[BOUQUINS] Chip Mosher & Peter Krause – Blacking Out

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Titre : Blacking Out
Scénario : Chip Mosher
Dessin : Peter Krause
Couleurs : Giulia Brusco
Éditeur : Delcourt
Parution : 2022
Origine : France
72 pages

De quoi ça cause ?

Conrad, ex-flic viré à cause de son alcoolisme, voit une chance de racheter ses erreurs passées quand un avocat lui demande de trouver des preuves qui innocentent son client, accusé du meurtre de sa fille.

Ma Chronique

Je remercie les éditions Delcourt et Net Galley pour l’envoi de cette BD.

La quatrième de couv’ nous promet un « thriller rapide, violent et poisseux », il n’en fallait pas davantage pour m’appâter… en espérant que le résultat soit à la hauteur de mes attentes.

Le contexte tient une place de premier choix dans le déroulé de l’intrigue, la Californie est en proie à des incendies qui ravagent tout sur leur passage… un décor malheureusement très réaliste ces derniers étés.

Conrad (qui a un petit air de Keanu Reeves) est un ex-flic qui s’est fait lourder à cause de son alcoolisme (y’a pas des masses de patrons qui acceptent que leurs salariés boivent au bureau), depuis il vivote en tant que privé. Quand un avocat lui offre de trouver des preuves qui innocenteraient son client, accusé d’avoir tué sa fille, il y voit une opportunité de se racheter et de faire oublier son passé. Il est déterminé à trouver ces fameuses prouves mais aussi à découvrir le vrai coupable de ce meurtre.

Pas facile de faire tenir une enquête sur une soixantaine de pages, cela implique d’aller à l’essentiel sans détour. Une tâche dont s’acquittent fort bien les auteurs de cette bande dessinée. Certes on aurait aimé un peu plus de complexité mais le format choisi ne s’y prête pas. Malgré tout l’intrigue reste plutôt bien ficelée, et nul doute que le twist final – une tuerie – vous laissera sur le cul.

Les auteurs ont quand même réussi à placer une histoire de cœur au milieu de leur enquête… un peu de douceur dans ce monde de brutes et surtout un peu de lumière dans un décor très noir. Mais là encore, rien n’est simple dans la vie d’un héros.

Le découpage irrégulier des pages contribue au rythme de l’intrigue, le trait est fin et précis, la mise en couleurs apporte un véritable bonus esthétique à l’ensemble.

La BD est complétée d’une galerie d’illustrations qui permet de mesurer la justesse du dessin de Peter Krause qui peut étoffer davantage ses décors et ses personnages.

Promesse tenue donc. Une BD qui devrait ravir les amateurs de polars qui fleurent bon le noir.

MON VERDICT

[BOUQUINS] Hervé Commère – Les Intrépides

AU MENU DU JOUR


Titre : Les Intrépides
Auteur : Hervé Commère
Éditeur : Fleuve Éditions
Parution : 2022
Origine : France
333 pages

De quoi ça cause ?

La vie des locataires d’un modeste immeuble de quatre appartements est chamboulée quand ils apprennent que l’immeuble est mis en vente et qu’ils vont devoir déménager.

Ils vont tout mettre en œuvre pour empêcher cette vente, mais pour espère arriver à leurs fins ils vont devoir apprendre à se connaître et à faire front commun… et accessoirement compter sur un coup de pouce du hasard.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Hervé Commère et qu’il a eu l’audace de s’écarter diamétralement de son genre de prédilection : le roman noir.

Ma Chronique

Je remercie Fleuve Éditions et Net Galley pour leur confiance renouvelée.

C’est le cinquième roman de Hervé Commère que je lis et le moins que l’on puisse c’est qu’avec ses intrépides l’auteur sort de sa zone de confort. Exit le roman noir – qu’il a décliné sous diverses formes avec brio – avec un virage à 180° puisque le présent roman pourrait aisément s’apparenter à une littérature feel good.

On va donc faire la connaissance des locataires d’un modeste immeuble de quatre appartements. Des gens qui se croisent sans vraiment se connaître, chacun vaquant à ses propres occupations.

Dans l’ordre d’apparition nous croiserons Raoul, chauffeur de taxi – qui fera aussi de temps en temps office de narrateur –, et son épouse Valérie ; un couple qui vit ensemble mais ne partage plus grand chose. Bastien, un jeune commercial ambitieux obnubilé par sa carrière et sa réussite sociale, il partage son appartement avec sa discrète compagne. Suzanne une pétillante veuve qui passe beaucoup de temps avec une étudiante des Beaux-Arts, Melody. Enfin il y a le très discret – pour ne pas dire secret – Dave Missouri.

C’est la menace de la vente de « leur » immeuble qui va les rapprocher, vente qui sera logiquement suivie de la résiliation des baux locatifs et de la probable destruction de l’immeuble pour faire place à quelque chose de plus moderne (donc plus impersonnel et plus rentable).

