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Archives de Tag: Auto-édition

[BOUQUINS] Claudine Touchemann – Le Petit Carton Blanc

AU MENU DU JOUR

C. Touchemann - Le petit carton blanc

Titre : Le Petit Carton Blanc
Auteur : Claudine Touchemann
Editeur : Auto-édition
Parution : 2013
Origine : France
418 pages

De quoi ça cause ?

Amélie est mariée et a deux jeunes enfants, mais elle cache aussi un lourd secret : 20 ans plus tôt, elle a abandonné un fils qu’elle venait de mettre au monde. Et aujourd’hui Amélie regrette d’avoir déposé une carte dans cette bicoque du passé, une carte par laquelle elle invite ce fils inconnu à la contacter.
Quand Luc, le fils abandonné, débarque dans la vie d’Amélie, c’est mû par un instinct de vengeance et de destruction…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce qu’il a été l’heureux élu d’un certain Book Club mal famé que je fréquente assidûment sans le moindre remords.
Parce que c’est un roman auto-édité et que l’auto-édition mérite le soutien (et la reconnaissance) des lecteurs.

Ma chronique

Je reconnais sans honte que j’ai abordé ce bouquin à reculons, pas franchement ma tasse de thé ce genre d’histoire, mais soyons fou, tentons le coup !

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce bouquin et moi ce ne fût pas le coup de foudre ! Les débuts ont même été plutôt laborieux (la faute à des lourdeurs de style, un abus de patois picard et à une histoire qui s’annonçait sans grande originalité). Je n’étais pas sûr de finir le roman (et encore moins de lire les deux tomes suivants, les trois constituant la trilogie Luc, Graine De Prison), mais j’ai tout de même décidé de persévérer.

Si les personnages peuvent paraître un tantinet « clichés » ils sont toutefois crédibles et plus ou moins attachants. Certes Luc est une tête à claques, mais ça ne l’empêche de balancer à la gueule de sa génitrice ses quatre vérités. Il n’en reste pas moins que j’ai souvent eu l’impression de tourner en rond (l’image qui me vient en tête est celle du serpent qui se mord la queue).

Heureusement qu’il y a Marie-Reine, la voisine au grand coeur. Toujours prête à rendre service, mais pas toujours facile à comprendre, car la bonne vivante aime s’exprimer en allégories. Des propos imagés qui demandent parfois beaucoup d’imagination pour être traduits en français facile…

Quand soudain, surgit un aigle noir… Coupez ! Je reprends.

Quand soudain, surgit Kyu le Nippon aux yeux d’émeraude. Il faut attendre le chapitre 24 (sur les 90 que compte ce roman) pour que le gars fasse son entrée sur scène. Une entrée plutôt fracassante, surtout pour Luc !

Avec l’arrivée de Kyu le roman trouve enfin cette flamme qui lui faisait défaut jusqu’alors, un second souffle salvateur qui tombe à point nommé (sans lui c’est le bouquin qui me serait tombé des mains… c’eût été dommage pour ma liseuse). Le récit prend alors une dimension initiatique, un long et difficile parcours vers la rédemption avec, à la clé, si tout se passe comme prévu, une métamorphose, pour ne pas dire une renaissance.

Il m’a fallu deux jours pour lire les 23 premiers chapitres, lecture ponctuée de nombreuses pauses. J’ai lu les 67 chapitres suivants dans le même laps de temps, ne lâchant le bouquin que pour répondre aux obligations professionnelles et personnelles.

L’intrigue est intéressante, avec un véritable enjeu à la clé. Le ton sonne juste (même si quelques lourdeurs persistent). Les personnages s’enrichissent au fil des chapitres.

Je craignais un final en forme de cliffhanger, mais il n’en est rien. Ce premier tome clôt un chapitre de l’histoire des personnages ; je ne sais pas ce qui leur réserve la suite, mais je compte bien le découvrir… Mais pas tout de suite, de nombreux titres de la rentrée littéraire 2017 me font de l’oeil, certains chahutent même déjà dans mon Stock à Lire Numérique.

