

Il n’en reste pas moins que le pari du portage sur grand écran de la série TV est bien parti pour être gagné haut la main. Kaamelott – Premier Volet se classe en effet en quatrième position des plus gros succès du cinéma en France en 2021… le trio de tête étant composé de Mourir Peut Attendre (1er), Dune (2nd) et Spider-Man – No Way Home (3ème) : des blockbusters annoncés. Une position plus qu’honorable pour un « petit » film au « modeste » budget de 17 millions d’euros.

Le second volet est annoncé pour 2023, inutile de vous dire que je serai au rendez-vous.

♥♥♥♥

[BRD] 30 Jours Max

À L’AFFICHE DU JOUR


Titre : 30 Jours Max
Réalisation : Tarek Boudali
Production : Axel Films / M6 Films
Distribution : StudioCanal
Origine : France (2020)
Durée : 1h27

Casting

Tarek Boudali : Rayane
Philippe Lacheau : Tony
Julien Arruti : Pierre
Vanessa Guide : Stéphanie
José Garcia : Le Rat

Le pitch

Rayane a choisi de devenir flic pour honorer la mémoire de son père, mais force est de reconnaître qu’il aussi trouillard que maladroit et multiplie les gaffes. Son dernier exploit en date : avoir fait foirer l’interpellation d’un caïd du milieu.

Quand son médecin lui apprend qu’il est atteint d’une maladie incurable et qu’il ne lui reste qu’un mois à vivre, il décide d’abord de s’offrir un séjour de rêve aux USA. Un appel téléphonique va le pousser à rentrer en France et à redevenir flic. Bien décidé à gagner la reconnaissance de ses pairs (et accessoirement le cœur de sa collègue), c’est en véritable tête brûlée qu’il reprend du service…

Ma chronique

Depuis Babysitting je suis un inconditionnel de la Bande à Fifi ; je connaissais déjà Tarek Boudali pour son rôle dans la série En Famille proposée par M6, les autres je les avais brièvement aperçus çà et là à la télévision.

Avec 30 Jours Max Tarek Boudali endosse pour la seconde fois le rôle de réalisateur (après le très décalé Épouse-Moi Mon Pote), et c’est tout naturellement qu’il fait appel à ses potes pour l’accompagner dans ce nouveau film. Mais pas que…

Tarek Boudali endosse le rôle d’un flic qui ne semble vraiment pas fait pour ce métier… il tient en effet davantage de l’inspecteur La Bavure que de l’inspecteur Harry. Jusqu’à son retour, bien déterminé à laisser son nom dans les annales de la police avant que la maladie ne l’emporte.

C’est ainsi qu’il va intégrer l’équipe de Tony (Philippe Lacheau), un flic qui est son exact opposé : efficace, compétent, charismatique… et surtout un égocentrique qui ne rate pas une occasion de tirer la couverture à lui. Forcément le gars ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée dans son équipe de Rayane, loser qui rêve de devenir héros à la place du héros…

Tony peut compter sur le soutien inconditionnel (voire l’admiration) de son second, Pierre (Julien Arutti) ; le fayot par excellence qui ne brille que dans l’ombre de son chef.

La grande absente de la Bande à Fifi au casting du film est Elodie Fontan, mais bon elle avait un certificat médical en bonne et due forme : être enceinte n’est pas compatible avec le tournage d’une comédie policière qui enchaîne les scènes d’action et les cascades (aussi déjantées les unes que les autres).

Comme souvent les joyeux lurons de la bande font appel à une belle brochette d’acteurs afin de les accompagner dans leurs délires. À commencer par Josè Garcia qui incarne Le Rat un caïd du trafic de drogue psychopathe à souhait. Mais l’on retrouve aussi Marie-Anne Chazel qui incarne la grand-mère de Rayane et Philippe Duquesne qui endosse la blouse d’un toubib pas franchement brillant. La palme revient incontestablement à Chantal Ladesou qui incarne une prostituée que vous n’oublierez pas de sitôt (et qui, accessoirement, est aussi la mère de Pierre).

