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Archives de Catégorie: Trucs en vrac

[BOUQUINS] Jon Marcello – Mais Qui Etes-Vous M. DB Cooper ?

AU MENU DU JOUR

J. Marcello - Mais qui êtes-vous M. DB Cooper ?
Titre : Mais Qui Êtes-Vous M. DB Cooper ?
Auteur : Jon Marcello
Éditeur : Auto-édition
Parution : 2018
Origine : France
260 pages

De quoi ça cause ?

1971. Dan Cooper embarque à bord d’un Boeing 727 reliant Portland à Seattle. Peu après le décollage, il informe une hôtesse qu’il possède une bombe qu’il fera sauter à moins qu’on lui remette une rançon de 200 000 $ lorsque l’avion se posera à Seattle…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que je connais (virtuellement, mais quand même) Jon Marcello et que je lui avais promis de lire son roman. Une promesse que je peux enfin honorer, sachant que je suis le seul responsable du délai écoulé entre ladite promesse et le passage à l’acte.

Cerise sur le gâteau, je connais aussi la préfaceuse (cherchez pas, le titre est AOP à usage unique et nominatif) qui n’est autre qu’une certaine Belette bien connue dans la sphère de la blog litt’.

Ma Chronique

Si en France le personnage de Dan Cooper est peu connu (je ne parle de son homonyme aviateur et héros de bandes dessinées), il semblerait qu’aux États-Unis il ait gagné sa place dans les annales du grand banditisme et jouisse d’une réelle reconnaissance populaire (de nombreux ouvrages lui sont d’ailleurs consacrés).

En l’occurrence je serai tenté d’affubler le mot banditisme d’un honorable B majuscule ; pourquoi donc me demanderez-vous ? Indéniablement les grands noms du côté obscur exercent une certaine fascination auprès du grand public (cf le cas Mesrine qui était pourtant loin d’être un enfant de chœur), plus encore ceux qui ont réussi leur coup sans arme, ni haine, ni violence (le plus célèbre étant d’entre eux, en France, étant sans doute Albert Spaggiari, le cerveau du casse de la Société Générale de Nice) ; c’est à ceux-ci que va mon respect et mon B majuscule.

Avec son braquage aérien particulièrement audacieux et totalement inédit, Dan Cooper s’offre le tiercé gagnant qui fait sa réputation et sa légende :
– Pas d’arme, pas de victime, pas de sang versé
– Une opération réussie
– Un coupable jamais identifié
Ça force le respect non ? Pour ma part je m’incline humblement devant un tel panache…

Avec un tel pedigree, pas étonnant que le personnage ait été source d’inspiration pour tant d’auteurs outre Atlantique. Il faut dire que l’immense zone de terra incognita autour du bonhomme (concrètement on ne connaît de lui que le braquage) offre un terrain propice à la fiction. C’est donc sur ce terrain fertile que s’est aventuré Jon Marcello, adaptant les faits aux besoins de son roman.

Un roman qui se divise en deux parties. Dans la première vous ferez connaissance de Silver, vous découvrirez pourquoi un gars ordinaire décide, le temps d’une opération jamais tentée auparavant, d’endosser l’identité de Dan B. Cooper. Une opération soigneusement préparée afin de ne rien laisser au hasard. Suivra le déroulé détaillé (bravo pour le travail de documentation sur le sujet) de ce qui fut le premier (et dernier ?) braquage aérien.

On a beau savoir que Dan Cooper a réussi son casse aérien et avoir envie de croire qu’il a survécu à son saut en parachute, on ne peut s’empêcher de dévorer cette première partie, et même douter avec Silver par moments. Les faits connus sont impeccablement encadrés par les éléments de pure fiction.

La seconde partie quant à elle est 100% fictionnelle puisqu’il s’agit pour Jon Marcello d’inventer l’après-braquage. Une étape cruciale qui peut bien souvent s’avérer fatale pour les apprentis criminels :

Il comprit alors pourquoi tant de criminels se faisaient pincer, ils avaient mis toutes leurs forces dans la préparation, mais avaient fait l’impasse sur l’après, imaginant que les dollars les protégeraient.