Il faut dire qu’il y a du beau monde au portillon : Gilles Legardinier, Olivier Norek, Bernard Werber, Jo Nesbo, Dan Brown… et bien d’autres à venir. Devant une telle déferlante, je ne sais par où commencer.

MON VERDICT

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Publié par le 9 octobre 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Céline Barré – Le Vieux Qui Voulait Tuer Le Président

C. Barré - Le Vieux qui voulait tuer le PrésidentMalgré un Stock à Lire Numérique qui déborde, je ne refuse jamais une lecture à la demande d’un(e) auteur(e), surtout quand il s’agit de promouvoir l’auto-édition. Et plus encore quand je connais l’auteur(e) et apprécie son travail, dans ce cas-là je n’hésite pas à bousculer mon programme (qui il est vrai, est souvent bancal et fluctuant au gré de mes humeurs). C’est exactement ce que j’ai fait quand Céline Barré m’a proposé de lire et chroniquer son troisième roman, Le Vieux Qui Voulait Tuer Le Président.
Pour Théodore De La Morne, septuagénaire et de surcroît aristo sans le sou, la réélection de Francis Ollanzi à l’Élysée est aussi incompréhensible qu’inacceptable. Pour lui la solution s’impose d’elle-même : pour l’empêcher de nuire, il faut tuer le nuisible ! Théodore a bien conscience qu’il ne peut mener seul un pareil projet, il lui faut trouver et surtout convaincre des complices de confiance…
Si vous connaissez les précédents romans de Céline Barré (Quel Pétrin ! et Péril Au Fournil !) vous ne serez pas surpris de retrouver des personnages connus (l’intrigue démarre à Tresville, petit village dont les lecteurs de la première heure connaissent quasiment tous les habitants) et un projet un peu (beaucoup) insensé. Si vous ne connaissez pas les Trevillois(es), je vous encourage vivement à vous procurer ces romans : chaque lecture vous assurera une cure de bonne humeur bienvenue !
Le lecteur averti retrouvera avec plaisir un humour qui flirte parfois avec l’absurde tant les situations dans lesquelles se retrouvent parfois les personnages sont improbables. Bons mots garantis aussi dans les échanges entre des individus parfois antagonistes et très souvent en total décrochage d’avec la réalité. Sourires, rires et fous rires sont assurés au fil des pages.
Céline Barré joue habilement avec les différents registres de l’humour, pour notre plus grand plaisir. Ce qui ne l’empêche pas d’aborder, avec une apparente légèreté, des sujets plus sérieux (l’amitié, la vieillesse, la maladie…). Le lecteur pourra s’y attarder et y réfléchir, ou pas…
Une plume certes efficace pour titiller les zygomatiques des lecteurs mais aussi très agréable à lire par la richesse de son vocabulaire et son style. On a le fond et la forme pour le même prix, ce serait dommage de ne pas en profiter !
Cerise sur le gâteau, au fil des pages vous relèverez certainement quelques clins d’oeil vers des personnages qui vous feront immanquablement penser à quelqu’un… mais comme vous les savez déjà certainement : « toute ressemblance etc… » (j’avoue fortuitement avoir eu un faible pour Gilles le jardinier, ancien écrivain reconverti dans le jardinage à l’Élysée).
Si le choix de la couv’ vous surprend, je peux vous assurer qu’il n’y là rien de fortuit, l’explication viendra en temps et en heure.

