[TV NEWS] American Horror Story – 1984

AU PROGRAMME DU JOUR


Titre : American Horror Story – 1984
Saison : 9
Création : Brad Falchuk & Ryan Murphy
Production : 20th Century Fox
Chaine d’origine : FX
Diffusion France : Canal+ / Netflix
Origine : Etats-Unis
Format : 9 épisodes de 42 minutes

Casting

Emma Roberts : Brooke Thompson
Billie Lourd : Montana Duke
Leslie Grossman : Margaret Booth
Cody Fern : Xavier Plympton
Matthew Morrison : Trevor Kirchner
Gus Kenworthy : Chet Clancy
John Carroll Lynch : Benjamin Richter
Angelica Ross : Rita Chambers
Zach Villa : Richard Ramirez

Le pitch

Un soir d’été 1970, les vacances des pensionnaires du camp Redwood sont abrégées dans le sang par l’irruption de M. Jingle, un tueur psychopathe qui assassine neuf adolescents dans leur dortoir avant d’être appréhendé par la police.

Quatorze ans plus tard, alors qu’un groupe de jeunes moniteurs participe à la réouverture du camp, M. Jingle s’évade de prison…

Ma chronique

Comme à l’accoutumée les saisons de American Horror Story se suivent et ne se ressemblent pas. Nouveau changement de cap à l’occasion de cette neuvième saison ; on hésite entre hommage et parodie aux slasher movies (on pense notamment aux franchises Vendredi 13 et Halloween), mais aussi à toute la culture pop des années 80.

Au fil de ses neuf épisodes, cette nouvelle saison nous fait voyager dans le temps. Les cinq premiers épisodes nous embarquent pour 1984 (avec quelques flashbacks en prime), les trois suivants nous plongent en 1989 et le dernier est contemporain puisqu’il se déroule en 2019. Trois périodes et trois ambiances distinctes.

Malgré l’absence au casting d’Evan Peters et de Sarah Paulson (qui ont été présents au cours des huit saisons précédentes), les acteurs sont convaincants dans les personnages et leur évolution au fil du temps. Une interprétation souvent exagérément surjouée mais on sent que c’est voulu, voire même revendiqué.

Si les premiers épisodes respectent plus ou moins scrupuleusement les codes du slasher movie, les choses se corsent dès le quatrième épisode avec un revirement de situation pour le moins inattendu… voire inapproprié. Ce qui pourrait passer pour du grand portnawak dans un autre contexte, est accepté ici. Cette saison semble résolument placée sous le signe de la surenchère et de la dérision, alors amusons nous sans prise de tête, tout simplement.

Une saison nettement plus légère que ce à quoi nous étions habitués, déconcertant certes mais après tout pourquoi pas. Ne vous y trompez pas, avec des références comme Vendredi 13 ou Halloween, l’hémoglobine est bien de la partie mais sans réelle volonté de créer le grand frisson.

Certainement pas l’une des meilleures saisons de la saga American Horror Story, cette neuvième saison a toutefois le mérite de rester divertissante sans véritable fausse note. Les puristes et fan des eighties auraient sans doute apprécié un hommage plus « sérieux » aux slasher movies ; mais à bien y réfléchir, vous avez déjà eu la trouille en matant un Vendredi 13 ? C’est gore oui, mais niveau tension psychologique on est plutôt au ras des pâquerettes.

Que les fans de la série se rassurent, une dixième saison a bien été commandée par FX, mais, crise sanitaire oblige, le tournage a été reporté à une date ultérieure. La chaîne serait même partante pour trois saisons complémentaires, à condition que Ryan Murphy et Brad Falchuk suivent.

♥♥♥½

[TV NEWS] Killing Eve

AU PROGRAMME DU JOUR

Killing Eve


Titre : Killing Eve
Saisons : 1 à 3
Création : Phoebe Waller-Bridge
Production : Sid Gentle Films
Diffusion pays d’origine : BBC
Diffusion France : Canal+ puis TF1
Origine : Angleterre
Format : 8 épisodes de 42 minutes par saison

Casting

Sandra Oh : Eve Polastri
Jodie Comer : Villanelle
Fiona Shaw : Carolyn Martens
Kim Bodnia : Kostantin Vasiliev

Le pitch

Eve Polastri, agent du MI-5, intègre une équipe chargée d’enquêter sur la terrible et talentueuse Villanelle, une tueuse psychopathe. Mais les deux femmes vont commencer à être obsédées l’une par l’autre. Commence alors un sombre jeu du chat et la souris.

