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Archives de Catégorie: Trucs en vrac

Oooh… What a surprise !

macronSans surprise, aucune, le résultat du second tour des érections pestilentielles 2017 est tombé : notre nouveau président sera donc Emmanuel Macron
Sans surprise non plus, l’abstention atteint un niveau record avec plus de 25%.
Ajoutez y les bulletins blancs ou nuls (quelle idée de se déplacer pour un vote foireux) qui flirtent allègrement avec les 11%… plus d’un tiers des français n’ont pas voulu choisir entre la peste et le choléra !
Comme annoncé après le premier tour, je suis resté fidèle à ma ligne de conduite en optant pour l’abstention malgré des convictions qui m’auraient porté vers un vote FN.
A défaut de m’être intéressé aux programmes des candidats je me suis surtout penché sur la campagne virtuelle menée via les réseaux sociaux, les forums et les blogs… les politologues autoproclamés s’en sont donnés à coeur joie à grand renfort de malhonnêteté, d’intolérance et d’insultes gratuites. Marrant de constater que les plus virulents ne sont pas les sympathisants de l’extrême droite ; à contrario je les ai trouvé totalement absents de cette mascarade virtuelle… pour ma part je n’ai pas hésité à affirmer haut et fort mes sympathies frontistes, tout en me revendiquant abstentionniste.
Facile de traiter les autres de facho, homophobes, racistes, antisémites (etc… les clichés ne manquent pas), tout en dégueulant votre fiel à tout va ! Bel exemple de tolérance !
Pour ma part autant je peux me déchaîner contre un candidat qui me débecte (en l’occurrence aucun ne m’intéressait, ça me simplifie la vie), jamais je ne me permettrai de juger (et moins encore d’insulter) les électeurs de ces candidats. J’estime que tout à chacun mérite le respect, quels que soient ses idéaux et ses convictions.
A ce titre je remercie mes anciens contacts FB qui m’ont éjecté de leur liste d’amis après que j’aie ouvertement affiché mes sympathies avec les idéaux du Front National, Ca m’évite une chasse aux cons dans mes contacts, cet auto-nettoyage est plutôt bienvenu.

En attendant de voir les premiers effets de cet élan macroniste, je vous offre une part de maquereau aux carottes ?
Maquereau carottes

 
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Publié par le 8 mai 2017 dans Trucs en vrac

 

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Les carottes son cuites…

carottesBien que les résultats définitifs ne soient pas encore connus et validés, il y a 99.99% de chances que le second tour oppose de l’élection présidentielle oppose Emmanuel Macron à Marine Le Pen.
Je n’ai jamais caché mes accointances avec le Front National, je n’adhère pas à tout (loin s’en faut) mais globalement c’est à travers leur programme que je retrouve au mieux mes idéaux. Cela ne m’a pas toutefois pas empêché d’avoir choisi le camp de l’abstention lors de ce premier tour, choix que je renouvellerai à l’occasion du deuxième tour.
A ceux qui affirment que de fait je n’ai pas le droit de commenter les résultats je répondrai simplement : « Je vous emmerde ! ». La liberté d’expression s’applique à tous, que l’on choisisse de s’exprimer via les urnes ou de rester chez soi n’y change rien.

Les résultats de ce premier tour étaient courus d’avance, je n’ai jamais cru à un revirement de dernière minute ; la seule véritable question était de savoir qui de Macron ou de Le Pen recueillerait le plus de voix. Il semblerait que ce soit Macron qui ait remporté le pompon.
Concrètement même si Marine Le Pen avait remporté haut la main ce premier tour, du fait des reports des voix des autres candidats elle n’avait quasiment aucune chance d’arriver sur le Trône de France.

A deux semaines de son départ je voudrai adresser un grand merci à Flamby, grâce à lui et à ses gouvernements successifs la gauche a été évincée de ce second tour. Hamon, le poulain du PS, obtient un score qui frise le ridicule.
Plus rassurant encore, Mélenchon, malgré un score honorable, perd a priori toute opportunité de s’asseoir un jour sur le Trône de France (il a 65 ans, je ne le vois pas battre à nouveau la campagne à la fin du quinquennat Macron). Qu’il soit arrivé en troisième ou quatrième position n’y change rien, il n’y a que deux places… Merci à son égo surdimensionné qui l’a poussé à refuser toute alliance avec le candidat Hamon ; alliance qui aurait pu amener la gauche au second tour.