Si tous ont la même envie de préserver leur logement actuel, les motivations des uns et des autres ne sont pas les mêmes. Pas facile dans ces conditions de faire front commun pour tenter d’enrayer l’impitoyable mécanique qui s’est mise en branle.

Ajoutez au tableau une richissime épouse acariâtre et deux frères milliardaires aux personnalités diamétralement opposées. Secouez le tout et vous obtiendrez un cocktail aussi (d)étonnant que divertissant.

Si les péripéties qui attendent nos chers voisins ne sont pas forcément des plus crédibles, elles permettent néanmoins de passer un bon moment sans trop se creuser les neurones tout en se musclant les zygomatiques.

Si Hervé Commère renonce (pour un temps ? pour toujours ?) au noir, il concentre toujours son intrigue sur l’humain et les relations humaines. Présentement c’est une façon ludique de prouver que l’on est plus fort à plusieurs que tout seul, de placer le collectif au-dessus de l’individualisme.

Le fond n’est pas forcément le plus original qui soit mais sur la forme c’est une totale réussite, le verbe et le style de l’auteur font mouche. Il nous fait découvrir progressivement les personnalités de ses personnages, eux-mêmes vont sans doute se découvrir des qualités insoupçonnées et / ou se remettre en question au cours de cette expérience partagée.

Un pari audacieux relevé haut la main, une belle aventure humaine garantie sans mièvrerie, ni guimauve. Vous pouvez y aller gaiement et consommer sans modération, aucun risque d’indigestion !

Je ne sais pas ce qu’il en est de vous mais pour ma part j’entretiens des relations de voisinages cordiales sans plus. On se salue, on échange quelques banalités à l’occasion et puis basta, chacun reprend le fil de son quotidien. Je n’ai rien contre mes voisins, au contraire, ils sont plutôt sympathiques, c’est juste moi qui demeure viscéralement asocial.

MON VERDICT

[BOUQUINS] Sara Greem – Gloria Dei – 1 – Fidem Invictam

AU MENU DU JOUR


Titre : Fidem Invictam
Série : Gloria Dei – Livre 1
Auteur : Sara Greem
Éditeur : Éditions du 38
Parution : 2022
Origine : France
318 pages

De quoi ça cause ?

VIIIe siècle. Charlemagne poursuit impitoyablement sa campagne de christianisation de l’Europe. Les Saxons, menés par le duc Widukind résistent tant bien que mal afin de préserver leur culture et leurs croyances.

Plus au nord, à Uppsalir, le jeune Ragnarr Sigurdsson, épaulé et entraîné par son mentor, Enoal, se prépare à entrer dans l’âge adulte et à monter sur le trône afin de succéder à son défunt père.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Impossible de refuser la proposition de Sara qui m’a gentiment invité à découvrir son nouvel opus. Une incursion à plusieurs voix dans la tumultueuse Europe médiévale.

Ma Chronique

Sara Greem est une touche-à-tout au niveau littéraire, après des débuts réussis dans la littérature érotique (Publicité Pour Adultes), elle s’est essayé, avec le même succès, à la fantasy, d’abord sur fond de mythologie celte (Épopées Avaloniennes), puis de mythologie nordique (La Malédiction De L’Anneau Des Niflungar) et la science-fiction (Hémisphère, co-écrit avec Bernard Afflatet). C’est au roman historique qu’elle se frotte avec ce premier opus d’une trilogie annoncée.

Comme vous le savez peut-être on ne peut pas vraiment dire que le roman historique soit mon genre de prédilection, et la période du Moyen-Âge n’est certainement celle qui m’inspire le plus… Je n’étais pas forcément la cible idéale pour ce roman, mais je me suis pourtant lancé sans la moindre hésitation.

Certes il faut un certain temps d’adaptation afin de bien cadrer le contexte, les personnages et les lieux ; mais une fois que tout est en place, le bouquin se lit avec une grande fluidité (malgré les nombreux appels de note, une fonctionnalité pas simple à gérer sur liseuse… difficulté contournée en imprimant le fichier contenant l’ensemble des notes). Même sans être un féru d’Histoire médiévale, on se laisse facilement porter par l’intrigue.

L’une des grandes forces du bouquin est de nous proposer plusieurs points de vue sur le déroulé de l’intrigue. On est bien loin de la version de l’éducation nationale qui veut que le gentil Charlemagne ait contribué à évangéliser les hordes barbares et païennes, ou encore qu’il ait généralisé l’école pour tous…

Les fameux « barbares païens » (ici ce sont les Saxons qui endossent ce rôle) ne demandaient rien à personne, ils vivaient peinards avec leurs traditions et leurs croyances. Et v’là t’y pas que le roi des Francs déboule avec son Dieu unique, pour convertir les plus réticents il n’hésite pas à affamer les populations, à les assommer de taxes et accessoirement à les massacrer purement et simplement.