Ma chronique

Autant au niveau livresque je me tiens à jour dans mes chroniques, autant au niveau des films et séries je suis à la ramasse… Plutôt que de ramer à contre-courant j’ai décidé de passer plusieurs futures potentielles chroniques à la poubelle. Mais il y a toutefois des incontournables que je ne peux passer sous silence.

Killing Eve n’est pas une énième série policière, c’est bel et bien une série policière mais elle se démarque par son originalité et surtout par la force de ses personnages.

Je connais Sandra Oh de nom pour sa participation à la série médicale Grey’s Anatomy (de nom uniquement, je n’ai jamais regardé cette série) ; ici elle incarne un agent du MI-5 qui va se retrouver confrontée à une enquête qui l’obsédera jour et nuit… au risque de mettre en danger sa vie de couple ; faut dire aussi que le mari (incarné par Owen McDonnell) est plutôt du genre « spécial ». Au départ elle apparaît comme un personnage plutôt réservé, voire effacé, qui va s’affirmer au fil des épisodes… et devra même dépasser ses limites face à une adversaire implacable.

L’adversaire en question c’est Vilanelle, une tueuse à gage qui œuvre pour le compte d’une mystérieuse organisation. Une tueuse qui planifie et met en scène chacun de ses crimes en un subtil mélange de sang-froid et d’esthétisme. Incontestablement Jodie Comer (qui interprète Vilanelle) est LA révélation de cette série. Elle donne vie à son personnage en faisant d’elle une personnalité complexe qui ne ressemble à nulle autre. Tout est parfaitement maîtrisé dans son interprétation d’une tueuse incapable de la moindre empathie (à part pour Eve Polastri justement), totalement décalée face au monde qui l’entoure et aussi inventive qu’impitoyable quand il s’agit d’ôter la vie à ses victimes.

La grande force de cette série repose sur la relation entre ses deux personnages que tout oppose qui, au fur à mesure que se déroulera un jeu du chat et de la souris semé de cadavres, évoluera entre « amour » et haine… jusqu’à virer, pour l’une comme pour l’autre, à l’obsession (voire la fascination).

Avec deux personnages aussi charismatiques qui imposent leur présence à l’écran, il eut été facile (voire tentant) de laisser les personnages secondaires en arrière-plan sans vraiment chercher à développer leur personnalité. Que nenni braves gens ! Aucun rôle n’est laissé en plan, chacun bénéficie d’un traitement aux petits oignons, à commencer par Carolyn Martens, la supérieure d’Eve et Kostantin Vasiliev, le « superviseur » de Vilanelle. Mais pas que…

Pour que la sauce prenne il faut aussi que l’intrigue tienne la route. Rien à redire sur ce point non plus, on enchaîne les épisodes en en réclamant toujours plus. Le cocktail suspense (fortement teinté à l’hémoglobine), humour (souvent noir) et psychologie est parfaitement dosé et maîtrisé. Tout est fait (et bien fait) pour que le spectateur reste scotché à son écran.

À l’origine Killing Eve est une série littéraire signé Luke Jennings, le premier opus a été décliné sous forme de roman-feuilleton en quatre épisodes avant d’être publié en un tome unique. Depuis deux autres volumes ont vu le jour. La série est une (très) libre adaptation des romans.

Une quatrième saison, qui pourrait bien (au vu du final de la troisième saison) être l’occasion d’un total revirement de situation, est actuellement en chantier. Il me tarde de la découvrir.  Bien que totalement fan de cette série (vous l’aurez sans doute compris) j’espère vraiment que la BBC saura exploiter au mieux la franchise et surtout s’arrêter à temps (ce serait vraiment regrettable qu’une ultime saison foireuse vienne gâcher une série qui est, à ce jour, une totale réussite).

