[BRD] Spider-Man – No Way Home

À L’AFFICHE DU JOUR


Titre : Spider-Man – No Way Home
Réalisation : Jon Watts
Production : Marvel Studios
Distribution : Sony Pictures
Origine : États-Unis
Durée : 2h29

Casting

Tom Holland : Peter Parker / Spider-Man
Zendaya : MJ
Benedict Cumberbatch : Dr Strange
Jacob Batalon : Ned Leeds
Willem Dafoe : Norman Osborn / Le Bouffon Vert
Jamie Foxx : Max Dillon / Electro
Alfred Molina : Otto Octavius / Dr Octopus
Thomas Haden : Flint Marko / L’Homme Sable
Rhys Ifan : Curt Connors / Le Lézard
Tobey Maguire : Peter Parker / Spider-Man
Andrew Garfield : Peter Parker / Spider-Man

Le pitch

Depuis que Mysterio a révélé la véritable identité de Spider-Man, la vie de Peter Parker est devenue un enfer. Ses amis, MJ et Ned, sont eux aussi directement impactés par cette situation, à tel point que leur avenir pourrait être compromis.

Désemparé, Peter Parker demande l’aide du Dr Strange afin qu’il lance un sort pour que le monde oublie que Peter est Spider-Man. Les choses ne vont pas vraiment se passer comme prévu…

Ma chronique

Spider-Man – No Way Home est le vingt- septième film du MCU (Marvel Cinematic Universe) et le troisième dédié à Peter Parker / Spider-Man. C’est aussi et surtout un film qui fait office de transition au niveau des droits d’exploitation du personnage qui devraient revenir, pour les prochains volets, entièrement à Sony (le deal initial étant un partage des droits avec Disney sur trois films).

Ce film est aussi le premier à être presque intégralement centré sur la notion de multivers (qui est supposé être le fil rouge de ce second cycle du MCU). Ainsi le Peter Parker / Spider-Man Sony / Disney (Tom Holland) va se retrouver face à des ennemis venus du spiderverse de Sony (le Bouffon Vert, Dr Octopus et l’Homme Sable sont tout droit sortis de la trilogie de Sam Raimi, tandis que le Lézard et Electro sont issus du diptyque de Marc Webb). Des ennemis qui ont tous un sérieux compte à régler avec Peter Parker… à l’insu de son plein gré !

Le concept est même poussé encore plus loin puisque notre héros pourra compter sur l’aide de deux Peter Parker / Spider-Man (Tobey Maguire et Andrew Garfield qui ont interprétés le personnage sous la houlette de Sam Raimi et de Marc Webb).

Sur le papier ça peut sembler être du grand portnawak mais je vous assure que ça tient la route. Et surtout le scénario est en parfait accord avec le basculement de Spider-Man du MCU de Disney vers le spiderverse de Sony (je m’avance peut-être un peu sur ce point mais la première scène post générique tendrait à me donner raison avec une brève apparition d’un être personnage phare du spiderverse).

Vous ne serez sans doute pas surpris si je vous annonce que la rencontre entre ces trois univers va se révéler pour le moins explosive… pouvant aboutir, parfois, à des alliances inattendues. Évidemment les scènes d’action occupent une place de premier choix pour illustrer cette confrontation inédite, sans surprise, elles sont servies par des effets spécieux qui vont vous en mettre plein les yeux.

Comme toujours l’humours sera toujours au rendez-vous afin de détendre l’atmosphère. D’autant que le film vous réservera quelques séquences émotions (comme dirait ce brave Nicolas Hulot, en faisant mine de rendre son dernier souffle) liées au contexte particulier de l’intrigue.

Autant le précédent volet Spider-Man – Far From Home ne m’avait pas convaincu, autant celui-ci m’a réconcilié avec le personnage. Ce n’est certainement pas par hasard que le film se classe troisième (après le diptyque Avengers – Infinity War / Endgame) de l’ensemble du MCU en termes de box-office mondial avec près de 1,9 milliards de dollars engrangés à ce jour.

La seconde séquence post générique confirme que le MCU va entrer de plain-pied dans le multivers puisqu’il s’agit, ni plus ni moins, de la bande-annonce de Dr Strange In The Multiverse Of Madness. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ça s’annonce vachement prometteur !

Difficile, pour ne pas dire impossible, de savoir aujourd’hui ce que l’avenir réserve à la franchise Spider-Man. Le spiderverse de Sony n’est pas encore très fourni au niveau des personnages, mais l’écurie Marvel ne manque pas de personnages permettant de l’enrichir…

♥♥♥♥

[BRD] Les Éternels

À L’AFFICHE DU JOUR


Titre : Les Éternels
Réalisation : Chloé Zhao
Production : Marvel Studios
Distribution : Walt Disney Company
Origine : États-Unis
Durée : 2h36

Casting

Gemma Chan : Sersi
Richard Madden : Ikaris
Angelina Jolie : Thena
Barry Keoghan : Druig
Kumail Nanjani : Kingo
Lia McHugh : Sprite
Brian Tyree Henry : Phastos
Lauren Ridloff : Makkari
Ma Dong-Seok : Gilgamesh
Salma Hayek : Ajak

Le pitch

Depuis l’aube de l’humanité, les Éternels, un groupe de héros venus des confins de l’univers, protègent la Terre. Lorsque les Déviants, des créatures monstrueuses que l’on croyait disparues depuis longtemps, réapparaissent mystérieusement, les Éternels sont à nouveau obligés de se réunir pour défendre l’humanité…

Ma chronique

Quand y en a plus, y en a encore… c’est une fois de plus le MCU qui sera mis à l’honneur de notre escapade cinéphile. Avec encore un groupe de super-héros dont je n’avais jamais entendu parler, Les Éternels ; à ma décharge ils ne sont pas censés se mêler des affaires des humains (même quand Thanos détruit la moitié de l’humanité d’un claquement de doigt).