Aléa jacta est.
Rdv le 8 mai au matin (heure NC) pour voir si je me trompe…

 
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Publié par le 24 avril 2017 dans Trucs en vrac

 

[BOUQUINS] Stephen King – Fin De Ronde

S. King - Fin de RondeAu menu du jour, l’ultime opus (snifff…) de la trilogie Bill Hodges, Fin De Ronde, avec toujours (et heureusement) Stephen King aux manettes.
Bill et Holly sont appelés par Pete, l’ancien coéquipier de Bill, sur une scène de crime en apparence anodine : une mère a tué sa fille, lourdement handicapée après l’attaque du City Center par Mr Mercedes, avant de mettre fin à ses jours. En fouinant au-delà des apparences, Bill et Holly en arrivent à imaginer le plus improbable des scénarios : Brady Hartsfield, Mr Mercedes, pourrait être impliqué dans cette affaire… Sauf que Brady est plongé dans un coma profond et irréversible depuis que Holly lui a fracassé le crâne.
Vous connaissez certainement l’expression : « Chassez le naturel, il revient au galop« , c’est un peu l’impression que m’a faite cette Fin De Ronde. Si pour les deux précédents opus Stephen King s’était cantonné au thriller sans y intégrer le moindre élément fantastique, la donne change pour ce troisième et dernier volume : le fantastique fait désormais partie intégrante de l’intrigue, j’irai même jusqu’à dire que c’est la dominante de ce récit.
Si comme moi vous avez aimé (+++) Mr Mercedes et Carnets Noirs, les deux premiers tomes de la trilogie, vous attendiez très certainement un final en apothéose. Peut être que ce virage vers le fantastique vous aura surpris, même si, force est de le reconnaître, la fin de Carnets Noirs annonçait de façon assez évidente ce genre de revirement. Il faut dire que l’auteur de disposait pas vraiment d’autre recours pour proposer à ses lecteurs l’ultime confrontation entre Bill Hodges et Brady Hartsfield.
Alors, ça passe ou ça casse ? Heu… on parle de Stephen King les gars (et les filles) ; le seul, l’unique : LE KING ! Le maître absolu de la littérature fantastique. Vous l’aurez compris, je valide sans la moindre hésitation, ça passe haut la main. Sans doute parce que l’auteur aborde des thèmes qui trouveront certainement un écho en vous : le rapport aux nouvelles technologies, l’impact des réseaux sociaux… Avec en toile de fond, un thème bien plus sombre (qui je l’espère n’éveillera aucun écho en vous) mais tristement réel et intemporel: le suicide.
Adeptes de Candy Crush, Fruit Ninja et autres Minecraft, tremblez dans vos logis… vous ne regarderez plus votre smartphone, votre tablette ou votre ordi (rayez les mentions inutiles) de la même façon après avoir lu Fin De Ronde ! Non j’déconne, enfin je crois…
J’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver Bill et Holly, avec leurs forces et leurs faiblesses, qui ne vont pas forcément en s’améliorant, les années s’écoulant inexorablement. On ne peut qu’éprouver une immense sympathie pour ce duo d’enquêteurs hors norme mais empreint d’une profonde humanité et d’une détermination sans faille.
Un plaisir certes plus sadique à retrouver Brady, plus pervers et manipulateur que jamais, et donc de fait, plus dangereux que jamais. Vous l’aurez compris, cette ultime confrontation se jouera dans un contexte totalement différent que la précédente.
C’est Stephen King donc forcément le plaisir de la lecture était là, l’intrigue est maîtrisée de la première à la dernière page, tout comme les personnages. Mais il n’empêche que j’ai refermé ce bouquin avec une infime pointe de déception, j’aurai aimé que Stephen King reste dans le thriller mâtiné de noir jusqu’au bout. Même si, comme je l’ai dit plus haut, j’ai bien conscience qu’il n’avait pas vraiment d’autre approche à disposition. Il n’en reste pas moins que vous aurez entre les mains un bouquin totalement addictif de qualité supérieure.
Si ce n’est déjà fait (ou en cours), je ne peux que vous conseiller de lire les trois volumes de cette trilogie dans l’ordre. Ils peuvent certes être lus indépendamment les uns des autres mais l’ensemble perdrait alors énormément de saveur. Un peu comme si vous mangiez une poignée de fromage râpé, puis une bonne cuillère de sauce bolognaise et enfin une assiette de pâtes. Ca se mange mais ça ne vaut pas un bon plat de pâtes à la bolognaise !