♥♥♥♥♥

[TV NEWS] American Horror Story – Apocalypse

AU PROGRAMME DU JOUR

American Horror Story - Apocalypse
Titre : American Horror Story – Apocalypse
Saison : 8
Création : Ryan Murphy & Brad Falchuk
Production : 20th Century Fox
Distribution : FX
Diffusion : Canal+
Origine : USA
Format : 10 épisodes de 42 minutes

Casting

Sarah Paulson : Wilhemina Venable / Cordelia Goode
Cody Fern : Michael Langdon
Kathy Bates : Miriam Meade
Billie Lourd : Mallory
Emma Roberts : Madison
Evan Peters : Mr Gallant / Jeff Pfister

Le pitch

Alors que l’apocalypse nucléaire a ravagé la Terre, des survivants, triés sur le volet, sont répartis en petits groupes dans plusieurs abris appartenant à la puissante et mystérieuse Coopérative.

L’abri n°3 est dirigé d’une main de fer par Wilhemina Venable et Miriam Meade. Leur autorité pourrait toutefois être remise en cause par l’arrivée de Michael Langdon ; un émissaire de la Coopérative chargé de sélectionner les survivants appelés à rejoindre le Sanctuaire qui sera l’ultime refuge des rescapés de l’Apocalypse…

Ma chronique

J’espérais beaucoup de cette huitième saison d’American Horror Story ; après une sixième saison (Roanoke) insipide et une septième (Cult) à peine plus convaincante, il était plus que temps que AHS retrouve tout son panache.

Au fil des saisons la série alterne entre les intrigues fortement teintées de fantastique et celles plus ancrées dans le réel. Place au fantastique donc pour cette huitième saison, et un programme pour le moins prometteur puisqu’il est question de l’Apocalypse.

Point de zombies ou de méchants aliens à l’origine de la fin de l’humanité, la connerie du genre humain se suffit a elle-même quand il s’agit de nuire à l’espèce. Ils ont donc appuyé sur le bouton rouge, ils ont tout fait péter, la série peut commencer…

Si la série commence bel et bien par l’Apocalypse annoncée, nous aurons le droit à une rétrospective des événements antérieurs et notamment la confrontation entre Michael Langdon, l’Antéchrist, et ses alliés sorciers et les sorcières de Cordelia Goode.

Cordelia Goode ? Mais si souvenez-vous, Coven, la troisième saison d’AHS. Les sorcières (et leurs interprètes cela va de soi) reprennent donc service pour tenter de contrecarrer les plans de l’Antéchrist. Au fil des épisodes vous aurez aussi le droit à un bref retour à l’Hotel (saison 5) et même un retour aux sources (saison 1) avec un passage à Murder House (et par la même occasion on retrouve Jessica Lange dans le rôle de Constance).

La plupart des acteurs historiques reprennent d’ailleurs du service dans cette huitième saison, certains interprétant même plusieurs rôles ; mais cela ne ferme pas pour autant la porte à de nouveaux venus, puisque c’est la première apparition de Cody Fern (qui interprète Michael Langdon) dans la série.

Pour ma part j’estime que cette huitième saison est plutôt réussie, bien plus aboutie (cela n’engage que moi) en tout cas que les deux précédentes.

Mais l’Apocalypse façon AHS n’est toutefois pas exempte de défauts ; à commencer par un Antéchrist qui semble endosser le costume un peu à l’insu de son plein gré, en perpétuelle recherche d’un mode d’emploi, genre Apocalypse pour les Nuls, que lui aurait laissé son infernal paternel.

De même j’aurai préféré davantage d’épisodes se consacrant au côté post-apocalyptique de l’intrigue (quitte à en rajouter deux ou trois à la série, l’intrigue pré apocalyptique étant quant à elle parfaitement traitée) ; comme dirait l’autre : vous pouviez pas les faire un p’tit peu plus long ?

