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Archives de Catégorie: Bouquins

[BOUQUINS] Neal Shusterman – La Faucheuse

N. Shusterman - la FaucheuseIl aura fallu un Book Club pour que je découvre le roman de Neal Shusterman, La Faucheuse. Premier opus d’une trilogie classée young adult (collection R de Robert Laffont).
Citra Terranova et Rowan Damisch sont deux adolescents qui ne se connaissent pas, mais qui ont pourtant rendez-vous le même jour, à la même heure, au même endroit… avec la même personne : Maître Faraday, un Faucheur. Ce dernier leur propose de les prendre comme apprenti, sachant toutefois que seul l’un d’entre eux pourra accéder au rang de Faucheur…
J’avoue sans complexe que j’ai tendance à fuir la littérature estampillée young adult, quels que soient l’éditeur et l’auteur. Mais bon face à l’engouement suscité par ce bouquin j’ai décidé de laisser mes réticences de côté et de céder à la curiosité. Et grand bien m’en a pris !
Contre toute attente j’ai tout de suite été happé par l’intrigue et les personnages, il faut dire que l’auteur sait s’y prendre pour ferrer ses lecteurs. Les rebondissements et autres revirements de situation ne manquent pas. Les chapitres sont courts, le style direct, on est immédiatement en immersion au coeur de l’intrigue. Franchement la lecture de ce bouquin fut une excellente surprise.
L’intrigue nous entraîne dans un futur indéterminé, la maladie et la mort ont été éradiquées, une intelligence artificielle assure une vie confortable à toute la population. Pour éviter tout risque de surpopulation, la Communauté des Faucheurs a été mise en place. Les Faucheurs doivent éliminer définitivement (ils préfèrent le mot glaner à tuer) un certain quota d’individus choisis selon leurs propres critères, mais en évitant, autant que possible, toute forme de discrimination. Une communauté régie par dix commandements, à la fois crainte et respectée de par les pouvoirs qui lui sont accordés.
Il ne faut que deux chapitres à Neal Shusterman pour poser les bases de son intrigue, dès le troisième Citra et Rowan seront confronté à un choix susceptible de changer à jamais leur vie. Ensuite l’auteur nous entraîne au sein de la Communauté des Faucheurs, on y découvre progressivement son fonctionnement. Mais aussi une communauté rongée par des tensions plus ou moins latentes entre Faucheurs et bien loin d’être aussi vertueuse qu’elle devrait l’être.
J’ai beaucoup aimé les personnages de Citra et Rowan, de prime abord tout les oppose, mais ils finiront rapidement par se serrer les coudes au fil de leur apprentissage. Je ne peux malheureusement guère m’étendre sur l’évolution des personnages, car cela m’obligerait à révéler un tournant décisif de l’intrigue.
Pour ceux qui seraient frileux à l’idée d’entamer une nouvelle série, sachez que ce tome se termine et peut se lire comme un one-shot. Même en l’absence de cliffhanger, je suis convaincu que, comme moi, il vous tardera de découvrir la suite… mais il vous faudra être patient, le tome 2 est annoncé en VO pour le dernier trimestre 2017.
Maintenant que je sais que le young adult peut réserver de belles surprises, il est peut-être tant que je sorte ma trilogie Kaleb des méandres de mon Stock à Lire Numérique. Le titre, signé Myra Eljundir a lui aussi publié dans la collection R, cerise sur le gâteau, l’auteure n’est autre que Ingrid Desjours.

