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Archives Mensuelles: mai 2021

[BOUQUINS] Patrick Senècal – Flots

AU MENU DU JOUR


Titre : Flots
Auteur : Patrick Senécal
Éditeur : Alire
Parution : 2021
Origine : Canada (Québec)
365 pages

De quoi ça cause ?

Quand Josée vient rendre visite à sa sœur, Maryline, elle ne trouve que sa nièce, Florence, 8 ans, seule dans la maison. Après avoir attendu un éventuel retour des parents, Josée, inquiète, finit par contacter la police. Pendant tout ce temps, Florence reste mutique.

Nul n’imagine encore l’indicible vérité, celle que Florence raconte par le détail dans son journal intime…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Patrick Senècal, après avoir lu Faims, je m’étais promis de poursuivre ma découverte de son univers littéraire. J’ai raté le coche à plusieurs reprises avant de réussir à m’accrocher à son dernier wagon en date.

Parce que je n’ai pu résister à l’attrait de cette couv’ plus que prometteuse.

Ma Chronique

Tant qu’à lire un auteur québécois, autant opter pour une édition québécoise de son roman histoire de profiter pleinement de verbe chantant à l’accent de Caribou. Il est vrai que pour les amateurs il n’y a pas souvent d’autres options, sur la vingtaine de titres écrits par Patrick Senécal seuls quatre ont bénéficié d’une édition made in France (Aliss, Les 7 Jours Du Talion, Le Vide et Hell.com). Pas de regrets pour ma part, cette couleur « locale » supplémentaire apporte un vrai plus à la lecture… et l’on s’y habitue très rapidement sans effort (si vraiment ça coince sur certains termes ou expressions, je vous invite  à consulter le lexique proposé par le site dufrançaisaufrancais).

J’ai remarqué, même cela reste un ressenti purement personnel, que les auteurs québécois étaient davantage décomplexés par rapport à la littérature horrifique que nos auteurs français ; peut-être est-ce dû à l’influence des auteurs américains qui assument totalement ce genre. Quand je vois des séries comme Cobayes ou Les Contes Interdits (les deux attendent leur tour dans les méandres de mon Stock à Lire Numérique), ou même le présent roman, j’ai du mal à imaginer la même chose écrite par un auteur français… en tout cas pas de manière aussi « libérée ».

Il faut dire que Patrick Senècal fait un choix plutôt audacieux pour son nouveau roman, son héroïne, Florence, est une enfant de 8 ans qui a un mode de pensée dénué de toute empathie et qui, de fil en aiguille, va la transformer en véritable psychopathe.

Une gamine d’apparence tout ce qu’il de plus banale et innocente qui vit dans une famille qui semble tout aussi normale. C’est vrai que papa et maman se chicanent de temps en temps et que Florence trouve ça plate. Parfois le ton monte, et Papa cogne maman, ça fait chier Florence, mais finalement pas tant que ça.

Maryline, la mère, est nostalgique de son ancienne carrière de mannequin, elle noie parfois son chagrin dans l’alcool, mais cela ne l’empêche pas de surprotéger Florence et d’entretenir une relation très complice avec elle.

Sebastien, le père, gère tant bien que mal la supérette (dépanneur en québécois dans le texte) située au rez-de-chaussée de la maison familiale, mais les temps sont durs. Un brin parano à tendance complotiste, l’émergence de la crise sanitaire du Covid-19 n’arrangera pas son humeur.

Le reste de l’univers de Florence tourne autour de l’école et de ses amies, ainsi que de ses cours de piano, assurés par Mme Lemaire, une vieille dame aveugle. Normal, quoi.

Le roman s’ouvre donc sur l’arrivée de tante Josée qui vient rendre visite à sa sœur (Maryline) inquiète d’être sans nouvelles depuis plusieurs jours. Sauf qu’en arrivant elle trouve Florence seule à la maison, prostrée dans le canapé et mutique.

La structure du roman alterne entre les chapitres « actuels » relatant l’intrigue depuis l’arrivée de Josée chez sa sœur et le journal intime de Florence qui décrit avec force détails les événements qui se sont déroulés les jours précédents.