Il n’en reste pas moins que cette huitième saison est plutôt encourageante pour la suite, AHS ayant été renouvelée pour deux saisons à ce jour. Comme d’hab très peu d’infos filtrent autour de la prochaine saison, si des noms sont cités pour figurer au casting, le thème de la saison reste quant à lui secret.

♥♥♥♥

[TV NEWS] American Horror Story – Cult

AU PROGRAMME DU JOUR

AHS Cult

Titre : American Horror Story – Cult
Saison : 7
Création : Brad Falchuck & Ryan Murphy
Production : 20th Century Fox
Diffusion : Canal+
Origine : USA
Format : 11 épisodes de 42 minutes

Casting

Sarah Paulson : Allyson Mayfair-Richards
Evan Peters : Kai Anderson
Cheyenne Jackson : Dr Rudy Vincent
Billie Lourd : Winter Anderson
Alison Pill : Ivy Mayfair-Richards

Le pitch

Allyson et Ivy Mayfair-Richards vivent une vie de couple sans histoire avec leur jeune fils Oz. Leur quotidien s’effrite avec l’élection de Donald Trump, toutes les phobies qu’Allyson pensait avoir définitivement surmontées refont alors surface.

Pour Kai Anderson, l’élection de Donald Trump est une révélation, il décide alors de se lancer en politique en briguant le poste de conseiller municipal. Son crédo : faire son beurre (et accessoirement son électorat) sur les peurs de ses concitoyens, quitte à créer lui même cette peur.

Ma chronique

La sixième saison d’AHS m’avait laissé sur ma faim avec un sentiment final plus que mitigé, j’attendais donc beaucoup de cette nouvelle saison. Alors, glop ou pas glop ?

Si je commence par vous dire que j’ai bien failli décrocher dès le premier épisode, il serait alors légitime de penser que la réponse est pas glop du tout, voire foutrement pas glop. Il est vrai que le contexte américano-américain autour de leur clown de président ne m’intéresse pas le moins du monde, je m’en fous et m’en contrefous…

Heureusement un changement de cap s’amorce dès le second épisode, on se concentre sur Allyson dont les phobies hallucinatoires pourrissent la vie et celle de son entourage. Et pendant ce temps là Kai Anderson tisse sa toile, il prépare son accession au poste de conseiller municipal et s’entoure de fidèles prêts à tout pour que leur gourou arrive à ses fins.

On y aborde donc les thèmes de la manipulation (individuelle ou en masse) et des dérives sectaires, avec quelques exemples historiques tristement célèbres, notamment en matière de suicides (plus ou moins volontaires) collectifs (le Temple du Peuple de Jim Jones à Jonestown ou encore les « davidiens » de David Koresh à Waco). De même l’on sera amené à croiser le chemin d’autres frapadingues tout aussi tristement célèbres, tels Charles Manson et Valerie Solanas (qui militera pour un féminisme poussé à l’extrême après avoir tenté d’assassiner Andy Warhol). Je ne m’attarderai pas sur l’hypothèse soulevée par la série, attribuant les meurtres du Zodiac à Solanas et sa bande de givrées…

Au final une saison que j’estime plus réussie que la précédente, mais on est loin d’y retrouver l’intensité des premières saisons. Du coup je ne sais pas si je dois me réjouir ou craindre le pire devant le renouvellement de la série pour deux nouvelles saisons.

Au niveau du casting on ne retrouve que deux acteurs historiques de la série, Sarah Paulson et Peter Evans (qui pour l’occasion interprétera six autres rôles en plus de celui de Kai Anderson). D’autres acteurs des saisons précédentes font une apparition plus ou moins remarquée, mais ce serait plutôt au niveau des absents que l’on note un grand vide (on peut notamment regretter que Kathie Bates et Angela Bassett n’aient pas été au casting).