MON VERDICT

Note aux traductrices.

Merci pour votre travail qui nous permet de profiter pleinement de romans non francophones. Que ce soit du fait de la barrière de la langue ou simplement par manque de motivation, les lecteurs francophones vous doivent beaucoup et ne vous remercieront sans doute jamais assez.
Mais (bin oui, ce serait pas marrant autrement), par pitié, épargnez-nous « la Wifi » ! Ca pique les yeux d’autant que le Larousse le définit clairement comme un nom masculin invariable et adopte l’orthographe anglo-saxonne wi-fi. Wikipedia de son côté confirme le genre masculin mais accepte les orthographes Wi-Fi ou wifi.

 
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Publié par le 21 mars 2017 dans Bouquins, Trucs en vrac

 

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Exit 2016, welcome 2017

2017

 
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Publié par le 31 décembre 2016 dans Trucs en vrac

 

[BOUQUINS] Gary Gibson – Extinction Game

G. Gibson - Extinction GameAu menu du jour un bouquin croisé un peu par hasard, malgré un pitch d’apparence classique, Extinction Game, le roman de Gary Gibson, a su titiller ma curiosité, suffisamment en tout cas pour qu’il vienne grossir les rangs de mon Stock à Lire Numérique et se retrouve même sur les premières marches de la file d’attente…
Jerry Beche était convaincu d’être le dernier survivant de son monde. Jusqu’à ce qu’il soit récupéré par une patrouille de l’Autorité et intègre les rangs des Eclaireurs. Il va alors apprendre que si l’humanité est bien éteinte sur son monde, il existe de nombreux autres univers parallèles dans la même situation. La mission des Eclaireurs, pour le compte de l’Autorité, est de parcourir ce multivers afin de récolter des informations ou des technologies nouvelles. Si les Eclaireurs acceptent leur mission sans poser de question, il n’en va pas de même pour Jerry, lui voudrait trouver les réponses aux nombreuses questions qu’il se pose…
Si sur le fond le roman ne révolutionnera pas le genre, sur la forme il vous réservera tout de mêmes quelques belles surprises et s’avérera même addictif une fois que vous serez vraiment dans l’intrigue. Si le cocktail post-apocalyptique et multivers fonctionne vite et bien, je dois toutefois reconnaître que je n’ai pas été immédiatement emballé, la faute sans doute à une écriture totalement dépourvue d’émotions. Un peu déconcertant de prime abord mais la qualité de l’intrigue et ses nombreux rebondissements sauront faire oublier cette faiblesse.
En plus de son intrigue de qualité, le roman peut compter sur une belle galerie de personnages, tous rigoureusement travaillés par l’auteur. A commencer par le groupe des Eclaireurs, chacun bénéficie d’un passé et d’une personnalité qui lui est propre. Un groupe dans lequel, généralement, les individualités se complètent lors des sorties en mission (sorties qui n’ont rien d’une promenade de santé, soit dit en passant).
En toile de fond, le contexte politique a aussi toute son importance, avec notamment les nombreuses questions que l’on peut se poser sur cette mystérieuse Autorité. Elle même semblant en proie à une crise interne opposant l’armée régulière (dont dépendent les Eclaireurs) et les Patriotes (une espèce de police politique à la solde du pouvoir).
Ce roman est le premier opus d’un diptyque post-apocalyptique proposé par l’auteur, j’espère que l’éditeur ne tardera pas trop avant de nous proposer le second opus ; soit dit en passant les deux intrigues sont totalement indépendantes, aussi bien au niveau de leur contexte que des personnages.