Le principal souci étant en l’occurrence de transformer un magot empoisonné (les billets de la rançon ont été identifiés par la banque et le FBI) en argent propre. L’étape obligatoire étant alors le blanchiment de l’argent ; plus facile à dire qu’à faire à moins de fricoter avec le grand banditisme ou les hautes sphères de la politique…

Cette seconde partie se lit véritablement comme un thriller, l’auteur gère parfaitement la tension inhérente à la situation et propose un « après » à la fois crédible et cohérent. Difficile en effet d’imaginer se frotter aux requins du crime sans y laisser quelques plumes (je n’en dirai pas plus afin d’éviter tout spoil malvenu)…

J’ai passé un très agréable moment de lecture en compagnie de ce bouquin, la plume de Jon Marcello fait mouche en maintenant le lecteur en alerte de la première à la dernière page. Quelques touches d’humour, bienvenues, viennent apporter un peu de légèreté à l’intrigue.

L’auteur m’a donné envie d’en savoir plus sur ce mystérieux Dan B. Cooper, force est cependant de constater que les sources francophones sur le sujet ne sont pas légion ; à défaut j’ai envie de croire à la version proposée par Jon Marcello.

Le côté amateur de l’écriture contribue au charme et à la cohésion de l’ensemble, sans doute parce que ça colle bien avec l’amateurisme de DB Cooper. Si ce dernier a réussi, avec son braquage, à entrer dans l’histoire ; je souhaite à Jon Marcello, avec son roman, une reconnaissance amplement méritée.

MON VERDICT

 
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Publié par le 28 février 2019 dans Trucs en vrac

 

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[BOUQUINS] Jedidiah Ayres – Les Féroces

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Titre : Les Féroces
Auteur : Jedidiah Ayres
Éditeur : Les Arènes
Parution : 2018
Origine : USA (2013)
128 pages

De quoi ça cause ?

Politoville est une enclave paumée entre les States et le Mexique, un no man’s land sans existence officielle. La seule loi qui y règne est celle du maître des lieux, un caïd du crime organisé. Les gringos viennent pour s’y faire oublier et se débaucher à moindre coût. Alcool, drogues et prostituées sont à leur disposition. D’ailleurs les seules femmes présentes sur place sont ces prostituées, de simples marchandises (mal)traitées comme de vulgaires morceaux de barbaque.

Quand l’une d’elles réussit à échapper à cet enfer, c’est l’étincelle qui mettra le feu aux poudres..

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Pour commencer l’année en douceur avec un court roman tout en restant dans l’univers du noir.

C’est la couv’ qui, la première, a attisé ma curiosité, la quatrième de couv’ a fini de me convaincre.

Ma chronique

Je ne suis jamais parfaitement à l’aise quand il s’agit de rédiger la chronique d’un roman court ou d’une nouvelle. Même quand, comme dans le cas présent, je quitte cette lecture avec un ressenti globalement positif.

Le bandeau du roman cite son auteur qui définit son récit comme « la plus belle histoire d’amour qu’il ait jamais écrite« . S’agissant de son premier roman traduit en français, on ne peut que se fier à sa parole… mais ne cherchez pas une once de romantisme ou un soupçon de guimauve dans ces quelques pages, ici tout est noirceur et violence. La mort est omniprésente, mais jamais naturelle ou douce ; Jedidiah Ayres doit être un adepte de l’amour vache !

Le bouquin se divise en trois parties, chacune offrant un point de vue différent sur cette antichambre de l’enfer qu’est Politoville ; trois récits distincts reliés par un fil rouge. Des personnages aux personnalités taillées au scalpel (il faut bien ça pour survivre dans un pareil contexte), une écriture brute (voire brutale) sans fioriture, mais tout en puissance. Tout est fait pour vous plonger au cœur de l’action, et ça fonctionne impeccablement. Il y a même quelque chose de lyrique (de presque beau oserai-je dire) qui sublime cette noirceur.

Un roman court tout en intensité ; on en vient même à se demander comment l’auteur fait tenir un tel concentré de sensations en une centaine de pages. Un grand merci à Antoine Chainas, le traducteur, qui restitue parfaitement cette ambiance oppressante qui nous prend aux tripes dès la première page et ne nous lâche pas avant le clap de fin.

Je découvre la collection Equinox avec ce titre, d’autres sont d’ores et déjà présents dans mon Stock à Lire Numérique ; il me tarde de les découvrir s’ils sont tous aussi intenses.