♥♥♥

[TV News] 22.11.63

22.11.63Au menu des chroniques en retard je demande dans la famille TV News, 22.11.63, mini-série de huit épisodes adaptée du roman de Stephen King et dirigée par Bridget Carpenter pour la chaîne Hulu.
Jake Epping (James Franco) n’a pas une vie palpitante. Les papiers du divorce signés, sa femme passe à autre chose et ses étudiants ne semblent pas passionnés par ses cours. Son univers bascule le jour où son vieil ami Al Templeton (Chris Cooper) lui dévoile l’existence d’un portail temporel qui permet d’être propulsé en 1960. Il lui donne pour mission d’emprunter ce portail afin d’empêcher le meurtre de JFK et ainsi transformer le présent en un monde meilleur…
Certes l’idée de base n’est pas franchement novatrice (est-ce que changer le passé pourrait améliorer le présent ?) mais sous la plume de Stephen King ça donne un roman exceptionnel à plus d’un titre. Se lancer dans une adaptation TV était un sacré challenge pour l’équipe de Hulu, même avec Stephen King et JJ Abrams comme producteurs délégués. Alors mission accomplie ou pas ?
La précédente adaptation au format série TV d’un roman de Stephen King, Under The Dome (Dôme en français), avait reçu un accueil plutôt mitigé. Il faut bien avouer qu’elle s’écartait franchement du bouquin donc forcément ça avait de quoi susciter la colère des fans. Pour ma part j’avais fini par accrocher en faisant totalement abstraction du roman du King, mais force est de reconnaître qu’au terme de trois saisons et 39 épisodes il était temps que ça s’arrête !
22.11.63 ne commet pas la même erreur en adoptant un format plus court… presque trop court à vrai dire, deux ou trois épisodes de plus n’auraient pas été du luxe. La série reste fidèle au roman dans les grandes lignes mais on ne retrouve pas la même profondeur et la même intensité. On a presque l’impression de parcourir le bouquin en avance rapide.
Bref l’intrigue est plutôt pas mal menée mais reste un tantinet frustrante pour ceux et celles qui ont lu le roman du King (la fin manque notamment d’explication, c’est comme ça et pis c’est tout). On retrouve avec plaisir les personnages croisés dans le bouquin, notamment Sadie (Sarah Gadon) dont Jake tombera amoureux (là encore l’évolution de leur relation est fidèle à la trame imaginée par Stephen King mais on ne retrouve pas les questionnements de Jake).
Par contre la série donne beaucoup plus d’importance au personnage de Bill Turcotte (George Mackay) que Jake devra quasiment traîner comme un boulet tout au long de sa mission. Une improvisation qui ne s’imposait pas, il eut été préférable de peaufiner l’existant plutôt que de se lancer dans des innovations douteuses.
En France c’est Canal+ qui assurera la diffusion de la série, et ce dès le 19 janvier. A voir pour ceux qui ne connaissent pas le roman et ceux qui voudraient une piqûre de rappel… quoique pour ces derniers je conseillerais plutôt une relecture du roman ; ou une écoute, il parait que la version d’Audiolib est un pur régal à écouter.

♥♥♥

[TV News] Strike Back – Legacy

Strike Back - LegacyAu menu du jour, la cinquième et ultime saison de Strike Back, intitulée Legacy. Avant même de nous lancer on ne peut s’empêcher d’avoir un léger pincement au coeur en sachant que nous devrons dire adieu à la Section 20. Reste à savoir quel sort est réservé aux différents protagonistes que l’on suit depuis quelques temps déjà…
Sous le commandement du Colonel Philip Locke (Robson Green), la Section 20 se déploie à Bangkok afin de délivrer la fille de l’ambassadeur anglais. Scott (Sullivan Stappleton) et Stonebridge (Philip Winchester) sont en première ligne pour une mission qui va rapidement s’avérer plus complexe que prévue…
Fidèle au format adopté depuis la saison deux, Legacy se décline en dix épisodes de 52 minutes, comme d’hab c’est Canal+ qui a l’exclusivité de la première diffusion en France.
Cette ultime saison est pour moi la plus réussie de la saga, une intrigue complexe bourrée de rebondissements, les retournements de situations, complots et autres joyeusetés seront bien entendu au rendez-vous. Heureusement que l’on retrouve, même en plein coeur de l’action, l’humour cinglant de Damien et de Michael (ils forment un duo toujours aussi efficace que complémentaire).
Face à la Section 20, une ennemie particulièrement coriace et vicieuse interprétée sublimement par Michele Yeoh. Comme d’hab l’intrigue promène la section 20 de part le monde avec quatre épisodes en Thaïlande, deux en Corée du Nord, deux en Autriche et enfin deux en Suisse.
Alors quid de la Section 20 ? Ne comptez pas sur moi pour répondre précisément à cette question cruciale ; je dirai simplement que c’est la saison dans laquelle la Section paie le plus lourd tribut humain.
Au vu du final on comprend pourquoi Strike Back tire définitivement sa révérence après un sans faute exemplaire. La série quitte la grille des programmes au sommet de sa gloire, en ayant su se renouveler au fil des saisons. N’empêche que j’aurai bien demandé du rab tellement c’est bon…