De fait le film détonne quelque peu dans ce MCU (et je vois mal comment Les Éternels peuvent trouver leur place, à moins de continuer de suivre leur propre voie). Notre bande de visiteurs spatiaux a débarqué sur Terre en 5000 ans avant JC (Jésus Christ, pas Jacques Chirac) en Mésopotamie, pendant des milliers d’années ils vont défendre l’humanité – à l’insu de son plein gré – en traquant les Déviants. Une fois la menace disparue, ils vont se séparer, se fondre dans la masse et vivre leur vie (éternelle) au milieu des humains… à chacun de trouver sa place.

Du coup on alterne entre l’intrigue présente qui voit réapparaître les Déviants, dans une forme plus évoluée, et va donc exiger que les Éternels se regroupent pour affronter ensemble cette nouvelle menace, et des flashbacks qui nous permettent de suivre le parcours des Éternels aux côtés des humains. Un double arc narratif plutôt bien pensé qui souligne le côté « à part » de ce film.

Sans surprise le contrat divertissement est rempli avec des scènes d’action bien dosées, ponctuées par quelques touches d’humour, le tout servi par un visuel irréprochable. Une intrigue qui va au-delà du simple divertissement quand les Éternels découvrent leur véritable rôle sur Terre.

Au niveau visuel et effets spéciaux j’aurai juste un petit bémol concernant le Domo, le vaisseau des Éternels. Franchement les gars vous étiez pris par le temps pour nous pondre un vulgaire parallélépipède qui ressemble plus au monolithe qui apparaît en introduction du film 2001, Odyssée De L’Espace en version XXL qu’à un vaisseau spatial.

Parmi les interprètes des Éternels on trouve aussi bien des stars qui tiennent le haut de l’affiche depuis longtemps (et dont la présence est quelque peu surprenante dans un tel film… surtout en ce qui concerne Angelina Jolie), que des stars moins connues du grand public. Un casting et un panel de personnages très (trop ?) hétéroclite qui fait la part belle à la mixité (aussi bien d’un point de vue ethnique que sexuel).

Les grands méchants de l’histoire, les Déviants, sont 100% en images de synthèse, seul Kro (rien à voir avec une bière alsacienne bien connue), leur chef de file, qui fait office de Déviant 2.0, bénéficie d’une voix off (les autres s’expriment surtout par grognements et borborygmes divers et variés).

Au milieu de tous ces personnages cosmiques, il y a peu de place pour les simples humains. À noter toutefois la présence (presque anecdotique) au casting de Kit Harrington (qui s’est fait connaître grâce à la série TV Game Of Thrones), et celle, plus présente, de Harish Patel qui interprète le valet de Kingo.

Nous retrouverons bien entendu les incontournables scènes post-générique, sans vous en dévoiler la teneur je tiens toutefois à préciser que l’on découvre que la présence de Lit Harrington au casting pourrait bien ne pas être simplement anecdotique.

Le contrat Marvel est une fois de plus relevé, on ne voit pas passer les 2h36 du film et la promesse d’une suite nous tient en haleine – reste à savoir si (et si oui, comment) les Éternels rejoindront le cycle multivers du MCU ou s’ils suivront leur propre voie.

S’agissant du MCU j’aime bien finir mes chroniques en parlant gros sous (au vu des montants c’est peu de le dire). Les Éternels a bénéficié d’un budget de 200 millions de dollars, à ce jour le box-office mondial affiche un « modeste » score de 402 millions de dollars.

Si, comme moi, ces histoires de gros sous vous intéressent, je vous invite à consulter cette page Wikipédia qui vous indique, pour chaque film du MCU, divers chiffres du box-office (États-Unis et Canada / Reste du monde / Total) et le budget. Ne vous inquiétez pas si vous avez une sensation de vertige, certains chiffres ont de quoi donner le tournis.

♥♥♥½

[BRD] Shang-Chi Et La Légende Des Dix Anneaux

À L’AFFICHE DU JOUR


Titre : Shang Chi Et La Légende Des Dix Anneaux
Réalisation : Destin Daniel Cretton
Production : Marvel Studios
Distribution : Walt Disney Company
Origine : États-Unis
Durée : 2h12

Casting

Simu Liu : Shaun / Shang-Chi
Awkwafina : Katy
Tony Leung : Wenwu
Meng’er Zhang : Xialing
Michelle Yeoh : Ying Nan
Fala Chen : Jiang Li

Le pitch

Shaun est voiturier à Los Angeles, avec sa collège, Katy, ils croquent la vie à plein dents sans se soucier du lendemain. Quand il est attaqué par plusieurs hommes qui lui volent un médaillon que lui avait offert sa mère, Shaun réalise qu’il va devoir renouer avec son passé et affronter son père, puissant chef du groupe terroriste des Dix Anneaux…

Ma chronique

Vous reprendrez bien une part de MCU ? C’est en tout cas ce que l’on a fait en enchaînant sur le film Shang-Chi Et La Légende Des Dix Anneaux. Une totale découverte pour moi, je ne connaissais pas du tout ce personnage de l’écurie Marvel. Encore un personnage n’ayant aucun super-pouvoir mais qui s’illustre par sa maîtrise des arts martiaux.

