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[BOUQUINS] Bernard Werber – La Planète Des Chats

AU MENU DU JOUR

B. Werber - La Planète Des Chats
Titre : La Planète Des Chats
Série : Les Chats – Livre 3
Auteur : Bernard Werber
Éditeur : Albin Michel
Parution : 2020
Origine : France
432 pages

De quoi ça cause ?

Affronter des hordes de rats impitoyables.
Faire alliance avec de stupides humains.
Circuler sur un fil entre les buildings de New York.
Désamorcer une bombe atomique…

Franchement, si j’avais su, parole de CHAT, je n’aurais pas traversé l’océan.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est le troisième et dernier tome de la trilogie féline de Bernard Werber. Vu la situation dans laquelle nous avions laissé Bastet et son équipage à la fin de Sa Majesté Des Chats, il me tardait de découvrir comment ils allaient surmonter ce(s) nouveau(x) défi(s).

Ma Chronique

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai retrouvé Bastet, Pythagore et leurs amis pour l’ultime volet de leurs aventures.

D’entrée de jeu le rêve américain vire au cauchemar quand ils découvrent que l’île de Manhattan est envahie par les rats. Des rats plus nombreux, plus gros et plus teigneux que leurs cousins français. Une première confrontation qui va causer des pertes énormes parmi l’équipage du Dernier Espoir.

De prime abord on serait tenté de penser que le roman aurait dû s’appeler La Planète Des Rats tant ils semblent avoir pris l’ascendant sur les autres espèces.

Dès les premiers chapitres on assiste à la mise à mort de personnages auxquels on avait fini par s’attacher… et ce n’est qu’un début ! Bernard Werber ne ménage pas Bastet et ses amis confrontés à une menace ratière qui paraît plus insurmontable que jamais.

Comme si ça ne suffisait pas niveau des émotions fortes, Bastet va découvrir que pour les humains Américains elle n’est qu’un chat parmi d’autres chats. Pas de quoi toutefois lui faire remettre en question la (très) haute opinion qu’elle a d’elle-même, à elle de prouver sa valeur face au scepticisme des Américains. Plus facile à dire qu’à faire quand, en face, les rats semblent plus nombreux que jamais, en perpétuelle évolution quand il s’agit de développer de nouvelles stratégies offensives pour faire céder les dernières poches de résistance.

Si on retrouve des personnages (animaux et humains) déjà présents dans les précédents opus, c’est aussi l’occasion de faire connaissance avec de nouveaux intervenants. Surtout du côté humain (dont une certaine Hillary Clinton devenue enfin présidente de ce qu’il reste des Etats-Unis). Pas de nouveaux acteurs majeurs chez les animaux, à part peut-être le chat Bukowski.

Face à la menace grandissante que font peser les rats sur les autres espèces, il apparait plus que jamais important de faire front commun… mais c’était sans compter sur l’incapacité chronique des humains à s’entendre. Clairement nous n’avons pas le bon rôle dans le roman de Bernard Werber, même les rats semblent adopter un comportement plus rationnel et plus cohérent que les humains.

L’intrigue de ce troisième tome mise davantage que les précédents sur le rythme et l’action, un choix parfaitement adapté afin de renforcer le sentiment d’urgence. Un choix qui impose aussi des références moins nombreuses à l’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (ESRA) d’Edmond Wells.

Les extraits de l’ESRA sont toujours aussi pertinents, rédigés dans un langage et un style des plus accessibles, ils sont la parfaite alliance du didactique et du ludique.

Une trilogie féline qui ne clouera certainement pas le bec des détracteurs systématiques de Bernard Werber, mais qui devrait combler les autres ; ces « autres » regroupant aussi bien les lecteurs qui apprécient l’auteur que les amoureux des chats.

MON VERDICT

 
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Publié par le 14 décembre 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Bernard Werber – Sa Majesté Des Chats

AU MENU DU JOUR

B. Werber - Sa Majesté Des Chats

Titre : Sa Majesté Des Chats
Série : Les Chats – Tome 2
Auteur : Bernard Werber
Éditeur : Albin Michel
Parution : 2019
Origine : France
464 pages

De quoi ça cause ?