Il en va de l’école comme de l’aumône, elle est exclusivement réservée aux enfants chrétiens. Les autres peuvent bien crever la gueule ouverte à ses portes, il ne lèvera pas le petit doigt pour leur venir en aide le « gentil Charlemagne ».

Si le fond est incontestablement historique avec le conflit qui oppose les Francs de Charlemagne et les Saxons de Widukind, les intrigues franque et saxonne se construisent autour de personnages nés de l’imagination de l’auteure. D’un côté il y a Dhariba, une esclave musulmane offerte à Charlemagne qui, par son érudition, deviendra la préceptrice officieuse de l’aîné des enfants du roi (Carloman, dont les sautes d’humeur effraient les servantes et exaspèrent les moines chargés de son éducation). Chez les Saxons on suivra le parcours d’Agmundr, un talentueux forgeron engagé auprès de Widukind mais aussi soucieux d’assurer l’avenir de son jeune fils.

Enfin il y a les chapitres consacrés à Ragnarr, le roman s’ouvre sur les funérailles de son père alors qu’il n’était qu’un enfant. C’est Enoal, un maître de guerre fidèle au défunt roi, qui prendra l’enfant sous son aile et le préparera à prendre la succession de son père. Le personnage de Ragnarr Lodbrok étant une figure de la légende viking, ça laisse une grande marge à Sara Greem pour réécrire son histoire…

Tout ça pour dire que j’ai totalement accroché à ce roman, il me tarde de découvrir la suite… en espérant que Sara ne souffre pas du syndrome de GRRM, syndrome dont les principales victimes sont les lecteurs, condamné à une attente qui n’en finit pas de mettre leur patience et leurs nerfs à rude épreuve.

MON VERDICT

[BOUQUINS] Viktor Vincent – Apparition

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Titre : Apparition
Auteur : Viktor Vincent
Éditeur : Fleuve Éditions
Parution : 2022
Origine : France
224 pages

De quoi ça cause ?

Alexander Kreskine est le plus grand illusionniste du moment, chacun de ses numéros semble repousser toujours plus loin la frontière entre réalité et illusion, ses spectacles se jouent à guichets fermés.

Lors d’une tournée à Paris, Alexander fait la connaissance de Sam, un jeune homme qui lui voue une admiration sans faille. L’illusionniste accepte de prendre le jeune homme sous son aile afin de lui enseigner son art. Mais un tel apprentissage se paie au prix fort, Sam devra consentir à de nombreux sacrifices pour mériter sa place…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

C’est avant tout la curiosité qui m’a poussé vers ce bouquin. J’étais curieux de découvrir les premiers pas de Viktor Vincent comme écrivain de fiction (il a en effet déjà signé plusieurs titres consacrés au mentalisme). Le fait qu’il ait opté pour le thriller n’a fait qu’attiser les braises déjà bien vives de ladite curiosité.

Ma Chronique

Je remercie les éditions Fleuve et Net Galley pour leur confiance.

Comme beaucoup j’ai connu Viktor Vincent par la télévision et plus particulièrement grâce à Arthur et ses émissions Vendredi Tout Est Permis et Diversions ; force est de reconnaître que même en sachant pertinemment qu’il y a un truc, ses numéros de mentaliste sont bluffant.

De fait ça ne surprendra personne que son premier roman ait pour toile de fond le monde de la magie, et tout particulièrement celui de l’illusion. Si le fond est plutôt original, la forme reste relativement classique. Une intrigue certes classique mais plutôt maîtrisée, Viktor Vincent ne s’écarte guère des règles du genre mais n’en propose pas moins un thriller globalement bien ficelé.

Un thriller dans lequel la dimension psychologique tient une place prépondérante. D’une part les deux personnages centraux, Alexander et Sam, ont des personnalités diamétralement opposées ; autant le premier est sûr de lui, flirtant même allégrement avec l’arrogance et n’a plus rien à prouver (il est au sommet de gloire), autant le second se cherche encore et doute de lui-même (et des autres).

Tous deux ont toutefois appris à composer avec une part d’ombre, quand Alexander semble s’en régaler et s’y complaire en ne respectant aucune règle et en ne s’imposant aucune limite, Sam subit plus qu’autre chose son passé et sa culpabilité.

Mais c’est surtout au niveau de la relation entre Alexander et Sam que la dimension psychologique prend toute son importance. Au fil de son apprentissage, Alexander renforce son emprise sur Sam, n’hésitant pas à le manipuler quand cela peut servir sa cause. Paradoxalement, sous emprise Sam gagne en assurance et affirme une personnalité qu’il était loin de soupçonner.

« La réalité n’a pas d’importance, seule la perception de la réalité compte et cette perception peut être altérée. »

Tel est le leitmotiv d’Alexander Kreskine, une phrase qui pourrait tout à fait s’appliquer au présent roman. L’intrigue s’éloigne en effet du classique whodunit (un ou plusieurs meurtres et une enquête) pour se concentrer exclusivement sur la complicité / confrontation entre Alexander et Sam et notamment sur la perception de l’un et l’autre de cette relation.

