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Archives du 22 juin 2021

[BRD] 30 Jours Max

À L’AFFICHE DU JOUR


Titre : 30 Jours Max
Réalisation : Tarek Boudali
Production : Axel Films / M6 Films
Distribution : StudioCanal
Origine : France (2020)
Durée : 1h27

Casting

Tarek Boudali : Rayane
Philippe Lacheau : Tony
Julien Arruti : Pierre
Vanessa Guide : Stéphanie
José Garcia : Le Rat

Le pitch

Rayane a choisi de devenir flic pour honorer la mémoire de son père, mais force est de reconnaître qu’il aussi trouillard que maladroit et multiplie les gaffes. Son dernier exploit en date : avoir fait foirer l’interpellation d’un caïd du milieu.

Quand son médecin lui apprend qu’il est atteint d’une maladie incurable et qu’il ne lui reste qu’un mois à vivre, il décide d’abord de s’offrir un séjour de rêve aux USA. Un appel téléphonique va le pousser à rentrer en France et à redevenir flic. Bien décidé à gagner la reconnaissance de ses pairs (et accessoirement le cœur de sa collègue), c’est en véritable tête brûlée qu’il reprend du service…

Ma chronique

Depuis Babysitting je suis un inconditionnel de la Bande à Fifi ; je connaissais déjà Tarek Boudali pour son rôle dans la série En Famille proposée par M6, les autres je les avais brièvement aperçus çà et là à la télévision.

Avec 30 Jours Max Tarek Boudali endosse pour la seconde fois le rôle de réalisateur (après le très décalé Épouse-Moi Mon Pote), et c’est tout naturellement qu’il fait appel à ses potes pour l’accompagner dans ce nouveau film. Mais pas que…

Tarek Boudali endosse le rôle d’un flic qui ne semble vraiment pas fait pour ce métier… il tient en effet davantage de l’inspecteur La Bavure que de l’inspecteur Harry. Jusqu’à son retour, bien déterminé à laisser son nom dans les annales de la police avant que la maladie ne l’emporte.

C’est ainsi qu’il va intégrer l’équipe de Tony (Philippe Lacheau), un flic qui est son exact opposé : efficace, compétent, charismatique… et surtout un égocentrique qui ne rate pas une occasion de tirer la couverture à lui. Forcément le gars ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée dans son équipe de Rayane, loser qui rêve de devenir héros à la place du héros…

Tony peut compter sur le soutien inconditionnel (voire l’admiration) de son second, Pierre (Julien Arutti) ; le fayot par excellence qui ne brille que dans l’ombre de son chef.

La grande absente de la Bande à Fifi au casting du film est Elodie Fontan, mais bon elle avait un certificat médical en bonne et due forme : être enceinte n’est pas compatible avec le tournage d’une comédie policière qui enchaîne les scènes d’action et les cascades (aussi déjantées les unes que les autres).

Comme souvent les joyeux lurons de la bande font appel à une belle brochette d’acteurs afin de les accompagner dans leurs délires. À commencer par Josè Garcia qui incarne Le Rat un caïd du trafic de drogue psychopathe à souhait. Mais l’on retrouve aussi Marie-Anne Chazel qui incarne la grand-mère de Rayane et Philippe Duquesne qui endosse la blouse d’un toubib pas franchement brillant. La palme revient incontestablement à Chantal Ladesou qui incarne une prostituée que vous n’oublierez pas de sitôt (et qui, accessoirement, est aussi la mère de Pierre).

Pour réaliser son rêve de gosse (incarner un flic), Tarek Boudali n’a pas hésiter à donner de sa personne en accompagnant notamment des équipes de BAC en mission, de jour comme de nuit, mais aussi en assurant lui-même une partie de ses cascades.

Certes le film ne restera pas dans les annales du cinéma et ne brille pas par son humour raffiné (et coincé du cul) ; c’est un divertissement qui opte pour un ton décalé totalement assumé et ça fait du bien aux zygomatiques.

Un dicton a beau affirmer que le hasard fait bien les choses, pas certain que Tarek Boudali pense la même chose à propos de son film. Sorti en octobre 2020, soit quelques jours avant la fermeture des cinémas et autres lieux publics à la suite de la crise sanitaire du COVIC-19. Il lui faudra attendre le mois de mai 2021 pour redémarrer son exploitation en salles. Entretemps le film est sorti en DVD et Blu-Ray (mars 2021) et est désormais au programme de Canal+.