« Un jour, vous les humains, vous comprendrez que nous les chats devons prendre votre place. Alors moi, Bastet, je serai votre Reine. »

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que je suis un fidèle lecteur de Bernard Werber, depuis Les Fourmis j’essaye de répondre présent à chaque nouvelle sortie… même si le rythme ne suit pas forcément au niveau de mes lectures.

Parce que c’est la suite de Demain Les Chats, il me tardait de retrouver les chats Bastet et Pythagore, mais aussi leur humaine (ou peut-être devrai-je dire servante pour parler comme les chats), Nathalie. Ce premier opus m’avait quelque peu laissé sur ma faim, j’espérais beaucoup de la suite des aventures félines imaginées par l’auteur.

Ma Chronique

Demain Les Chats m’avait séduit malgré un arrière-goût assez minimaliste, l’impression que Bernard Werber s’aventurait sur les sentiers de l’aventure féline en se contentant du minimum syndical. Il n’empêche que quand j’ai appris que l’auteur comptait faire de ce périple félin une trilogie, j’ai été plutôt enthousiaste. C’est donc confiant que je me suis lancé dans ce second opus.

Une fois de plus c’est Bastet qui nous raconte miaule son épopée post Effondrement, une chatte plus que jamais persuadée que l’avenir du monde repose désormais sur les épaules des chats… chats dont elle entend bien, en toute modestie, être la souveraine incontestée. Mais avant ça il lui faut trouver un abri hors de portée de l’obscurantisme des barbus et aussi des rats, dont le nouveau chef, semble avoir réussi à fédérer une puissante horde qui lui est dévouée corps et âme.

Je reconnais volontiers que parfois j’ai eu envie de balancer seau d’eau glacée à la tête de cette narratrice féline imbue d’elle-même au plus haut point et d’un ego démesuré. Heureusement que son compagnon d’aventures, Pythagore, est là pour lui remettre les pieds sur Terre.

Il faut dire que nos amis les chats et leurs accompagnateurs humains n’auront pas beaucoup de temps pour souffler, leur périple sera riche en surprises (bonnes ou mauvaises) et en rencontres (bonnes ou mauvaises) pour le moins inattendues.

Incontestablement l’intrigue de ce second opus est nettement plus dense et intense que dans le précédent, le rythme est soutenu et quasiment continu de la première à la dernière page.

Les chapitres propres à l’intrigue alternent avec les extraits de l’ESRA (Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu) chère à Bernard Werber. Ils s’intègrent à la perfection au récit sans jamais venir casser le rythme.

Une intrigue nettement plus sombre que la précédente, mais l’auteur dispense çà et là quelques touches d’humour bienvenues.

Du coup il me tarde vraiment de découvrir l’ultime opus de cette trilogie, d’autant que la fin de ce second tome est des plus prometteuse quant à la suite des événements…

MON VERDICT

 
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Publié par le 5 novembre 2019 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Bernard Werber – La Boite De Pandore

AU MENU DU JOUR

B. Werber - La Boite De Pandore

Titre : La Boîte De Pandore
Auteur : Bernard Werber
Éditeur : Albin Michel
Parution : 2018
Origine : France
560 pages

De quoi ça cause ?

René Toledano, 32 ans, célibataire, est prof d’histoire dans un lycée parisien. Une vie pépère sans histoire jusqu’à ce qu’il se laisse entraîner par une amie à un spectacle d’hypnose.

À défaut de volontaire pour inaugurer son numéro d’hypnose régressive, Opale, l’hypnotiseuse qui officie sur scène le désigne comme cobaye. Une expérience qui changera à jamais la vie de René Toledano…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Bernard Werber, un auteur que j’apprécie énormément. Il fait partie de ces auteurs pour lesquels je réponds présent dès la sortie d’un nouveau roman.