[TV News] Arrow

ArrowComme vous le savez sans doute si vous me suivez depuis quelques temps déjà j’ai un faible pour les personnages de super-héros, avec un léger avantage à ceux issus de l’écurie Marvel, sans pour autant dénigrer DC Comics. Du coup difficile pour moi de passer à côté de la série Arrow de Andrew Kreisberg, qui met en scène l’Archer Vert (Green Arrow).
Cinq ans après son naufrage aux larges des côtes chinoises et alors qu’il était supposé mort, Oliver Queen (Stephen Amell) est secouru. De retour à Starling City il s’efforce de donner le change en faisant plus ou moins ce qu’on attend de lui, mais son séjour sur l’île l’a changé, endurci. Avant de mourir son père lui a donné une liste des noms de ceux qui corrompent et pourrissent Starling City ; la nuit Oliver Queen devient un justicier pour honorer la promesse faite à son père et nettoyer l’honneur de leur famille…
Produite pour The CW cette première saison opte pour le format long classique, 23 épisodes de 42 minutes. En France c’est le groupe Canal+ qui en a obtenu les droits. Ayant été séduit par les premiers épisodes j’ai pris les devants afin de pouvoir mater toute la saison en trois jours.
La série est bien foutue, les personnages sont soignés, l’intrigue (qui se met en place lentement mais surement) est bien travaillée. Ne vous laissez pas dissuader par les premiers épisodes qui suivent un schéma identique (un méchant à neutraliser et on passe au suivant) ; les relations entre les personnages se tissent au fil des épisodes et l’on ne tarde pas à trouver un fil conducteur à l’ensemble de la série.
Chaque épisode est entrecoupé de flash-backs permettant de découvrir ce qu’Oliver a vécu sur l’île, un périple bien loin d’un séjour au Club Med ! Ca nous permet aussi d’apprendre comment il est devenu un combattant hors pair pour survivre.
Outre Green Arrow (qui pour le moment s’appelle simplement le Justicier ou l’homme à la capuche), la série pioche dans l’écurie DC Comics pour alimenter les « méchants » que Queen devra affronter.
Une seconde saison est d’ores et déjà en cours de diffusion aux Etats-Unis, il semblerait d’ailleurs que le personnage de Flash soit appelé à intervenir dans cette saison. Faut-il y voir les prémices du Justice League of America ?
Pour la petite histoire le personnage de Green Arrow fait quelques apparitions, sous les traits de Justin Hartley, dans la série Smallville. Feue Smallville étant aussi un produit de The CW il ne faut pas sortir de la cuisse de Jupiter pour deviner que la chaîne compte sur Arrow pour s’imposer en digne successeur de sa série phare.