L’auteur passe donc d’une vue à la troisième personne écrite dans un style et une vision des événements très adultes, à une vue à la première personne (Florence) qui raconte son quotidien avec un curieux mélange d’innocence propre à son âge et sa perception très personnelle des faits. Un exercice de style que Patrick Senècal maîtrise à la perfection, on y croit à 200% !

Pour en revenir à ce que je disais en ouverture de cette chronique quant au choix de lire ce roman dans sa version d’origine, il me semble encore plus important présentement. L’emploi du québécois retranscrit au plus juste les émotions de Florence.

Les personnages sont traités avec beaucoup d’attention, le plus frappant étant de loin le gouffre qu’il y a entre les perceptions de Florence et celles de ses copines et copains. D’un autre côté heureusement que tous les gamins ne fonctionnent pas comme Florence !

Dès le départ on se doute bien que quelque chose a mal tourné et que Florence n’y est pas totalement étrangère, au fil des chapitres on découvre que la « réalité » va bien au-delà de tout ce que l’on avait pu imaginer. Le déroulé et le rythme de l’intrigue sont menés d’une main de maître, on est entraîné dans une spirale infernale dont on ne peut se détacher.

Un récit horrifique totalement assumé à l’ambiance délicieusement malsaine (dérangeante, déstabilisante… les qualificatifs ne manquent pas). À ne pas mettre entre toutes les mains (âmes sensibles s’abstenir) car Patrick Senécal n’y va pas avec le dos de la cuillère. Les lecteurs friands du genre (dont je suis) se régaleront et dévoreront sans retenue le roman (ce que j’ai fait).

À la fin du roman, j’ai tiqué en voyant apparaître un personnage qui me semblait familier. Vérification faite Michelle Beaulieu est bien l’un des personnages du roman Faims ; c’est même un personnage plus ou moins récurrent dans les romans de Patricck Senècal depuis 5150, Rue Des Ormes, selon les circonstances elle peut jouer un rôle majeur dans le récit, ou se contenter d’un discret caméo.

MON VERDICT

Coup de poing

 
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Publié par le 27 mai 2021 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Alain Damasio – Scarlett Et Novak

AU MENU DU JOUR


Titre : Scarlett Et Novak
Auteur : Alain Damasio
Éditeur : Rageot
Parution : 2021
Origine : France
64 pages

De quoi ça cause ?

Novak, un adolescent, court à travers les rues de Paris. Il est poursuivi par deux hommes sans qu’il sache ce qu’ils lui veulent. Novak compte beaucoup sur les indications de Scarlett, l’intelligence artificielle de son smartphone pour se tirer de ce mauvais pas…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Un texte publié en 2014 sur le site 01net.com sous le titre Novak Et Son Ai-Phone et destiné à un public adolescent afin de les sensibiliser aux dangers de l’addiction à leur smartphone.

Ma Chronique

Je remercie Net Galley et les éditions Rageot pour leur confiance.

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement je ne fais pas partie du public visé par l’auteur. Pour moi le smartphone ne fait aucunement partie de mon anatomie. Mon smartphone est un gadget bien utile, le perdre me ferait certes chier, mais en aucun cas je n’aurai l’impression de me retrouver à poil et démuni pour affronter le quotidien.

Avec le personnage de Novak Alain Damasio pousse à l’extrême la relation de dépendance entre l’individu et son smartphone, mais au-delà ce cela l’auteur pointe aussi du doigt une société qui tend à faire l’apologie du 100% connecté, une société ou vivre unplugged ferait de toi un individu suspect.

Le texte est court et souffre des lacunes propres à certaines nouvelles, on manque cruellement d’éléments de fond (pourquoi ces deux gars poursuivent Novak). Du coup ça nous laisse un arrière-goût d’inachevé.

Un texte globalement bien foutu, mais un peu superficiel, il n’en reste pas moins que le message passe et que la conclusion se veut plutôt optimiste. Au vu du monde d’aujourd’hui je ne suis pas certain que la majorité des individus réagiraient comme Novak.