Comme beaucoup j’ai découvert l’auteur avec sa Trilogie des Fourmis et j’ai été immédiatement sous le charme, malgré tout je l’ai suivi de façon plus ou moins sporadique (j’ai tous ses bouquins, mais je suis loin de les avoir tous lus). Je lui suis d’une fidélité sans faille depuis 2012, année de la sortie du premier opus de sa trilogie Troisième Humanité.

Ma chronique

Bernard Werber a un style narratif qui n’appartient qu’à lui, vous reconnaissez sa « griffe » dès les premières pages. Si le style reste, les intrigues et les thèmes abordés eux varient du tout au tout… avec plus ou moins de succès, mais sans jamais ennuyer le lecteur (c’est du moins mon ressenti personnel).

Ici le corps de l’intrigue se construit autour de l’hypnose régressive ; en théorie l’idée est de permettre, grâce à l’hypnose, au sujet de partir à la découverte de ses vies antérieures. J’en vois déjà qui haussent un sourcil perplexe, forcément on ne peut dissocier le concept de vie antérieure à celui de réincarnation (sinon ça reviendrait à préparer une tarte aux pommes sans les pommes). Pour ma part ce ne sont pas des notions que je rejette en bloc (en dehors de tout concept religieux, cela va sans dire… cessons de confondre spiritualité et religion ; la seconde n’étant qu’une perversion organisée de la première), ceci dit il ne me semble pas impératif d’adhérer à l’idée pour apprécier le bouquin (après tout on ne vous demande pas de croire aux vampires pour lire et apprécier Dracula).

Revenons à nos moutons… et accessoirement cessons d’user et d’abuser de parenthèses !

Au fil de ses régressions (et des chapitres), René Toledano va rencontrer ses anciens-moi, parfois par curiosité, parfois par nécessité. C’est une de ses rencontres qui le poussera à venir en aide à son premier-moi, un Atlante nommé Geb. À ce niveau de ma chronique, je pense que j’ai perdu en route tous les sceptiques… parfait ! Bon débarras !

Se pose alors la question d’une éventuelle influence de nos vies antérieures sur le moi-présent et par extension celle de la possibilité du moi-présent d’influer sur la destinée des anciens-moi… Sur le coup j’avoue que le moi-de-tout-de-suite-maintenant commence à se choper un mal de crâne carabiné.

Deux Doliprane plus tard.

Je vous assure que posée par Bernard Werber, la double question évoquée plus haut ne vous causera aucune migraine et ne devrait avoir aucun effet secondaire… à part peut-être celui de remettre en question vos certitudes.

Il faut dire aussi que le personnage de René Toledano n’est pas du genre à suivre bêtement le troupeau, son dada serait plutôt de creuser l’Histoire « officielle » et de chercher les failles afin de rétablir LA vérité. Comme il se plait à le dire :

Ce qu’on connaît du passé ce n’est qu’une caricature de propagande répandue par les historiens pour faire plaisir à leur puissant commanditaire.

Ou encore :

Car même l’histoire officielle délivrée dans les manuels scolaires est parfois tronquée. Par exemple, on ne connaît les civilisations passées que par les traces qu’ont laissées celles qui étaient dotées de l’écriture. Parmi celles-ci, on ne connaît que le passé des civilisations qui abritaient des historiens. Et parmi ces dernières, que la version des vainqueurs.

Remettre en question l’Histoire, voilà bien un comble pour un professeur d’Histoire.

Cet aspect du récit, émaillé des nombreux exemples donnés par René Toledano, m’a beaucoup plu. Sans sombrer dans le delirium tremens paranoïde complotiste, je reconnais volontiers que parfois (si le sujet m’inspire) j’aime bien creuser au-delà de la surface parfaitement polie des versions officielles (qu’elles proviennent des autorités ou des médias).

D’autres questions sont abordées au fil de l’intrigue, avec parfois en support des extraits du MNEMOS de René Toledano (soit exactement le même format que les extraits de l’ESRA chère à la famille Wells).

