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Archives de Tag: Albin Michel

[BOUQUINS] Eric-Emmanuel Schmitt – La Vengeance Du Pardon

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E.E. Schmitt - La vengeance du pardon

Titre : La Vengeance Du Pardon
Auteur : Eric-Emmanuel Schmitt
Editeur : Albin Michel
Parution : 2017
Origine : France
336 pages

De quoi ça cause ?

Quatrième de couverture :

Quatre destins, quatre histoires où Eric-Emmanuel Schmitt, avec un redoutable sens du suspens psychologique, explore les sentiments les plus violents et les plus secrets qui gouvernent nos existences.
Comment retrouver notre part d’humanité quand la vie nous a entraîné dans l’envie, la perversion, l’indifférence et le crime ?

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Pour les mêmes raisons qui m’ont poussé à choisir le roman d’Amélie Nothomb avant lui :
– L’envie de me plonger dans cette rentrée littéraire en sortant de ma zone de confort, en privilégiant à la fois la littérature générale, mais aussi la littérature française.
– Parce que j’ai lu un précédent roman d’Eric-Emmanuel Schmitt (Oscar Et La Dame Rose) et qu’il m’avait fait forte impression à l’époque.

Ma chronique

Avec ce bouquin j’aurai tendance à dire que je sors doublement de ma zone de confort, non seulement on est bien loin du genre polar / thriller, mais en plus c’est un recueil de nouvelles (un genre que je n’affectionne pas particulièrement). Et pourtant, force est de reconnaître que je ne regrette pas ce double écart.

Quatre récits de longueur variable qui ont comme point commun le pardon, abordé dans différents contextes et pas toujours dans le sens noble du terme. Autant dire que les relations humaines sont au coeur de chacun de ces récits.
Ici le pardon et son contraire se joueront tour à tour dans le cercle familial (Les Soeurs Barbarin et Madame Butterfly), entre une mère et l’homme qui a assassiné sa fille (La Vengeance Du Pardon), ou encore entre un vieil homme, une petite fille, Le Petit Prince et le poids du passé (Dessine-Moi Un Avion).

Quatre histoires qui seront magistralement sublimées par l’écriture d’Eric-Emmanuel Schmitt. Avec un tel talent, pas besoin d’en faire des tonnes pour nous communiquer des émotions. Du coup ça nous fait un ensemble plutôt cohérent et très agréable à lire.

Dès les premières lignes de chacun de ces récits, on entre en totale immersion dans leur contexte et en osmose avec les personnages.

Si j’ai trouvé le final des trois premières nouvelles franchement prévisible, ça ne m’a pour autant gâché le plaisir de la lecture. Et puis je reconnais volontiers que j’ai été totalement pris de court par la fin de la dernière.

Comme pour confirmer ce que je viens d’énoncer, cette dernière nouvelle n’est pas ma préférée. Même si elle n’en demeure pas moins bien écrite et agréable à lire, c’est celle que j’aie le moins appréciée. Mon coup de coeur va sans hésitation à La Vengeance Du Pardon, la seconde place de mon podium personnel étant occupée par Les Soeurs Barbarin.

J’ai pris beaucoup de plaisir avec cette double escapade sur les sentiers de la littérature générale, mais il est temps pour moi de rejoindre la face obscure des thrillers. Le cinquième tome de la saga Millénium me réclame !

MON VERDICT

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Publié par le 14 septembre 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Amélie Nothomb – Frappe-Toi Le Coeur

AU MENU DU JOUR

A. Nothomb - Frappe-toi le coeur

Titre : Frappe-Toi Le Coeur
Auteur : Amélie Nothomb
Editeur : Albin Michel
Parution : 2017
Origine : France
180 pages

De quoi ça cause ?