Si la première partie du film reste assez classique, on y découvre l’amitié entre Shaun et Katy, deux jeunes qui vivent leur vie au jour le jour. Mais Shaun cache un lourd secret lié à son passé, et ce passé va justement le rattraper…

La force du film est le mix entre l’univers Marvel contemporain et des éléments issus de la tradition et folklore chinois ; c’est ce qui donne au film une identité à part entière. Qu’il s’agisse de la forteresse des Dix Anneaux (largement inspirée de celle de Fu Manchu, dont le personnage de Wenwu, le père de Shang-Chi, est une libre adaptation – dans le comics Shang-Chi est le fils de Fu Manchu). Mais plus encore lorsque les personnages découvrent le village caché de Ta Lo, l’occasion de nous en mettre plein les mirettes, qu’il s’agisse des décors ou de la chorégraphie des combats.

Le fait de faire figurer au casting des acteurs phares du cinéma asiatique, tels Tony Leung et Michelle Yeoh, est un choix des plus judicieux. Il est appréciable pour les téléspectateurs de retrouver des visages connus dans des rôles qui leur sont parfaitement adaptés.

Outre les créatures qui peuplent Ta Lo – et les démons qui y sont retenus prisonniers – le principal élément fantastique de l’intrigue restent les anneaux que possède Wenwu. Non seulement ils lui garantissent l’immortalité, mais ils augmentent considérablement ses prouesses de combattant. La confrontation s’annonce aussi difficile qu’inégale pour notre brave Shang-Chi…

Pas évident d’intégrer Shang-Chi au MCU, il faut dire que pour le moment le fil rouge de ce nouveau cycle ne saute pas aux yeux. Dans la première séquence post-générique, Shang-Chi rencontre Bruce Banner (Hulk) et Carol Danvers (Captain Marvel), qui lui annoncent simplement que désormais plus rien ne sera comme avant. Quant à la seconde scène post- générique, elle laisse à penser que Shang-Chi n’en a sans doute pas encore fini avec les Dix Anneaux.

Il n’en reste pas moins que le film et les personnages sont une agréable découverte, comme d’hab. avec les films du MCU, on ne voit pas le temps passer.

Une fois de plus les Studios Marvel ont visé juste au niveau de la rentabilité, avec un budget compris entre 150 et 200 millions de dollars, le film a déjà engrangé plus 432 millions au box-office mondial.

♥♥♥♥

[BRD] Black Widow

À L’AFFICHE DU JOUR


Titre : Black Widow
Réalisation : Cate Shortland
Production : Marvel Studios
Distribution : Walt Disney Company
Origine : États-Unis
Durée : 2h14

Casting

Scarlett Johansson : Natasha Romanoff / Black Widow
Florence Pugh : Yelena Belova
Rachel Weisz : Melina Vostokoff
David Harbour : Alexei Shostakov / Red Guardian
Ray Winstone : Dreykov

Le pitch

Natasha Romanoff est en fuite depuis la fin de la « guerre civile » qui a fait éclater les Avengers. Alors qu’elle voudrait se faire oublier, elle est attaquée par des mercenaires envoyés par le général Dreykov.

Elle va devoir renouer avec un passé qu’elle croyait enfoui depuis longtemps afin de retrouver sa sœur, Yelena Belova. Ensemble elles projettent de détruire la Chambre Rouge du général Dreykov, une base secrète protégée par de nombreux gardes et les veuves, des combattantes d’élite chimiquement conditionnées pour être d’une obéissance sans faille à Dreykov…

Ma chronique

Ça fait un bail que je ne vous ai pas parlé du MCU. À force de repousser ma chronique de Avengers – Endgame, elle a fini par tomber aux oubliettes (dommage, le film vaut vraiment le détour… et marque la fin d’un cycle). Quant à Spider-Man – Far From Home, il ne m’a que moyennement convaincu, donc j’ai décidé de faire l’impasse.

Place donc au second cycle (La Saga du Multivers) qui s’ouvre avec le film Black Widow. J’étais sceptique à l’idée d’un film dédié au personnage de Black Widow, d’une part parce qu’elle n’est pas super-héros au sens strict du terme (pas de pouvoirs, c’est juste une experte en combats en tout genre), mais aussi et surtout parce qu’elle fait partie des personnages qui trouvent la mort dans Endgame.

D’un autre côté il est vrai que même si Black Widow n’est pas forcément un personnage central du MCU, elle intervient dans de nombreux film de l’univers Marvel, jouant même parfois un rôle décisif dans le déroulé de l’action. Qu’un film lui soit consacré n’est donc sans pas si illégitime que ça.