Un récit qui s’achève sur une « poésie » de l’auteur d’une réalité presque perturbante, un texte qui devrait amener les intéressés à se poser des questions, en admettant que leurs neurones ne soient pas encore totalement métastasés par le silicium…

J’avais envie de vous copier l’intégralité du texte ici, mais finalement je ne vous en livre qu’un extrait :

Tu dis que tu vibres :
mais c’est juste ton portable dans ta main.
Tu dis que tu vois :
mais c’est la caméra qui fait la mise au point pour toi.
Tu dis que tu sais :
mais tout ce que tu sais, c’est ton pote wiki qui le sait
pour toi.

Un court récit plutôt efficace mais je reste plus que sceptique sur le rapport qualité-prix du truc… surtout en sachant que ledit texte avait été initialement publié gratuitement sur le site 01net.com. Débourser 4 (pour la version numérique) ou 5 € (pour la version papier) pour une soixantaine de pages ça me ferait un peu mal au cul.

MON VERDICT

 
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Publié par le 23 mai 2021 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Pierre Lemaitre – Le Serpent Majuscule

AU MENU DU JOUR


Titre : Le Serpent Majuscule
Auteur : Pierre Lemaitre
Éditeur : Albin Michel
Parution : 2021
Origine : France
336 pages

De quoi ça cause ?

Mathilde, 63 ans, petite, large et lourde comme elle se définit elle-même, a tout de la madame Tout-le-Monde qui se fond, anonyme et invisible, dans la foule. Les apparences sont parfois trompeuses, Mathilde est une tueuse professionnelle d’une redoutable efficacité.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Pierre Lemaitre et qu’il nous propose de découvrir son premier roman, écrit en 1985, et jamais publié jusqu’à ce jour.

Ma Chronique

En nous proposant de découvrir ce roman inédit, oublié au fond d’un tiroir, Pierre Lemaitre fait ses « adieux » au polar (c’est votre dernier mot Pierre ? je ne perds pas espoir qu’à l’image de certaines stars du showbiz, ces adieux ne soient qu’un au revoir dissimulé).

Un roman écrit en 1985 dont l’intrigue se situe cette même année. Une époque où l’être humain lambda n’avait pas un smartphone greffé au bout du bras H24, où les gadgets connectés en tout genre n’existaient que dans les romans de science-fiction les plus visionnaires… comme dirait l’autre (merci Charles), je vous parle d’un temps, que les moins de 20 ans, ne peuvent pas connaître

Un polar noir qui adopte un ton décalé totalement assumé et affiche fièrement son intrigue hautement amorale. Une intrigue qui balaie allégrement le politiquement correct aseptisé et hypocrite. Un plaisir jubilatoire à lire !

Une intrigue portée par une héroïne pour le moins atypique. C’est qu’on lui donnerait le Bon Dieu sans confession à cette petite vieille qui se perd dans la masse. L’habit ne fait pas le moine et si la Mathilde a un contrat sur votre tête elle n’hésitera pas à faire parler la poudre. La rencontre entre une balle tirée par un Desert Eagle et une paire de couilles ne se joue pas à l’avantage de cette dernière… et de son propriétaire. C’est que la Mathilde (qu’est revenue) a une attirance particulière pour les gros calibres !

Un premier roman qui a certes quelques faiblesses sur la forme, mais le fond est tellement jouissif que l’on pardonne sans mal ces légères erreurs de jeunesse. Un bouquin donne du pep’s et qui force à une certaine bienveillance à son égard. 35 ans avant qu’il ne publie son premier roman (Travail Soigné, en 2006), on reconnaît déjà la griffe de Pierre Lemaitre et le plaisir sadique qu’il a à malmener ses personnages.

MON VERDICT

 
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Publié par le 23 mai 2021 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Michaël Mention – Dehors Les Chiens

AU MENU DU JOUR


Titre : Dehors Les Chiens
Auteur : Michaël Mention
Éditeur : 10/18
Parution : France
Origine : 2021
312 pages

De quoi ça cause ?

1866, Californie. Crimson Dyke, agent des services secrets, traque les faux-monnayeurs afin de les livrer à la justice. Alors qu’il fait une pause à Providence, un cadavre est retrouvé les tripes à l’air. Face à l’hostilité su Sheriff du comté, Crimson Dyke décide de poursuivre sa mission. Jusqu’à ce que d’autres cadavres, éventrés de la même façon, ne croisent sa route…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce qu’un ne croise pas tous les jours un western écrit par un auteur français. Mais aussi et surtout parce que ledit auteur est Michaël Mention.

