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Archives de Tag: Biopic

[BRD] Bohemian Rhapsody

À L’AFFICHE DU JOUR

Bohemian Rhapsody

Titre : Bohemian Rhapsody
Réalisation : Bryan Singer
Production : GK Films
Distribution : 20th Century Fox
Origine : USA (2018)
Durée : 2h15

Casting

Rami Malek : Freddie Mercury
Gwilym Lee : Brian May
Lucy Boynton : Mary Austin
Ben Hardy : Roger Taylor
Joseph Mazzello : John Deacon

Le pitch

1970. Farrokh ‘Freddie’ Bulsara devient le nouveau chanteur du groupe Smile aux côtés de Brian May (guitariste), Roger Taylor (batteur) et John Deacon (bassiste). Farrokh va désormais se faire appeler Freddie Mercury et le groupe deviendra Queen. Ils ignorent encore qu’ils viennent d’entrer dans la légende…

Ma chronique

Je ne suis généralement pas un grand fan des biopics, mais pour un film consacré à Freddie Mercury et au groupe Queen je veux bien faire une exception et me laisser tenter.

Bohemian Rhapsody nous propose donc de suivre l’histoire de Queen et de son chanteur emblématique de leurs débuts, dans les années 70, au concert Live Aid de Wembley en 1985.

Dommage de pas avoir prolongé le voyage dans le temps d’une année afin de clore le film sur la dernière performance live du groupe Queen, le fabuleux Live at Wembley de 1986 ; concert dans lequel Freddie Mercury donnera le meilleur de lui même (sans doute bien conscient, du fait de sa maladie, que l’occasion ne se représenterait sans doute jamais).

Incarner un personnage tel que Freddie Mercury doit être un sacré challenge pour un acteur, d’autant plus qu’il sera attendu au tournant par les nombreux fans du chanteur et du groupe. Rami Malek est tout simplement bluffant dans le rôle de Freddie Mercury, tant au niveau de la ressemblance physique que du jeu de scène (une interprétation d’autant plus ardue qu’il doit composer avec des prothèses dentaires un peu envahissantes). Une performance saluée par la critique et récompensée par de nombreux prix dont, les plus fameux de la profession, un Oscar et un Golden Globe.

Que l’on apprécie ou non le personnage, force est de reconnaître que non seulement il avait une voix exceptionnelle, mais aussi un indéniable charisme ; de fait Freddie Mercury était un show-man hors pair et le groupe Queen restera à jamais dans la légende du rock.

Si le caractère bien trempé de Freddie Mercury lui a permis d’imposer, avec le soutien des autres membres du groupe, des choix osés (mais payants) aux maisons de disque ; il pouvait aussi s’avérer particulièrement irritant lorsqu’il part dans des délires égocentriques.

Il semblerait que le film prenne certaines libertés avec la réalité (notamment en termes de chronologie), essentiellement pour assurer la fluidité du récit (et aussi peut être sublimer ladite réalité). Seuls les fans inconditionnels les plus rigoureux (pour rester poli) s’en offusqueront.

Impossible de ne pas parler d’un film sur Freddie Mercury et le groupe Queen sans faire état de la bande-son. La musique de Queen et les interprétations des différents titres phares du groupe sont tout simplement magistrales. Fermez les yeux et vous entendrez Queen sur scène. Ouvrez les yeux, et vous verrez Queen sur scène.

Pour l’anecdote les séquences chantées ne sont pas jouées en playback avec la voix de Freddie Mercury ; elles sont bel et bien interprétées par un chanteur, Marc Martel, un québécois dont le timbre vocal est proche de celui de Freddie Mercury.

Pour finir cette chronique sur une métaphore douteuse, je dirai que si Queen était la quintessence de la bière, Queen sans Freddie Mercury est une bière sans alcool et Freddie Mercury en solo guère plus qu’un panaché. Tout ça pour dire que la magie de Queen fonctionne grâce à la fusion entre le chanteur et les musiciens. Une magie qui ne s’achèvera pas le 24 novembre 1991 avec la mort de Freddie Mercury ; la légende prendra le relais parce qu’après tout The Show Must Go On

♥♥♥♥♥

 
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Publié par le 13 mars 2019 dans DVD / BRD

 