Le roman est court et tiendra le lecteur en haleine jusqu’au clap de fin. Viktor Vincent use d’une écriture simple et d’un style très visuel afin de nous plonger au cœur de son intrigue, à tel point que nous aurons parfois, nous aussi, bien du mal à faire la différence entre réalité et illusion.

Un premier roman réussi, peut-être pas parfait mais suffisamment convaincant pour que l’on ait du mal à le lâcher. J’espère sincèrement que Viktor Vincent poursuivra son incursion dans la littérature de fonction, le polar lui va très bien.

MON VERDICT

[BOUQUINS] Bernard Minier – Lucia

AU MENU DU JOUR


Titre : Lucia
Auteur : Bernard Minier
Éditeur : XO Éditions
Parution : 2022
Origine : France
474 pages

De quoi ça cause ?

Lucia Guerrero, lieutenant à l’UCO (une unité d’élite de la Guardia Civil), est appelée sur une scène de crime qui la touche directement. Son collègue et amant a été tué, la victime, nue, est collée à une croix comme si elle avait été crucifiée.

Dans le même temps, un programme informatique développé par un groupe d’étudiants en criminologie de l’université de Salamanque et leur professeur, Salomon Borges, exhume trois affaires non résolues au mode opératoire similaire.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Bernard Minier, un auteur qui ne m’a jamais déçu, même si j’ai accumulé un énooorme retard dans la lecture de ses romans.

Ma Chronique

Pour découvrir son nouveau roman et sa nouvelle héroïne, Bernard Minier nous invite à traverser les Pyrénées, direction l’Espagne.

La scène d’ouverture donne le ton avec un meurtre à la mise en scène macabre. C’est l’occasion de faire connaissance avec Lucia Guerrero, frappée de plein fouet par cette scène de crime puisque la victime est non seulement un collègue de l’UCO, mais aussi son amant.

Lucia est une femme flic au caractère bien trempé et pas franchement regardante des procédures et règles. Mais au-delà des apparences se cachent quelques faiblesses : la culpabilité suite à la mort de son jeune frère, et un fils à qui elle ne consacre pas assez de temps.

Et ce n’est pas cette nouvelle enquête qui va laisser à Lucia le temps de souffler, il faut dire qu’elle en fait quasiment une affaire personnelle. Et si telle était justement la volonté du (ou des) tueur(s).

Pour avancer dans son enquête elle pourra compter sur le renfort de Salomon Borges, un professeur d’université aussi modéré qu’elle est impétueuse, et d’un petit groupe d’étudiants en criminologie qui ne compte pas ses heures.

Une enquête qui va les lancer sur la piste d’un tueur en série qui sévit depuis plus de trente ans sans qu’aucun rapprochement ne soit fait entre les différents crimes (éloignés aussi bien chronologiquement que géographiquement), jusqu’à ce que le logiciel DIMAS, mis au point par le Pr Borges et ses étudiants, ne relève un mode opératoire similaire sur les différentes scènes de crimes.

Pour l’anecdote ce fameux logiciel n’existe pas, dommage pour la Guardia Civil espagnole. En revanche des outils similaires équipent déjà certaines forces de police (ViCAP pour le FBI, SALVAC au Canada et en France).

Avec ce roman Bernard Minier nous livre un thriller hautement addictif que l’on aura bien du mal à lâcher. Une intrigue rythmée et haletante pour une enquête qui poussera Lucia vers ce que l’humanité a de plus glauque.

Comme dans tout bon thriller, l’intrigue vous réserve quelques revirements de situation, certains pour le moins inattendus (perso je n’ai pas vu venir le twist final). Une intrigue servie par une écriture très visuelle qui ne s’encombre pas de fioritures.

Un page-turner efficace même s’il ne révolutionne pas les règles du genre, usant même parfois de certains poncifs qui n’apportent rien à l’intrigue (on s’en fout un peu que le haut-fonctionnaire soit un homo refoulé).

A priori nous devrions retrouver Lucia dans d’autres romans de l’auteur, c’est avec plaisir que je répondrai présent.

MON VERDICT

[BRD] Les Bodin’s En Thaïlande

À L’AFFICHE DU JOUR


Titre : Les Bodin’s En Thaïlande
Réalisation : Frédéric Forestier
Production : Cheyenne Productions
Distribution : SND
Origine : France
Durée : 1h40

Casting

Vincent Dubois : Marie Bodin
Jean-Christian Fraiscinet : Christian Bodin
Bella Boonsang : Malee

Le pitch

Christian Bodin traverse une mauvaise passe, après une tentative de suicide lamentablement échouée, sa mère, Maria, décide de prendre les choses en main.