MON VERDICT
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Publié par le 5 septembre 2016 dans Bouquins, Trucs en vrac

 

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[BOUQUINS] Glendon Swarthout – Le Tireur

G. Swarthout - Le TireurAu menu de cette chronique, une première pour moi : un western. En l’occurrence mon choix s’est porté sur Le Tireur de Glendon Swarthout.
El Paso, 1901. J.B. Books est le dernier des tireurs encore en vie, mais plus pour longtemps, un cancer le ronge inexorablement. Il décide alors de vivre ses derniers jours dans une tranquille pension de famille tenue par Mme Rogers, une veuve qui élève seule son fils, Gillom. Alors que Books n’aspire qu’à ce qu’on lui foute la paix, il devra pourtant composer avec les vautours qui chercheront à profiter de sa mort pour s’engraisser à son insu…
Publié en version originale en 1975, puis en français chez Gallimard la même année (sous le titre Une Gâchette), c’est sur l’édition/traduction Gallmeister parue en 2012 que j’ai jeté mon dévolu.
Comme je le disais en introduction de ce post, c’est la première fois que je lis un western… mais je sais d’ores et déjà que ce ne sera pas la dernière fois. Pas de vol à main armée, ni d’attaque de diligence, pas de méchants indiens non plus et pourtant je peux vous assurer que c’est un western pur jus que vous aurez entre les mains. Un western à la croisée de deux époques, la conquête de l’Ouest et ses héros appartiennent au passé tandis que le vingtième siècle et ses changements bouleversent peu à peu le quotidien de tout à chacun.
Le roman  est porté par son personnage principal, John Bernard Books. Un héros qui mène sa vie selon un principe des plus simples : « Je refuse qu’on porte la main sur moi. Je refuse qu’on me trompe. Je ne supporte pas d’être insulté. Je n’inflige rien de tout cela à autrui. J’attends la même chose des autres. » Certes il a expédié ad patres bon nombre de ses semblables mais jamais il n’a été à l’origine d’un affrontement. Ce qui ne l’empêche pas de ne pas trouver sa place dans ce nouveau monde qui se profile, Le shérif Thibido ne manquera d’ailleurs pas de le lui rappeler sans détours : « Où est votre place dans cette marche du progrès ? Nulle part. Votre place est au musée. Pour être plus précis, Books, vous appartenez à une autre époque, complètement révolue. »
Un homme bouffé par la maladie mais bel et bien décidé à rester droit dans ses bottes jusqu’à son dernier souffle. Ce n’est certainement pas lui qui s’adaptera aux autres mais bel et bien aux autres de s’adapter à lui ; à ce titre on assiste au fil des page à l’évolution de sa relation avec sa logeuse Mme Rogers. Un homme déterminé à partir comme il a vécu : la tête haute.
Concernant ladite logeuse, Madame Rogers, il ne faut pas se fier aux apparences, c’est un petit bout de femme au caractère bien trempé, contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord. Dommage qu’elle traîne un boulet comme Gillom, son bon à rien de fils.
Un western profondément humain,servi par un roman court mais intense.

MON VERDICTjd4d

Pour la petite histoire le roman a été adapté pour le cinéma dès 1976 par Don Siegel sous le titre, Le Dernier Des Géants, avec dans le rôle de J.B. Books, John Wayne qui incarnera pour l’occasion son dernier grand rôle, un rôle qu’il est à même de comprendre dans toute sa splendeur, étant lui même atteint d’un cancer au moment du tournage.