Bernard Werber excelle dans le divertissement didactique, même si j’ai bien conscience qu’il ne faut pas forcément tout prendre pour argent comptant (pour coller à la petite histoire, il faut parfois jongler avec les grandes vérités de l’Histoire).

J’ai beaucoup aimé le duo formé par René Toledano et Opale Etchegoyen (le premier qui dit Etchebest est de corvée de chiottes pour les 10 prochaines années… je suis fan de Philippe Etchebest, pas toucher sinon moi taper), deux personnages complémentaires à bien des niveaux.

Incontestablement cette cuvée Werber 2018 est un bon cru, pas exceptionnel toutefois (j’ai trouvé certains passages franchement surjoués), mais qui se déguste avec énormément de plaisir. À consommer sans modération (perso je n’ai jamais trouvé modération quand il s’agit de prendre un apéro, du coup je fais sans sa compagnie).

MON VERDICT

Morceau choisi

Extrait du MNEMOS de René Toledano – Sophisme

Un sophisme est un raisonnement à la logique fallacieuse, c’est-à-dire qui a les apparences de la logique, mais qui n’est pas valide. Il a pour intention de tromper son auditoire.
On peut l’illustrer avec une blague :

Un homme croise un ami dans la rue.
– Salut, qu’est-ce que tu deviens ?
– Je suis prof de maths et toi ?
– Oh, moi je suis prof de logique.
– C’est quoi la logique ?
– Tu as un aquarium ?
– Oui.
– Donc tu aimes les poissons.
– Oui.
– Donc tu aimes tout ce qui est beau.
– Oui.
– Donc tu aimes les femmes.
– Oui.
– Voilà, c’est ça la logique.
Le prof de maths repart et croise un autre ami d’enfance. Il évoque sa rencontre précédente avec le professeur de logique. L’autre lui demande :
– Tu peux m’expliquer ce qu’il fait exactement, ton ami, en tant que professeur de logique ?
– Bien sûr. Tu as un aquarium ?
– Non.
– Alors c’est que tu es homosexuel.

 
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Publié par le 22 novembre 2018 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Bernard Werber – Depuis L’Au-Delà

AU MENU DU JOUR

B. Werber - Depuis l'au-delà

Titre : Depuis L’Au-Delà
Auteur : Bernard Werber
Editeur : Albin Michel
Parution : 2017
Origine : France
448 pages

De quoi ça cause ?

Pour Gabriel Wells, un écrivain à succès, cette nouvelle journée s’annonce plutôt bien ; jusqu’à ce qu’une médium, Lucy Filipini, rencontrée par hasard chez son médecin, lui annonce qu’il est mort.

Gabriel découvre rapidement qu’il a été assassiné, il parvient difficilement à convaincre Lucy de l’aider à identifier son meurtrier…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Bernard Werber, mais si sa production est inégale en terme de qualité, je n’ai jamais été réellement déçu par ses bouquins.

Qui plus est le pitch me paraissait prometteur…

Ma chronique

Avec son précédent roman, Demain Les Chats, j’ai trouvé que Bernard Werber s’était contenté du minimum syndical (tout en proposant une histoire bien ficelée), j’espérais donc beaucoup de ce nouvel opus. Et je n’ai pas été déçu !

J’ai bien aimé l’idée de cette enquête menée à la fois dans le monde des vivants et dans celui des morts (plus particulièrement celui des âmes errantes, ces morts qui refusent d’être réincarnés). Pour être exact, je devrais plutôt parler d’enquêtes au pluriel, pour convaincre Lucy de l’aider, Gabriel s’engage à lui rendre à son tour un précieux service.

Gabriel étant un écrivain de science-fiction et de romans policiers, l’auteur en profite pour pointer du doigt (en stigmatisant à l’extrême j’espère) l’opposition entre les auteurs de la « grande » littérature autoproclamée et ceux de la littérature de l’imaginaire. Comme ces prétendus « grands » auteurs sont aussi, bien souvent, critiques littéraires, on peut douter de la qualité de l’impartialité de leur jugement quand ils parlent de la littérature de l’imaginaire.