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Publié par le 24 avril 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Guillaume Musso – Un Appartement A Paris

G. Musso - Un appartement à ParisEn cette année 2017, c’est Guillaume Musso qui ouvre le classico annuel l’opposant à Marc Lévy (opposition que les deux auteurs ont toujours clairement réfutée) ; inconditionnel de ce rdv incontournable je vous livre donc ma chronique de son dernier roman, Un Appartement A Paris.
Suite à un cafouillage informatique, Gaspard Coutances – dramaturge taciturne et aigri – et Madeline Greene – ex-flic en pleine phase de questionnements et de doutes –, se retrouvent contraints de partager le même appartement à Paris. Tout les oppose, la situation aurait rapidement pu devenir explosive. Jusqu’à ce qu’ils partagent la même passion pour l’ancien propriétaire des lieux, Sean Lorentz, un célèbre peintre décédé un an plus tôt. Au fil de leurs recherches, ils vont unir leurs forces pour se lancer dans une quête de prime abord insensée…
Avant de partager avec vous mon ressenti, je tiens à préciser que le délai de lecture (pas loin de 15 jours) n’est en rien dû à la qualité du bouquin, mais à un gros manque de disponibilités personnelles. Et je crains que les choses n’aillent pas en s’arrangeant dans les semaines (et plus si affinités) à venir !
Avec ce nouveau roman Guillaume Musso nous offre un habile mélange de rudesse et de tendresse, de noirceur et de lumière, de désespoir et d’espoir… Plus que jamais les contraires s’attirent et se complètent, un récit tout en contrastes parfaitement maîtrisé et assumé (ce n’est pas avec ce roman qui Guillaume Musso fera taire ses détracteurs les plus véhéments, mais il saura séduire un public déjà acquis à sa cause, et pourquoi pas, attirer quelques curieux qui hésitent encore à franchir le cap).
Un récit qui repose sur deux personnages (Gaspard et Madeline) à forte personnalité, chacun à leur façon. Mais aussi deux personnages qui luttent contre leurs propres démons intérieurs, la force extérieure affichée apparaît alors comme un écran de fumée permettant de dissimuler leurs faiblesses… aux autres, mais aussi à eux-mêmes.
Mais le véritable personnage central, celui autour de qui s’articule toute l’intrigue, est bel et bien Sean Lorentz. Malgré son décès, il est omniprésent de la première à la dernière page. C’est d’ailleurs lui qui sera le ciment entre Gaspard et Madeline… ce qui n’empêchera certains clashs et échanges animés ! Un personnage fascinant à plus d’un titre, mais je vous laisse découvrir cela par vous même.
Si l’intrigue est maîtrisée, autant par les thèmes abordés que par la modulation du rythme, ne comptez toutefois pas sur de brusques poussées d’adrénaline. Pour être totalement honnête avec vous, je suis convaincu que bon nombre de lecteurs devineront ou à tout le moins soupçonneront, certaines vérités avant même que l’idée n’effleure Gaspard et Madeline. Il n’en reste pas moins que j’ai passé un excellent moment en compagnie de ce bouquin, plus d’une fois j’ai regretté le manque de temps à lui consacrer…
Si vous cherchez un thriller qui jouera avec vos nerfs, passez votre chemin, Guillaume Musso nous propose davantage une enquête autour d’un personnage hors du commun.
J’espère bientôt pouvoir me lancer dans le nouveau cru de Marc Levy (La Dernière Des Stanfield), comme d’hab je ne manquerai pas de vous indiquer celui qui remportera (selon mes propres critères) ce classico 2017.

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Publié par le 19 avril 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Daniel Cole – Ragdoll