♥♥♥♥

PS : la présente chronique intervient très en retard par rapport au visionnage du film, c’est en effet au moment de la sortie en Blu-Ray que j’ai maté le film. Je suis vachement à la bourre au niveau des chroniques cinéma, j’ai d’ailleurs pris le parti d’en faire passer à la trappe la plupart.

 
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Publié par le 22 juin 2021 dans DVD / BRD

 

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[BOUQUINS] Sylvain Neuvel – L’Examen

AU MENU DU JOUR


Titre : L’Examen
Auteur : Sylvain Neuvel
Éditeur : Le Livre de Poche
Parution : 2021
Origine : Canada (2019)
128 pages

De quoi ça cause ?

Grande Bretagne, dans un futur indéterminé. Pour devenir citoyen britannique les migrants et réfugiés doivent réussir un examen de citoyenneté composé de 25 questions.

Idir à fuit l’Iran avec sa femme et son fils, il exerce désormais comme dentiste à Londres et est parfaitement intégré au mode de vie occidental. C’est donc plutôt confiant qu’il se présente au centre d’examen. Mais rien ne l’avait préparé à ce qu’il va se produire…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

C’est le pitch qui, le premier, m’a attiré vers ce bouquin. J’étais aussi curieux de découvrir Sylvain Neuvel dans un autre registre (ce qui me rappelle au passage que je dois poursuivre la lecture de ses fameux Dossiers Thémis).

Ma Chronique

Avec L’Examen Sylvain Neuvel nous offre une dystopie plutôt glaçante, d’autant plus que l’on est en droit de penser que c’est un des futurs possibles pour nos sociétés occidentales qui veulent toujours tout contrôler au plus prés.

Un texte court, intense et sombre. Et pourtant tout commence comme un banal examen d’intégration sous la forme d’un QCM de 25 questions. Une session d’examen qui va rapidement virer au cauchemar pour Idir. Et qui jettera un froid sur le lecteur quand il découvrira ce qui se cache derrière les événements que subit Idir.

Franchement je ne suis pas contre le principe d’un examen de citoyenneté pour les demandeurs d’asile ; le Canada et de nombreux pays d’Europe du Nord le mettent déjà en pratique sans que personne ne s’en offusque. Bien entendu je parle là d’un véritable examen de citoyenneté, pas d’une mise à l’épreuve comme celle dont il est question dans le présent roman.

Les chapitres alternent entre le récit d’Idir (à la première personne) qui nous relate le cauchemar qu’il est en train de vivre – cauchemar qui semble s’enfoncer toujours plus loin dans l’horreur – et les « coulisses » du centre d’examen, là où des opérateurs tirent les ficelles du drame qu’ils sont en train de scénariser.

Compte tenu de la longueur du roman l’accent est surtout mis sur le personnage d’Idir – soit dit en passant il a le profil idéal pour devenir futur citoyen britannique –, force est de reconnaître que l’on n’a pas particulièrement envie de faire plus ample connaissance avec les autres acteurs de l’intrigue.

Le style de l’auteur est parfaitement adapté à la longueur du récit et au rythme de l’intrigue, pas de fioritures, pas de bla-bla, pas de chichis… on va à l’essentiel et c’est très bien comme ça ! Avec tout ça, inutile de vous préciser que le bouquin se dévore d’une traite.

Un roman qui poussera le lecteur à la réflexion sur des thèmes tel que le libre arbitre, la manipulation (voire la destruction) psychologique, jusqu’où le système peut-il aller au nom de l’intérêt de la communauté ? La fin du roman laisse un arrière-goût de bile en bouche, mission accomplie haut la main pour Sylvain Neuvel.

Comme quoi ce n’est pas la taille qui compte ! Il vaut mieux savoir-faire court et efficace que long et soporifique…

Pour l’anecdote Sylvain Neuvel est né et vit au Québec, mais c’est en anglais qu’il écrit ses romans. Un choix curieux pour un habitant d’une province qui défend bec et ongles la langue française (même si celle-ci est en recul constant ces dernières années). Mais cela ne nous regarde pas…

MON VERDICT

 
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Publié par le 22 juin 2021 dans Bouquins

 

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