Pour réaliser son rêve de gosse (incarner un flic), Tarek Boudali n’a pas hésiter à donner de sa personne en accompagnant notamment des équipes de BAC en mission, de jour comme de nuit, mais aussi en assurant lui-même une partie de ses cascades.

Certes le film ne restera pas dans les annales du cinéma et ne brille pas par son humour raffiné (et coincé du cul) ; c’est un divertissement qui opte pour un ton décalé totalement assumé et ça fait du bien aux zygomatiques.

Un dicton a beau affirmer que le hasard fait bien les choses, pas certain que Tarek Boudali pense la même chose à propos de son film. Sorti en octobre 2020, soit quelques jours avant la fermeture des cinémas et autres lieux publics à la suite de la crise sanitaire du COVIC-19. Il lui faudra attendre le mois de mai 2021 pour redémarrer son exploitation en salles. Entretemps le film est sorti en DVD et Blu-Ray (mars 2021) et est désormais au programme de Canal+.

♥♥♥♥

PS : la présente chronique intervient très en retard par rapport au visionnage du film, c’est en effet au moment de la sortie en Blu-Ray que j’ai maté le film. Je suis vachement à la bourre au niveau des chroniques cinéma, j’ai d’ailleurs pris le parti d’en faire passer à la trappe la plupart.

[BRD] Nicky Larson & Le Parfum De Cupidon

À L’AFFICHE DU JOUR

Nicky Larson

Titre : Nicky Larson Et Le Parfum De Cupidon
Réalisation : Philippe Lacheau
Production : Sony Pictures
Distribution : Sony Pictures
Origine : France (2019)
Durée : 1h31

Casting

Philippe Lacheau : Nicky Larson
Elodie Fontan : Laura
Tarek Boudali : Pancho
Julien Arruti : Skippy
Didier Bourdon : Letellier

Le pitch

Le détective Nicky Larson est contacté par M. Letellier, un industriel ayant mis au point un parfum révolutionnaire. Le Parfum de Cupidon rend en effet irrésistible celui qui le porte.

Au cours de leur entretien, le fameux parfum est volé. Nicky et son assistante, Laura, se lancent sur la piste des voleurs. Mais ils ne sont pas les seuls à être intéressés par la précieuse fragrance…

Ma chronique

C’est grâce à Dorothée (avec Récré A2 dans un premier temps, puis le Club Dorothée) que le public français a pu découvrir l’univers des manga via les dessins animés japonais que l’émission proposait. Je n’ai pas adhéré à toutes les séries diffusées au cours de l’émission, mais j’étais un inconditionnel de Goldorak et de Ken Le Survivant (un programme jeunesse particulièrement audacieux pour l’époque au vu de sa violence) ou encore la kitchissime série San Ku Kaï (j’assume totalement).

Du fait de mon âge avancé, j’ai surtout suivi les programmes de Récré A2, ne jetant qu’occasionnellement un œil à ceux du Club Dorothée. C’est pourquoi je n’ai gardé que peu de souvenirs de Nicky Larson sinon un ton franchement décalé, voire parodique.

Philippe Lacheau est quant à lui un enfant de la génération Club Dorothée et un grand fan de Nicky Larson, toutefois avant de pouvoir réaliser son adaptation il lui fallait obtenir la bénédiction du créateur du manga, Tsukasa Hojo. Son scénario sous le bras, il est parti à la rencontre du célèbre mangaka… et a finalement reçu un accueil des plus enthousiaste et le feu vert du Tsukasa Hojo comme il le raconte fièrement : « Nous étions très heureux, car il avait trouvé que le script était fidèle à son oeuvre et mieux : qu’il aurait aimé inventer lui-même cette histoire originale. C’était le plus beau des compliments qu’on pouvait recevoir de sa part« .

Sans surprise Philippe Lacheau a invité au casting ses complices de toujours de la Bande à Fifi (Tarek Boudali, Elodie Fontan et Julien Arruti), mais s’est aussi entouré d’un impressionnant panel de guets stars, à commencer par l’incontournable Dorothée, mais aussi, entre autres, de Pamela Anderson, Chantal Ladesou, Gérard Jugnot, Audrey Lamy, Jérôme Le Banner ou Jarry (qui nous offre une séquence d’ouverture d’anthologie).