Sur les conseils de leur médecin, elle lui propose un total dépaysement avec un voyage en Thaïlande. Mais avec les Bodin’s rien ne se passe jamais comme prévu, ils vont se retrouver embarqués dans un road-trip des plus mouvementés…

Ma chronique

Les Bodin’s se sont fait connaître (et cartonnent) grâce à la scène et au théâtre, ils ne sont toutefois pas totalement novices du grand écran puisque c’est leur troisième film, après Mariage Chez Les Bodin’s (2008) et Amélie Au Pays Des Bodin’s (2010). Et fort logiquement se troisième opus démarre quelques temps après le départ de la femme et de la fille de Christian.

Si l’humour des Bodin’s n’est pas forcément des plus raffiné, il ne sombre pas non plus dans le scato ou la vulgarité facile ; ça reste très franchouillard et caricatural mais c’est comme ça qu’on les aime ! Il n’en reste pas moins que le film est plutôt bien fichu, on voit que le budget a été revu à la hausse (7 millions pour ce troisième film, contre une enveloppe autour de 100 000 € pour chacun des deux précédents).

La première partie du film joue clairement la carte de la franche rigolade, puis l’intrigue change radicalement de direction. Les choses deviennent plus sérieuses mais ce n’est pas pour autant que le film se prend plus au sérieux (après une courte pause au village, l’action redémarre sur les chapeaux de roue). Certes niveau crédibilité il faudra repasser, d’un autre côté ce n’est certainement pas l’objectif visé par l’équipe.

Si le film ne restera pas dans les annales du cinéma, il propose toutefois de passer un agréable moment sans avoir besoin de se creuser les neurones. L’humour fait mouche, que ce soit par le sens de la répartie de Marie ou par les maladresses de Christian. Idéal pour décompresser, se vider la tête et détendre les zygomatiques.

♥♥♥

[BOUQUINS] Graeme Macrae Burnet – Une Patiente

AU MENU DU JOUR


Titre : Une Patiente
Auteur : Graeme Macrae Burnet
Éditeur : Sonatine
Parution : 2022
Origine : Ecosse (2021)
301 pages

De quoi ça cause ?

La narratrice est convaincue que le suicide de sa sœur aînée, Veronica, est directement imputable à ses consultations chez Collins Braithwaite, un psychothérapeute aux méthodes controversées par ses pairs.

Pour s’en convaincre, elle va elle-même consulter Braithwaite en endossant une fausse identité afin qu’il ne puisse faire le rapprochement entre les deux sœurs…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Sonatine et parce que j’avais beaucoup aimé les deux précédents romans de Graeme Macrae Burnet. Il me tardait donc de le découvrir dans un autre registre.

Ma Chronique

Je remercie les éditions Sonatine et Net Galley pour leur confiance renouvelée.

 Une fois de plus Graeme Macrae Burnet invente une genèse à son nouveau roman, il semblerait que le procédé fasse partie intégrante de sa griffe littéraire.

Le roman se présente sous la forme de cinq cahiers prétendument rédigés par la narratrice. Cahiers dans lesquels elle cherche à faire progresser son enquête à charge contre Collins Braithwaite. Concrètement on la voit plutôt se débattre avec cette fausse identité qu’elle s’est construite, il faut dire que ce double lui permet d’outrepasser ses propres limites et faiblesses.

Chaque cahier est suivi par des éléments biographiques concernant Braithwaite, éléments regroupés par l’auteur au terme de ses soi-disant « longues recherches » sur le personnage, son parcours et son œuvre.

La construction de l’ensemble est plutôt bien menée et ne saurait souffrir d’aucune critique quant à la qualité rédactionnelle, au contraire c’est même agréable à lire. Si la dimension psychologique est bel et bien présente dans l’intrigue, mais je m’attendais à un véritable bras-de-fer psychologique entre la narratrice et le psychothérapeute (c’est plus ou moins ce que nous promettait la quatrième de couv’) alors que dans les faits, les échanges sont bien souvent à sens unique. C’est davantage la personnalité de la narratrice qui est décortiquée en profondeur.

Pour étayer son aspect vrai-faux documentaire, Graeme Macrae Burnet n’hésite pas à faire intervenir dans ses recherches de nombreuses personnalités – scientifiques ou artistiques – ayant bel et bien existées et à les faire interagir avec son fameux Collins Braithwaite. Là encore les éléments s’emboitent bien et viennent consolider la crédibilité au récit.

L’auteur ne fait rien pour nous rendre le personnage de Braithwaite sympathique, ce type est puant de vanité, imbu de lui-même, prétentieux et orgueilleux. Inutile de préciser que l’on attend avec impatience le moment où il tombera de son piédestal.

Pas grand-chose à dire de la narratrice sinon qu’on a une forte envie de lui gueuler de se sortir les doigts du cul plutôt que de se planquer derrière un double fictif qui va peu à peu la bouffer de l’intérieur.