[TV News] Lilyhammer

LilyhammerIl faut croire que la Scandinavie m’attire particulièrement en ce moment puisque même devant la TV je suis parti en Norvège pour la première saison de Lilyhammer, série créée par Anne Bjornstad et Eilif Skodvin et proposée par Canal+.
Frank Tagliano (Steven Van Zandt) est un ancien membre du crime organisé new-yorkais. Après avoir témoigné contre son patron, il entre dans le programme de protection des témoins du FBI et est envoyé, à sa demande à Lillehammer, en Norvège. Il ne tardera pas à découvrir qu’entre l’idée qu’il se faisait de l’endroit suite aux images des JO de 1994 et réalité il y a un gouffre. D’autant que la transition de la vie de gangster new-yorkais craint et respecté à celle d’un immigré sans emploi n’est pas simple…
La série joue à la fois la carte de la série policière et celle de l’humour (ce second élément étant dominant), et repose pour cela sur une galerie de personnages pour le moins exotiques (dont un bon paquet de bras cassés) et tous sont particulièrement soignés (même les plus abrutis). La série tourne presque exclusivement autour du personnage de Frank, cerise sur la gâteau Steven Van Zandt (vu aussi dans Les Soprano) a vraiment la gueule de l’emploi pour incarner un mafieux désabusé.
On assiste donc à son adaptation et son ascension aussi bien du point de vue professionnel que personnel. C’est justement la façon dont il arrive à ses fins qui prête à sourire, voire à rire ; il usera, selon les circonstances, de la force ou de son intelligence… Dans les deux cas sa façon de faire passe par des moyens pas toujours légaux, mais efficaces.
Cette première saison se décline sous la forme de 8 épisodes de 45 minutes. Autre force de la série, l’intrigue principale se termine, de fait la saison 2 (même format) devrait pouvoir jouer sur la continuité tout en impliquant Frank dans une nouvelle intrigue. A découvrir prochainement sur Canal+ (reste à savoir le délai qui nous sépare du « prochainement »).
Pour l’anecdote le titre de la série vient du fait que les américains semblent avoir un mal fou à prononcer correctement le nom de Lillehammer… Me demandez pas comment ça se prononce je ne parle pas norvégien, et je ne suis pas doué avec les langues (sauf, en toute modestie, avec la mienne). J’en vois déjà afficher un sourire lubrique, bande de pervers(es) !
Contrairement à ce que pourrait présager l’image qui illustre cette chronique nous avons suivi la série plus ou moins (avantage de l’option à la demande) au rythme des diffusions de Canal+, je ne suis pas certain que la série soit déjà dispo en VF en DVD ou BRD.

[TV News] House Of Cards

House of CardsAvant même de débarquer sur les écrans français, via Canal+, la série House Of Cards, montée par Beau Willimon pour Netflix, avait bénéficié d’un efficace battage marketing, reposant en partie sur quelques prestigieux réalisateurs et co-producteurs, tels que David Fincher et Joel Schumacher, mais aussi sur son interprète principal : Kevin Spacey ; tout ce qu’il faut pour créer le buzz.
Bien qu’ayant contribué à l’éléction du Président Walker (Michel Gill), Frank Underwood (Kevin Spacey), député et chef de file de la majorité, nob tient pas le poste de secrétaire d’état qui lui avait été promis. Sans jamais montrer sa déception, il va agir dans l’ombre pour se venger de ceux qui ont trahi leur promesse. Pour cela il se servira de Zoe Barnes (Kate Mara), une jeune journaliste ambitieuse, et de Peter Russo (Corey Stoll), un député à la vie privée dissolue et donc aisément manipulable. Tandis qu’il déplace ses pions, il pourra compter sur le soutien indéfectible de son épouse, Claire (Robin Wright), et de son fidèle bras droit, Doug Stamper (Michael Kelly).
Je vous rassure tout de suite pas besoin d’être un féru de politique américaine pour y comprendre quelque chose, si la toile de fond est incontestablement politique la série repose d’avantage sur les manipulations et magouilles diverses et variées de Frank Underwood pour arriver à ses fins. Il usera et abusera de ses pions, quand ceux ci lui seront devenus inutiles alors il n’hésitera pas à les sacrifier ; seuls Claire et Doug semblent trouver grâce à ses yeux. Kevin Spacey porte le rôle à merveille, Frank Underwood fera rapidement partie de ces salauds que l’on adore détester !
Ne vous attendez pas à une série bourrée d’action, pour ne pas risquer de foncer dans le mur ou de dévoiler son jeu Underwood doit avancer doucement. De fait la série impose d’office un rythme lent, grosso modo vous pouvez considérer que la première moitié de la saison voit les pièces et pièges se mettre en place, les véritables attaques seront lancées dans la seconde partie. Vu sous cet angle ça peut paraître soporifique mais pour ma part je ne me suis jamais ennuyé, Frank Underwood sait y faire pour retenir toute notre attention (s’adressant même parfois directement au spectateur).
A la base cette version US est l’adaptation d’une mini-série britannique, elle même adaptée du roman de Michael Dobbs. Le format US se décline en treize épisodes de 52 minutes. Une seconde saison est d’ores et déjà en chantier. La grande question du moment serait plutôt de savoir si la série tirera sa révérence après cette saison 2 (ce qui était prévu à la base) ou jouera les prolongations (ce qui est le souhait de Netflix, à voir selon disponibilité des acteurs).