Les lecteurs assidus de Bernard Werber retrouveront avec plaisir un récit entrecoupé par des articles issus de l’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu d’Edmond Wells. Compte tenu des thèmes abordés dans le roman, bon nombre de ces articles sont en lien avec le spiritisme et la mort, mais aussi avec le monde du livre et de divers autres sujets en lien avec l’intrigue.

Globalement j’apprécie ces apartés didactiques, mais là je dois reconnaître qu’ils étaient un peu trop présents dans la dernière partie du roman, ça cassait un peu le rythme (à des moments cruciaux de l’intrigue qui plus est). Un petit bémol donc sur ce point.

Bernard Werber soigne son duo de choc, difficile de ne pas s’attacher à Gabriel et Lucy. Les personnages secondaires ne sont pas laissés en plan, qu’ils nous soient sympathiques ou antipathiques. Il faut dire aussi que, du côté des âmes errantes, Gabriel croisera du beau monde ; un auteur cher à une certaine Belette Cannibale Belge d’origine certifiée viendra même prêter main-forte à notre héros au cours de son enquête.

Si j’ai été surpris pas la conclusion de l’enquête sur la mort de Gabriel (j’étais parti sur une tout autre piste), j’ai trouvé la partie consacrée à Samy Daoudi très prévisible. Il n’en reste pas moins que l’ensemble du récit est très bien ficelé.

Ceux qui connaissent l’oeuvre de Bernard Werber, ne manqueront pas de trouver quelques similitudes entre Gabriel et lui même. Je vous laisse le plaisir de découvrir ces références en forme de caméos.

L’intrigue devient rapidement addictive, du coup on a bien du mal à lâcher le bouquin ; la « griffe Werber » y est pour beaucoup. Une écriture à la fois riche et abordable qui assure une grande fluidité dans la lecture du bouquin.

Du Werber 100% werberien mais qui tendrait à se situer sur le haut du panier.

MON VERDICT

 
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Publié par le 8 décembre 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Bernard Werber – Demain Les Chats

B. Werber - Demain Les ChatsBernard Werber fait partie de mes incontournables, si en plus il met les chats à l’honneur dans son dernier roman, Demain Les Chats, tout est fait pour qu’il se retrouve au sommet de mon Stock à Lire Numérique, et ce malgré une rude concurrence dans la file d’attente (Stephen King, RJ Ellory, Donato Carrisi… entre autres).
Bastet mène sa paisible vie de chat avec son humaine dans un appartement de Montmartre, sa rencontre avec Pythagore, le chat de la voisine, va lui apporter un éclairage nouveau sur les liens qui unissent les chats et les humains. Plus que jamais Bastet est convaincue de la nécessité de communiquer avec les humains…
Si comme moi vous avez un chat et que vous aimez sa compagnie, vous avez certainement eu, plus d’une fois, la sensation qu’il vous considère comme son humain et non l’inverse (en aucun cas, il ne pourrait envisager d’être votre chat ou, pire encore, votre animal de compagnie… un statut bien trop dégradant pour sa noble personne). C’est en tout cas clairement la position de Bastet, la nouvelle héroïne de Bernard Werber.
Quand Pythagore va lui raconter l’évolution des relations entre les chats et les humains au fil des âges, elle sera tantôt confortée dans son idée, tantôt nettement plus dubitative. Il faut dire aussi que le chat ne fait pas les choses à moitié, il aura tour à tour été déifié puis diabolisé par les humains… Alors l’avenir de l’homme passe-t-il par le chat ?
Il faut bien reconnaître aussi que Bernard Werber ne place pas le genre humain dans la position la plus confortable qui soit. Son récit se situe en France dans un avenir incertain, le pays est déchiré par une déferlante d’attentats terroristes, on est aux portes de la guerre civile. L’ennemi n’est jamais nommé et ce n’est pas une nécessité : des barbus, fanatiques religieux, qui se regroupent sous un drapeau noir ; pas besoin de mettre un nom sur cette chose qui ne nous est que trop familière. La sagesse du chat est-elle la réponse à la connerie de l’humain ?
Si l’auteur prend (peut être) quelques libertés avec l’Histoire, nous ne lui en tiendrons pas rigueur, sa motivation est uniquement de mieux intégrer les faits à son intrigue. Un roman qui n’est certes pas destiné aux seuls ailurophiles (amoureux des chats, si, si ça s’appelle comme ça) mais clairement à un lectorat qui connaît et apprécie Bernard Werber. Ce n’est pas avec ce roman que l’auteur séduira un public plus large, on est clairement dans une histoire werberienne avec un style werberien.
Pour ma part je fais doublement partie du public visé, j’aime les chats et j’apprécie le travail de Bernard Werber. J’ai donc passé un agréable moment avec ce roman mais pour être totalement objectif je dirai que c’est un divertissement qui assure à peine plus que le minimum syndical, globalement ça aurait mérité un peu plus de densité pour emballer totalement le lecteur. Ca se lit vite et bien, aucun risque de surchauffe neuronale, le contrat est rempli mais il n’empêche qu’on a l’impression que l’auteur est resté dans sa zone de confort avec aucune prise de risque.