Bref, aucune empathie pour les deux personnages qui portent le récit. Ajoutez à cela une pointe de déception quant au déroulé même de l’intrigue, et vous comprendrez que je referme ce bouquin avec un sentiment mitigé. Je ne peux toutefois pas ignorer l’incontestable talent de narrateur de Graeme Macrae Burnet, jusqu’à la dernière phrase de son roman, il veut nous faire croire à sa supercherie.

Je serai tenté de dire que c’est la quatrième de couverture qui saborde partiellement le roman, sans cette promesse – non tenue – d’un intense face à face psychologique, nul doute que j’aurai été nettement plus emballé par cette lecture.

MON VERDICT

[BOUQUINS] David Ruiz Martin – Requiem Des Ombres

AU MENU DU JOUR


Titre : Requiem Des Ombres
Auteur : David Ruiz Martin
Éditeur : Taurnada
Parution : 2022
Origine : France
384 pages

De quoi ça cause ?

Donovan Lorrence, écrivain à succès, revient à Neuchâtel après des années d’absence. Il est déterminé à faire toute la lumière sur cette nuit de novembre 1973 où son frère a disparu et lui-même a été agressé.

Il est temps d’exorciser ses démons du passé, mais certaines personnes pourraient ne pas voir d’un bon œil cette envie de faire remonter à la surface des souvenirs oubliés…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que le duo Taurnada et David Ruiz Martin m’avait scotché et bluffé avec Seule La Haine, le précédent roman de l’auteur.

Ma Chronique

Je remercie chaleureusement les éditions Taurnada, et tout particulièrement Joël, pour leur confiance renouvelée.

J’aime les auteurs qui osent se remettre en question d’un titre à l’autre, si David Ruiz Martin reste dans le thriller noir avec ce nouveau roman, il est totalement différent de Seule La Haine. On pourrait penser qu’il est difficile d’imaginer une intrigue originale autour du thème (éculé diront certains) de la vengeance, et pourtant l’auteur réussit à nous proposer une approche plutôt novatrice. Même s’il est d’usage de dire que « c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes », rien n’interdit d’apporter une pointe d’originalité et de modernité à ladite soupe.

Ici cette note inédite vient du personnage d’Iris et de son don (qu’elle considère plutôt comme une malédiction). Son apparition va donner un sérieux coup de boost à l’intrigue, constituant même un second arc narratif qui entraînera Donovan dans son sillage.

Il faut bien reconnaître que Donovan Lorrence ne fait rien pour s’attirer la sympathie des lecteurs malgré la totale légitimité de sa quête de vérité. Heureusement Iris aura un effet apaisant sur lui, même si trop se rapprocher de la mystérieuse jeune femme peut réserver bien des surprises.

Une fois encore c’est la Suisse, et plus particulièrement Neuchâtel et ses environs, qui servira de décor à l’intrigue imaginée par David Ruiz Martin. Une Suisse bien loin de l’image d’Épinal qui vante le flegme helvète, c’est le côté obscur de la Suisse que nous dévoile l’auteur.

Une intrigue certes moins machiavélique que celle de Seule La Haine et son incroyable face à face psychologique, mais pas moins intéressante. Vous aurez rapidement envie de comprendre ce qui a bien pu passer au cœur de la brume neuchâteloise, un soir de novembre 1973. Il faut croire que la soif de vérité de Donovan est contagieuse.

Les personnages sont soignés, l’intrigue est parfaitement maîtrisée de bout en bout. Franchement difficile de lâcher le bouquin une fois que vous serez pris dans les mailles du filet. Résultat des courses on dévore les presque 400 pages quasiment d’une traite (deux traites pour être exact).

Avec ce roman David Ruiz Martin confirme qu’il faudra désormais compter avec lui dans le petit monde du polar suisse, mais aussi, plus largement, du polar francophone.

MON VERDICT

[BOUQUINS] Jean Teulé – Azincourt Par Temps De Pluie

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Titre : Azincourt Par Temps De Pluie
Auteur : Jean Teulé
Éditeur : Mialet Barrault
Parution : 2022
Origine : France
208 pages

De quoi ça cause ?

25 octobre 1415. A Azincourt les armées françaises se préparent à couper la retraite aux Anglais en déroute. Fort de leur supériorité numérique, l’attaque ne devrait être qu’une simple formalité et se solder par une victoire écrasante.

Le lendemain, dès les premiers assauts, rien ne se passe comme prévu. Les chevaliers Français, partis en première ligne, se font décimer par les archers Anglais… et ce ne sont que les prémices de la débâcle.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Bien que n’étant pas très porté par les romans historiques, j’apprécie tout particulièrement les talents de conteur de Jean Teulé. Surtout quand il s’agit de pointer du doigt les mauvais choix des uns et des autres.

Azincourt reste certainement le top du top en matière de fiasco ; comment une victoire annoncée va se transformer en humiliation pure et simple ?