MON VERDICT
Coup de poing

 

 
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Publié par le 4 janvier 2019 dans Bouquins, Trucs en vrac

 

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Oooh… What a surprise !

macronSans surprise, aucune, le résultat du second tour des érections pestilentielles 2017 est tombé : notre nouveau président sera donc Emmanuel Macron
Sans surprise non plus, l’abstention atteint un niveau record avec plus de 25%.
Ajoutez y les bulletins blancs ou nuls (quelle idée de se déplacer pour un vote foireux) qui flirtent allègrement avec les 11%… plus d’un tiers des français n’ont pas voulu choisir entre la peste et le choléra !
Comme annoncé après le premier tour, je suis resté fidèle à ma ligne de conduite en optant pour l’abstention malgré des convictions qui m’auraient porté vers un vote FN.
A défaut de m’être intéressé aux programmes des candidats je me suis surtout penché sur la campagne virtuelle menée via les réseaux sociaux, les forums et les blogs… les politologues autoproclamés s’en sont donnés à coeur joie à grand renfort de malhonnêteté, d’intolérance et d’insultes gratuites. Marrant de constater que les plus virulents ne sont pas les sympathisants de l’extrême droite ; à contrario je les ai trouvé totalement absents de cette mascarade virtuelle… pour ma part je n’ai pas hésité à affirmer haut et fort mes sympathies frontistes, tout en me revendiquant abstentionniste.
Facile de traiter les autres de facho, homophobes, racistes, antisémites (etc… les clichés ne manquent pas), tout en dégueulant votre fiel à tout va ! Bel exemple de tolérance !
Pour ma part autant je peux me déchaîner contre un candidat qui me débecte (en l’occurrence aucun ne m’intéressait, ça me simplifie la vie), jamais je ne me permettrai de juger (et moins encore d’insulter) les électeurs de ces candidats. J’estime que tout à chacun mérite le respect, quels que soient ses idéaux et ses convictions.
A ce titre je remercie mes anciens contacts FB qui m’ont éjecté de leur liste d’amis après que j’aie ouvertement affiché mes sympathies avec les idéaux du Front National, Ca m’évite une chasse aux cons dans mes contacts, cet auto-nettoyage est plutôt bienvenu.

En attendant de voir les premiers effets de cet élan macroniste, je vous offre une part de maquereau aux carottes ?
Maquereau carottes

 
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Publié par le 8 mai 2017 dans Trucs en vrac

 

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Les carottes son cuites…

carottesBien que les résultats définitifs ne soient pas encore connus et validés, il y a 99.99% de chances que le second tour oppose de l’élection présidentielle oppose Emmanuel Macron à Marine Le Pen.
Je n’ai jamais caché mes accointances avec le Front National, je n’adhère pas à tout (loin s’en faut) mais globalement c’est à travers leur programme que je retrouve au mieux mes idéaux. Cela ne m’a pas toutefois pas empêché d’avoir choisi le camp de l’abstention lors de ce premier tour, choix que je renouvellerai à l’occasion du deuxième tour.
A ceux qui affirment que de fait je n’ai pas le droit de commenter les résultats je répondrai simplement : « Je vous emmerde ! ». La liberté d’expression s’applique à tous, que l’on choisisse de s’exprimer via les urnes ou de rester chez soi n’y change rien.

Les résultats de ce premier tour étaient courus d’avance, je n’ai jamais cru à un revirement de dernière minute ; la seule véritable question était de savoir qui de Macron ou de Le Pen recueillerait le plus de voix. Il semblerait que ce soit Macron qui ait remporté le pompon.
Concrètement même si Marine Le Pen avait remporté haut la main ce premier tour, du fait des reports des voix des autres candidats elle n’avait quasiment aucune chance d’arriver sur le Trône de France.

A deux semaines de son départ je voudrai adresser un grand merci à Flamby, grâce à lui et à ses gouvernements successifs la gauche a été évincée de ce second tour. Hamon, le poulain du PS, obtient un score qui frise le ridicule.
Plus rassurant encore, Mélenchon, malgré un score honorable, perd a priori toute opportunité de s’asseoir un jour sur le Trône de France (il a 65 ans, je ne le vois pas battre à nouveau la campagne à la fin du quinquennat Macron). Qu’il soit arrivé en troisième ou quatrième position n’y change rien, il n’y a que deux places… Merci à son égo surdimensionné qui l’a poussé à refuser toute alliance avec le candidat Hamon ; alliance qui aurait pu amener la gauche au second tour.

