[BOUQUINS] Christophe Royer – La Quatrième Feuille

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Titre : La Quatrième Feuille
Auteur : Christophe Royer
Éditeur : Taurnada
Parution : 2022
Origine : France
306 pages

De quoi ça cause ?

À quelques jours de son premier vernissage, Sophie a tout pour être heureuse. Avec l’aide de Carole, son amie de toujours, elles peaufinent les derniers détails avant le grand jour.

Un drame va alors faire remonter à la surface un passé qu’elle pensait définitivement oublié. La descente aux enfers ne fait que commencer…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Taurnada et que je ne refuse jamais leurs propositions de découvrir un de leurs titres… qui bien souvent s’avèrent être d’excellente qualité.

Parce que j’ai beaucoup aimé les deux précédents romans de Christophe Royer, d’autant que ce celui-ci permet de découvrir l’auteur aux manettes d’une intrigue totalement indépendante des précédentes.

Ma Chronique

Je remercie les éditions Taurnada, et tout particulièrement Joël, pour leur confiance renouvelée.

Avec ce nouveau roman Christophe Royer délaisse temporairement (c’est lui qui le dit… et le répète, dans ses remerciements) le personnage de Nathalie Lesage.

Si l’auteur laisse son personnage fétiche profiter d’un repos bien mérité, il reste clairement dans le registre du thriller avec La Quatrième Feuille. Et plus particulièrement du thriller psychologique, poussant à l’extrême la notion de personnalité toxique.

Au départ il y avait trois adolescentes, amies inséparables, Sophie, Carole et Béatrice, les trois drôles de dames comme elles se plaisaient à s’identifier. Pour symboliser leur amitié indéfectible, elles dessinaient un trèfle à trois feuilles, formé de trois D imbriqués.

Puis Maud est arrivée, sans cheval ni grand chapeau (faut être vieux pour comprendre), les trois drôles de dames devinrent quatre drôles de dames et le trèfle gagna une quatrième feuille. Si dans la culture populaire le trèfle à quatre feuilles est un porte-bonheur, ici il sera plutôt porteur de drames et de destruction.

Mais je brûle les étapes en vous disant cela, c’est la seconde partie du roman qui vous fera découvrir toute l’histoire passée de ces (pas toujours) drôles de dames.

Le roman démarre plutôt sous les meilleurs auspices pour Sophie qui prépare fébrilement son premier vernissage avec l’aide de Carole. Mais voilà, quelques jours avant l’ouverture de l’expo c’est le drame, Carole est agressée et le local incendié.

Après le flashback constitué par la seconde partie du roman, les deux suivantes vont se concentrer exclusivement sur l’enquête présente.

Et quelle enquête ! Nul doute qu’elle saura surprendre même le plus aguerri des amateurs de thrillers. Il faut dire que l’auteur ne ménage pas ses personnages et ses lecteurs. Comme les policiers chargés de l’enquête, nous serons face à une énigme d’apparence insoluble (ils ont une coupable toute désignée mais son alibi est inattaquable).

Christophe Royer décortique avec beaucoup de justesse le processus de manipulation psychologique que peut déployer une personne toxique pour asseoir son emprise sur les autres. Mais cette fois la victime se rebiffe et ne se laisse pas embobiner, ce qui va enfoncer l’autre dans un délire de persécution et une folie destructrice.

Heureusement le process est poussé à l’extrême pour les besoins de l’intrigue… quoique l’auteur nous apprend que son roman est inspiré de faits réels ; où s’arrête la réalité et où commence la fiction ? Bonne question… lui seul connaît la réponse.

J’ai souvent eu l’occasion de le dire, et je ne cesserai de le répéter, la clé de voûte d’un thriller psychologique réside dans ses personnages, c’est leur crédibilité qui fera que l’intrigue fonctionne (ou à contrario s’effondre). Là encore Christophe Royer ne laisse rien au hasard mais je ne m’attarderai pas sur la question afin de laisser intact le plaisir de la découverte.