Ma Chronique

Azincourt c’est 8 000 soldats Anglais au bord de l’épuisement face à plus de 20 000 soldats Français frais comme des gardons. Au vu des forces en présence on pouvait légitimement penser que c’était du pain bénit pour les armées françaises. Mais à la tête de l’armée anglaise se trouve le roi Henry V, fin stratège qui impose à ses troupes une discipline de fer, alors que les nobliaux en tout genre qui dirigent les forces françaises ne parviennent pas à se mettre d’accord sur une stratégie commune.

Le roman s’ouvre donc la veille de la bataille. D’emblée Jean Teulé souligne le déséquilibre des forces en présence. Des soldats Anglais affaiblis par la faim et la maladie, presque résignés quant à leur funeste destinée, ils se préparent dans des conditions plus que vétustes. En face les Français, sûrs de leur victoire, font ripaille, ça bouffe, ça picole jusqu’à la lie.

C’est par le personnage de Fleur de Lys, une prostituée chargée du bien-être de ces nobles chevaliers Français, que l’on perçoit les faiblesses des préparatifs des armées françaises. Elle pose des questions fort pertinentes avant de se faire rabrouer par des chevaliers (trop) sûrs de leur fait.

Le matin du 26 octobre 1415, un émissaire Anglais propose aux chefs de guerre Français une offre de paix signée Henri V. Le roi renonce à ses prétentions sur la Couronne de France, et restitue les villes d’Harfleur et Calais à la France, en échange d’un laisser passer jusqu’à Calais où ses troupes pourront embarquer pour l’Angleterre. Offre rejetée par les Français qui veulent bouffer du rosbeef et leur infliger une défaite mémorable.

Dès l’ouverture des hostilités les Français payent le prix fort de leurs mauvais choix, et ce n’est que le début d’une grandiose débandade ! Une débandade que Jean Teulé se plait à nous décrire (âmes sensibles s’abstenir) sans surenchère ni complaisance, se permettant même quelques traits d’humour au milieu du carnage.

Trop bloquée en ses immuables principes ancestraux, la fantastique chevalerie française paie cash sa vanité et son incapacité à s’adapter aux temps nouveaux. Les Anglais ont contrevenu aux codes de la guerre, et alors, ce n’est pas une partie de cricket !

Force est de constater que sur ce coup la perfide Albion nous a mis une branlée monstrueusement mémorable. Il faudrait être franchement malhonnête pour ne pas reconnaître que les Français ont été les artisans de leur défaite. Il aura fallu à peine trois heures de combat pour les forces françaises soient mises en miettes.

La bataille d’Azincourt sonnera les glas de la chevalerie française, désormais la clé du combat réside dans l’artillerie. Dommage qu’il ait fallu une pareille débâcle pour le comprendre. Les Anglais déploreront 600 morts dans leurs rangs alors que du côté Français on en compte plus de 6000, dont de nombreux nobles de divers rangs.

Le roman est aussi court que le fut la bataille. Une fois de plus Jean Teulé met ses talents de conteur au service de l’Histoire et il le fait avec beaucoup de justesse. Le pire dans ce triste épisode de notre histoire, c’est que cette bataille aurait pu être évitée si les chefs de guerre Français avait écouté la voie de la raison plutôt que celle de leur égo démesuré.

Il est de notoriété publique que les Anglais ne manquent pas d’humour, en souvenir de cette bataille, ils ont nommé leur nouvelle classe de sous-marin nucléaire Agincourt (le nom anglais pour Azincourt). Je ne saurai les blâmer de célébrer cette victoire offerte sur un plateau d’argent ! Même si leur roi s’est montré particulièrement impitoyable à l’issue de la bataille…

MON VERDICT

[BOUQUINS] Collectif, sous la direction d’Yvan Fauth – Respirer Le Noir

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Titre : Respirer Le Noir
Auteur : Collectif, sous la direction d’Yvan Fauth
Éditeur : Belfond
Parution : 2022
Origine : France
297 pages

De quoi ça cause ?

Treize auteurs qui ne manquent pas de flair vous proposent de découvrir douze nouvelles sur fond noir.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

La question ne se pose même pas !

En comptabilité de stock je lui ai appliqué la méthode LIFO (Last In, First Out – Dernier entré, premier sorti), par opposition à la méthode FIFO (First In, First Out). C’est vous dire à quel point j’attendais mon précieuuux ! Mooon prééécieuuux !!! (OK, je me calme, inutile d’appeler les hommes en blanc).

Ma Chronique

Je remercie chaleureusement les éditions Belfond, Net Galley et Yvan. Les deux premiers pour leur confiance renouvelée. Le troisième pour son amitié malgré la distance qui nous sépare.

Après l’ouïe, la vue et le toucher, c’est l’odorat qui servira de toile – noire – de fond aux treize auteurs qui ont répondu présent à l’invitation d’Yvan.

Parmi eux, trois auteurs se prêtent au jeu pour la troisième fois (Barbara Abel, R.J. Ellory et Karine Giebel), deux auteurs signent pour une seconde manche (François-Xavier Dillard et Sophie Loubière), enfin, un auteur décide de ne rien faire comme les autres en revenant sous un autre nom de plume (Mo Malo aka Fred Mars).