Force est toutefois de reconnaître que je ne connaissais rien du parcours de Natasha Romanoff et encore moins de son entrée au SHIELD, puis aux Avengers, en tant que Black Widow. Le film lève le voile sur cette zone d’ombre et le moins que l’on puisse c’est que l’on découvre une histoire pas ordinaire du tout.

Chronologiquement l’intrigue se déroule entre Captain America – Civil War et Avengers – Infinity War (l’incontournable séquence post générique se jouera quant à elle après Endgame). Il ne se contente donc pas de nous raconter les jeunes années de Natasha Romanoff et bénéficie de sa propre intrigue qui se déroule loin des yeux des autres Avengers.

Une intrigue à laquelle on se prend rapidement et qui nous fait découvrir des personnages moins connus de l’univers Marvel tels que Yelena Belova Et Red Guardian (personnellement je les ai découvert via le jeu Marvel Strike Force, c’est plutôt cool de pouvoir les relier à des personnages plus connus des profanes) et s’autorise même une totale revisite du Taskmaster. Une intrigue qui mise bien entendu sur le rythme et l’action, et qui démontre qu’il n’y a pas forcément besoin de super-pouvoirs pour dépoter et envoyer du lourd.

L’aspect « familial » apporte un vrai plus à l’intrigue – un peu de douceur dans ce monde de brutes… même si la famille en question n’est pas des plus unie et aimante – et l’on retrouve, çà et là – même au cœur de l’action –, les touches d’humour chères au MCU.

Sans surprise le film est maîtrisé du début à la fin, les scènes d’action sont parfaitement mises en scène, le visuel nous en met plein les mirettes… bref, le contrat est rempli.

Un contrat rempli mais qui, finalement, ne s’avérera pas aussi payant que les studios pouvaient l’espérer. En effet avec un budget conséquent de 200 millions de dollars (ce qui est plutôt « raisonnable » dans le cadre du MCU), le film n’a engrangé que (tout est relatif) 380 millions de dollars au box-office mondial. Pour l’anecdote ce second cycle du MCU semble être en lien direct avec les séries TV de Disney+, ainsi les conséquences de la scène post générique seront à découvrir dans la série Hawkeye.

♥♥♥½

[BRD] Free Guy

À L’AFFICHE DU JOUR


Titre : Free Guy
Réalisation : Shawn Levy
Production : 20th Century Fox
Distribution : The Walt Disney Company
Origine : États-Unis
Durée : 1h55

Casting

Ryan Reynolds : Guy
Jodie Comer : Millie / Molotov Girl
Joe Keery : Keys
Lil Rel Howery : Buddy
Utkarsh Ambudkar : Mouser
Taika Waititi : Antwan

Le pitch

Un employé de banque, découvrant un jour qu’il n’est en fait qu’un personnage non joueur dans un jeu vidéo en ligne, décide de devenir le héros de sa propre histoire quand il croise la route de Molotov Girl. Ensemble, ils vont tout mettre en œuvre pour sauver le monde de Free City, avant qu’il ne soit trop tard…

Ma chronique

Dès que j’ai entendu parler de ce film ça a fait tilt dans mon neurone défaillant, la bande annonce n’a fait qu’attiser davantage ma curiosité. Il m’aura fallu un peu de temps mais j’ai fini par pouvoir le visionner et franchement je ne le regrette pas, il a été à la hauteur de mes espérances, et même au-delà !

De prime abord on pouvait s’attendre à un pur divertissement, une comédie bourrée d’action et un peu barrée… et ça me convenait parfaitement. Mais il y a un peu plus que ça, une profondeur inattendue qui apporte un réel plus au film (et donc au spectateur).

Ryan Reynolds, qui interprète Guy, est brillant dans le rôle du personnage un peu candide (voire franchement cucul) qui décide du jour au lendemain de prendre sa vie en main et de changer un destin tout tracé (un tant que PNJ il répète inlassablement les mêmes actions jour après jour). Son personnage évolue au fil des événements, sans toutefois totalement perdre son innocence et sa capacité à s’émerveiller de tout ce qui révèle à lui.

Il est secondé par Jodie Comer (la Vilanelle de la série Killing Eve) qui impose sa présence et son charisme sans avoir besoin de surjouer. Un rôle qu’elle doit interpréter dans deux contextes distincts, d’une part dans le monde virtuel de Free City où elle est Molotov Girl ; d’autre part dans la vrai e vie où elle est Millie. Dans les deux cas son objectif est le même, prouver que Antwan (le grand patron des studios Soonami) lui a volé son projet pour créer Free City.

Les personnages secondaires ne sont pas pour autant laissés sur le carreau. À commencer par Keys, ancien « associé » de Millie qui travaille désormais comme développeur pour Antwan mais qui va assez vite s’avérer beaucoup moins effacé qu’il n’y parait. De son côté Antwan s’illustre surtout par un égo surdéveloppé et des crises de colère irraisonnées. Et dans le monde de Free City, Buddy, le collège PNJ de Guy, est partagé entre son amitié pour Guy et la crainte de le suivre hors des clous.