Comme souvent avec les titres de Taurnada, j’ai dévoré le bouquin d’une traite, totalement happé par l’intrigue, de la première à la dernière page. Une pépite de plus dans le coffre déjà bien rempli des éditions Taurnada.

MON VERDICT

[BOUQUINS] Christophe Royer – Une Arête Dans La Gorge

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Titre : Une Arête Dans La Gorge
Série : Nathalie Lesage – Tome 2
Auteur : Christophe Royer
Éditeur : Taurnada
Parution : 2021
Origine : France
384 pages

De quoi ça cause ?

Après dix-huit mois d’exil volontaire en Irlande à la suite d’une enquête particulièrement éprouvante, le commandant Nathalie Lesage réintègre les forces de police. Exit Paris et la BRP (Brigade de Répression du Proxénétisme), c’est au sein de la Brigade Criminelle de Lyon qu’elle officiera désormais.

Une arrivée impromptue qui n’enchante pas vraiment sa supérieure, la commissaire Clément qui lui affecte un rôle de conseiller / superviseur et un jeune lieutenant, Cyrille Savage, pour l’assister.

Pas le temps de ruminer sa colère, Lesage et son binôme sont appelés sur la scène d’un crime d’une extrême brutalité…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Taurnada et que je ne refuse jamais de découvrir un nouveau titre de leur catalogue déjà riche en pépites de qualité.

Parce que j’avais été emballé par la précédente enquête de Nathalie Lesage, Lésions Intimes. J’avais promis d’être au rendez-vous pour la suite, parole tenue !

Ma Chronique

Je remercie mes éditions Taurnada, et tout particulièrement Joël, pour leur confiance renouvelée.

J’ai découvert Christophe Royer à l’occasion de son précédent roman, Lésions Intimes, qui est aussi la première enquête (littéraire en tout cas) de Nathalie Lesage. Pour une première incursion dans le monde du thriller, j’ai trouvé qu’il tirait fort bien son épingle du jeu. Cerise sur le gâteau, il nous donnait rendez-vous pour une prochaine enquête de Nathalie Lesage.

Promesse tenue avec Une Arête Dans La Gorge, il était inévitable que je respecte moi aussi mon engagement d’être au rendez-vous pour cette nouvelle enquête. Une nouvelle enquête qui redistribue les cartes puisque Nathalie Lesage change non seulement de service (du Proxénétisme, elle passe à la Crim’) mais aussi de ville en quittant Paris pour Lyon.

Qui dit nouvel environnement, dit nouvelles rencontres ; à commencer par son entourage professionnel. Sa nouvelle boss, la commissaire Clément, apprécie très moyennement l’arrivée surprise du commandant Lesage… et elle ne manquera pas de le lui faire savoir.  Heureusement les relations avec son jeune adjoint seront nettement plus apaisées.

Le fort tempérament et l’impétuosité de Nathalie Lesage n’ont pas été altérés son exil volontaire. Elle est bien décidée à ne pas se laisser enfermer dans un rôle de simple conseillère mais aussi à gagner le respect des équipes avec qui elle va devoir travailler.

Christophe Royer soigne ses personnages et les liens / relations qui vont se nouer entre eux et évoluer au fil des chapitres (pour le meilleur… et pour le pire). De la même manière il tisse une intrigue qui va rapidement s’avérer addictive (surtout dans la première partie du récit).

Un roman globalement bien ficelé auquel je reprocherai toutefois un manque d’adrénaline. Mon plus gros reproche reste la prévisibilité d’un élément clé du récit, jusqu’à la fin j’ai espéré me tromper tellement ça sautait aux yeux (à tel point que ça en devenait presque insultant pour l’intelligence du lecteur).

Je ne m’attarderai pas sur ce dernier point, non parce qu’il n’y a rien à en dire (au contraire) mais pour éviter tout spoiler susceptible de gâcher le plaisir des futurs lecteurs.

Si cette prévisibilité gâche une partie de l’enquête policière, je dois toutefois avouer que je n’avais rien vu venir concernant l’ultime révélation du roman.