D. Cole - RagdollVous me connaissez, je suis faible face à la tentation. Alors quand en plus de ça la tentatrice s’appelle La Bête Noire, impossible de résister à son appel. Voilà pourquoi Ragdoll, le roman de Daniel Cole a grillé la priorité à ses petits camarades livresques de mon Stock à Lire Numérique.
Un cadavre hors du commun, une macabre reconstitution humaine à partir de six corps différents dont l’une des mains pointe directement vers l’appartement de l’inspecteur Fawkes, surnommé Wolf. Une liste de six noms avec en regard la date de leur mise à mort, le dernier nom est celui de Wolf. Entre l’identification des victimes déjà mortes, la protection des futures victimes et la neutralisation du tueur, les équipes de la Met ont du pain sur la planche. Avec bien entendu Wolf en première ligne…
Quand on me parle de ragdoll (littéralement poupée de chiffon) la première image qui me vient à l’esprit est celle d’adorables chats et non un macchabée raccommodé à la mode du Dr Frankenstein ! Vous aurez sans doute compris que l’auteur ne va pas nous parler de chats.
Pour un premier roman, on peut dire que Daniel Cole frappe fort, certes il y a des faiblesses, mais globalement Ragdoll est un thriller psychologique de bonne facture.
La force d’un bon thriller psychologique repose sur la profondeur donnée aux personnages. Sur ce point l’auteur s’offre un sans-faute, il nous mitonne aux petits oignons une galerie impressionnante, autant par sa richesse que par sa diversité. Des personnalités fortes où rien n’a été laissé au hasard. Je n’entrerai pas dans le détail pour chacun des personnages, mais l’auteur parvient quasiment à leur donner une véritable présence physique.
De bons personnages au service d’une intrigue mal maîtrisée et c’est tout le soufflé qui s’effondre. Mais il n’en est rien ici, l’auteur joue habilement avec nos nerfs en nous proposant une enquête complexe face à un tueur particulièrement retors. On rencontre bien quelques baisses de rythme çà et là, mais c’est généralement pour mieux repartir sur les chapeaux de roues.
Le roman soulève aussi la question du rôle des médias dans le cadre d’une enquête criminelle. Andrea, l’ex-femme de Wolf, est une journaliste ambitieuse qui bien souvent mettra la police à mal et exposera dangereusement les victimes potentielles à force de chercher le scoop qui lui vaudra le poste de ses rêves. Son patron, Elijah, est encore pire, il ne reculera devant rien pour faire exploser l’audimat. Il est facile de leur jeter la pierre, mais si de tels vautours existent c’est bel et bien parce qu’il y a un public demandeur. Comme dirait l’autre : « Avant de leur jeter la pierre… ».
Le principal bémol, qui ne suffit toutefois pas à gâcher le plaisir, vient de la fin un peu trop abrupte. Tout se dénoue à une vitesse hallucinante dans les derniers chapitres ; à croire que l’auteur s’est laissé dépassé par son intrigue. Un final plus étoffé et la personnalité du tueur plus fouillée auraient propulsé le bouquin vers un coup double : coup de coeur et coup de poing.

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Publié par le 5 avril 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] JP Delaney – La Fille D’Avant