Aléa jacta est.
Rdv le 8 mai au matin (heure NC) pour voir si je me trompe…

 
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Publié par le 24 avril 2017 dans Trucs en vrac

 

[BOUQUINS] Stephen King – Fin De Ronde

S. King - Fin de RondeAu menu du jour, l’ultime opus (snifff…) de la trilogie Bill Hodges, Fin De Ronde, avec toujours (et heureusement) Stephen King aux manettes.
Bill et Holly sont appelés par Pete, l’ancien coéquipier de Bill, sur une scène de crime en apparence anodine : une mère a tué sa fille, lourdement handicapée après l’attaque du City Center par Mr Mercedes, avant de mettre fin à ses jours. En fouinant au-delà des apparences, Bill et Holly en arrivent à imaginer le plus improbable des scénarios : Brady Hartsfield, Mr Mercedes, pourrait être impliqué dans cette affaire… Sauf que Brady est plongé dans un coma profond et irréversible depuis que Holly lui a fracassé le crâne.
Vous connaissez certainement l’expression : « Chassez le naturel, il revient au galop« , c’est un peu l’impression que m’a faite cette Fin De Ronde. Si pour les deux précédents opus Stephen King s’était cantonné au thriller sans y intégrer le moindre élément fantastique, la donne change pour ce troisième et dernier volume : le fantastique fait désormais partie intégrante de l’intrigue, j’irai même jusqu’à dire que c’est la dominante de ce récit.
Si comme moi vous avez aimé (+++) Mr Mercedes et Carnets Noirs, les deux premiers tomes de la trilogie, vous attendiez très certainement un final en apothéose. Peut être que ce virage vers le fantastique vous aura surpris, même si, force est de le reconnaître, la fin de Carnets Noirs annonçait de façon assez évidente ce genre de revirement. Il faut dire que l’auteur de disposait pas vraiment d’autre recours pour proposer à ses lecteurs l’ultime confrontation entre Bill Hodges et Brady Hartsfield.
Alors, ça passe ou ça casse ? Heu… on parle de Stephen King les gars (et les filles) ; le seul, l’unique : LE KING ! Le maître absolu de la littérature fantastique. Vous l’aurez compris, je valide sans la moindre hésitation, ça passe haut la main. Sans doute parce que l’auteur aborde des thèmes qui trouveront certainement un écho en vous : le rapport aux nouvelles technologies, l’impact des réseaux sociaux… Avec en toile de fond, un thème bien plus sombre (qui je l’espère n’éveillera aucun écho en vous) mais tristement réel et intemporel: le suicide.
Adeptes de Candy Crush, Fruit Ninja et autres Minecraft, tremblez dans vos logis… vous ne regarderez plus votre smartphone, votre tablette ou votre ordi (rayez les mentions inutiles) de la même façon après avoir lu Fin De Ronde ! Non j’déconne, enfin je crois…
J’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver Bill et Holly, avec leurs forces et leurs faiblesses, qui ne vont pas forcément en s’améliorant, les années s’écoulant inexorablement. On ne peut qu’éprouver une immense sympathie pour ce duo d’enquêteurs hors norme mais empreint d’une profonde humanité et d’une détermination sans faille.
Un plaisir certes plus sadique à retrouver Brady, plus pervers et manipulateur que jamais, et donc de fait, plus dangereux que jamais. Vous l’aurez compris, cette ultime confrontation se jouera dans un contexte totalement différent que la précédente.
C’est Stephen King donc forcément le plaisir de la lecture était là, l’intrigue est maîtrisée de la première à la dernière page, tout comme les personnages. Mais il n’empêche que j’ai refermé ce bouquin avec une infime pointe de déception, j’aurai aimé que Stephen King reste dans le thriller mâtiné de noir jusqu’au bout. Même si, comme je l’ai dit plus haut, j’ai bien conscience qu’il n’avait pas vraiment d’autre approche à disposition. Il n’en reste pas moins que vous aurez entre les mains un bouquin totalement addictif de qualité supérieure.
Si ce n’est déjà fait (ou en cours), je ne peux que vous conseiller de lire les trois volumes de cette trilogie dans l’ordre. Ils peuvent certes être lus indépendamment les uns des autres mais l’ensemble perdrait alors énormément de saveur. Un peu comme si vous mangiez une poignée de fromage râpé, puis une bonne cuillère de sauce bolognaise et enfin une assiette de pâtes. Ca se mange mais ça ne vaut pas un bon plat de pâtes à la bolognaise !