Ce cru 2022 voit donc sept petits nouveaux, au talent connu et reconnu, rejoindre la dream team des 5 sens du noir sous le coaching d’Yvan Fauth. En quatre recueils, ce sont pas moins de trente-huit auteurs qui ont relevé les défis imposés par leur impitoyable maître de cérémonie. Chapeau bas l’ami ! Et bien sûr, chapeau bas à tous ces auteur(e)s.

C’est R.J. Ellory qui ouvre le bal de l’odorat. Au menu de son récit, un parfum de vengeance qui se déguste saignante. Une nouvelle maîtrisée de bout en bout mais dont j’avais pressenti la fin.

Sophie Loubière prend le relai pour une nouvelle fraternelle aux fragrances multiples. Je me suis longtemps demandé quelle était la finalité du récit, j’avoue ne rien avoir vu venir. Belle trouvaille qui colle parfaitement à une actualité encore fraîche.

Direction les effluves marines – ou plutôt celles d’une fin de marché aux poissons avec une chaine de froid défaillante – en compagnie de Franck Bouysse. Un récit plein d’humanité dans lequel le cynisme et l’humour noir font office d’armure contre la solitude et la détresse. Le pire c’est que cette foutue pathologie existe bel et bien.

Mo Malo nous entraîne au Groenland (what a surprise !) pour un récit aromatisé d’un soupçon de fantastique sur un fond écolo-noir. Une approche pour le moins originale à laquelle on aimerait en partie croire.

Avec Dominique Maisons ce sont les coulisses de l’Élysée qui nous visitons, autour d’un corps (non, non, ce n’est pas celui de Mc Manu) aux exhalaisons fétides. Une enquête de deux heures trente menée à un train d’enfer pour sauver les miches de Jupiter.

Sous la plume de François-Xavier Dillard la fête vire au cauchemar. Une nouvelle d’où suintent les relents infects de la folie des hommes. Incontestablement l’approche la plus pessimiste du recueil… et malheureusement pas totalement improbable.

Adeline Dieudonné nous fait voyager en Belgique à l’aube de la première guerre mondiale pour s’essayer au true crime. Alcool et pauvreté ne font pas bon ménage quand leurs émanations viennent brouiller le peu de bon sens qu’il reste à Alexandre Glandy. Un portrait criant de vérité mais aucune empathie pour le personnage.

Hervé Commère nous entraîne dans un petit village qui tombe peu à peu en désuétude, un récit familial et social, triste reflet de notre temps. Les apparences sont parfois trompeuses, un miroir aux alouettes qui peut vous jouer de mauvais tours.

Vincent Hauuy joue la carte de l’anticipation mais ne nous promet pas des lendemains qui chantent, sa vision de l’avenir est pour le moins glauque. Moyennement adhéré à cette plongée neurale.

Jérôme Loubry dénote en ne parfumant pas son récit de noir (ou alors juste un soupçon). Il nous offre une histoire pleine d’humanité et d’émotions autour du deuil. Un conte tout simplement magnifique.

 Chrystel Duchamp ne lésine pas sur les moyens pour nous en envoyer plein les naseaux. Surprenant de voir l’auteure s’essayer au fantastique… et le résultat est plus que convaincant. Et très noir !

C’est la troisième fois que Barbara Abel et Karine Giebel se prêtent à l’exercice de l’écriture à quatre mains. Comme dans Regarder Le Noir, elles ont la lourde responsabilité de fermer le bal. Un défi qu’elles remportent haut la main… pas surpris outre mesure que leur histoire s’inspire de faits réels.

Voici les notes sur 5 que j’attribue à chacune des nouvelles du présent recueil, comme d’hab elles sont le reflet de mon ressenti et n’engagent que moi :

  • R.J. Ellory : Le parfum du laurier-rose / 4
  • S. Loubière : Respirer la mort / 4.5
  • F. Bouysse : Je suis un poisson / 5
  • M. Malo : Cristal qui sent / 4.5
  • D. Maisons : Deux heures et trente minutes / 5
  • F.X. Dillard : Happy World / 5
  • A. Dieudonné : Glandy / 3
  • H. Commère : Le monde d’après / 5
  • V. Hauuy : Miracle / 3.5
  • J. Loubry : Les doux parfums du cimetière / 5
  • C. Duchamp : L’amour à mort / 4.5
  • B. Abel & K. Giebel : Petit nouveau / 5

Ce qui nous fait une honorable moyenne de 4.5 / 5 que j’arrondis volontiers à 5 pour la mise en avant de la dimension humaine dans de nombreux récits.

Il me tarde déjà de découvrir l’ultime (?) recueil de cette série, quels seront les auteurs qui oseront croquer dans le noir à pleines dents ?

MON VERDICT