JP Delaney - La fille d'avantC’est à Stelphique que je dois cette chronique, elle est la première à m’avoir recommandé la lecture de La Fille D’Avant de JP Delaney. Recommandation suivie dès que l’opportunité s’est présentée, d’autant que la blogosphère, globalement, ne tarit pas d’éloges sur ce roman, mais les moins enthousiastes restent sur une note positive.
Malgré un bail des plus contraignant, Jane Cavendish s’installe au One Folgate Street. Une maison aux lignes et à la décoration austère, mais hyper connectée. Rapidement Jane va découvrir que la précédente locataire, Emma Matthews, est décédée dans des conditions pas clairement établies. Est-ce qu’Edward Monkford, l’architecte et propriétaire des lieux, pourrait être lié à ce drame ?
C’est une fille d’avril, pauvre de moi, une fille difficile… Oups, désolé de pousser la chansonnette, pas prudent en saison cyclonique ! Et surtout sans aucun rapport avec le bouquin dont je dois vous causer.
Ai-je été subjugué par ce roman ou n’ai-je eu entre les mains qu’un énième trille psychologique ? La réponse la plus juste serait ni l’un, ni l’autre. Il y a du bon et du moins bon, mais rien à jeter.
J’ai aimé la construction qui joue sur l’alternance Avant (le point de vue d’Emma) et Maintenant (le point de vue de Jane), avec, dans les deux cas, un récit à la première personne. Les chapitres sont courts et le style est sans fioritures ; le lecteur est ainsi placé au coeur de l’action sans jamais devoir se demander s’il suit Emma ou Jane. Une construction maîtrisée sur le bout des doigts.
J’ai aimé l’ambiance, d’entrée de jeu on ressent une forme d’oppression, un sentiment de malaise diffuse. Et c’est une impression qui ne nous lâchera plus, même si parfois elle semblera plus lointaine, comme une vague menace ou un mauvais pressentiment qui nous colle à la peau.
Je reconnais volontiers avoir pris un réel plaisir à suivre les parcours de Emma et de Jane, notamment l’enquête de cette dernière afin de découvrir la vérité sur la mort d’Emma. Mais… Et oui, il y a un mais. J’ai été déçu par le manque de profondeur et de « saveur » des personnages, comme si l’auteur se contentait d’esquisses plutôt que de travailler véritablement sur des portraits. Malheureusement quand l’auteur se penche sur la personnalité de ses personnages, il force le trait plus que nécessaire et on sombre rapidement dans une succession de stéréotypes. Du coup ça a imposé une espèce de frontière invisible entre l’intrigue et moi, à mon tour je me suis contenté d’être spectateur plutôt que de chercher à devenir acteur.
Ce petit bémol a quelque peu douché mon enthousiasme, mais il n’en reste pas moins que je referme ce bouquin avec un sentiment globalement positif. Une intrigue bien maîtrisée qui aurait gagné en tension psychologique avec des personnages plus aboutis, mais qui n’en demeure pas moins hautement addictive. Pour une première incursion dans le thriller psychologique, JP Delaney (pseudonyme de Tony Strong) n’a pas à rougir de sa performance.
Pour finir, je dirai quand même quelques mots sur cette piaule hors norme. L’austérité, dans les lignes et la décoration ne me dérange pas outre mesure… disons plus exactement que ça ne serait pas rédhibitoire. Je suis par contre beaucoup plus réservé sur le côté domotique poussé à l’extrême, j’aurai un peu trop l’impression d’être fliqué H24. Mais le simple fait de devoir me coltiner un contrat de bail avec 200 clauses restrictives et de devoir répondre à un questionnaire d’admission, suffiront à me faire renoncer à toute velléité de m’installer au One Folgate Street… D’autant que parmi ces clauses figure l’interdiction d’avoir des animaux domestiques.

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Publié par le 28 mars 2017 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Stephen King – Fin De Ronde