1971. Marie, 19 ans, est la plus jolie fille de la ville, elle le sait et se régale de la jalousie qu’elle suscite chez les autres filles de son âge. C’est d’ailleurs ce qui la pousse à sortir avec Olivier, le plus beau garçon de la ville, qui s’empresse de répondre à ses avances. Marie pensait avoir toute la vie devant elle, elle se trompait…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Pour me mettre dans le bain de la rentrée littéraire 2017 en sortant de ma zone de confort.
Parce que j’ai lu un Amélie Nothomb (Les Catilinaires) il y a fort fort fort longtemps et que, bien qu’ayant apprécié le bouquin, je n’ai jamais renouvelé l’expérience.

Ma chronique

En lisant mon pitch il serait tentant de penser que le personnage central du roman est Marie, mais il n’en est rien (même si elle occupe un rôle clé dans l’histoire). Disons qu’il est difficile de proposer un synopsis qui n’en révèle pas trop sur le contenu du roman.

J’aurais aussi pu faire un simple copier-coller de la quatrième de couverture : « Frappe-toi le coeur, c’est là qu’est le génie » Alfred de Musset.

Moins de 200 pages, soit à peine deux heures de lecture, ça peut sembler court pour faire passer des émotions, mais Amélie Nothomb parvient dès les premières lignes à toucher le lecteur en plein coeur et surtout elle maintiendra la même intensité émotionnelle jusqu’au dernier mot du roman.

La plume de l’auteur s’avère non seulement d’une redoutable efficacité, mais c’est aussi que du bonheur à lire. Sans fioritures, ni chichis, elle va à l’essentiel pour vous frapper le coeur, vous régaler les neurones et faire briller vos yeux.

Un roman dominé par de fortes personnalités féminines (par ordre d’apparition : Marie, Diane, Elisabeth et Olivia) qui aborde des thèmes forts, tels les relations mères-filles, l’amour, l’amitié, la jalousie… Court, mais intense, quitte à me répéter.

Vous suivrez ces femmes au fil des ans, de 1970 à 2007, sans jamais quitter cette ville de province. Et les hommes, vous demanderez-vous peut-être ? Grosso modo il n’y en a qu’un, Olivier. Les autres font plus ou moins office de figurants.

J’ai toujours plus de difficultés à rédiger mes chroniques quand je dois parler de romans courts. Plus encore avec celui-ci tant je ne veux surtout pas trop en dire afin de laisser aux futurs lecteurs le plaisir de la découverte. Il est des romans pour lesquels cette préoccupation est essentielle, Frappe-toi le coeur est indubitablement de ceux-ci.

Je terminerai donc en citant ces quelques vers d’Alfred de Musset :

« Ah ! frappe-toi le coeur, c’est là qu’est le génie.
C’est là qu’est la pitié, la souffrance et l’amour ;
C’est là qu’est le rocher du désert de la vie. »

MON VERDICT

 
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Publié par le 9 septembre 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Justin Cronin – La Cité Des Miroirs

AU MENU DU JOUR

J. Cronin - La Cité des Miroirs
Titre : La Cité Des Miroirs
Auteur : Justin Cronin
Editeur : Robert Laffont
Parution : 2017
Origine : USA (2016)
816 pages

De quoi ça cause ?

Les Douze et leurs multitudes ont été vaincus, l’humanité peut commencer à se reconstruire. Mais le prix à payer a été fort, le sacrifice d’Amy ne fait aucun doute pour les survivants. Mais la menace virule n’est pas complètement éradiquée, dans l’ombre de sa tanière, le Zéro attend son heure. L’heure de se venger du genre humain…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est la suite et fin de la trilogie Le Passage. Trilogie que de nombreux adeptes de la littérature post apocalyptique mettent sur le même piédestal que Le Fléau de Stephen King ! Excusez du peu…
Pour ceux qui, comme moi, ont lu les précédents tomes au moment de leur parution (respectivement en 2011 et 2013), il aura fallu patienter 4 ans avant de découvrir la conclusion de la saga.

Ma chronique

Quatre ans c’est long. C’est aussi beaucoup de bouquins lus et chroniqués, largement de quoi oublier des pans entiers de l’histoire. Justin Cronin a le bon goût de commencer son roman par un prologue qui nous rappelle les grandes lignes de l’intrigue développée dans les deux précédents romans.