Concernant l’intrigue à proprement parler, il n’y a pas de quoi risquer une surchauffe neuronale et ça tombe bien parce que c’est exactement ce que l’on attend de ce genre de film. L’humour est omniprésent sans sombrer dans le complètement absurde (juste ce qu’il faut de grain de folie) ni surjouer le côté parodique du film (c’est par ailleurs le principal grief de Tsukasa Hojo vis-à-vis de l’adaptation chinoise de son manga avec Jackie Chan dans le rôle-titre).

Philippe Lacheau est nickel dans le rôle du détective tireur d’élite hors pair, expert en arts martiaux et complètement obsédé. On sent vraiment que lui, ses potes et son équipe se sont éclatés sur le tournage et leur bonne humeur est communicative.

Avec ce film je m’attendais à un divertissement qui mette davantage les zygomatiques que les neurones à l’épreuve, et c’est exactement ce que j’ai eu. Rien de tel que de se vider la tête avec un concentré d’humour bon enfant (un peu lubrique parfois), les sourires et les rires ont été au rendez-vous.

L’aventure Nicky Larson ne s’est pas arrêtée avec ce film pour Philippe Lacheau, il a en effet participé au doublage du film d’animation japonais Nicky Larson Private Eyes et espère pouvoir réaliser une suite à son propre film qui pourrait bien confronter Nicky Larson aux charmantes voleuses de Cat’s Eyes (un autre manga de Tsukasa Hojo). On croise les doigts, la rencontre ne peut que faire des étincelles !

♥♥♥♥

[BRD] Epouse-Moi Mon Pote

A L’AFFICHE DU JOUR

Epouse-moi mon pote

Titre : Epouse-Moi Mon Pote
Réalisation : Tarek Boudali
Production : Axel Productions / M6 Films / StudioCanal
Distribution : StudioCanal
Origine : France (2017)
Durée : 92 min

Le casting

Tarek Boudali : Yassine
Philippe Lacheau : Fred
Charlotte Gabris : Lisa
Andy Rowski : Claire
Philippe Duquesne : Dussart

Le pitch

Yassine bénéficie d’un visa étudiant le temps de passer son diplôme d’architecte, jusqu’à ce qu’une soirée trop arrosée ne vienne anéantir ses rêves. Non seulement il ne se présente pas à son examen, mais son visa est de facto annulé, il risque donc à tout moment d’être expulsé vers le Maroc.

L’expulsion semble inéluctable, à moins qu’il ne se marie… Mais les prétendantes ne se bousculent pas vraiment au portillon. C’est alors que Yassine a l’idée un peu folle de demander à son meilleur pote, Fred, de l’épouser. Ce dernier, au grand dam de sa fiancée, Lisa, accepte…

Mais rien n’est gagné pour autant, le « couple » va devoir tromper la vigilance de Dussart, un inspecteur particulièrement retors qui flaire l’arnaque au mariage blanc…

Ma chronique

Après les deux volets de Babysitting et Alibi.com, réalisés par Philippe Lacheau, c’est au tour de Tarek Boudali de diriger ses potes de la Bande à Fifi.

Si vous avez aimé les films de Philippe Lacheau, nul doute que vous passerez un très bon moment devant Epouse-Moi Mon Pote. Tarek Boudali reste en effet fidèle à l’esprit de la Bande à Fifi, si l’humour ne brille pas forcément par sa finesse, il fait mouche par ses situations aussi improbables que délirantes et des dialogues tout autant décalés.

Pierre Desproges disait fort justement : « on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui », une phrase qui s’applique parfaitement à ce film. Ce n’est pas parce que les sujets abordés (le mariage homosexuel et l’immigration notamment) sont sérieux (voire graves) que l’on ne peut se permettre de les aborder avec une bonne dose de dérision. Certes, ça ne plaira pas à tout le monde, mais de là à taxer le film d’homophobe ou de raciste, il faut vraiment être un n’importe qui dénué du moindre humour et affligé d’un réel déficit neuronal.