MON VERDICT

 
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Publié par le 7 mars 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Sosthène Desanges – Le Chant Du Mana

S. Desange - Le Chant du ManaCe n’est pas tous les jours que l’occasion m’est donnée de chroniquer un bouquin 100% Made in NC, si en plus l’histoire est fichtrement bien foutue et que l’auteur est un pote alors vous comprendrez que cette chronique me tient particulièrement coeur. Au menu du jour, Le Chant Du Mana, le second tome de fantasy océanienne Ash & Vanille signée Sosthène Desanges.
Ash, Vanille, la Méduse (la petite sorcière), Kaahl (le crâne) et Boulba (le poypoy) ont quitté le Lézard pour se lancer à la poursuite de l’homme au masque et ses géants. Leur périple les mène, presque malgré eux, aux abords des côtes interdites de Bagaskoro…
Le décor ayant été planté dans le premier tome, l’auteur peut nous plonger directement au coeur de l’action. Et tant qu’à faire autant faire monter la pression crescendo, du coup on le droit à un démarrage en douceur (mais sans le moindre temps mort), mais il ne faudra pas longtemps à la machine pour se mettre en branle et trouver un rythme de croisière soutenu. Heureusement quelques pauses sont bienvenues pour permettre au lecteur de reprendre son souffle, profitez-en car ça repart de plus belle au redémarrage. Une mécanique bien rôdée qui s’emballe (et nous emballe en même temps) sans jamais dérailler.
Il faut dire aussi qu’entre le premier et le second tome le bébé a bien grossi puisqu’on passe de 392 pages à 560. On va dire que c’est pour ça qu’il s’est autant fait désiré !
Comme vous pouvez le supposer en quittant le Lézard nos aventuriers vont vers de nouvelles rencontres, certaines amicales, d’autres nettement moins sympathiques… avec bien sûr, en toile de fond, la menace du Masque.
Là encore ça commence plutôt bien et en douceur (toute relative, demandez à Boulba ce qu’il en pense) avec les Hanova, le Peuple du Vent. Une tribu nomade qui vit sur l’eau, sous la protection (et la coupe) de Bagaskoro et sa puissante souveraine ELLE (il faudra se montrer patient pour apprendre son nom).
Et effectivement ça se corse quand Ash pénètre le territoire interdit de Bagaskoro pour aller récupérer Boulba. On y découvre une société hiérarchisée limite dictatoriale avec au sommet de l’échelle, la reine, puis ses Arii-Oï (8 soldats d’élite), leurs Otiore (leurs troupes) et enfin les autres qui ont essentiellement le droit de fermer leur gueule. On pourrait ajouter, tout en bas de l’échelle, tout ce qui est extérieur à Bagaskoro (dont nos sympathiques Hanova).
Afin de laisser intact le plaisir de la découverte, je ne m’étalerai pas davantage sur les nouvelles rencontres qui attendent nos aventuriers. Outre les Hanova, j’ai particulièrement aimé un Arii-Oï qui ne manque pas de verve et des cailloux pleins de sagesse (si, si, vous avez bien lu). Difficile aussi de rester insensible à la personnalité mystérieuse et envoûtante de la reine de Bagaskoro.
Concernant notre petit groupe initial, Sosthène parvient à éviter l’écueil du meneur/suiveurs (un personnage mène la danse, les autres se contentent de suivre le mouvement). Si l’essentiel de l’action est le fait d’Ash, les autres ne sont pas pour autant laissés pour compte, tous auront un rôle important à jouer et/ou un choix décisif à faire à un moment ou à un autre de l’intrigue.
Au fil des pages, nous en apprendrons davantage sur les origines de la Méduse et Kaahl consentira enfin à nous livrer son histoire.
Une intrigue riche en surprises et rebondissements, en alliances et trahisons, qui saura vous tenir en haleine jusqu’au clap de fin (à l’issue d’un combat dantesque). Un tome plus sombre que le précédent mais toujours parsemé, çà et là, de touches d’humour permettant de relâcher la pression.
L’univers imaginé par Sosthène se densifie, son intrigue évolue vers de nouvelles pistes et de nouveaux questionnements. En refermant ce bouquin ma principale question reste : bon alors ce tome 3, c’est pour quand ?
J’ai été à fond dans l’histoire de la première à la dernière page, même les quelques contraintes techniques que je me suis imposées (voir aparté) ne m’ont pas empêché de me régaler pleinement.