MON VERDICT

Note aux traductrices.

Merci pour votre travail qui nous permet de profiter pleinement de romans non francophones. Que ce soit du fait de la barrière de la langue ou simplement par manque de motivation, les lecteurs francophones vous doivent beaucoup et ne vous remercieront sans doute jamais assez.
Mais (bin oui, ce serait pas marrant autrement), par pitié, épargnez-nous « la Wifi » ! Ca pique les yeux d’autant que le Larousse le définit clairement comme un nom masculin invariable et adopte l’orthographe anglo-saxonne wi-fi. Wikipedia de son côté confirme le genre masculin mais accepte les orthographes Wi-Fi ou wifi.

 
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Publié par le 21 mars 2017 dans Bouquins, Trucs en vrac

 

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Exit 2016, welcome 2017

2017

 
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Publié par le 31 décembre 2016 dans Trucs en vrac

 

[BOUQUINS] Gary Gibson – Extinction Game

G. Gibson - Extinction GameAu menu du jour un bouquin croisé un peu par hasard, malgré un pitch d’apparence classique, Extinction Game, le roman de Gary Gibson, a su titiller ma curiosité, suffisamment en tout cas pour qu’il vienne grossir les rangs de mon Stock à Lire Numérique et se retrouve même sur les premières marches de la file d’attente…
Jerry Beche était convaincu d’être le dernier survivant de son monde. Jusqu’à ce qu’il soit récupéré par une patrouille de l’Autorité et intègre les rangs des Eclaireurs. Il va alors apprendre que si l’humanité est bien éteinte sur son monde, il existe de nombreux autres univers parallèles dans la même situation. La mission des Eclaireurs, pour le compte de l’Autorité, est de parcourir ce multivers afin de récolter des informations ou des technologies nouvelles. Si les Eclaireurs acceptent leur mission sans poser de question, il n’en va pas de même pour Jerry, lui voudrait trouver les réponses aux nombreuses questions qu’il se pose…
Si sur le fond le roman ne révolutionnera pas le genre, sur la forme il vous réservera tout de mêmes quelques belles surprises et s’avérera même addictif une fois que vous serez vraiment dans l’intrigue. Si le cocktail post-apocalyptique et multivers fonctionne vite et bien, je dois toutefois reconnaître que je n’ai pas été immédiatement emballé, la faute sans doute à une écriture totalement dépourvue d’émotions. Un peu déconcertant de prime abord mais la qualité de l’intrigue et ses nombreux rebondissements sauront faire oublier cette faiblesse.
En plus de son intrigue de qualité, le roman peut compter sur une belle galerie de personnages, tous rigoureusement travaillés par l’auteur. A commencer par le groupe des Eclaireurs, chacun bénéficie d’un passé et d’une personnalité qui lui est propre. Un groupe dans lequel, généralement, les individualités se complètent lors des sorties en mission (sorties qui n’ont rien d’une promenade de santé, soit dit en passant).
En toile de fond, le contexte politique a aussi toute son importance, avec notamment les nombreuses questions que l’on peut se poser sur cette mystérieuse Autorité. Elle même semblant en proie à une crise interne opposant l’armée régulière (dont dépendent les Eclaireurs) et les Patriotes (une espèce de police politique à la solde du pouvoir).
Ce roman est le premier opus d’un diptyque post-apocalyptique proposé par l’auteur, j’espère que l’éditeur ne tardera pas trop avant de nous proposer le second opus ; soit dit en passant les deux intrigues sont totalement indépendantes, aussi bien au niveau de leur contexte que des personnages.

MON VERDICT
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Publié par le 5 septembre 2016 dans Bouquins, Trucs en vrac

 

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