MON VERDICT
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Publié par le 24 octobre 2016 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Bernard Werber – Le Sixième Sommeil

B. Werber - Le Sixième SommeilEncore un incontournable de cette rentrée littéraire 2015 au programme avec Le Sixième Sommeil, le dernier roman de Bernard Werber. Un titre one-shot pour changer (le précédent était Le Miroir De Cassandre et il date déjà de 2009).
Quand Caroline Klein, scientifique avant-gardiste spécialisée dans le sommeil, disparaît du jour au lendemain, son fils, Jacques, cherche à comprendre le pourquoi du comment. Une partie des réponses à ses questions se trouvent dans le sommeil et plus particulièrement dans le monde des rêves…
Je ne vous apprendrais rien en vous disant que bon nombre d’écrivains français ont un incroyable talent qui n’a rien a envier à celui de leurs confrères d’outre-Atlantique ou d’outre-Manche. En matière d’imagination et d’imaginaire je place toutefois Bernard Werber sur le haut du podium, il a le don formidable de combiner des éléments du monde réel avec de la pure fiction, le tout sur fond de vulgarisation scientifique. Une fois de plus le résultat fait mouche, non seulement on se régale de l’intrigue imaginée par l’auteur, mais en plus on s’instruit en s’amusant. Il donne ainsi tout son sens au terme science-fiction.
J’ai ainsi appris un paquet de trucs sur le sommeil, au lieu de m’endormir ça a éveillé ma curiosité et du coup j’ai creusé la question sur Internet… c’est ça le second effet Werber ! Au risque d’enfoncer une porte ouverte je trouve hallucinant de chercher à dompter l’espace alors que notre propre cerveau est un territoire encore méconnu et un formidable outil sous exploité par la quasi totalité de l’espèce humaine.
J’ai aussi voyagé en Malaisie à la découverte des surprenants Sénoïs (avec là encore un habile mélange entre la réalité et la légende). Un voyage marqué par les ravages environnementaux liés à la culture intensive des palmiers à huile, mais aussi par la corruption qui touche tous les niveaux de l’administration et du pouvoir et les travers de l’industrie touristique à outrance.
L’intrigue est captivante, là encore aucun risque d’endormissement, de nombreuses surprises sont au rendez-vous, ponctuées çà et là par quelques touches d’humour et juste ce qu’il faut d’émotion. Le bouquin se lit avec fluidité, on un bon potentiel de page-turner.
Les personnages sont richement travaillés avec un tas de personnalités différentes. Mention spéciale à Franckie, un ancien légionnaire reconverti en reporter freelance depuis qu’il est devenu cataleptique. L’auteur nous offre même un sympathique clin d’oeil à ses confrères de la Ligue de l’Imaginaire, on croise en effet un certain Dr Eric Giacometti et un privé nommé Franck Thilliez.
Un roman à la hauteur de ce que j’attendais et espérais de Bernard Werber. Généralement je ne prête que peu d’attention à la couverture des bouquins (plus encore depuis que je suis passé au numérique) mais je trouve celle-ci très belle.