MON VERDICT
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Ma chronique du tome 1 : Les Guerriers Du Lézard
Tête à tête (virtuel) avec Sosthène Desanges

Aparté technique

Sosthène n’ayant pas prévu de version numérique je me suis proposé pour lui en préparer une, à titre gratuit cela va de soi, avec comme base de travail un fichier Word (exporté depuis InDesign). En me basant uniquement sur mes (maigres) connaissances techniques et le logiciel Sigil (freeware), après conversion au format epub, j’ai repris le code afin de peaufiner la mise en page en vue d’optimiser la lecture.
Du coup, comme je suis un tantinet maso, je me suis porté volontaire (et bénévole) pour la réalisation des tomes suivants. Bon OK la démarche n’est pas totalement désintéressée, il s’agit aussi pour moi d’avoir la saga complète en doublon papier/numérique.

Quand on aime on ne compte pas, du coup je me suis aussi improvisé correcteur multitâches (orthographe, grammaire et typographie). L’occasion de me rendre compte que c’est un vrai travail qui exige des outils plus pointus que le classique correcteur de Word (je ne m’en étais jamais rendu compte mais ce truc est une passoire). Heureusement que j’avais Antidote (version 8) en renfort, ça m’a grandement simplifié la tâche, même si ça demande (au vu de mon niveau en français littéraire) pas mal de contrôles sur Internet afin de filtrer les faux positifs (des fautes qui n’en sont pas).

J’avoue que c’est un double challenge sur lequel je me suis bien éclaté… tout en ayant l’humilité de reconnaître que mon fichier final n’est certainement pas irréprochable.

 
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Publié par le 2 mars 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Blanche Monah – La Cage Dorée

X-rated

B. Monah - La cage doréeNouvelle escale dans le monde de l’auto-édition, avec en prime un roman érotique. la chose s’appelle La Cage Dorée et est signée Blanche Monah (voir son blog).
Heather Delacroix, jeune femme de bonne famille et des beaux quartiers, entre au Studio Brastow comme stagiaire. Immédiatement Ousmane Villon, dit Phénix, un des photographes du studio, la prend en grippe ; elle représente en effet tout ce qu’il déteste. Mais il ignore que sous ses airs hautains et son apparence froide se cache un terrible secret…
L’avertissement au lecteur promet des « scènes de violence psychologique et physique intenses« , et sur ce point il est vrai que l’on est servi. A tel point que par moment le roman se lit presque comme un thriller psychologique.
Pour un premier roman Blanche Monah fait un choix audacieux avec un sujet qui risque de choquer, voire même dégoûter certains lecteurs. Je ne parle pas du fait d’avoir opté pour un récit érotique, il faut vivre avec son temps, c’est un genre littéraire à part entière ; mais plutôt de la relation entre Heather et son père, qui traite sa fille comme un jouet sexuel dont il use et abuse sans vergogne depuis des années.
Ce qui m’améne tout naturellement à faire un tour d’horizon des personnages, en commençant bien entendu par Heather. Je sais qu’une relation de domination/soumission peut être ravageuse sur le long terme mais j’avoue que par moment sa résignation m’a davantage fait enrager (envie de meurtre ? Presque) qu’autre chose. Du coup j’ai eu un peu de mal à éprouver de l’empathie pour elle.
J’ai par contre beaucoup aimé le personnage de Phénix, sous ses apparences de gros dur il y a un petit coeur qui bat… Du coup il va tout faire pour essayer de sortir sa « princesse » des griffes de ses bourreaux. Un personnage déterminé qui ne se laisse pas abattre à la moindre contrariété (sacré contraste rapport à Heather).
Puis il y a Arnaud, le père d’Heather, et Jérôme, collègue de Arnaud et futur gendre désigné d’Heather. Est-il besoin de s’attarder sur de pareilles ordures ? Pas un pour racheter l’autre, on aimerait tant les voir souffrir et agoniser longtemps, très longtemps…
Vous l’aurez sans doute compris, le titre fait référence à l’existence même d’Heather, vu de l’extérieur ça semble idyllique, mais de l’intérieur c’est une véritable prison pour la jeune femme.
Le style est agréable, la lecture fluide. Au fil des chapitres l’auteure donne la parole à ses personnages qui raconte l’histoire selon leur propre point de vue. Peut être encore quelques erreurs de jeunesse çà et là mais globalement j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman. Mais je confirme l’avertissement de l’auteur : à ne pas mettre entre toutes les mains !