Ma Chronique

Je remercie les éditions 10/18 et Net Galley pour avoir répondu favorablement à ma demande concernant ce titre.

S’il est un genre cinématographique représentatif des Etats-Unis, c’est bien le western, qu’il s’agisse des classiques avec ses acteurs qui ont forgé la légende de l’Ouest (John Wayne, Gary Cooper, Robert Mitchum, Steve McQueen, Charles Bronson…), du western  spaghetti (qui doit sa renommée à Sergio Leone) ou crépusculaire (avec Clint Eastwood comme porte drapeau du genre) ou de films plus contemporains qui continuent de faire honneur au genre (Danse Avec Les Loups, Impitoyable, Hostiles ou encore Django Unchained pour ne citer qu’eux).

Tout le monde ne le sait pas forcément mais bon nombre des classiques du genre ont été des romans avant d’être des films (je vous invite à parcourir la collection L’Ouest, le vrai des éditions Actes Sud pour (re)découvrir certains de ces classiques). Bien entendu ces romans sont l’œuvre d’auteurs américains.

Qu’un auteur français se lance dans l’écriture d’un western et pousse même le vice jusqu’à s’en réapproprier les codes, pourrait passer pour un challenge un peu dingue, pour ne pas dire franchement casse-gueule. Que cet auteur soit Michaël Mention a de quoi rassurer le lecteur, non seulement ce gars est un véritable touche-à-tout mais en plus il a tendance à transformer en or tout ce qu’il touche.

Dès les premières pages l’auteur confirme qu’il maîtrise son sujet, non seulement on retrouve tous les codes chers aux amateurs de western mais en plus son écriture tend à les sublimer. Il applique à son texte une forme résolument moderne sans jamais en dénaturer le fond.

1866. Les cicatrices laissées par la guerre de Sécession sont loin d’être refermées, la tension est à son comble. Les villes se font et se défont au gré des gisements (or et pétrole) et de leur tarissement. Le rêve américain peut se transformer en cauchemar au hasard d’une mauvaise rencontre.

L’Ouest que nous dépeint Michaël Mention ressemble davantage à celui de Quentin Tarantino (Django Unchained / Les 8 Salopards) qu’à celui de Morris (Lucky Luke) ou Cauvin (Les Tuniques Bleues). C’est brut et brutal ! Les différents se règlent à coups de flingue plutôt qu’avec des bons mots. Les héros sont fatigués et désabusés mais pas désespérés… c’est pas le moment de les faire chier !

Crimson Dyke est justement de ces héros, face à ce corps atrocement mutilé il se pose des questions et ne tarde pas à découvrir que la victime n’est pas la première. Il mettra toutefois sa curiosité en veilleuse face à un Sheriff franchement hostile à ses questionnements. C’est presque malgré lui qu’il enquêtera tout en menant à bien ses propres affaires.

Face à lui un système corrompu par le fric et les ambitions personnelles… et quatre tueurs impitoyables. Comme dirait un certain John Rambo (que Dyke ne peut connaître, il est le fruit d’une autre guerre) : ils n’auraient pas dû verser le premier sang !

Un western résolument moderne qui pourrait aussi bien se transposer dans les années Capone que de nos jours mais qui reste fidèle au genre. Une revisite brillante et d’une redoutable efficacité, servie par une plume qui claque comme un calibre .38 (le calibre le plus performant du moment).

Le titre du roman fait référence à une citation biblique : « Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge ! » – Apocalypse 22:15 (traduction Louis Segond). Je vous garantis qu’avec Crimson Dyke dans le rôle de l’ange rédempteur, ça dépote bien plus efficacement que dans l’original !

Le roman étant sous-titré, Les Errances De Crimson Dyke, il y a fort à parier que nous retrouverons prochainement cet agent secret qui me manque déjà (mais je lui accorde volontiers un répit bien mérité… mais faut pas non plus qu’il prenne racine).