Difficile toutefois de reprocher cette longue attente à Justin Cronin quand on sait que, quelques semaines avant son cinquantième anniversaire, il a appris qu’il avait un cancer. Forcément l’écriture est passée en second plan, l’auteur préférant mobiliser ses forces pour lutter contre la maladie… et vaincre ce foutu cancer !

L’histoire commence trois ans après l’anéantissement des Douze, trois années sans attaque de viruls. On retrouve des personnages connus dans des situations nouvelles. Justin Cronin prend son temps pour poser les éléments de son intrigue. C’est calme, très calme… mais jamais ennuyeux. Le calme avant la tempête ?

Tempête plus ou moins annoncée à la fin de la première partie. Mais il faudra patienter, car la seconde partie nous fait faire un bond en arrière, dans le monde d’avant V. Timothy Flanning, plus connu comme étant le Zéro, nous raconte son histoire. On pourrait alors craindre quelques longueurs, mais il n’en est rien, l’apport d’une dimension humaine à l’ennemi de l’humanité est un vrai plus.

Puis la troisième partie nous transporte 20 ans après les événements décrits dans la première partie. Les personnages ont vieilli, mais sont toujours alertes, d’autant que la relève est assurée par leurs enfants devenus adultes. C’est là que les choses sérieuses vont pouvoir commencer…

L’auteur prend son temps pour planter le décor, tout comme le Zéro a pris le sien pour placer ses pièces sur l’échiquier afin d’optimiser ses chances de remporter cette ultime partie. Quand la tempête annoncée se déchaîne, c’est avec une brutalité implacable et mortelle qu’elle s’abat sur la nouvelle république du Texas. A partir de cet instant, Justin Cronin ne vous lâchera plus, et vous aurez bien du mal à lâcher son roman. Attendez vous à de brusques poussées d’adrénaline…

C’est volontairement que je n’en dirai pas davantage sur les personnages et l’intrigue, il serait vraiment dommage de vous priver du plaisir de la découverte.
On espérait du lourd pour clore cette trilogie, un final en apothéose. Et c’est exactement ce que Justin Cronin nous offre, un bouquet final magistral, brillant, efficace, percutant… les superlatifs me manquent pour exprimer mon enthousiasme.

Avec Le Passage et Les Douze on savait d’ores et déjà que cette trilogie pourrait rivaliser avec les plus grands de la littérature post apocalyptique, La Cité Des Miroirs le confirme et la place même sur les plus hautes marches du podium. Outre Le Fléau du King, je citerai aussi la trilogie La Lignée de Guillermo Del Toro et Chuck Hogan, juste pour vous situer le niveau. Un must read pour tous les amateurs du genre… et les autres aussi !

Et dire que tout est parti d’une demande de la fille de l’auteur, il y a dix ans de ça, elle voulait simplement que son père écrive l’histoire « d’une fille qui sauve le monde« . Et bin voilà qui est chose faite, avec pas loin de 3000 pages au compteur la gamine a quelques nuits blanches à prévoir…

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Publié par le 10 août 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Jussi Adler-Olsen – Selfies