Car c’est bien là l’une des grandes forces de ce film, une même intrigue qui se joue à la fois dans le monde virtuel de Free City (une espèce GTA en version hardcore, la violence sans limite est le maître mot du jeu), et le monde réel. Une intrigue qui fait la part belle à l’action mais aussi aux relations entre les personnages.

Au premier degré on peut voir en Guy un PNJ qui va développer sa propre intelligence artificielle pour se sortir d’une routine codée (ce qui est aussi l’origine du projet crée par Millie et Keys). Si on pousse la réflexion un peu plus loin, le même raisonnement peut s’appliquer à n’importe qui dans le monde réel, doit-on se contenter de suivre son prétendu destin ou doit-on, au contraire, prendre en main sa destinée ? Ce n’est certes pas la réflexion qui va révolutionner le monde de la philosophie contemporaine, mais l’approche n’en demeure pas moins intéressante.

Une double lecture qui assume pleinement son côté divertissement et fait du bien aux zygomatiques sans toutefois plonger les neurones en profonde léthargie.

Visuellement le film est irréprochable, l’image est nickel et les effets spéciaux parfaitement maîtrisés et intégrés à l’intrigue (il faut dire que le côté virtuel repousse les limites). Les amateurs repéreront sans mal de nombreuses références à la pop culture, et notamment au monde des jeux vidéo.

Une opération payante pour la 20th Century Fox et les studios Disney qui, avec une mise de départ relativement modeste (modestie hollywoodienne cela s’entend) de 91 millions de dollars, ils affichent à ce jour un box-office mondial dépassant les 331 millions de dollars.

♥♥♥♥½

[BRD] A Star Is Born

À L’AFFICHE DU JOUR

A Star Is Born

Titre : A Star Is Born
Réalisation : Bradley Cooper
Production : MGM
Distribution : Warner Bros
Origine : USA (2018)
Durée : 2h16

Casting

Lady Gaga : Ally Campana
Bradley Cooper : Jackson ‘Jack’ Maine
Sam Elliott : Bobby Maine
Rafi Gavron : Rez

Le pitch

Star de country sur le déclin, Jackson Maine découvre Ally Campana, une jeune chanteuse très prometteuse. Tandis qu’ils tombent follement amoureux l’un de l’autre, Jack propulse Ally sur le devant de la scène et fait d’elle une artiste adulée par le public

Ma chronique

C’est sans grande conviction que nous nous sommes offert une petite pause cinéma avec le film A Star Is Born de Bradley Cooper. D’une part je ne suis pas un grand fan des films musicaux, d’autre part je ne suis pas du tout fan de Lady Gaga.

Pour la petite histoire le film est la troisième (ré)adaptation made in USA du classique Une Etoile Est Née (l’original date de 1937 et a été réalisé par William Wellman). Je vous fais grâce d’une version Bollywood sortie en 2013.

Le personnage interprété par Lady Gaga a été joué par Janet Gaynor (1937), Judy Garland (1954) et Barbra Streisand (1976). Autant dire que pour son premier grand (et vrai aurai-je presque envie d’ajouter) rôle au cinéma, Lady Gaga a tout intérêt à se montrer à la hauteur de ses illustres prédécesseures.

Pour en finir avec les éléments contextuels, j’ajouterai simplement que c’est la première fois que Bradley Cooper passe derrière la caméra.

Il aura suffi de quelques minutes pour que ma réticence initiale soit balayée et définitivement reléguée aux oubliettes. A Star Is Born n’est pas un simple film musical, c’est un vrai film avec un scénario qui tient la route de bout en bout et interprété avec une incroyable justesse par Bradley Cooper et Lady Gaga.

Le film est avant tout une magnifique histoire d’amour (sans une once de mièvrerie) entre une star vieillissante sur le déclin et une jeune chanteuse en pleine ascension. Tandis que la gloire s’éloigne de l’un et tend les bras à l’autre, leurs sentiments et leur amour ne seront jamais ternis par la jalousie ou l’envie.

La seule menace qui plane sur leur couple est le comportement autodestructeur de Jack, qui tend à se réfugier de plus en plus souvent dans l’alcool et les médocs pour oublier son inexorable déclin.

La musique tient bien entendu une place de premier ordre dans le film avec de nombreux passages chantés ; à noter d’ailleurs que tous les titres ont été interprétés sans playback par Bradley Cooper et Lady Gaga afin de donner plus de force à leur interprétation.

Un choix qui s’avérera payant puisqu’en 2019 la chanson Shallow, interprétée en duo par Bradley Cooper et Lady Gaga raflera tous les prix les plus prestigieux du cinéma (Oscar, Golden Globe, Grammy Awards…). Il faut bien reconnaître que leur duo a de quoi donner des frissons, mais pour ma part j’ai eu un gros coup de cœur pour la chanson finale du film, I’ll Never Love Again, interprétée par Lady Gaga.

En matière de rentabilité le film fait là encore un carton plein, avec un budget plutôt modeste (pour Hollywood cela s’entend) de 36 millions de dollars, il rafle plus de 433 millions au box-office mondial.

J’ai démarré le film en étant plus que dubitatif, le générique de fin me laissera plus que convaincu et conquis.

A voir absolument.

♥♥♥♥♥

[BRD] Shazam!