En aparté

Cette chronique aurait pu ne jamais voir le jour, en tout cas pas dans le cadre d’un partenariat avec Net Galley. En effet l’éditeur ne proposait qu’une version PDF (faudrait leur expliquer un jour que ce format est l’ancêtre du livre numérique… aujourd’hui complètement dépassé par le format EPUB). Mon premier réflexe a été de laisser passer un peu de temps avant de refuser le bouquin à défaut d’un format EPUB d’ici à la sortie commerciale.

Le truc c’est que j’avais vachement envie de lire ce bouquin, du coup j’ai pris sur moi de me créer une version numérique fait maison du roman. Ce qui oblige à survoler le fichier afin de corriger les coquilles et autres anomalies pouvant survenir en convertissant un fichier PDF en document Word… avant de l’exporter via SIGIL pour une version finalisée en EPUB.

Un boulot qui demande un temps certain, que j’ai achevé quelques jours avant la sortie du roman (et donc la version EPUB commerciale). Le hasard a voulu qu’une amie m’offre le bouquin (au format EPUB cela va de soi) quelques jours après sa sortie. C’est donc la version EPUB que je chronique et note ici… un détournement de partenariat Net Galley en quelque sorte.

Je me fous du temps passé sur la réalisation de ma version numérique, non seulement c’est un truc que j’aime faire mais en plus j’étais plus que satisfait du résultat obtenu. En revanche le fait d’avoir survolé le texte avant m’a méchamment spoiler l’intrigue…

Un plaisir de lecture partiellement gâché par cette saloperie de format PDF mais que je ne sanctionne pas dans ma notation. L’auteur n’a pas à pâtir des faiblesses de sa maison d’édition (ce n’est pas parce que c’est un roman proposé en Service Presse qu’il faut nous refourguer tout et n’importe quoi).

MON VERDICT

 
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Publié par le 17 mai 2021 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Noël Boudou – … Et Pour Le Pire

AU MENU DU JOUR


Titre : … Et Pour Le Pire
Auteur : Noël Boudou
Éditeur : Taurnada
Parution : 2021
Origine : France
252 pages

De quoi ça cause ?

Vincent a 86 ans, il se définit lui-même comme un vieux con grincheux et alcoolique, à sa décharge il est mort de l’intérieur depuis 20 ans. Depuis que son épouse a été violée, torturée et tuée par trois jeunes complètement défoncés.

Après avoir purgé leur peine de 20 ans de prison, les assassins vont bientôt être libérés. Vincent compte sur leur retour dans le village pour appliquer sa propre justice, une vengeance qu’il rumine depuis 20 longues années…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Taurnada et parce que c’est Noël Boudou. Ses deux premiers romans m’avaient totalement emballé ; il me tardait de découvrir si l’adage « jamais deux sans trois » se confirmerait sous la plume de Noël.

Ma Chronique

Je remercie les éditions Taurnada, et tout particulièrement Joël, pour leur confiance renouvelée.

Il paraît qu’on ne change pas une recette qui marche, si Noël Boudou reste dans le roman noir  – et il aurait tort de s’en priver, il excelle dans ce domaine –, son dernier roman … Et Pour Le Pire ne ressemble à aucun des précédents ; personnellement je n’hésiterai pas à affirmer qu’il ne ressemble à aucun autre roman que j’ai pu lire jusqu’à maintenant.

Certes la vengeance est un thème récurrent dans ce genre de roman, mais je n’avais encore jamais croisé de vengeur potentiel âgé de 86 ans – avec toutes les vicissitudes d’un âge aussi avancé –. Si le corps de Vincent Dolt, vengeur et narrateur de son état, n’a plus le répondant et l’ardeur de  sa jeunesse, la tête est toujours pleinement fonctionnelle (et un sens de la répartie des plus aiguisé).

Je suis un vieux con et personne à vingt kilomètres à la ronde ne vous dira le contraire.

Je suis vieux, je suis seul, je suis alcoolo, je suis une caricature.

Si le vieux bonhomme peut paraître antipathique de prime abord, on s’attache rapidement à son caractère de cochon et à sa personnalité. Il ne m’appartient pas de me prononcer sur la légitimité de sa soif de vengeance, mais je peux parfaitement la comprendre, au vu du calvaire subi par sa femme avant que celle-ci ne soit  achevée.

