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Archives de Tag: Aux Forges de Vulcain

[BOUQUINS] Claire Duvivier – Un Long Voyage

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C. Duvivier - Un Long Voyage
Titre : Un Long Voyage
Auteur : Claire Duvivier
Éditeur : Aux Forges de Vulcain
Parution : 2020
Origine : France
240 pages

De quoi ça cause ?

Après la mort de son père, le jeune Liesse, issu d’un modeste village de pêcheur, est confié (vendu ?) à des notables d’un comptoir commercial.

C’est là qu’il fera connaissance, quelques années plus tard, de Malvine Zélina de Félarasie, la brillante nouvelle ambassadrice impériale de l’Archipel. Liesse gagnera la confiance de Malvine jusqu’à devenir son secrétaire et l’accompagner à la Cité-Etat de Solméri où elle doit occuper le poste de gouverneur…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Aussi bizarre que cela puisse paraître, la réponse la plus honnête à cette question est simplement : « Je ne sais pas ».

C’est le hasard qui a mis ce bouquin sur mon chemin et j’ai tout de suite eut envie de le découvrir sans pouvoir expliquer, de façon rationnelle, le pourquoi du comment de cet intérêt. Je serai tenté de dire que, une fois n’est pas coutume, c’est le bouquin qui a trouvé son lecteur et non l’inverse.

Ma Chronique

Je pourrai vous dire qu’avant d’ouvrir ce bouquin je n’avais jamais entendu parler de Claire Duvivier, ce qui serait, ma foi somme toute, assez logique puisque Un Long Voyage est son premier roman.

Pour un coup d’essai le moins que l’on puisse c’est que l’auteure n’opte pas pour la facilité en proposant un roman de fantasy qui bouscule clairement les règles du genre. En effet vous ne croiserez dans ce récit aucune créature surnaturelle et il faudra attendre la dernière partie du bouquin pour que la magie fasse une rapide (mais déterminante) apparition. N’espérez pas non plus de grandes batailles épiques… ni même de véritables batailles tout court.

Dans sa forme aussi le bouquin ose une approche plutôt audacieuse, puisqu’il se présente sous la forme d’une longue lettre que le narrateur (Liesse) adresse à une interlocutrice dont on ne connaît que le prénom (ce n’est que dans le dernier chapitre que l’on découvre son identité). Une lettre dans laquelle il raconte sa propre histoire mais aussi et surtout celle de Malvine Zélina de Félarasie.

Force est de reconnaître que dans les premiers chapitres on a beaucoup de mal à savoir où Claire Duvivier veut nous amener. Même l’entrée en scène de Malvine Zélina de Félarasie ne lèvera pas totalement le voile sur la finalité de son récit. Et pourtant je ne me suis jamais ennuyé, ma curiosité ayant toujours été maintenue en éveil.

C’est à Solmeri que l’intrigue prendra tout son sens, mais je n’en dirai pas davantage sur la question. Sachez simplement que rien n’est laissé au hasard et que toutes vos questions trouveront une réponse en temps et en heure.

C’est aussi à Solmeri que les liens entre les personnages joueront un rôle déterminant dans le déroulé de l’intrigue. Qu’il s’agisse de liens personnels (amitié ou amour), des liens sociaux ou de liens politiques, l’humain est placé au centre du récit (pour le meilleur et pour le pire).

Un roman qui croise habilement l’histoire individuelle de ses personnages (Liesse et Malvine), celle d’une cité qui a déjà un lourd passé et va connaître un bouleversement majeur, et celle d’un Empire sur le déclin.

Même si j’ai pris un réel plaisir à lire ce bouquin complètement atypique, je tiens toutefois à préciser que ce ne fut pas non plus l’extase. Il n’en reste pas moins que ce fut une belle découverte et une surprise encore plus belle.

MON VERDICT

 
4 Commentaires

Publié par le 23 mai 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Luke Rhinehart – Invasion

AU MENU DU JOUR

L. Rhinehart - Invasion

Titre : Invasion
Auteur : Luke Rhinehart
Éditeur : Aux Forges de Vulcain
Parution : 2018
Origine : USA (2016)
448 pages

De quoi ça cause ?

Alors qu’il est de sortie pour une campagne de pêche, Billy Morton remonte une étrange boule de poils. Si la chose semble bel et bien vivante et dotée d’une certaine forme de conscience, elle ne ressemble à rien de connu.

Il n’en reste pas moins que la boule de poils semble se prendre d’affection pour Billy, elle le suit en effet jusque chez lui. D’abord intriguée, la famille Morton, Billy, Carlita et leurs jeunes fils Jimmy et Lucas, adopte la chose et l’appelle Louie.

Louie s’avère être un extraterrestre et ne pas être le seul représentant de son espèce, les Protéens, à être de passage sur Terre. La philosophie des protéens est on ne peut plus simple : « faut rigoler ! »… et c’est encore mieux si la rigolade se fait aux dépens des autorités et du système.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

À la base afin de participer à une opération FB lancée par Lau Lo, SP voyageurs sans frontières, pour diverses raisons ça n’a pu se faire.

Tout venant à point à qui sait attendre, l’éditeur m’a finalement fait parvenir le roman au format PDF (merci David). Restait à savoir si j’allais ou non le lire…

Ma chronique

Merci à David des éditions Aux Forges de Vulcain pour son envoi du roman (enfin presque… des épreuves non corrigées) au format PDF.