À L’AFFICHE DU JOUR

Shazam!
Titre : Shazam!
Réalisation : David F. Sandberg
Production : DC Entertainement
Distribution : Warner Bros
Origine : USA (2019)
Durée : 2h12

Casting

Zachary Levi : Shazam
Asher Angel : Billy Batson
Mark Strong : Dr Thaddeus Sivana
Djimon Honsou : Le Sorcier
Jack Dylan Grazer : Freddy Freeman

Le pitch

Billy Batson, 14 ans, est un adolescent qui ne cesse de fuguer des foyers d’accueil dans lesquels il est placé. C’est bien malgré lui, parce que le Sorcier, vieillissant, est pris par le temps, qu’il va hériter des pouvoirs de Shazam (Salomon – Hercule – Atlas – Zeus – Achille – Mercure) et se transformer en super-héros. Mais si le corps est celui d’un adulte bodybuildé, son esprit reste celui d’un gamin effronté et un peu paumé.

Billy l’ignore encore, mais il va rapidement devoir apprivoiser ses nouveaux pouvoirs s’il veut empêcher le Dr Thaddeus Sivana de déployer les forces des ténèbres sur le monde…

Ma chronique

Pourquoi ai-je décidé de mater ce film ? L’affiche est pourtant à chier et la bande-annonce ne vaut guère mieux… mais quelque part il titillait malgré tout ma curiosité.

Si le film s’inspire lui aussi de l’univers DC Comics je doute fort qu’il vienne s’inscrire dans une éventuelle lignée Justice League et compagnie (lignée qui, à ce jour, reste encore bien vague). Je serai plus enclin à croire que le film développe son propre arc narratif, susceptible d’évoluer en fonction de la suite des événements (un second volet est d’ores et déjà annoncé).

Malgré un côté bon enfant et familial complètement assumé (voire revendiqué) le film n’est pas aussi cucul que l’on pouvait le craindre. Un divertissement sans prétention qui se laisse agréablement regarder du fait du côté atypique du héros (partagé entre son devoir du super-héros et ses caprices adolescents)… et c’est pas tous les jours que l’on a envie de foutre des baffes à un super-héros ! Finalement même les aspects atrocement kitch du film (la tronche, le physique et le look en général de Shazam) finissent par donner à l’ensemble une certaine cohésion.

Certes l’intrigue est basique et ne brille pas par son originalité, mais là encore je pense que c’est un choix assumé (et tout aussi revendiqué), l’idée étant avant tout mettre l’accent sur le côté décalé du film et son humour omniprésent. Et force est de reconnaître que la sauce prend plutôt pas mal… même si on est encore loin de crier au coup de génie !

Warner n’a pas pris de gros risque avec ce film au budget relativement modeste (100 millions de dollars), et le résultat est plutôt encourageant puisque Shazam! peut s’enorgueillir d’un box-office mondial de plus de 364 millions de dollars. Pas vraiment un coup de maître, mais le minimum syndical est assuré ; suffisant en tout cas pour qu’un second volet soit envisagé.

Pour l’anecdote dans les premiers comics le personnage s’appelait Captain Marvel, c’est en 2011 qu’il a été rebaptisé Shazam ; Marvel ne souhaitant pas voir son nom associé à un personnage de l’écurie DC. Ce qui permettra ainsi à Carol Danvers de devenir Captain Marvel après s’être successivement appelée Miss Marvel, puis Warbird et de nouveau Miss Marvel.

Je vous avais prévenu que je persisterais à visionner les films du DCEU… sans en attendre grand chose. Et c’est exactement ce que ce film m’a offert ; tant qu’à faire je préfère être agréablement surpris par un film sans prétention que d’être déçu par un film qui a voulu jouer dans la cour des grands, mais a fini par péter plus haut que son cul.

♥♥♥½

[BRD] Aquaman

À L’AFFICHE DU JOUR

Aquaman

Titre : Aquaman
Réalisation : James Wan
Production : DC Entertainment
Distribution : Warner Bros
Origine : USA (2018)
Durée : 2h24

Casting

Jason Momoa : Arthur Curry / Aquaman
Amber Heard : Mara
Willem Dafoe : Vulko
Patrick Wilson : Orm
Nicole Kidman : Atlanna
Temuera Morrison : Tom Curry

Le pitch

Même si Arhtur Curry est un Atlante, il a été élevé parmi les humains et entend bien ne pas se mêler des affaires d’Atlantis. Sauf que son demi-frère, Orm, roi des Atlantes, mobilise les peuples sous-marins pour mener une guerre sans merci aux humains qu’il accuse de menacer leur avenir par leurs exactions répétées contre les océans (pollution, pêche intensive…).

Ma chronique

À l’inverse du MCU (Marvel Cinematic Universe), le DCEU (DC Extended Universe) semble avoir toutes les peines du monde à trouver sa voie. Les adaptations et reboots se multiplient sans que ne se profile de véritable fil rouge.

C’est de nouveau le cas avec Aquaman qui nous fait découvrir les origines du héros avant de le plonger dans une intrigue qui lui est propre et ne laisse aucune place à un quelconque lien avec la future Ligue des Justiciers ou d’autres métahumains.