Puisque j’en suis à parler des personnages, je ne peux pas faire l’impasse sur les nouveaux voisins de Vincent, Bao, France et leurs deux enfants. Une sympathique famille qui s’avérera pleine de ressources pour aider Vincent à mener à bien sa mission vengeresse.

Au niveau intrigue, je ne vous surprendrais pas en vous annonçant que ça dépote grave. Une violence omniprésente qui pourra déranger certaines âmes sensibles, pour ma part du moment qu’elle est mise au service de l’intrigue cela ne me dérange pas outre mesure. Et c’est précisément le cas ici, aucune surenchère gratuite même si parfois l’hémoglobine coule à flots.

J’admets volontiers que niveau crédibilité, ça peut coincer parfois, mais pour être tout à fait franc  ça ne m’a pas dérangé outre mesure. J’y ai vu un côté décalé totalement assumé qui contribue à faire baisser la tension ambiante.

Avec ce nouveau roman Noël Boudou confirme l’adage « jamais deux sans trois », j’ai été totalement emballé une fois de plus. J’ai été embarqué dès les premières pages et après impossible de le lâcher, du coup j’ai dévoré ce bouquin quasiment d’une traite.

MON VERDICT

Coup double

 
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Publié par le 13 mai 2021 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Sebastian Fitzek – Le Cadeau

AU MENU DU JOUR


Titre : Le Cadeau
Auteur : Sebastian Fitzek
Éditeur : L’Archipel
Parution : 2021
Origine : Allemagne (2019)
350 pages

De quoi ça cause ?

Arrêté à un feu à Berlin, Milan Berg aperçoit sur le siège arrière d’une voiture une ado terrorisée qui plaque une feuille de papier contre la vitre. Un appel au secours ? Milan ne peut en être certain : il est analphabète. Mais il sent que la jeune fille est en danger de mort.

Lorsqu’il décide de partir à sa recherche, accompagné d’Andra, sa petite amie, Milan va (re)découvrir, au fil d’un jeu de piste sanglant, des pans entiers de son passé qu’il avait oubliés…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Sebastian Fitzek, même si son précédent opus, Siège 7A, ne m’avait pas totalement convaincu. Il fallait plus que ça pour me faire passer mon tour sur ce nouveau roman…

Ma Chronique

Je remercie chaleureusement les éditions L’Archipel et Net Galley pour leur confiance renouvelée.

Sebastian Fitzek place d’entrée de jeu son nouveau héros, Milan Berg, dans une situation particulièrement délicate (et accessoirement douloureuse). Comment un petit escroc rangé des affaires s’est retrouvé dans un pareil merdier ? C’est ce qu’il va essayer de raconter le plus fidèlement possible à celui qui a, pour l’heure, son avenir – et peut-être même sa vie – entre les mains.

Commence alors la véritable intrigue du roman, et celle-ci vous réservera bien des surprises et autant de poussées d’adrénaline. Je reconnais volontiers que parfois les événements prennent une tournure un peu tirée par les cheveux… le côté hautement addictif de l’intrigue m’a aidé à accepter ces quelques invraisemblances.

Il n’en reste pas moins que lorsque les rôles respectifs de Jakob, Lynn et Zoé ont été mis au jour (et par la même la place de Milan au cœur de ce plan machiavélique à souhait), j’ai trouvé que c’était un peu too much… mais nécessaire pour la suite – et fin – des événements.

Choisir un personnage analphabète (conséquence d’une alexie, qui se traduit par une impossibilité neurologique à lire les mots et les lettres) était un choix plutôt audacieux, toutefois, même si le sujet est bien exploité, j’ai eu du mal à ressentir une réelle empathie pour Milan ; son comportement manquant de réalisme et d’humanité à mes yeux.

J’ai été nettement plus intrigué par le personnage d’Andra (et par association ceux de Lampert et Gunther) quant à leurs implications et motivations dans le déroulé de l’intrigue. Il faudra attendre les derniers chapitres pour voir le voile se lever sur ce point.

Même si j’ai globalement passé un bon moment en compagnie de ce bouquin, ce n’est pas le plus abouti que j’ai pu lire de Sebastian Fitzek. Suffisant toutefois pour me faire oublier l’impression mitigée que m’avait laissée Siège 7A. Suffisant aussi pour que je réponde présent pour découvrir le prochain titre de l’auteur.