J’aimerai apprendre à dompter mon sommeil comme le fait Jacques Klein, ne serait-ce que les cinq cycles avérés… pour le sixième on verra plus tard, les conditions d’accès ne me semblent pas encore idéales.

MON VERDICT
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Publié par le 23 octobre 2015 dans Bouquins

 

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Collectif au profit des Restos du Coeur – 13 A Table

13 à table13 A Table c’est un collectif de treize auteurs parmi les grands noms de la littérature française contemporaine et treize nouvelles autour d’un thème commun : le repas. Et en prime une bonne action, pour chaque livre acheté ce sont trois repas distribués par les Restos du Coeur ; quoique en Nouvelle-Calédonie je me demande comment ça se passe à ce niveau, je suppose que ça se joue au niveau de l’éditeur (pas de Restos du Coeur en NC).
Commençons par le début avec les treize auteurs qui ont accepté de jouer le jeu : Françoise Bourdin, Maxime Chattam, Agnés Ledig, Gilles Legardinier, Pierre Lemaitre, Marc Levy, Guillaume Musso, Jean-Marie Périer, Tatiana De Rosnay, Eric-Emmanuel Schmitt, Franck Thilliez et Bernard Werber. Sept auteurs que je suis assidûment, un dont j’ai à peine effleuré l’univers et les autres que je ne connais que de nom (ou pas du tout).
Treize à table ça porte malheur me direz-vous. Rassurez-vous point de repas au menu de Marc Levy et de Guillaume Musso (ce qui n’empêche pas leurs nouvelles de mériter le détour). Chez Franck Thilliez, qui nous offre une nouvelle pour le moins surprenante, le repas reste en arrière plan. Les superstitieux n’ont pas besoin de quitter la table !
Ceci dit aucune fausse note dans cette sélection, on se régale du début à la fin du recueil avec des approches diverses et variées. Du dîner familial traditionnel (avec son lot de tensions) au thriller sombre (voire glauque) ; du roman noir à l’humour, en passant par la confidence et la tendresse. Le fin du fin revient à Bernard Werber qui nous fait vivre une intrigue vue du plat principal…
Je n’entrerai pas dans le détail des treize nouvelles mais soyez assuré qu’au-delà de la bonne action vous passerez un excellent moment en compagnie de ce recueil. Toutes ne vous procureront pas la même dose d’émotion et/ou de satisfaction, mais aucune ne devrait vous laisser indifférent.

 
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Publié par le 18 janvier 2015 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Bernard Werber – La Voix De La Terre