MON VERDICT
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J’ai toujours affirmé que je serai plus tolérant concernant la mise en page et la typographie d’un ouvrage auto-édité que s’il s’agissait d’un bouquin qui sortirait d’une grande maison d’édition (ils n’ont pas la même logistique entre la rédaction et la publication). Mais en l’occurrence le bouquin aurait besoin d’une sérieuse reprise en main, ne serait-ce que pour corriger le « visuel ». Après deux chapitres lus je suis passé en mode Sigil pour harmoniser l’ensemble (et tant que j’y suis alléger et uniformiser le code).
Certes le fichier que j’ai lu est un epub converti à parti du fichier Kindle, mais un rapide coup d’oeil à la page du blog permet de constater que cette manipulation n’explique pas tout. Je citerai en vrac et sans être exhaustif :
– Parfois le début du paragraphe est en retrait, d’autres fois non
– De nombreux tirets simples débutent les dialogues alors que par ailleurs ils sont identifiés par des tirets semi-cadratin)
– Toujours dans les dialogues : pas d’espace entre le tiret et le début du dialogue
– D’un chapitre à l’autre la police change de taille sans respecter la moindre logique

Je n’entends pas critiquer pour le plaisir de critiquer mais avec ces remarques j’espère apporter aux auteurs quelque chose de constructif pour leur permettre de proposer aux lecteurs un travail aussi abouti que faire se peut. Je n’ai aucunement tenu compte de ces petits soucis techniques dans ma notation.

Chers auteurs indépendants, je sais que Amazon est une plate-forme qui facilite grandement la diffusion de votre travail mais le monde de la lecture numérique ne s’arrête pas à la Kindle et son format propriétaire. Si vous en avez la possibilité n’hésitez pas à diffuser vos romans au format epub (via 7switch par exemple), vous toucherez ainsi un public plus large.
Convertir un fichier azw (Kindle) en epub permet d’outrepasser cette contrainte, mais la manipulation n’est pas forcément à la portée de tous les lecteurs (les plus curieux trouveront aisément un tuto sur Internet). Les plus maniaques pourront peaufiner le travail avec Sigil afin de « nettoyer » le code.

 
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Publié par le 17 janvier 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Morgan of Glencoe – Si Loin Du Soleil