J. Adler-Olsen - Selfies« Oh mon Dieu, Oh mon Dieu, je suis en retard ! » pourrais-je sans mentir affirmer en paraphrasant un célèbre lapin blanc (cf Alice Au Pays Des Merveilles), sauf que pour ma part il ne s’agit pas d’un quelconque rendez-vous imaginaire, mais de la lutte inégale qui m’oppose à mon Stock à Lire Numérique. De nombreux auteurs et romans font les frais de ce retard, ce qui explique pourquoi j’ai attendu trois longs mois avant de me lancer dans le septième opus du Département V de Jussi Adler-Olsen, Selfies.
Alors que le Département V est menacé de fermeture pour d’obscures raisons statistiques et budgétaires (raisons que Carl Morck conteste vertement), le comportement de Rose est de plus en plus chaotique et imprévisible. Carl et Assad vont donc devoir enquêter seuls sur un possible lien entre un crime commis douze ans plus tôt et un crime survenu il y a trois semaines et encore en cours d’investigation…
Le tome précédent, Promesse, ne m’avait pas totalement convaincu, j’attendais donc beaucoup de cette septième enquête du Département V. Le résultat fut-il à la hauteur de mes attentes ? La réponse est malheureusement non, sans la moindre hésitation.
Je ne dis pas que le roman est nul, loin s’en faut ; c’est même un bon polar, efficace et parfaitement maîtrisé, mais je ne retrouve pas l’éclat qui faisait des cinq premières enquêtes de véritables coups de coeur.
Il faut bien reconnaître que l’enquête sur laquelle planche le Département V manque cruellement de profondeur par rapport aux précédentes. Sans doute aussi parce que Carl, Assad et Gordon passent beaucoup (trop ?) de temps à enquêter sur le passé de Rose afin de comprendre les raisons de son pétage de plombs.
Ah Rose, cette chère Rose ! On peut dire que plus d’une fois, dans les tomes précédents, j’ai eu envie de lui coller des claques face à ses sautes d’humeur imprévisibles. Il faudra attendre le sixième opus pour avoir un début de réponse permettant d’expliquer le pourquoi du comment de son comportement pour le moins imprévisible, de fait elle était remontée d’un cran dans mon estime. Mais ce n’était que la partie visible de l’iceberg, dans ce tome nous découvrons ce qu’elle a dû subir dans son enfance et sa jeunesse. Et surtout nous plonger au coeur même de l’esprit tourmenté de Rose. Je ne dirai rien de plus mais sachez que j’ai revu mon jugement la concernant, j’en suis même venu à me faire du souci pour elle.
Mais voilà, à force de centrer l’essentiel du roman sur le cas d’un seul personnage les autres en pâtissent forcément un peu (beaucoup ?). A commencer par l’enquête sur l’affaire du pistolet à clous qui est totalement oubliée alors que les choses tendaient à se décanter. J’ai trouvé Carl nettement moins cynique que par le passé, même s’il a encore le don de taper sur les nerfs de sa hiérarchie. Quant à Assad, il a miraculeusement fait des progrès en danois (même si parfois il y a quelques ratés) sans que l’on sache le pourquoi du comment de la chose.
Parallèlement à l’enquête du Département V, une assistante sociale se lance dans une croisade contre les parasites sociaux, déterminée à les éliminer une bonne fois pour toutes. Le lien entre les deux affaires apparaît rapidement aussi visible que le nez au milieu de la figure, mais ça ne suffit pas à donner au roman un second souffle qui lui aurait fait le plus grand bien.
Avant de poursuivre permettez-moi de m’étendre sur cette notion de parasite social. Ne sont pas visés les honnêtes gens qui bénéficient d’aides sociales et se démènent pour essayer d’améliorer leur sort. En l’occurrence il s’agit de nanas superficielles qui usent et abusent des aides sociales pour se pomponner, acheter des fringues et autres conneries du genre… sans faire le moindre effort en vue de réintégrer le système. Dans le cas du présent roman, je dois avouer que plus d’une fois j’ai eu des envies de meurtres concernant les trois greluches visées par Anne-Line Svendsen (l’assistance sociale psychopathe) ; je n’irai pas jusqu’à lui donner raison, mais il s’en faut de peu…
Un septième tome en demi-teinte (comme le précédent) mais cela ne m’empêchera pas d’être fidèle au poste pour les suivants. D’une part parce que ça reste tout de même du polar haut de gamme, et d’autre part parce que l’équipe du Département V fait pleinement partie de ma famille littéraire, du coup je ne compte pas les abandonner avant d’avoir le fin mot de l’histoire.

