[BOUQUINS] Sebastian Fitzek – Le Cadeau

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Titre : Le Cadeau
Auteur : Sebastian Fitzek
Éditeur : L’Archipel
Parution : 2021
Origine : Allemagne (2019)
350 pages

De quoi ça cause ?

Arrêté à un feu à Berlin, Milan Berg aperçoit sur le siège arrière d’une voiture une ado terrorisée qui plaque une feuille de papier contre la vitre. Un appel au secours ? Milan ne peut en être certain : il est analphabète. Mais il sent que la jeune fille est en danger de mort.

Lorsqu’il décide de partir à sa recherche, accompagné d’Andra, sa petite amie, Milan va (re)découvrir, au fil d’un jeu de piste sanglant, des pans entiers de son passé qu’il avait oubliés…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Sebastian Fitzek, même si son précédent opus, Siège 7A, ne m’avait pas totalement convaincu. Il fallait plus que ça pour me faire passer mon tour sur ce nouveau roman…

Ma Chronique

Je remercie chaleureusement les éditions L’Archipel et Net Galley pour leur confiance renouvelée.

Sebastian Fitzek place d’entrée de jeu son nouveau héros, Milan Berg, dans une situation particulièrement délicate (et accessoirement douloureuse). Comment un petit escroc rangé des affaires s’est retrouvé dans un pareil merdier ? C’est ce qu’il va essayer de raconter le plus fidèlement possible à celui qui a, pour l’heure, son avenir – et peut-être même sa vie – entre les mains.

Commence alors la véritable intrigue du roman, et celle-ci vous réservera bien des surprises et autant de poussées d’adrénaline. Je reconnais volontiers que parfois les événements prennent une tournure un peu tirée par les cheveux… le côté hautement addictif de l’intrigue m’a aidé à accepter ces quelques invraisemblances.

Il n’en reste pas moins que lorsque les rôles respectifs de Jakob, Lynn et Zoé ont été mis au jour (et par la même la place de Milan au cœur de ce plan machiavélique à souhait), j’ai trouvé que c’était un peu too much… mais nécessaire pour la suite – et fin – des événements.

Choisir un personnage analphabète (conséquence d’une alexie, qui se traduit par une impossibilité neurologique à lire les mots et les lettres) était un choix plutôt audacieux, toutefois, même si le sujet est bien exploité, j’ai eu du mal à ressentir une réelle empathie pour Milan ; son comportement manquant de réalisme et d’humanité à mes yeux.

J’ai été nettement plus intrigué par le personnage d’Andra (et par association ceux de Lampert et Gunther) quant à leurs implications et motivations dans le déroulé de l’intrigue. Il faudra attendre les derniers chapitres pour voir le voile se lever sur ce point.

Même si j’ai globalement passé un bon moment en compagnie de ce bouquin, ce n’est pas le plus abouti que j’ai pu lire de Sebastian Fitzek. Suffisant toutefois pour me faire oublier l’impression mitigée que m’avait laissée Siège 7A. Suffisant aussi pour que je réponde présent pour découvrir le prochain titre de l’auteur.

Dans ses remerciements Sebastian Fitzek pousse l’interactivité avec ses lecteurs en proposant un texte codé suivant un principe exposé dans le roman. Je plains le traducteur qui a dû (je l’espère) recoder le texte afin qu’il renvoie aux mots adéquats pour déchiffrer le code. Le truc n’étant pas transposable sur un fichier numérique (le code identifie un mot en référençant le chapitre, la page, la ligne et le rang du mot… ça ne fonctionne qu’avec une version papier du roman, et ledit code devra être adapté d’une édition à l’autre).

MON VERDICT