OK il y a des clichés sur l’homosexualité énormes, mais c’est justement cette énormité dans la façon de surjouer qui les tourne en dérision. Ca fait du bien de voir qu’il y a encore des comiques, notamment au sein de la jeune génération, qui osent aller à l’encontre de cette vague puante du puritanisme et d’hypocrisie qu’est le politiquement correct à outrance.

Je n’ai aucune honte à affirmer haut et fort que j’ai aimé ce film, je me suis bien marré sans me prendre la tête. Et bien entendu je serai fidèle au poste pour le prochain film de Tarek ou Philippe. Merci à la Bande à Fifi, continuez de vous éclater et de nous faire rire en restant fidèle à votre esprit.

♥♥♥½

[BRD] Alibi.com

alibi.comRien de tel pour bien terminer un week-end qu’une pause cinéphile placée sous le signe du rire, pour cela nous avons opté pour Alibi.com, réalisé par Philippe Lacheau.
Greg (Philippe Lacheau) est à la tête de la société alibi.com, avec ses complices, Augustin (Julien Arruti) et Mehdi (Tarek Boudali), il fournit des alibis bidon mais béton à ses clients, essentiellement des époux et épouses volages. Quand sa nouvelle copine, Flo (Elodie Fontan), lui présente ses parents (Didier Bourdon et Nathalie Baye), Greg découvre que beau-papa l’a récemment contacté afin qu’il le couvre lors d’une escapade adultérine…
Après les deux volets de Babysitting, la Bande à Fifi se retrouve pour un troisième long métrage, sauf que cette fois Philippe Lacheau est seul derrière la caméra. Changement de registre pour la fine équipe (heureusement, le second Babysitting étant bien en deçà de son aîné) qui renonce au found footage (le vrai faux film qui permet de revivre les événements passés) pour un tournage plus traditionnel.
De nouveau Philippe Lacheau réunit de jeunes acteurs et des acteurs confirmés, et de nouveau la sauce prend plutôt bien. Cerise sur le gâteau nous avons le droit à de nombreux caméos (Kad Merad, Joey Starr, La Fouine, Michéle Laroque…) tout au long du film.
Un film parfait pour se dérider les zygomatiques sans prise de tête, certes l’humour n’est pas toujours des plus raffinés, mais il fait mouche. J’assume parfaitement mes sourires, mes rires et même mes franches rigolades durant le film. Ne serait-ce que pour ça, j’estime que le contrat est rempli… et bien rempli.
Le comique repose davantage sur les situations et les quiproquos, souvent improbables et/ou rocambolesques, que sur les dialogues ; le rire est spontané, on s’éclate durant le visionnage autant que les acteurs semblent s’être éclatés durant le tournage.
Comme dans Babysitting les seconds rôles ne sont pas laissés pour compte, ils s’intègrent pleinement au scénario et contribuent largement à de nombreux effets comiques. A ce titre j’adresse une mention spéciale à Medi Sadoun qui interprète Garcia, un gitan au tempérament de feu.
Greg est notamment fan de Jean-Luc Lahaye et de Jean-Claude Van Damme (Femme que j’aime est sa chanson préférée et Bloodsport, le « meilleur film de tous les temps »). De fait les clins d’oeils aux années 80 ne manquent pas, ça mériterait presque un second visionnage, juste pour essayer de tous les repérer.