Si le divertissement est assuré, il est vrai que l’intrigue ne brille pas par sa profondeur. À tel point que l’on a parfois l’impression que la multiplication à outrance des effets visuels vise à faire oublier les faiblesses scénaristiques. Si tel était le cas alors c’est raté… à la fin du film on retient surtout le côté grand spectacle bien bourrin qu’autre chose.

Le manque de profondeur du scénario est encore accentué par le fait que le déroulé de l’intrigue est prévisible de bout en bout. On se laisse bercer par la succession de scènes d’action, mais globalement l’encéphalogramme reste plat pendant près de deux heures trente.

Avec James Wan (Saw, Death Sentence, Insidious, The Conjuring…) aux commandes j’espérais quelque chose de plus sombre, ce qui, soit dit en passant, aurait été plus raccord avec l’univers de DC. Dommage qu’il se soit contenté du minimum syndical en ne jouant que la carte du divertissement grand public.

Il n’en reste pas moins que le film a été plus que rentable, avec moins de 200 millions de budget, il a déjà accumulé près de 1,2 milliards de recettes au box office mondial (ces chiffres sont bien entendus en dollars US).

Je n’attends plus grand-chose du DCEU, je continuerai toutefois à visionner leurs films simplement pour le côté divertissant de la chose.

♥♥♥

[BRD] Captain Marvel

À L’AFFICHE DU JOUR

Captain Marvel

Titre : Captain Marvel
Réalisation : Anna Boden & Ryan Fleck
Production : Marvel Studios
Distribution : Walt Disney Company
Origine : USA (2019)
Durée : 2h04

Casting

Brie Larson : Vers / Carol Danvers / Captain Marvel
Samuel L. Jackson : Nick Fury
Ben Mendelsohn : Général Talos
Jude Law : Yon-Rogg

Le pitch

Vers vit sur la planète Hala, capitale du peuple Kree, un peuple qui doit faire face aux attaques à répétition des Skrulls, des extra-terrestres métamorphes qui cherchent à étendre leur empire galactique.
Elle n’a de son passé aucun souvenir sinon la vague vision d’un crash de son vaisseau, abattu par les Skrulls.

Au cours d’une mission visant à exfiltrer un espion Kree, elle est faite prisonnière et interrogée par le général Talos, un chef militaire Skrull. Au cours de cet interrogatoire, elle découvre des bribes de son passé en totale contradiction avec le peu qu’elle en connaissait.

Elle parvient à s’échapper et trouve refuge sur Terre. Poursuivie par les Skrulls, elle rencontre Nick Fury qu’elle parvient à convaincre de l’aider à enquêter sur ces visions de son passé. Visions impliquant un certain professeur Lawson et un projet militaire top secret dont les Skrulls voudraient s’emparer…

Ma chronique

Captain Marvel est le vingt-et-unième film du MCU (Marvel Cinematic Universe), le dernier avant le très attendu Avengers – Endgame et l’occasion de découvrir un super-héros féminin que Marvel et Disney annoncent comme étant le plus puissant de cet univers.

Une découverte (totale pour ma part, ne connaissant pas le personnage des comics) qui nous invite à voyager dans l’espace (dans une autre galaxie) et dans le temps (l’action se situe en 1995), l’occasion de rencontrer deux peuples extra-terrestres; les Krees et les Skrulls, qui se livrent une guerre sans merci depuis de longues années.

La dimension intergalactique et le conflit opposant les Krees aux Skulls permettent au film d’imposer sa propre identité au sein du MCU. D’autant que l’on comprend assez vite que la réalité est sans doute bien plus complexe que ce que Yon-Rogg affirme à sa protégée, Vers.

L’intrigue est menée de main de maître du début à la fin (chapeau bas aux réalisateurs qui font, avec ce film, leurs premiers pas dans le MCU) avec un bon dosage entre action, suspense et humour. Vous découvrirerz comme Vers va redevenir Carol Danvers avant de devenir Captain Marvel.

Sans surprise le film est visuellement irréprochable avec un contraste saisissant entre Hala, planète Kree technologiquement très avancée, et la ville de Los Angeles de 1995.

Les plus observateurs auront peut-être reconnu deux personnages précédemment croisés dans Les Gardiens De La Galaxie (qui, chronologiquement parlant, se déroule après Captain Marvel), Ronan et Korath, deux Krees qui donneront bien du fil à retordre aux Gardiens.

Alors Captain Marvel, elle déchire grave ou pas ? En la découvrant au début du film, on a de quoi être plus que dubitatif sur la question, certes elle est capable de tirer des rayons d’énergie avec ses mains, mais c’est un pouvoir qu’elle maîtrise mal et j’ai envie de dire que Iron-Man aussi sait faire ça. Au fur et à mesure du déroulé de l’intrigue, elle gagne en maîtrise et surtout acquiert de nouveaux pouvoirs ; tant et si bien qu’à la fin le doute n’est plus permis : tremble Thanos…

Comme d’hab, n’oubliez pas de rester jusqu’à la fin du générique. La première scène post-générique confirme ce que l’on pouvait supposer à la fin d’Infinity War. La seconde met en scène Goose, le « chat » qui a adopté Nick Fury.

Rien à redire, ce Captain Marvel se situe dans le haut du panier du MCU, une découverte fort sympathique qui fait un peu plus que d’assurer son rôle de divertissement en plantant de nouveaux arcs d’évolution possibles de l’univers Marvel.