M. of Glencoe - Si loin du soleilC’est Elen Brig Koridwen qui m’a incité à lire ce roman écrit et auto-édité par un(e) de ses protégé(e)s sous le pseudonyme de Morgan of Glencoe. Premier opus d’une série intitulée La Dernière Geste, Si Loin Du Soleil est un roman qui mêle adroitement les genres.
Le monde moderne est dirigé d’une main de fer par une Triade composée du Royaume de France, l’Empire du Japon et le Sultanat Ottoman. Quand Yuri découvre que son père, ambassadeur du Japon en France, veut faire d’elle la promise du Dauphin ; elle décide de fuir cet avenir tout tracé qui ne lui correspond pas et trouve refuge auprès des Gens des Egouts, une communauté de parias où cohabitent, sur le même pied d’égalité, tous ses membres…
Difficile de proposer un pitch succinct de ce roman tant il est riche, et se densifie encore et encore au fil des chapitres (sans jamais embrouiller le lecteur). On serait de prime abord tenté de le classer comme une uchronie, l’intrigue se déroule dans notre monde mais avec une Histoire bien différente (voire même à la limite de la dystopie tant ce nouveau monde est pourri). Mais voilà dès les premières pages on croise des fées, bientôt rejointes par d’autres créatures magiques… Fantasy ? Fantastique ? Un roman susceptible de rentrer dans bien des tiroirs mais n’obéissant à aucun univers prédéfini.
Chaque composante de la Triade adopte un régime de type monarchie absolue, les nobles ont tous les droits, les classes inférieures celui de se taire et de travailler. Quant aux créatures magiques elles sont purement et simplement considérées comme des abominations, la pire de toute étant incontestablement la fée (voilà qui devrait plaire à Stelphique).
Mais même au sein de la noblesse tout le monde ne naît pas sur le même pied d’égalité, ainsi les femmes se doivent d’être soumises, d’abord au père, puis au mari. Nombre d’activité leur sont ainsi interdites.
C’est cet aspect des choses que l’on découvre via le personnage de Yuri, fille d’ambassadeur, intelligente mais l’esprit encombré des multiples mensonges et autres contre-vérités que lui ont inculqué son éducation. A ce titre plus d’une fois vous aurez envie de la prendre et de lui éclater la tronche à coup de parpaing tellement elle se montrera hautaine (rassurez-vous ça ne durera qu’un temps).
Heureusement face à cette noblesse autoritaire et hautaine et toute leur clique de serviles serviteurs en tout genre, il y a ceux qui n’obéissent pas au système. La première rencontre de Yuri avec ces esprits libres se fera à bord de l’Orient Express, lors du voyage qui la conduira à Paris ; le Rail est en effet une société totalement indépendante de la Triade, et son personnel (Les Fourmis) n’obéissent qu’à leur capitaine. Et il s’avérera très vite que la capitaine de la rame n°5 n’est pas du genre à se laisser emmerder.
Mais le top du top reste les Gens de l’Egout, la communauté qui prendra Yuri sous sa protection après sa fuite. Elle découvrira alors que les humains et les créatures magiques peuvent cohabiter en parfaite harmonie. Et ce n’est que le début de ses surprises et désillusions, elle aura heureusement le réflexe de se débarrasser de ses préjugés même si ça ne fera pas en un claquement de doigts (à sa décharge elle énormément de trucs à découvrir en un temps réduit). L’auteur nous délivre ainsi une ode à la tolérance, au respect et à l’égalité, sans mièvrerie et sans pragmatisme, c’est juste parfaitement intégré à son intrigue.
Au fil des chapitres on croisera de nombreux personnages hauts en couleurs et tous plus attachants les uns que les autres. A commencer bien entendu par Bran, une Selkie (la pire espèce de fées d’après les enseignements du Yuri) qui s’est portée volontaire pour être son guide, entre l’humaine et la fée se nouera une improbable mais solide relation d’amitié. Mais il y a aussi Pyro, un jeune Feu Follet débordant d’énergie et vouant une admiration sans faille à Bran. Sir Edward Longway, le fondateur de la communauté, et bien d’autres que je vous laisse découvrir…
Bref l’auteur déploie une imagination incroyable pour nous plonger en immersion au sein de son univers, et ça fonctionne à merveille, j’ai tout de suite accroché, pour ne plus lâcher le bouquin avant de le refermer (520 pages lues en deux jours… et encore parce qu’il fallait bosser, sinon je me le serai fait en lecture continue). Il faut dire aussi que Morgan of Glencoe ne nous laisse pas vraiment le temps de souffler, nous imposant un rythme survitaminé (surtout dans les derniers chapitres).
Une intrigue totalement maîtrisée, des personnages mitonnés aux petits oignons, une écriture d’une grande fluidité. Ce premier opus est une totale réussite, j’ai hâte de découvrir la suite (tome annoncé pour le printemps 2017).
Un coup de coeur amplement mérité pour un roman qui tient toutes ses promesses et va même au-delà. Merci à Elen pour cette suggestion plus qu’appréciée, et merci à Morgan pour ce moment d’évasion haut de gamme.