S. King - Fin de RondeAu menu du jour, l’ultime opus (snifff…) de la trilogie Bill Hodges, Fin De Ronde, avec toujours (et heureusement) Stephen King aux manettes.
Bill et Holly sont appelés par Pete, l’ancien coéquipier de Bill, sur une scène de crime en apparence anodine : une mère a tué sa fille, lourdement handicapée après l’attaque du City Center par Mr Mercedes, avant de mettre fin à ses jours. En fouinant au-delà des apparences, Bill et Holly en arrivent à imaginer le plus improbable des scénarios : Brady Hartsfield, Mr Mercedes, pourrait être impliqué dans cette affaire… Sauf que Brady est plongé dans un coma profond et irréversible depuis que Holly lui a fracassé le crâne.
Vous connaissez certainement l’expression : « Chassez le naturel, il revient au galop« , c’est un peu l’impression que m’a faite cette Fin De Ronde. Si pour les deux précédents opus Stephen King s’était cantonné au thriller sans y intégrer le moindre élément fantastique, la donne change pour ce troisième et dernier volume : le fantastique fait désormais partie intégrante de l’intrigue, j’irai même jusqu’à dire que c’est la dominante de ce récit.
Si comme moi vous avez aimé (+++) Mr Mercedes et Carnets Noirs, les deux premiers tomes de la trilogie, vous attendiez très certainement un final en apothéose. Peut être que ce virage vers le fantastique vous aura surpris, même si, force est de le reconnaître, la fin de Carnets Noirs annonçait de façon assez évidente ce genre de revirement. Il faut dire que l’auteur de disposait pas vraiment d’autre recours pour proposer à ses lecteurs l’ultime confrontation entre Bill Hodges et Brady Hartsfield.
Alors, ça passe ou ça casse ? Heu… on parle de Stephen King les gars (et les filles) ; le seul, l’unique : LE KING ! Le maître absolu de la littérature fantastique. Vous l’aurez compris, je valide sans la moindre hésitation, ça passe haut la main. Sans doute parce que l’auteur aborde des thèmes qui trouveront certainement un écho en vous : le rapport aux nouvelles technologies, l’impact des réseaux sociaux… Avec en toile de fond, un thème bien plus sombre (qui je l’espère n’éveillera aucun écho en vous) mais tristement réel et intemporel: le suicide.
Adeptes de Candy Crush, Fruit Ninja et autres Minecraft, tremblez dans vos logis… vous ne regarderez plus votre smartphone, votre tablette ou votre ordi (rayez les mentions inutiles) de la même façon après avoir lu Fin De Ronde ! Non j’déconne, enfin je crois…
J’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver Bill et Holly, avec leurs forces et leurs faiblesses, qui ne vont pas forcément en s’améliorant, les années s’écoulant inexorablement. On ne peut qu’éprouver une immense sympathie pour ce duo d’enquêteurs hors norme mais empreint d’une profonde humanité et d’une détermination sans faille.
Un plaisir certes plus sadique à retrouver Brady, plus pervers et manipulateur que jamais, et donc de fait, plus dangereux que jamais. Vous l’aurez compris, cette ultime confrontation se jouera dans un contexte totalement différent que la précédente.
C’est Stephen King donc forcément le plaisir de la lecture était là, l’intrigue est maîtrisée de la première à la dernière page, tout comme les personnages. Mais il n’empêche que j’ai refermé ce bouquin avec une infime pointe de déception, j’aurai aimé que Stephen King reste dans le thriller mâtiné de noir jusqu’au bout. Même si, comme je l’ai dit plus haut, j’ai bien conscience qu’il n’avait pas vraiment d’autre approche à disposition. Il n’en reste pas moins que vous aurez entre les mains un bouquin totalement addictif de qualité supérieure.
Si ce n’est déjà fait (ou en cours), je ne peux que vous conseiller de lire les trois volumes de cette trilogie dans l’ordre. Ils peuvent certes être lus indépendamment les uns des autres mais l’ensemble perdrait alors énormément de saveur. Un peu comme si vous mangiez une poignée de fromage râpé, puis une bonne cuillère de sauce bolognaise et enfin une assiette de pâtes. Ca se mange mais ça ne vaut pas un bon plat de pâtes à la bolognaise !

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Note aux traductrices.

Merci pour votre travail qui nous permet de profiter pleinement de romans non francophones. Que ce soit du fait de la barrière de la langue ou simplement par manque de motivation, les lecteurs francophones vous doivent beaucoup et ne vous remercieront sans doute jamais assez.
Mais (bin oui, ce serait pas marrant autrement), par pitié, épargnez-nous « la Wifi » ! Ca pique les yeux d’autant que le Larousse le définit clairement comme un nom masculin invariable et adopte l’orthographe anglo-saxonne wi-fi. Wikipedia de son côté confirme le genre masculin mais accepte les orthographes Wi-Fi ou wifi.

 
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Publié par le 21 mars 2017 dans Bouquins, Trucs en vrac

 

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[BOUQUINS] Gillian Anderson & Jeff Rovin – Rêves De Glace