B. Werber - La Voix De La TerreAh que voilà un titre que je ne comptais pas laisser prendre la poussière (virtuelle) dans mon Stock à Lire Numérique, il faut dire que La Voix De La Terre de Bernard Werber vient clore sa trilogie, Troisième Humanité.
Dix ans ont passé depuis que les Emachs (MH pour Micro-Humains) ont été reconnus par les Grands et qu’ils vivent dans une nation souveraine, Microland. Quand un astéroïde géocroiseur géant menace d’entrer en collision avec la Terre, tous les espoirs de l’humanité reposent sur un équipage Emach chargé de le détruire. Mais la mission ne se passera pas comme prévu. Les conséquences seront désastreuses, d’un côté comme de l’autre…
Le moins que l’on puisse dire c’est que Bernard Werber clôt sa trilogie en une apothéose explosive. Cet ultime opus est plus sombre et plus violent que les précédents mais la situation le justifie, rien n’est gratuit.
Comme dans les précédents nous vivons l’intrigue du point de vue des personnages et de la Terre, soit dit en passant dans ce troisième volet elle tient un rôle de premier plan nettement plus actif que dans les deux autres. Les chapitres sont entrecoupés par des articles de l’incontournable ESRA. Les thématiques abordées sont en rapport plus ou moins direct avec l’intrigue. Parfois sérieux, parfois drôles, mais toujours instructifs. L’auteur pourrait faire sien l’adage : apprendre en s’amusant. On retrouve aussi les flash infos réguliers.
Naturellement je ne porte pas le genre humain en très haute estime, ce n’est pas ce bouquin qui me fera changer d’idée sur le sujet. L’humain grand format se montre souvent très très con. On pourrait résumer la chose par une phrase prononcée par Emma 666 dans le livre : « là où il y a des humains, il y a de la violence« . Si je devais choisir mon camps je me rangerai sans hésitation du côté des Emachs.
Au niveau des personnages on retrouve les récurrents des précédents opus, la situation de certaines évolué (au début du roman David et Aurore se séparent). L’auteur nous propose aussi d’en découvrir de nouveaux. Pour être tout à fait franc j’ai été déçu par la nouvelle personnalité d’Aurore, une vraie tête à claques totalement antipathique, même si son combat est juste.
La palme du ridicule est remportée haut la main par les enfants de David et Aurore qui sont prénommés Quetzalcoalt, Osiris et Ishtar… Certes des prénoms hautement symboliques mais franchement lourds à porter !
Bref une lecture fort sympathique rendue fluide par le style de son auteur. Une intrigue bien ficelée et hautement addictive. Peut être le plus abouti de la trilogie.

 
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Publié par le 9 novembre 2014 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Bernard Werber – Les Micro-Humains

B. Werber - Les Micro-HumainsLa lutte pour le sommet de mon Stock à Lire Numérique fut rude entre Bernard Werber et Franck Thilliez ; deux titres que j’attendais de pieds fermes et finalement j’ai décidé de privilégier mon challenge SF en optant pour Les Micro-Humains, la suite (ce qui a aussi beaucoup pesé dans mon choix) de Troisième Humanité, de Bernard Werber donc.
Un an après le succès de l’opération de sauvetage à Fukushima la société Pygmée Prod et ses Emachs ont le vont en poupe, les micro-humains sont loués pour des interventions diverses et variées là où l’homme ne peut intervenir. Une vidéo diffusée sur Youtube, montrant un adolescent torturant et tuant des micro-humaines va complétement changer la donne, les Emachs n’étant pas considérés comme des créatures humaines vont remettre en question leur soumission aux Grands…
On retrouve tous les personnages déjà rencontrés dans le premier opus, dont Emma 109, l’Emach « affranchie » et bien entendu la Terre qui continue à nous raconter son histoire et celle de l’humanité. Les chapitres sont entrecoupés par des articles de l’ESRA, tantôt drôles, tantôt sérieux mais toujours instructifs.
Le décor étant planté on plonge directement au coeur de l’action dans un récit plus mouvementé et plus rythmé que le précédent, les rebondissements ne manquent pas. Les chapitres courts, associés au style de l’auteur, assurent une lecture fluide, c’est d’autant plus agréable que le bouquin devient très vite addictif.
J’aime beaucoup le jugement de l’auteur (ou du moins de ses personnages) sur la religion des hommes qu’il qualifie de « truc artificiel pour soumettre les hommes faibles et leur faire renoncer à leurs responsabilités et leur libre arbitre« . C’est d’ailleurs ainsi que l’auteur imagine la naissance des grandes religions, des dogmes imposés aux petits humains (nous) par leurs créateurs, des géants atlantes, afin de les soumettre. Même le nom du Pape est un pied de nez à la religion : Pie 3.14.
Je terminerai cette chronique par une énigme récurrente (apparue dans Les Fourmis et reprise ici) extraite de l’ESRA : comment faire un carré avec seulement trois allumettes ? Sans les casser cela va de soi… Pour information il y a deux solutions. Vous trouverez facilement la réponse sur le Net mais triturez vous un peu les méninges avant.
Et bin voilà, il n’y a plus qu’à attendre la suite… La fin est moins abrupte que dans le premier tome, l’attente devrait être plus supportable.

 
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Publié par le 14 octobre 2013 dans Bouquins

 

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