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[BRD] Big Eyes

Big EyesLes jours se suivent et ne se ressemblent pas… Qu’il s’agisse de bouquins ou de films je suis plutôt éclectique et reste ouvert à tout. Petite pause cinéphile en compagnie de Tim Burton et son biopic consacré à Margaret Keane, Big Eyes.
Après son mariage avec Walter Keane (Christoph Waltz), Margaret (Amy Adams) envisage de vivre de sa peinture. Ses tableaux représentent tous des enfants aux grands yeux tristes. Son époux, se targuant d’une certaine renommée, la convainc de le laisser signer les toiles de son nom. La situation devient vite insoutenable pour Margaret, d’autant que Walter est de plus en plus odieux avec elle…
C’est la seconde fois que Tim Burton se lance dans un biopic, étant fan du travail de Margaret Keane (dont il s’est inspiré pour certains de ses films d’animation), il n’est pas étonnant qu’il se soit intéressé à ce qui est, aujourd’hui encore, considéré comme le plus gros scandale artistique (même si je reconnais volontiers n’en avoir jamais entendu parler). En guise de remerciement l’artiste lui offrira deux toiles inédites.
Comme toujours le visuel du film est soigné avec une reconstitution du San Francisco de la fin des années 50 / début des années 60. Toutefois le film repose davantage sur les épaules des acteurs qui interprètent merveilleusement le couple Keane.
Dans le coin droit, Margaret Keane, épouse soumise et passive (on a parfois de la secouer pour la sortir de sa docilité imbécile et sa grande naïveté), mais qui, malgré tout, aura de plus en plus de mal à supporter le poids du mensonge (il faut dire que le comportement odieux de son mari aide).
Dans le coin gauche, Walter Keane, aussi ambitieux que prétentieux, aussi grande gueule que menteur. Inébranlable dans son mensonge jusqu’au bout.
Le film prend quelques libertés avec la chronologie des faits entre le moment ou Margaret révèle la supercherie et le verdict. Dans le film les choses semblent s’enchaîner tout naturellement ; dans la réalité il faudra attendre 16 ans avant que la justice ne donne raison à Margaret (non seulement elle gagnera le droit de signer ses oeuvres de son propre nom, MDH Keane, mais bénéficiera aussi d’un dédommagement financier non négligeable).
Pas le meilleur de Tim Burton mais le film n’en demeure pas moins agréable à suivre grâce aux interprétations, dans des registres diamétralement opposés, d’Amy Adams et Christoph Waltz. Un bon moment de cinéma mais n’espérez pas un film inoubliable ; il manque un je ne sais quoi pour que la sauce prenne vraiment ; peut être la patte Tim Burton (le film reste classique dans son tournage, il aurait pu être signé par n’importe quel réalisateur pas trop mauvais)…

♥♥½

 
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Publié par le 25 août 2015 dans DVD / BRD

 

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[BRD] American Sniper

amsnipPetite pause cinéphile afin de terminer ces congés en douceur, quoique le terme n’est pas forcément le plus adéquat vu comme nous avons opté pour American Sniper de Clint Eastwood.
Chris Kyle (Bradley Cooper) s’engage dans les SEALS et se spécialise comme tireur d’élite (sniper). Peu après les attentats du 11 septembre il est envoyé en Irak. Son rôle : protéger les équipes au sol en éliminant toute menace potentielle. Rapidement il se fait un nom au sein des troupes, et un surnom : La Légende
Clint Eastwood opte pour le biopic pour son dernier film, un genre qui ne lui est pas complètement étranger puisqu’il est déjà à l’origine de Bird, qui retrace le parcours de Charlie Parker. Certes celui de Chris Kyle est un peu plus mouvementé ; le challenge étant justement de proposer une double vision du personnage : le soldat sur le terrain et le civil avec ses proches. Un cocktail parfaitement maîtrisé par Clint Eastwood et un hommage salué par la famille et les proches de Chris Kyle.
De fait si vous vous attendez à un film de guerre brut de décoffrage vous pouvez passer votre chemin, le réalisateur s’intéresse avant tout à l’aspect humain (ce qui n’exclut pas de belles scènes d’action). Notamment sur la difficulté de réintégrer une vie civile normale avec sa famille tandis que les combats font rage en Irak. A ce titre Bradley Cooper réussit une belle performance d’acteur, son interprétation est criante de vérité, et pas uniquement au niveau de la ressemblance physique.
A noter la présence au casting de Sienna Miller qui incarne l’épouse de Chris Kyle, Taya Kyle. Une présence discrète mais omniprésente et sa raison d’être. Même si ça ne saute pas toujours aux yeux…
Ce film est avant tout un hommage à un homme et à un soldat d’exception, pas une ode à l’Amérique, à la politique de Bush ou la guerre. Que ça plaise ou non Chris Kyle a fait son boulot et il l’a bien fait (perso je dis respect Mr Kyle… et nul doute qu’un bon nombre de Marines lui doivent d’être rentrés au pays en un seul morceau). Avec son palmarés (255 tirs réussis, dont 160 officiellement confirmés) il est considéré comme le meilleur sniper de tous les temps et comme un héros national. Un palmarès qui lui a valu une tripotée de décorations, parmi les plus prestigieuses.
Décorations Chris Kyle

<<< ALERTE SPOILER >>> Le film ayant été tourné avant le procés d’Eddie Ray Routh, le meurtrier de Chris Kyle et de son ami, Chad Littlefield, il n’est pas fait mention du verdict rendu en février 2015. Eddie Ray Routh a été condamné à la prison à perpuité, sans possibilité de remise de peine.

♥♥♥♥♥

 
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Publié par le 19 mai 2015 dans DVD / BRD

 

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