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Archives du 3 juin 2021

[BOUQUINS] Armelle Carbonel – L’Empereur Blanc

AU MENU DU JOUR


Titre : L’Empereur Blanc
Auteur : Armelle Carbonel
Éditeur : Fayard / Mazarine
Parution : 2021
Origine : France
414 pages

De quoi ça cause ?

1965, Arkansas. Bill Ellison, un jeune auteur noir et ardent défenseur des droits civiques, est assassiné par le Ku Klux Klan alors qu’il s’était réfugié dans Crescent House, une maison abandonnée de sinistre réputation. En revanche personne ne connait les circonstances exactes de la mort de Myra Ellison, l’épouse de Bill.

De nos jours. Cinq auteurs organisent une retraite littéraire à Crescent House. Non seulement l’un manque inexplicablement à l’appel mais rapidement des événements de plus en plus inquiétants s’enchaînent.

Dans le même temps, dans la ville voisine de Shannon Hills, une famille entière est sauvagement assassinée.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Armelle Carbonel. Ses romans Criminal Loft et Majestic Murder m’avaient fait forte impression. Son précédent roman, Sinestra, ayant été publié chez Ring, un éditeur qui refuse le numérique, je n’ai pas jugé utile de le lire. Bien content de la retrouver dans un circuit éditorial qui respecte tous les lecteurs sans aucune discrimination.

Ma Chronique

Je remercie chaleureusement les éditions Fayard et Net Galley pour leur confiance renouvelée.

Autant annoncer la couleur d’entrée de jeu, pour son nouveau roman, Armelle Carbonel nous mitonne un thriller psychologique qui va soumettre vos neurones et vos nerfs à rude épreuve. Plus d’une fois vous vous demanderez s’il n’y aurait pas un soupçon de fantastique dans l’affaire, afin d’expliquer une situation bien tordue.

Le roman est divisé en deux parties. La première relate le séjour des auteurs à Crescent House et se déroule quasiment à huis-clos, c’est aussi l’occasion de découvrir l’histoire de Bill Ellison. Ça envoie déjà du lourd mais ce n’est qu’une mise en bouche avant la seconde partie qui va rapidement se révéler encore plus complexe et sombre.

J’avoue sans aucun remord avoir un peu de mal à entrer dans l’histoire qui paraissait un peu trop convenue… mais c’était sans compter sur le talent (et le sadisme) d’Armelle Carbonel ! Quand les choses commencent à se décanter (et ça arrive assez vite, je vous rassure) on est littéralement happé par l’intrigue, impossible de lâcher le morceau une fois que l’on a commencé à rogner l’os qu’elle nous tend.

Pour qu’un thriller psychologique fonctionne de manière optimale il faut des personnages à la hauteur. Là encore l’auteure ne laisse rien au hasard. À commencer par son quinté d’auteurs aux personnalités vachement prononcées, du coup cinq caractères aussi trempés enfermés ensemble ça fait des étincelles… au risque de foutre le feu aux poudres. On retrouve les mêmes personnalités fortes et affirmées avec l’enquêteur John Dudley et le docteur Amber Duke (qui sont les piliers de la seconde partie du roman). Mais aucun personnage n’est laissé sur le bas-côté, tous bénéficient d’un traitement approfondi qui les positionne là où ils doivent être dans le déroulé de l’intrigue. Sans oublier le plus complexe d’entre tous, le fameux Empereur blanc, mais ça ce sera à vous de le découvrir !

Comme indiqué en ouverture de la présente chronique, l’intrigue va mettre vos nerfs à rude épreuve, si j’avais deviné certains points mineurs force est toutefois de reconnaître que Armelle Carbonel m’a baladé dans son roman ; je n’ai rien vu venir et j’étais loin d’imaginer un truc aussi chiadé.

Encore un bouquin que j’ai dévoré sans modération. Armelle Carbonel confirme brillamment qu’elle fait désormais partie des auteurs qui compte dans le monde du thriller français (et francophone… et plus si affinités). Je n’avais aucun doute sur la question mais c’est toujours un plaisir de découvrir des titres de cette qualité qui viennent confirmer mon ressenti.

MON VERDICT

 
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Publié par le 3 juin 2021 dans Bouquins

 

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