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

 
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Publié par le 23 novembre 2016 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Paul Clément – Creuse La Mort

P. Clément - Creuse la mortEncore un jeune auteur auto-édité qui m’aura poussé à chambouler mon programme de lecture. Le coupable n’est autre que Paul Clément qui vient de publier son second roman Creuse La Mort.
Fred est père et un mari comblé. Certes il ne s’épanouit pas vraiment au boulot mais ça fait bouillir la marmite. Un matin il découvre un trou dans son jardin, un trou qui ressemble étrangement à une tombe. Il a beau la reboucher, tous les matins la tombe le nargue à nouveau. Intrigué, puis effrayé, Fred est convaincu qu’une menace sérieuse plane sur sa famille, il va tout mettre en oeuvre pour protéger les siens…
Avec son premier roman, Les Décharnés, Paul Clément avait réussi le pari fou de proposer une histoire de zombie qui parvient à tirer son épingle du jeu dans un genre des plus fécond du moment. Pour son second roman il aurait pu rester dans sa zone de confort (les zombies, au cas où vous auriez perdu le fil), je suis même persuadé qu’il aurait pu nous surprendre de nouveau ; mais au lieu de céder à la facilité l’auteur a préféré tâter un terrain nouveau. Certes on reste dans le domaine du fantastique, mais je définirai son roman comme un thriller psycho-horrifique.
Psycho pour psychologique, car indéniablement la psychologie des personnages tient une place essentielle dans cette intrigue. Est-ce que Fred est le seul à percevoir cette menace ou, au contraire, est-ce qu’il sombre inexorablement dans la paranoïa et la folie ? Voilà une question que le lecteur se posera plus d’une fois au fil des chapitres.
Mais la psychologie intervient aussi dans les relations entre Fred et son entourage. A commencer par son épouse Renée, et leur petite fille, Emma ; toutes deux passeront par bien des états émotionnels face à un comportement pas toujours des plus rationnels de leur mari et père. Mais aussi avec Eric, le frère de René, policier de son état qui doute de plus en plus de l’équilibre mental de son beau frère. Enfin avec Pierrick, son patron, un gros blaireau macho et misogyne qui fera les frais de trop plein de rancoeur étouffée.
Horrifique parce que la réalité dépassera tout ce que l’on pouvait imaginer. Si les personnages étaient déjà malmenés avant que la vérité ne se révèle, les choses iront dès lors de mal en pis. Et croyez moi, paul Clément ne manque pas d’imagination quand il s’agit d’en faire baver ses personnages.
De part son ambiance Creuse La Mort m’a souvent fait penser à La Peau Sur Les Os de Richard Bachman (Stephen King pour ceux qui auraient passer les dernières décennies sur une autre planète). Certes les deux intrigues sont radicalement différentes mais on y retrouve la même tension psychologique. J’espère que Paul ne m’en voudra pas de le comparer au King.
Vous l’aurez compris ce second roman est une réussite à tous points de vue. J’espère vous avoir donné envie de découvrir ce qui se cache derrière les mystérieux fossoyeurs de Paul Clément. Pour ma part il va sans dire que je serai fidèle au poste pour le prochain roman.

MON VERDICT
jd5Coup de Coeur

 
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Publié par le 7 octobre 2016 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Frédéric Clémentz – Le 13e Cantique