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Publié par le 30 juin 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Jay Asher – 13 Reasons Why (Treize Raisons)

J. Asher - 13 reasons whyC’est un peu par hasard que le bouquin 13 Reasons Why de Jay Asher est arrivé entre mes mains, la série TV du même nom titillait ma curiosité depuis déjà quelques temps, quand j’ai appris qu’à la base il s’agissait d’un roman j’ai opté pour la lecture avant un éventuel visionnage.
En rentrant des cours Clay Jensen, un lycéen, découvre un paquet à son nom, mais sans informations sur l’expéditeur. A l’intérieur, sept cassettes audio dont les faces sont numérotées de 1 à 13 (la face B de la dernière cassette est vierge). Quand il lance la première cassette, il est surpris d’entendre la voix d’Hannah Baker, une lycéenne qui s’est récemment suicidée. La consigne est simple, écouter les cassettes et les envoyer à la personne suivante, faute de quoi les enregistrements seront rendus publics. Sur chaque enregistrement, Hannah désigne une personne et explique en quoi celle-ci est en partie responsable de son geste…
Publié en 2007 aux Etats-Unis, le roman devra attendre 2010 pour être disponible en français sous le titre 13 Raisons, cette version rebaptisée du même nom que la série TV est une réédition de 2017 visant uniquement à surfer sur le succès de la série.
Viser un public ado (n’y voyez rien de péjoratif, c’est l’auteur lui-même qui le revendique) avec un roman ayant pour thème central le suicide des jeunes (une bien triste réalité, inutile de vouloir se voiler la face) est un choix audacieux. De quoi leur filer le bourdon, d’autant plus que l’on sait pertinemment, dès les premières pages, que Hannah va aller jusqu’au bout de son geste… et ne va pas se rater.
Le récit alterne entre le témoignage audio de Hannah et les réactions de Clay, et la grande question qui ne cessera de le turlupiner (et nous aussi au passage) : pourquoi est-il sur cette liste ? Patience… la réponse viendra en temps et en heure.
Le risque avec ce genre de récit est principalement de sombrer dans un excès de pathos, l’idée n’est pas de pousser le lecteur à se jeter sous les roues d’un camion-citerne avant d’avoir refermé le bouquin (ni même après). Jay Asher a évité cet écueil en adoptant le ton juste dans sa narration, certes la lecture n’est pas un franc moment de rigolade (outre le suicide, l’auteur évoque aussi le viol et le harcèlement en milieu scolaire), elle saura vous toucher sans pour autant vous faire broyer du noir.
Bien que n’étant plus ado depuis fort fort fort longtemps j’ai beaucoup aimé ce roman, nul doute que si je l’avais commencé pendant mes congés je l’aurai dévoré d’une traite, mais bon deux jours pour le lire ce n’est déjà pas si mal comme délai.
Imaginez-vous à la place de ce brave Clay, une personne que vous connaissez (sans vraiment la connaître) se suicide et vous envoie des enregistrements dans lesquels elle désigne ceux et celles qui l’ont poussé à commettre l’irréparable… et vous faites partie de ces personnes ! Non seulement vous découvrez la souffrance de la victime, mais vous connaissez désormais ceux qui en sont responsables et pourquoi. Ca ne doit pas être simple de continuer à les regarder sans un certain ressentiment et une pointe de culpabilité.
Prise isolément certaines de ces « raisons » peuvent paraître futiles ou anodines, au pire une mauvaise plaisanterie ; mais ce serait faire abstraction de l’effet boule de neige. Ces petits riens du tout mis bout à bout finissent par faire un grand quelque chose.
Une lecture qui m’a donné envie de découvrir la série TV si l’occasion se présente, mais il y a quand même un truc qui me laisse perplexe à propos de la série : pourquoi une deuxième saison ? D’après ce que j’ai lu la saison une se termine sur la dernière cassette, je ne vois pas bien l’intérêt de proposer une suite… à part bien entendu l’appât du gain !