G. Anderson & J. Rovin - Rêves de glaceAu menu du jour le second opus de la trilogie Earthend écrite par Gillian Anderson et Jeff Rovin, Rêves De Glace. Un choix motivé par la sortie, dans les jours à venir, du troisième et dernier volume.
Caitlin O’Hara ne comprend toujours pas ce qui la lie à l’ancienne cité de Galderkhaan, mais quand Jacob commence à se comporter étrangement, comme possédé par un esprit galderkhaani, elle sait qu’elle doit trouver rapidement des réponses à ses questions…
J’ai abordé cette trilogie sans grande conviction, plus par curiosité qu’autre chose, mais au final le premier opus, Visions De Feu, a su faire vibrer les bonnes cordes de ma sensibilité littéraire. Il me tardait donc de découvrir la suite, d’autant que beaucoup de questions restaient sans réponse.
J’avoue sans complexe avoir trouvé le début de ce second tome un tantinet poussif, alors que dans le précédent Caitlin O’Hara acceptait plutôt bien et (trop ?) facilement ce çà quoi elle était confrontée, ici elle est en proie à beaucoup de questionnements et de longues phases d’introspection.
« Elle était une scientifique dans l’âme, qui ne tirait ses conclusions qu’au terme d’une série de vérifications rationnelles. À présent, elle devait se forcer à s’aventurer en terrain inconnu sans cartes ni guide auxquels se raccrocher. »
Que les auteurs consacrent quelques pages aux états d’âme de Caitlin n’est pas un problème, au contraire ça renforce même la crédibilité du personnage, mais point trop n’en faut. Au bout d’un certain temps ça devient redondant, voire même soporifique (pour rester poli).
Heureusement Mikel Jasso, l’agent de terrain de l’Explorers Group, vient sortir le lecteur de sa torpeur avant que la léthargie ne le gagne. Il s’en est fallu de peu ! Il faut dire que pour Mikel le temps n’est pas aux questions mais à l’action, il est à l’origine d’une découverte majeure dont il est encore loin de mesurer toutes les implications.
Une fois que le récit se décante le rythme est maintenu sans faiblir ; même Caitlin, mue par l’urgence face à la menace qui pèse sur Jacob, va prendre activement part à l’intrigue. L’intrigue se focalise donc tour à tour sur ses trois acteurs majeurs, Caitlin et Mikel, mais aussi Flora Davies, la directrice du Groupe. Décidément pas de bol pour Ben, qui est, une fois encore, laissé en retrait.
Une intrigue qui peut parfois sembler complexe, notamment quand ça concerne Galderkhaan, mais une lecture attentive, avec une pause de temps en temps, quand vous entez que vous lâchez prise, et vous vous laisserez guider par les auteurs.
Est-il besoin de préciser qu’une fois ce second opus refermé vous n’aurez qu’une hâte : vous plonger dans le troisième et dernier volume de la saga ? Il faut dire que la fin nous laisse clairement sur notre faim quant à la suite des événements.

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Publié par le 14 mars 2017 dans Bouquins

 

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Tête à tête (virtuel) avec Céline Barré

J’ouvre le bal de mes tête à tête (virtuels) en compagnie de Céline Barré qui vient de publier son troisième roman, qui est aussi le troisième opus d’une série qui mérite bien son nom, Les Farfelus. Des personnages hauts en couleurs et des situations des plus rocambolesques vous attendent… pour le plus grand plaisir de vos zygomatiques !
Pour l’anecdote il faut savoir que Céline fait partie des premiers auteurs auto-édités que j’aie lu, comme beaucoup d’autres j’ai longuement hésité avant de franchir le cap de l’auto-édition qui traîne tel un boulet une mauvaise réputation. C’est Sébastien Tessier et son roman X qui m’a amené à revoir mon jugement, depuis j’ai fait énormément de belles découvertes (que je me fais un plaisir de partager ici), Céline et ses farfelus font incontestablement partie de ces belles surprises.
Honte à moi d’avoir attendu un troisième roman avant de lui donner la parole !

Céline Barré – Les Farfelus
Quel Pétrin !
Péril Au Fournil !
Le Vieux Qui Voulait Tuer Le Président

Bonjour Céline.
Merci d’avoir accepté ce tête à tête virtuel.

Bonjour Fred, merci à toi pour ce tête à tête.

Pour une fois je ne te demanderai pas de te présenter, ni de nous expliquer comment t’es venue l’envie d’écrire. Tu en parles très bien sur ton wixsite, j’invite de fait les lecteurs à aller y jeter un oeil.