F. Clémentz - Le 13e CantiqueAvec Le Serment Du Passeur, son premier roman, Frédéric Clémentz m’avait déjà fait forte impression, autant vous dire que je guettais avec impatience son second roman. Au point d’ailleurs de chambouler mon programme de lecture dès que l’auteur (que je remercie chaleureusement) me l’ait parvenir, me précisant que pour Le 13e Cantique il s’était vraiment donné à fond.
Cela fait deux mois que Maria et Lone attendent et espèrent le soir de L’Evénement, plus qu’une journée à patienter, demain elles pourront peut être enfin quitter PN1. Mais pour aller où ? Souvent on sait ce qu’on perd, mais l’incertitude plane sur ce qu’on gagne…
Vous proposer un pitch rapide de ce roman n’est pas un exercice facile, soit on prend le risque d’en dire trop et casser l’effet de surprise, soit on s’égare sur différentes pistes au risque de se montrer plus qu’évasif. Dans ces cas là je laisse la place au feeling, ne pas trop réfléchir, écrire comme ça me passe par la tête.
Pour un jeune auteur, auto-édité qui plus est, le cap du deuxième roman est bien souvent décisif pour la suite de sa carrière littéraire. Les plus frileux joueront la carte de la prudence en conservant un style proche de celui du premier roman (surtout si celui-ci a plutôt fait forte impression auprès de ses lecteurs), les plus audacieux n’hésiteront pas à se remettre en question ; c’est incontestablement à cette seconde catégorie qu’appartient Frédéric Clémentz. Le 13e Cantique n’a strictement rien à voir avec Le Serment, il explore une autre facette du thriller, ose une autre approche, et pimente même son intrigue d’un soupçon de fantastique.
L’auteur vous propose un thriller totalement original, tant par son intrigue à proprement parler que son approche de ladite intrigue. C’est un véritable roman gigogne que vous aurez entre les mains, un puzzle dont les pièces semblent sorties de boites différentes, sans rapport les unes avec les autres. Cà et là pourtant, au fil des pages, certaines pièces finissent par s’assembler tout naturellement mais il reste des zones d’ombre que l’on a du mal à combler. Frédéric ne laisse rien au hasard, toutes les questions trouveront leur réponse, tout finira par s’imbriquer comme une évidence.
Au fil des chapitres vous découvrirez l’histoire de Lone et de Maria, chacune racontant son parcours avec ses mots… et ses silences. On n’en finira pas de se triturer les méninges pour essayer de combler les vides laissés par les non-dits. Si elles ont suivi chacune un parcours différent avant de se trouver au PN1, il n’en reste pas moins une certaine cohérence. Mais quel rapport ont-elles avec Ricardo Bocqueda ou encore Raymond Segrettin ? Quel est le lien entre Ricardo et Raymond ? Les neurones n’ont pas fini de chauffer pour essayer de répondre à toutes ces questions. Et quand on découvre les réponses on n’a envie de se frapper le front en braillant : « Bon sang, mais c’est bien sûr ! ».
Même si on ne sait pas toujours où on va mettre les pieds, on y va au triple galop. J’ai littéralement dévoré les chapitres, totalement embarqué par l’intrigue et les personnages, et surtout crevant d’impatience de découvrir les fins mots des histoires.
A la fin de son roman l’auteur remercie ses lecteurs en ces termes :
« J’espère que ce thriller vous a emmené loin, très loin le temps d’une histoire.
Cette histoire vous a sans doute bousculé, dérouté, dérangé peut-être.
Tant mieux.
Un livre, il faut aussi que ça cogne,que ça hurle, que ça se mette en danger.
Et bien sûr que ça caresse, que ça tutoie la beauté, que ça s’installe dans le cœur. »
Pour répondre à tes espoirs :
– Oh que oui, tu m’as emmené très très loin. Parfois si loin que je ne savais plus vraiment où j’étais, mais je t’ai suivi aveuglément. Et tu as répondu à toutes mes attentes, et bien au-delà.
– Oui tu as réussi à me bousculer et à me dérouter, plus d’une fois même ! Dérangé ? Jamais, je t’ai fait confiance, comme tu m’as fait confiance.
– Oui ton bouquin cogne, gueule et se met en danger. Tu écris avec les tripes, le coeur et l’âme et ça se ressent dans chacune des phrases que tu couches sur le papier. Et lecteur passionné ne peut qu’aimer lire un auteur passionné.
– Et oui ça nous chauffe le coeur… après coup, avec un peu de recul. Pendant on serait amené à penser que l’espoir n’a pas sa place dans ton intrigue, mais la fin laisse percer une lueur. Du moins c’est ce que j’ai envie de croire. Le second effet Kiss Cool !
Merci pour ce bouquin, tu as transformé l’essai haut la main. Je t’attends de pied ferme pour le prochain… En attendant c’est avec grand plaisir que je te décerne un nouveau coup double.

MON VERDICT
jd5Coup double

 
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Publié par le 4 octobre 2016 dans Bouquins

 

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