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Publié par le 14 juin 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Didier Van Cauwelaert – Le Retour De Jules

D. Van Cauwelaert - Le retour de JulesChangement de registre au menu du jour, avec Le Retour De Jules de Didier Van Cauwelaert ; vous l’aurez deviné, il s’agit bien entendu de la suite de Jules. Une escapade bienvenue loin de la folie des hommes exposée dans les thrillers.
RIen ne va plus pour Jules. Zibal et Alice, ses maîtres, se sont séparés, le petit garçon épileptique sur lequel il veillait est guéri et, cerise sur le gâteau, le voilà menacé d’euthanasie pour comportement dangereux. Ils sont fous ces humains ! Zibal, Alice et Fred vont tout faire pour le tirer d’affaire, ils pourront heureusement compter sur de précieux soutiens… mais pas sur la collaboration de Jules, qui semble plus que jamais déterminé à n’en faire qu’à sa tête !
Avant d’entrer dans le vif du sujet je me permets un petit aparté concernant la couv’ du bouquin, et ceci s’applique aussi au premier opus : Jules est un labrador couleur sable, une race et une couleur de robe on ne peut plus courantes vous en conviendrez ; alors, fichtre diantre, pourquoi nous coller un braque de Weimar sur les couvertures ??? Ceci dit dans le présent roman on a bien un (ou plutôt une) braque qui tiendra compagnie (et plus si affinités) à notre brave Jules.
Ceux et celles qui ont lu Jules seront sans aucun doute ravis de le retrouver, mais est-ce pour autant qu’une suite s’imposait ? Je ne trancherai pas la question de façon binaire (oui/non) mais plutôt à la sauce normande : oui et non. Cette suite ne s’imposait pas, mais elle n’est pas non plus une aberration. Vous voilà bien avancés, n’est-il point ?
On prend bien évidemment un réel plaisir à retrouver Jules, Alice, Zibal et d’autres personnages déjà croisés dans le roman précédent (dont bien entendu l’incontournable Fred) ; on fait connaissance avec de nouveaux venus (notamment Marjorie et sa chienne, Victoire) avec le même plaisir.
De même que l’on suit l’intrigue sans vraiment se poser de question sur la vraisemblance (ou plus exactement l’invraisemblance) de certaines situations, en se simplement laissant guider sur les chemins (parfois tortueux) que l’auteur défriche pour nous.
MAIS… bin oui sinon ça ne serait pas marrant. Malgré quelques trouvailles sympathiques, l’ensemble manque cruellement de pep’s contrairement à son aîné. Plus d’une fois on a l’impression que les personnages sonnent creux, qu’ils ne font qu’office de faire-valoir au périple des chiens.
Dire que je me suis ennuyé en lisant ce bouquin serait mentir, je me le suis fait d’une traite en une demi-journée (bon OK, il ne fait que 176 pages dans sa version papier) ! J’ai apprécié cette lecture sans toutefois ressentir les émotions et l’énergie qui ont su faire vibrer les bonnes cordes alors que je lisais Jules. Un retour réussi, mais en demi-teinte.
Didier Van Cauwelaert en profite toutefois pour rendre un vibrant hommage à ces chiens qui aident les humains, qu’il s’agisse d’assistance aux épileptiques ou de lutte antiterroriste. Une bonne raison de plus pour s’offrir ce roman.

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Publié par le 30 mai 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Stephen King – Fin De Ronde