Je ne connais pas la ville de Lyon (et je doute fort de la connaître un jour) mais j’ai été fasciné par l’histoire de son imposant réseau souterrain (surnommé les « arêtes de poisson » en raison de sa forme unique). Une histoire qui n’a d’ailleurs pas encore révélé tous ses secrets… de quoi faire le plaisir des cataphiles (explorateurs des galeries souterraines) de la région… et plus si affinités (et pas de crise sanitaire accessoirement).

Cet aspect du récit, associé à la thématique autour de la franc-maçonnerie, me ferait presque oublier cette maudite prévisibilité d’une partie de l’intrigue. Presque… je ne peux décemment pas en faire abstraction au moment de noter ce roman (même si cela n’engage que moi). Ma sentence est irrévocable !

MON VERDICT

[BOUQUINS] Christophe Royer – Lésions Intimes

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C. Royer - Lésions Intimes
Titre : Lésions Intimes
Auteur : Christophe Royer
Éditeur : Taurnada
Parution : 2019
Origine : France
393 pages

De quoi ça cause ?

Nathalie Lesage est capitaine à la Brigade de Répression du Proxénétisme (BRP) au fameux 36 Quai des Orfèvres. Elle et son équipe vont tout mettre en oeuvre pour démanteler l’organisation criminelle Gorgona qui a monté un important réseau de prostitution et autres déviances et perversions sexuelles…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Joël des éditions Taurnada m’a gentiment proposé de découvrir en avant-première (parution le 12 septembre) leur nouveau bébé ; c’est tout naturellement que j’ai accepté.

Ma Chronique

Je remercie chaleureusement Joël pour sa confiance renouvelée.

Une fois de plus les éditions Taurnada frappent fort et juste avec un thriller original, totalement maîtrisé et addictif au possible. La richesse et la qualité de leur catalogue n’en finissent pas de me surprendre.

Une fois de plus un thriller porté par une héroïne doté d’une forte personnalité. Nathalie Lesage a effectivement un caractère bien trempé, parfois même un tantinet impulsif. Outre son enquête visant à démanteler Gorgona, elle va aussi devoir comprendre le pourquoi du comment d’une voix qui lui parle dans sa tête. Oui, vous avez bien lu, notre héroïne entend une voix (qui s’appelle Stephy… pas Jésus, c’était déjà pris) et pourtant elle est loin d’être folle à lier…

Pour ma part j’avais deviné quasiment d’entrée de jeu la raison d’être de cette voix ; restait à savoir ce qui se cachait exactement derrière. On pouvait légitimement s’attendre à quelque chose de bien glauque et on va être servi en la matière.

Il faut dire que Christophe Royer s’attaque à du lourd en se penchant sur le large éventail de perversions sexuelles qu’une organisation criminelle pourrait mettre à profit pour s’enrichir. Et il ne ménage pas ses lecteurs ! Âmes sensibles s’abstenir, âmes prudes prendre vos jambes à votre cou !

J’ai eu de sérieux soupçons sur l’identité du cadre de Gorgona que Nathalie et son équipe traque avant que l’auteur ne lève le voile sur ce mystère. Et du coup le lien entre Gorgona et Stephy s’est précisé au fur et à mesure que mon soupçon se confirmait.

Même si les différentes pièces du puzzle s’agençaient dans ma caboche avant que Nathalie ne fasse l’amalgame des indices en sa possession, j’ai pris énormément de plaisir à suivre cette enquête, et il me restait tout de même certaines zones d’ombre à éclaircir.

Au niveau de l’équipe de flics, j’ai beaucoup aimé le personnage du brigadier-chef Félix Lopin, qui ne manquera pas une occasion de couvrir sa capitaine préférée. Et comme le reste de la brigade, j’ai trouvé que le lieutenant Stocovitch était un subtil mélange entre un trou du cul et une tête à claques.

Pour une première incursion dans le thriller, Christophe Royer sort honorablement son épingle du jeu. J’ai d’ailleurs été agréablement surpris, à la lecture des remerciements, de découvrir que l’auteur nous donne rendez-vous « très bientôt » pour une nouvelle aventure en compagnie de Nathalie. Nul doute que je serai au rendez-vous.

MON VERDICT