Tu abordes aussi la question de l’auto-édition sur ton site, aujourd’hui pour toi, être auto-éditée c’est un choix délibéré ou plutôt une fatalité faute de mieux ?

Aux prémisses, c’était une fatalité, je souhaitais vivement être « repérée » par un éditeur. Et puis, avec le succès de mon premier roman, j’ai été en contact avec trois éditeurs. J’ai compris le poids du comité de lecture dans le choix final, ce qui est lié à l’uniformisation de la littérature aujourd’hui. Les éditeurs ont un business model, il faut que ton roman entre dans le moule, dans le cas de Quel Pétrin, on lui a reproché d’être trop ironique et là, j’ai compris que si d’aventure un éditeur me publiait, je perdrais ma liberté d’expression. J’ajoute que les effets de mode ont vocation à disparaître et qu’il est stupide de la part d’éditeurs de vouloir les suivre tels des moutons.

Aujourd’hui, presque deux ans après la sortie de mon premier roman, j’ai la conviction que l’auto édition est meilleure pour moi car je décide de tout, j’endosse les succès comme les échecs et même si parfois je me dis que mes romans seraient du meilleur effet en librairie, je n’ai pas de regrets. Mon but premier était de faire rire les gens et de ce côté-là, je sais que je l’ai atteint ; j’ai une belle collection de mails de lecteurs qui me le prouvent.

L’auto-édition implique une certaine polyvalence, tu assures tout de A à Z seule ou tu es bien entourée pour t’aider au fil des différentes étapes de la vie d’un livre ?

Je déteste déléguer alors plus je serai à même de porter des casquettes différentes, plus je serai satisfaite. J’écris seule, bien sûr, je ne suis pas le Paul Loup Sulitzer de l’auto-édition. Ensuite, j’ai maintenant des amis auteurs sur lesquels je peux compter pour faire la bêta lecture de mes romans, j’ai même un lecteur qui s’est proposé et qui a relu Le vieux qui voulait tuer le président. Il m’a fait des remarques judicieuses, que j’ai suivies. Pour ce qui est de la couverture, étant très peu douée en informatique, c’est mon compagnon qui s’en occupe mais je lui explique ce que je souhaite, on travaille ensemble, et on dit banco quand on est d’accord tous les deux. Pour ce qui est de ce point en particulier, je suis lasse d’être si mauvaise face à une image qu’il faut retoucher et j’ai commencé à bidouiller des visuels publicitaires avec Gimp, je mets trois heures pour faire un truc qu’il fait en deux minutes mais c’est un aspect du travail d’auto-éditeur qui m’intéresse.

Pour finir, il est important pour nous de tenter de fidéliser notre lectorat, ce qui commence par animer notre page auteur sur Facebook et faire croître notre liste de diffusion. Les lecteurs ne se rendent pas tous compte de l’importance qu’ils ont pour nous : s’ils sont au rendez-vous pour la sortie d’un livre, ils peuvent vraiment lui donner un coup de pouce salvateur, s’ils sont aux abonnés absents, c’est plus dur.

Amazon ne prévient pas nos lecteurs de nos sorties, c’est là la différence la plus importante avec un auteur édité qui sait très bien que sa ME va orchestrer une campagne de communication pour la sortie de son nouveau roman.

Une dernière question concernant l’auto-édition, comment ça se passe entre auteurs indépendants ? Solidarité ou compétition ?

J’ai rencontré les deux cas de figure, notamment parce que j’avais inscrit mon premier roman au concours kindle 2015 et la compétition était vraiment pesante, l’état d’esprit de certains autres auteurs inscrits parfaitement abject. Par la suite, les choses se sont tassées, j’ai appris à compter mes soutiens, j’estime être chanceuse, il y a des auteurs qui me soutiennent, qui apprécient mon travail et la réciproque est vraie. Certains indés sont très solidaires, d’autres la jouent plus perso, on voit vite à qui on a affaire finalement et puis j’ai appris à fermer ma grande bouche, c’est mieux pour tout le monde.