S. King - Fin de RondeAu menu du jour, l’ultime opus (snifff…) de la trilogie Bill Hodges, Fin De Ronde, avec toujours (et heureusement) Stephen King aux manettes.
Bill et Holly sont appelés par Pete, l’ancien coéquipier de Bill, sur une scène de crime en apparence anodine : une mère a tué sa fille, lourdement handicapée après l’attaque du City Center par Mr Mercedes, avant de mettre fin à ses jours. En fouinant au-delà des apparences, Bill et Holly en arrivent à imaginer le plus improbable des scénarios : Brady Hartsfield, Mr Mercedes, pourrait être impliqué dans cette affaire… Sauf que Brady est plongé dans un coma profond et irréversible depuis que Holly lui a fracassé le crâne.
Vous connaissez certainement l’expression : « Chassez le naturel, il revient au galop« , c’est un peu l’impression que m’a faite cette Fin De Ronde. Si pour les deux précédents opus Stephen King s’était cantonné au thriller sans y intégrer le moindre élément fantastique, la donne change pour ce troisième et dernier volume : le fantastique fait désormais partie intégrante de l’intrigue, j’irai même jusqu’à dire que c’est la dominante de ce récit.
Si comme moi vous avez aimé (+++) Mr Mercedes et Carnets Noirs, les deux premiers tomes de la trilogie, vous attendiez très certainement un final en apothéose. Peut être que ce virage vers le fantastique vous aura surpris, même si, force est de le reconnaître, la fin de Carnets Noirs annonçait de façon assez évidente ce genre de revirement. Il faut dire que l’auteur de disposait pas vraiment d’autre recours pour proposer à ses lecteurs l’ultime confrontation entre Bill Hodges et Brady Hartsfield.
Alors, ça passe ou ça casse ? Heu… on parle de Stephen King les gars (et les filles) ; le seul, l’unique : LE KING ! Le maître absolu de la littérature fantastique. Vous l’aurez compris, je valide sans la moindre hésitation, ça passe haut la main. Sans doute parce que l’auteur aborde des thèmes qui trouveront certainement un écho en vous : le rapport aux nouvelles technologies, l’impact des réseaux sociaux… Avec en toile de fond, un thème bien plus sombre (qui je l’espère n’éveillera aucun écho en vous) mais tristement réel et intemporel: le suicide.
Adeptes de Candy Crush, Fruit Ninja et autres Minecraft, tremblez dans vos logis… vous ne regarderez plus votre smartphone, votre tablette ou votre ordi (rayez les mentions inutiles) de la même façon après avoir lu Fin De Ronde ! Non j’déconne, enfin je crois…
J’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver Bill et Holly, avec leurs forces et leurs faiblesses, qui ne vont pas forcément en s’améliorant, les années s’écoulant inexorablement. On ne peut qu’éprouver une immense sympathie pour ce duo d’enquêteurs hors norme mais empreint d’une profonde humanité et d’une détermination sans faille.
Un plaisir certes plus sadique à retrouver Brady, plus pervers et manipulateur que jamais, et donc de fait, plus dangereux que jamais. Vous l’aurez compris, cette ultime confrontation se jouera dans un contexte totalement différent que la précédente.
C’est Stephen King donc forcément le plaisir de la lecture était là, l’intrigue est maîtrisée de la première à la dernière page, tout comme les personnages. Mais il n’empêche que j’ai refermé ce bouquin avec une infime pointe de déception, j’aurai aimé que Stephen King reste dans le thriller mâtiné de noir jusqu’au bout. Même si, comme je l’ai dit plus haut, j’ai bien conscience qu’il n’avait pas vraiment d’autre approche à disposition. Il n’en reste pas moins que vous aurez entre les mains un bouquin totalement addictif de qualité supérieure.
Si ce n’est déjà fait (ou en cours), je ne peux que vous conseiller de lire les trois volumes de cette trilogie dans l’ordre. Ils peuvent certes être lus indépendamment les uns des autres mais l’ensemble perdrait alors énormément de saveur. Un peu comme si vous mangiez une poignée de fromage râpé, puis une bonne cuillère de sauce bolognaise et enfin une assiette de pâtes. Ca se mange mais ça ne vaut pas un bon plat de pâtes à la bolognaise !

MON VERDICT

Note aux traductrices.

Merci pour votre travail qui nous permet de profiter pleinement de romans non francophones. Que ce soit du fait de la barrière de la langue ou simplement par manque de motivation, les lecteurs francophones vous doivent beaucoup et ne vous remercieront sans doute jamais assez.
Mais (bin oui, ce serait pas marrant autrement), par pitié, épargnez-nous « la Wifi » ! Ca pique les yeux d’autant que le Larousse le définit clairement comme un nom masculin invariable et adopte l’orthographe anglo-saxonne wi-fi. Wikipedia de son côté confirme le genre masculin mais accepte les orthographes Wi-Fi ou wifi.

 
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Publié par le 21 mars 2017 dans Bouquins, Trucs en vrac

 

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