Je ne spoilerai rien (ou alors pas grand-chose) en disant que Captain Marvel va rejoindre les rescapés des Avengers, il n’en reste pas moins qu’en l’état actuel des choses on ne voit pas bien comment ils vont pouvoir revenir sur le claquement de doigts final de Thanos… Réponse prochainement avec Avengers – Endgame (annoncé en Blu-Ray pour fin août).

Concernant le MCU j’aime finir mes chroniques en parlant gros sous, c’est vrai que les chiffres ont de quoi donner le vertige. Le budget de Captain Marvel se situerait autour de 175 millions de dollars (ce qui est plutôt raisonnable pour le MCU) ; un investissement largement rentabilisé puisque le film a d’ores et déjà engrangé plus de 1 milliard de dollars au box-office mondial.

Au vu de tels résultats, on peut, sans trop prendre de risques, parier que Captain Marvel aura le droit à d’autres films en solo. D’autant que le conflit entre les Krees et les Skulls est loin d’être terminé… et qu’elle a fait une promesse à Yon-Rogg à la fin du film.

♥♥♥♥♥

[BRD] Bohemian Rhapsody

À L’AFFICHE DU JOUR

Bohemian Rhapsody

Titre : Bohemian Rhapsody
Réalisation : Bryan Singer
Production : GK Films
Distribution : 20th Century Fox
Origine : USA (2018)
Durée : 2h15

Casting

Rami Malek : Freddie Mercury
Gwilym Lee : Brian May
Lucy Boynton : Mary Austin
Ben Hardy : Roger Taylor
Joseph Mazzello : John Deacon

Le pitch

1970. Farrokh ‘Freddie’ Bulsara devient le nouveau chanteur du groupe Smile aux côtés de Brian May (guitariste), Roger Taylor (batteur) et John Deacon (bassiste). Farrokh va désormais se faire appeler Freddie Mercury et le groupe deviendra Queen. Ils ignorent encore qu’ils viennent d’entrer dans la légende…

Ma chronique

Je ne suis généralement pas un grand fan des biopics, mais pour un film consacré à Freddie Mercury et au groupe Queen je veux bien faire une exception et me laisser tenter.

Bohemian Rhapsody nous propose donc de suivre l’histoire de Queen et de son chanteur emblématique de leurs débuts, dans les années 70, au concert Live Aid de Wembley en 1985.

Dommage de pas avoir prolongé le voyage dans le temps d’une année afin de clore le film sur la dernière performance live du groupe Queen, le fabuleux Live at Wembley de 1986 ; concert dans lequel Freddie Mercury donnera le meilleur de lui même (sans doute bien conscient, du fait de sa maladie, que l’occasion ne se représenterait sans doute jamais).

Incarner un personnage tel que Freddie Mercury doit être un sacré challenge pour un acteur, d’autant plus qu’il sera attendu au tournant par les nombreux fans du chanteur et du groupe. Rami Malek est tout simplement bluffant dans le rôle de Freddie Mercury, tant au niveau de la ressemblance physique que du jeu de scène (une interprétation d’autant plus ardue qu’il doit composer avec des prothèses dentaires un peu envahissantes). Une performance saluée par la critique et récompensée par de nombreux prix dont, les plus fameux de la profession, un Oscar et un Golden Globe.

Que l’on apprécie ou non le personnage, force est de reconnaître que non seulement il avait une voix exceptionnelle, mais aussi un indéniable charisme ; de fait Freddie Mercury était un show-man hors pair et le groupe Queen restera à jamais dans la légende du rock.

Si le caractère bien trempé de Freddie Mercury lui a permis d’imposer, avec le soutien des autres membres du groupe, des choix osés (mais payants) aux maisons de disque ; il pouvait aussi s’avérer particulièrement irritant lorsqu’il part dans des délires égocentriques.

Il semblerait que le film prenne certaines libertés avec la réalité (notamment en termes de chronologie), essentiellement pour assurer la fluidité du récit (et aussi peut être sublimer ladite réalité). Seuls les fans inconditionnels les plus rigoureux (pour rester poli) s’en offusqueront.

Impossible de ne pas parler d’un film sur Freddie Mercury et le groupe Queen sans faire état de la bande-son. La musique de Queen et les interprétations des différents titres phares du groupe sont tout simplement magistrales. Fermez les yeux et vous entendrez Queen sur scène. Ouvrez les yeux, et vous verrez Queen sur scène.

Pour l’anecdote les séquences chantées ne sont pas jouées en playback avec la voix de Freddie Mercury ; elles sont bel et bien interprétées par un chanteur, Marc Martel, un québécois dont le timbre vocal est proche de celui de Freddie Mercury.

Pour finir cette chronique sur une métaphore douteuse, je dirai que si Queen était la quintessence de la bière, Queen sans Freddie Mercury est une bière sans alcool et Freddie Mercury en solo guère plus qu’un panaché. Tout ça pour dire que la magie de Queen fonctionne grâce à la fusion entre le chanteur et les musiciens. Une magie qui ne s’achèvera pas le 24 novembre 1991 avec la mort de Freddie Mercury ; la légende prendra le relais parce qu’après tout The Show Must Go On

♥♥♥♥♥