Et me voilà face à un cruel dilemme, le lire ou ne pas le lire ? D’un côté j’avais vachement envie de découvrir ce bouquin, mais de l’autre le format PDF est pour moi absolument rédhibitoire. Le choix s’est imposé de lui-même, si l’EPUB ne vient pas à toi, va à l’EPUB ; en clair il me « suffisait » de créer un fichier EPUB à partir du PDF.

Simple non ? Pas si simple que ça en fait. Une conversion directe PDF en EPUB via Calibre donne un résultat purement et simplement catastrophique. Par contre convertir un PDF en fichier Word via NitroPDF est une opération nettement plus simple. Il restait ensuite à retravailler le fichier Word afin de virer les pieds de pages et les césures de mots.

La seconde étape consistait à convertir le fichier Word au format EPUB. Pour je ne sais quelle raison Calibre s’est de nouveau ligué contre moi, l’opération n’a jamais abouti ! Je suis parti d’une page vierge sur Sigil, j’ai créé une feuille de style et j’ai alimenté le fichier par des copier-coller successifs (un par chapitre, plus quelques autres pour respecter (plus ou moins) la mise en page d’origine. Et me voilà avec un fichier EPUB complet !

Alléluia ? Non pas encore… Un premier survol du fichier pour corriger les coquilles les plus évidentes et formater le texte. L’ami Groucho (merci à toi) s’étant volontiers prêté au jeu de la relecture, j’ai pu apporter quelques corrections complémentaires.

Et c’est cette version que j’ai lue, en gardant le PDF ouvert comme support afin d’apporter les ultimes (?) corrections et obtenir enfin un fichier EPUB propre. Ce fut laborieux, mais ça en valait la peine.

Après cette longue digression technique, revenons à nos moutons et mes impressions suite à la lecture de cette Invasion extraterrestre qui ne ressemble à nulle autre.

Si vous cherchez de la science-fiction pure et dure, je pense que vous pouvez passer votre chemin. Certes il est bien question d’extraterrestres, mais ils sont surtout prétextes à une satire virulente de l’Amérique de Donald Trump, mais aussi un réquisitoire à charge contre la connerie du genre humain (surtout de ceux qui détiennent le pouvoir, qu’il soit politique et/ou économique).

L’arme de Luke Rhinehart pour taper là où ça fait mal est la même que celle de ses Protéens, le rire. Un rire sans limites ni tabous, un rire parfois un peu lourdingue, mais un rire qui fait mouche à tous les coups (ou presque). Sourires, rires et fous rires assurés au fil des chapitres !

Il faut dire aussi que Louie est bien tombé en se faisant « adopter » par Billy Morton (même si on peut se demander lequel a réellement adopté l’autre). Vétéran du Vietnam et ex-hippie, il a gardé de ces années un petit côté anarchiste et une âme rebelle à toute forme d’autorité. Carlita, son épouse, bien qu’avocate partage la même méfiance envers l’autorité en général, et les uniformes en particulier.

Partageant plus ou moins les idées de Louie et des ses potes sur le genre humain, la famille Morton vont se retrouver entraînée dans une aventure aussi rocambolesque que déjantée… une aventure qui ne tardera pas de faire d’eux la bête noire de la NSA et consorts, au même titre que les protéens.

Une aventure totalement improbable, mais le côté burlesque, voire grand guignol, de l’intrigue est pleinement assumé, pour ne pas dire revendiqué.

Si l’essentiel de l’intrigue nous est narré par Billy Morton via des extraits du roman qu’il a écrit, Mon ami Louie, d’autres points de vue, plus ou moins officiels, apportent un autre éclairage sur l’évolution des événements.

Je serai tenté de vous parler de la fin du roman, mais ce serait un peu con venant de quelqu’un qui s’efforce, au fil de mes chroniques, de ne pas spoiler. Pour faire simple, on va dire qu’elle est très ouverte, pour ma part ça ne me dérange pas, même si je n’aurai pas été contre un ultime chapitre supplémentaire.

L’idée de départ était plutôt bonne et le bouquin recèle vraiment de quelques très bonnes trouvailles, mais il pêche par quelques longueurs, et une amère impression de redondance à force de tirer encore et toujours sur les mêmes ficelles. À se demander si Luke Rhinehart ne considère pas réellement que le lecteur américain est trop con pour comprendre du premier coup les piques qu’il lance.

Beaucoup de travers pointés du doigt (et certains peuvent s’appliquer bien au-delà des frontières US), mais aucune réelle alternative n’est proposée. Je pense pouvoir affirmer sans me tromper (seul l’auteur pourrait confirmer ou infirmer mon propos) que la volonté Luke Rhinehart était avant tout de nous faire sourire, pas forcément de nous amener à réfléchir sur la meilleure façon de changer le monde. Pour tout dire le contraire eut été un peu prétentieux !

Je referme ce bouquin (ou plutôt ma liseuse) plutôt satisfait de cette découverte, mais pas transcendé ; j’en espérais davantage, peut-être trop.

MON VERDICT

 

 
3 Commentaires

Publié par le 9 novembre 2018 dans Bouquins

 

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