[TV News] Adonis Stevenson vs Travoris Cloud

Stevenson vs CloudUne fois n’est pas coutume Canal+ proposait un après-midi boxe, direction le Bell Centre de Montréal pour trois rencontres en mi-lourds dont un titre mondial WBC opposant Adonis Stevenson à Travoris Cloud.
Pour une fois le décalage horaire joue en notre faveur, les grandes rencontres se déroulent en nocturne sur le continent nord-américain, l’amateur de boxe en Métropole doit se lever à 2h30 du matin alors qu’à Nouméa il suffit d’allumer la TV à 12h30.
Les stats des boxeurs sont celles d’avant les combats du jour, dans l’ordre : nombre de victoires, nombre de défaites, nombre de matchs nuls et nombre de victoires par KO.
Eleider Alvarez (12 – 0 / 7 KO) – Edison Miranda (35 – 8 / 30 KO)
La mise en bouche opposera ces deux boxeurs colombiens sur 10 rounds. Un match à sens unique, largement dominé par Alvarez ; la seule option pour Miranda était de chercher le KO, il ne l’a pas fait. Victoire d’Alvarez, qui reste donc invaincu, sur décision unanime des juges à l’issue de la rencontre. Victoire sans éclat et combat bien fade au final…
Jean Pascal (27 – 2 – 1 / 15 KO) – Georges Blades (23 – 4 / 16 KO)
Après sa défaite face à Bernard Hopkins en 2011 sur ce même ring du Bell Centre, le boxeur québécois se devait de signer un retour gagnant pour reconquérir son public. Les choses s’annoncaient plutôt bien puisqu’il enverra Georges Blades au tapis dès la seconde reprise. Mais au lieu de profiter de son avantage, jean Pascal nous proposera un troisième et un quatrième round particulièrement soporifique, provoquant même des huées dans le public. Ce devait être le signal qu’il attendait puisqu’il remportera le combat par KO dans la cinquième reprise.
Un boxeur assez étrange dans son style, pas encore assez mature pour affronter les grands de cette catégorie mi-lourds. En janvier prochain il doit rencontrer son compatriote, Lucian Bute, avec en jeu une ceinture WBC.
Adonis Stevenson (21 – 1 / 18 KO) – Travoris Cloud (24 – 1 / 19 KO)
Comme Jean Pascal, Adonis Stevenson est un québécois originaire de Haiti. Après une jeunesse plutôt houleuse eet un passage par la case prison, il se canalise à travers la boxe, au vu de ses stats ça lui réussit plutôt bien. Son tour de force étant une victoire fulgurante, par KO en 76 secondes contre Chad Dawson en juin 2014, victoire qui lui vaudra la ceinture mondiale WBC.
C’est donc ce titre qu’il défend en rencontrant Travoris Cloud (destitué de son titre mondial par Bernard Hopkins). D’entrée de jeu c’est Stevenson qui impose le rythme, les coups portés sont efficaces et marquent rapidement Cloud, Stevenson, travaille au corps et au visage, Cloud encaisse mais fatigue. Adonis Stevenson sera déclaré vainqueur sur arrêt de l’arbitre (Travoris Cloud a en effet les deux arcades, la pomette droite et le nez ouverts) à la septième reprise.
Un boxeur à suivre, qui peut certainement aller loin s’il ne brûle pas les étapes par excés de confiance. En novembre il va de nouveau devoir défendre son titre, cette fois c’est le britanique Tony Bellew qui tentera de lui piquer sa ceinture.