 
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Publié par le 31 juillet 2016 dans Trucs en vrac

 

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[BOUQUINS] Jérôme Kob – Le Pensionnat

AVERTISSEMENT
X-rated

J. Kob - Le PensionnatJe commence mon escapade érotique en douceur avec Le Pensionnat de Jérôme Kob.
Camille, 13 ans, est curieuse de tout ce qui a trait à la sexualité et au plaisir. Afin d’éviter un scandale l’adolescente est envoyée dans un strict pensionnat catholique pour la prochaine rentrée. Contre toute attente les dortoirs et couloirs de ce sinistre pensionnat réserveront bien des surprises à Camille…
Quand je dis que je commence en douceur il s’agit davantage du nombre de pages (moins de 150) que du contenu à proprement parler. Même si la frontière entre érotisme et pornographie est mince (et surtout vachement subjective), j’aurai toutefois tendance à classer ce roman dans la première catégorie.
Certes le contenu est relativement brut de décoffrage (d’un autre côté ce n’est pas Martine en Pension que vous avez entre les mains) mais sans vulgarité, ni descriptions trop anatomiques. Rien à voir avec Frotti-Frotta (chroniqué ici) d’Esparbec qui est plus ou moins construit sur la même idée de base et qui se revendique pornographique. Il n’y a pas photo c’est le jour et la nuit !
Globalement j’ai trouvé que Jérôme Kob restituait à merveille les pensées et les émotions d’une ado de 14 ans (le récit est écrit à la première personne) au fur et à mesure qu’elle découvre les joies et les jeux du sexe. Candide au départ, elle se dévergonde peu à peu jusqu’à prendre les choses en mains (sans mauvais jeux de mots… sinon j’aurai dis en bouche).
Pour être tout à fait franc j’ai même trouvé que cette candeur assumée apportait parfois quelques touches de bonne humeur bienvenues. A titre d’exemple je vous invite à vous reporter à l’extrait à la fin de ce post pour une turlutte d’anthologie apppréciée diversement (chapitre 2).
Certes on pourrait regretter l’absence d’un réel scénario (les onze chapitres décrivent chacun une étape dans le parcours sexuel de Camille), mais la longueur du bouquin joue plutôt en sa faveur sur ce point ; l’auteur évite la redondance et le lecteur n’a pas le temps de se lasser au fil des pages.
Une agréable surprise et une lecture plutôt rafraîchissante… A réserver à un public averti cela va de soi.

MON VERDICT
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Extrait du chapitre 2

Malgré ses efforts pour me détacher de lui, je refusais de lâcher ma prise. Ma propre jouissance m’avait rendue folle de désirs. Je pressais entre mes lèvres la verge ramollie sans me soucier de ses protestations geignardes. Je l’aspirais, je la tétais, je l’absorbais jusqu’aux couilles, bien décidée à en exprimer tout le jus.
(…)
En reposant ma joue sur les poils de son pubis, je constatai que sa queue, d’un rouge intense, ressemblait plus à un morceau de viande fraîchement découpé qu’à une verge conquérante. Le bel appendice en érection s’étalait comme un bout de chiffon déchiqueté et sanguinolent.
(…)
l ne le prit pas ainsi. Sans doute redoutait-il la reprise de ma succion. Réunissant ses dernières forces dans un bond prodigieux, il parvint à s’extraire de la ruelle en poussant un geignement lamentable. Il s’assit sur le lit, protégea son bas-ventre de ses deux mains, dans la position grotesque des footballeurs au moment où l’adversaire bénéficie d’un coup franc dans les abords immédiats de la surface de réparation. Alors seulement, il glapit d’une voix courroucée :
– Mais tu es complètement barge !
– C’était si merveilleux…
– Une cinglée et une nympho !
– Je suis si heureuse…
– Et dangereuse en plus !
– Tu m’as fait jouir à en mourir…
– Tu m’as écorché vif !
– Ô mon amour, c’était le paradis…
– Je suis blessé, estropié, bousillé !
– J’ai perdu la tête…
– Tu es une folle !
– Je t’aime.
Nous n’étions pas sur la même longueur d’onde. Tandis que j’essayais d’exprimer à Arnaud toute la félicité que je lui devais, il remâchait la torture que je lui avais infligée.

 
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Publié par le 10 mai 2016 dans Trucs en vrac

 

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