♥♥♥♥

[BRD] RAID Dingue

RAID DingueRIen de tel pour bien finir une semaine (pas vraiment épuisante, n’ayant strictement rien foutu) que de se vautrer dans le canapé devant une bonne comédie. Notre choix se portera sur RAID Dingue, réalisé par Dany Boon.
Johanna ‘Jo’ Pasquali’ (Alice Pol) est une fliquette gaffeuse et maladroite, mais cela ne l’empêche de rêver d’intégrer le prestigieux RAID. Sans surprise, ses demandes sont systématiquement rejetées. Jusqu’à ce son père, le ministre de l’Intérieur (Michel Blanc), fasse pression sur le commissaire divisionnaire Patrick Legrand (François Levantal), commandant du RAID, afin que sa fille soit inscrite aux sessions de recrutement. Non dans l’espoir de la voir réussir, mais plutôt de la dégoûter afin qu’elle renonce à son rêve. Jo Pasquali est confiée, avec un autre groupe de candidats, à Eugéne Froissard (Dany Boon), un instructeur un tantinet misogyne…
C’est la cinquième fois que Dany Boon se place à la fois derrière et devant la caméra, il en a résulté du très bon (Bienvenue Chez Les Ch’tis) et du moins bon (Rien A Déclarer) mais aucun ratage, ni réelle déception. RAID Dingue se classe incontestablement dans la partie haute du podium (juste derrière les Ch’tis à mon goût).
Les zygomatiques en prennent pour leur grade et c’est justement ce que l’on attend d’une bonne comédie, certes on sourit souvent, mais surtout on rit, on se marre, on se bidonne… le duo Dany Boon / Alice Pol est 100% fusionnel.
Un duo servi par une belle brochette de personnages secondaires qui ne servent pas que de faire-valoir, loin s’en faut. Outre les acteurs déjà cités dans mon (long) pitch je pourrais aussi nommer Florent Peyre (un agent du RAID, ami de Froissard), Patrick Mille (le fiancé de Jo), Sabine Azéma et Alain Doutey (les beaux-parents), Anne Marivin (la psy du RAID) et bien d’autres, mais incontestablement la palme revient à Yvan Attal qui interprète sans doute le plus improbable des terroristes de l’histoire du cinéma !
Les effets comiques font mouche aussi bien dans les dialogues que dans les situations, voire parfois les deux en même temps. Bref, l’assurance de passer un excellent moment détente devant la TV.
Pour l’anecdote les équipes du film ont bénéficié l’autorisation exceptionnelle de tourner au vrai QG du RAID à Bièvres. De même, par souci de crédibilité, Dany Boon a dû suivre un entraînement intensif et le résultat à l’écran est plutôt bluffant.

♥♥♥♥½

[BRD] Les Tuche 2 – Le Rêve Américain

Les Tuche 2Pause cinéphile sous le signe de la comédie avec Les Tuche 2 – Le Rêve Américain, réalisé par Olivier Barroux.
Donald Tuche (Theo Fernandez) poursuit un stage de perfectionnement aux Etats-Unis, amoureux, il s’invente une vie et une famille afin de plaire à sa belle-famille. Sauf que ses parents (Jean-Paul Rouve et Isabelle Nanty), sa soeur (Sarah Stern), son frère (Pierre Lottin) et mamie Tuche (Claire Nadeau) décident de lui rendre une visite surprise pour son anniversaire. Ca pour une surprise, ça va être une sacrée surprise…
On pouvait craindre une resucée de gags déjà testés et éprouvés dans le premier volet avec une simple transposition aux States, mais je vous rassure il n’en est rien. Quant il s’agit d’être à côté de la plaque les Tuche ne manquent pas d’imagination, pour notre plus grand plaisir.
Une comédie bourrée de bonne humeur et de gags qui assume pleinement son côté grand guignol à tendance burlesque. Evidemment que les situations sont des plus improbables, les clichés ne manquent pas mais d’un autre côté nous ne sommes pas face à un film d’auteur visant à décortiquer les us et coutumes des Etats-Unis. Je me fais fort de respecter les avis de tout à chacun mais en parcourant certaines critiques j’me dis qu’il y en a qui auraient bien besoin de péter un bon coup pour expulser le manche à balai qu’ils ont dans le cul.
S’agissant d’une suite l’effet de surprise n’est plus au rendez-vous, on connait les personnages, on sait plus ou moins à quoi s’attendre de leur part… même si je suis convaincu qu’ils ne manqueront pas de surprendre et d’amuser ceux qui choisissent ce film pour se dérider les zygomatiques sans prise de tête.
C’est peut être moi qui suis bon public, peut être que j’ai regardé ce film à un moment où j’avais justement besoin d’une tranche de rigolade facile. Le fait est que j’ai passé un bon moment avec la famille Tuche, ils m’ont fait sourire et même rire, le contrat est rempli.

♥♥♥½