Comment définirais-tu ta série, Les Farfelus ?

Question ardue. Au départ j’avais la vision d’une série, d’ailleurs le projet de départ était voué à devenir une série TV, ça ne s’est pas fait et je me suis dit que j’avais tellement travaillé que je ne pouvais pas laisser tout cela en plan, j’ai donc pris mon synopsis et écrit Quel Pétrin !

Après le deuxième (Péril au Fournil !), j’ai compris que je ne parvenais pas à me défaire de mes persos, pour te donner un exemple, j’ai pleuré quand j’ai eu terminé ce deuxième roman. Je ne voulais pas continuer à évoluer dans le même univers mais j’avais l’impression que mes personnages avaient encore des aventures à vivre, donc j’ai commencé Le vieux qui voulait tuer le président. Comme je ne fais aucun plan, ils me surprennent moi-même donc je ne me lasse pas d’eux.

Où puises tu ton inspiration pour nous offrir des personnages et des intrigues aussi farfelus ?

Le plus souvent j’écris et je ne suis pas satisfaite d’un rebondissement par ex et je fais autre chose : je vais nager, je me promène avec ma chienne enfin bref, je lâche l’ordi et là, je suis comme frappée par la foudre, une idée s’impose. Ou bien le matin au réveil.

Quand tu écris comment se déroule une journée type ? Tu es dans ta bulle ou tu parviens à faire plusieurs choses à la fois ?

Je n’ai aucune discipline, je déteste les contraintes donc j’écris si j’en ai envie. Pour écrire, c’est simple, je suis une vraie mémère : assise sur le canapé, le portable sur les genoux et ma chienne qui dort à côté de moi. Quand il fait froid : un plaid pour bien peaufiner le look mémère et le tour est joué ! Je n’écris jamais le matin car je ne suis pas du matin, j’écris l’après-midi quand je suis chez moi.

Est-ce que tu as d’autres projets littéraires en cours ?

Oui, j’ai environ 25 débuts de romans, 48 idées par jour mais rien de super arrêté. Je sais que mes lecteurs aimeraient bien un 4ème volet aux Farfelus, je ne dis pas non, d’autant que j’ai eu une super idée de titre la semaine dernière (tu vois, l’inconscient n’en fait qu’à sa tête !). En gros, si je tente un 4ème épisode, je vais le placer dans la continuité du vieux, la boulangère commençait à me casser les pieds mais j’ai l’impression que je pourrai ne jamais en avoir fini avec cette série. Or je sais très bien que souvent dans les séries, il y la saison de trop, je ne voudrais pas tomber là-dedans.

Quelles sont les références (auteurs et romans) de Céline la lectrice ?

Beaucoup de classiques pour commencer, les Russes et Stendhal, De Beauvoir et dans les contemporains, David Lodge, Bill Bryson, tous les bouquins de Jean-Paul Dubois. J’en oublie plein, j’ai découvert Franck Bouysse il y a peu et j’ai été très emballée. Mes goûts sont très éclectiques ; enfin sauf pour la romance de type Harlequin, plutôt crever que de lire ça !

Comme j’ai coutume de le faire, je te laisse le mot de la fin.

Je ne sais pas trop conclure, si nous n’étions pas dans le virtuel mais dans la vraie vie, je te dirais sûrement « ressers-moi un verre, à ta santé, Fred. »

Puisque nous ne pouvons pas trinquer, je vais très banalement te remercier de faire tout ce que tu fais pour les auteurs indés et pour moi, c’est-à-dire lire mes romans dès que je te les envoie. Et sache que j’apprécie tes chroniques car elles sont toujours très argumentées et bien fichues. Tu es un des meilleurs blogueurs que je connaisse.

 
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Publié par le 8 mars 2017 dans Bouquins, Coups de coeur

 

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