Dans ses remerciements Sebastian Fitzek pousse l’interactivité avec ses lecteurs en proposant un texte codé suivant un principe exposé dans le roman. Je plains le traducteur qui a dû (je l’espère) recoder le texte afin qu’il renvoie aux mots adéquats pour déchiffrer le code. Le truc n’étant pas transposable sur un fichier numérique (le code identifie un mot en référençant le chapitre, la page, la ligne et le rang du mot… ça ne fonctionne qu’avec une version papier du roman, et ledit code devra être adapté d’une édition à l’autre).

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Publié par le 10 mai 2021 dans Bouquins

 

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[MUSIC] Tagada Jones – Hellfest 2017

Point de lapin tueur de chasseur ce matin, juste un programme radio un peu pourri et pas grand chose de mieux à la téloche (voire pire). Du coup on décide de basculer sur l’option Youtube de la TV, à la base pour visionner la reprise de Dieu m’a donné la foi par Julien Doré (hmouias c’est vachement bof… mais vous connaissez mon amour pour les bondieuseries en tout genre).

Je ne sais pas trop via quel algorithme Youtube enchaîne les vidéos mais il n’en reste pas moins que leur playlist a été excellente. Pour rester dans le domaine français nous avons eu le droit à HF Thiefaine, Téléphone, Matmatah, Johnny, Indochine, Shaka Ponk, Trust… Avec quelques interludes anglosaxons vachement appréciables (Eagles, Pink Floyd, Toto, …).

Je peux clairement affirmer que mon plus gros coup de cœur de cette programmation alternative fut le titre Mort Aux Cons de Tagada Jones… Putain ça existe encore de nos jours les groupes français qui osent le punk rock metal !?

Les paroles engagées vont droit au cœur, le rythme musclé vrille nos vieilles cannes et nous remue les tripes. Cerise sur le gâteau, il sait y faire pour déchaîner son public dans des pogos endiablés. C’est trop bon !!!

Le morceau était extrait d’un live au Hellfest 2017, depuis j’ai téléchargé, via une plateforme musicale bien connue des amateurs, l’ensemble de la prestation du groupe (15 titres qui envoient du pâté basque !) et les deux derniers albums… c’est juste un régal à écouter et ça me rajeunit de 20 ans… mais j’assume !

 
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Publié par le 9 mai 2021 dans CD Albums, Trucs en vrac

 

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Tête-à-tête virtuel avec Franck Chanloup

Bonjour Franck, merci d’avoir accepté de participer à ce tête-à-tête virtuel.

Question rituelle en guise de mise en bouche. Peux-tu te présenter en quelques mots et nous expliquer comment tu en es venu à l’écriture ?

Je m’appelle Franck Chanloup, j’ai 50 ans et je suis dingue de littérature depuis mon plus jeune âge.  Comme beaucoup, j’ai toujours rêvé d’écrire un roman, c’est une idée qui ne m’a jamais lâchée, jusqu’à ce que je me décide enfin à coucher sur le papier les histoires qui naissent dans ma tête. Je l’ai fait sur le tard, peut-être avais-je besoin de ressentir une certaine forme d’urgence pour y consacrer enfin du temps. Ces deux ou trois dernières années, j’ai écrit plusieurs romans, plutôt inégaux, c’est le moins que l’on puisse dire, et les enchaînés est mon premier roman édité.

Dans ton roman, Les  Enchaînés tu reviens sur une page peu glorieuse de l’histoire calédonienne avec le bagne. Un sujet longtemps considéré comme tabou, surtout par les descendants d’anciens bagnards. Pourquoi ce choix ?

Je vis en Calédonie depuis presque vingt ans, il me paraissait donc naturel d’écrire sur ma terre d’adoption. De plus, j’avais envie d’écrire un roman d’aventures, quelque chose de rythmé et cette période passionnante m’a paru tout à fait adaptée à ce projet.

Tes descriptions du quotidien des bagnards sont très crédibles, tu t’es beaucoup documenté sur le sujet avant de te lancer dans l’écriture de ton roman ?

Tout d’abord, il me semble important de préciser que je ne suis pas historien ni un spécialiste du bagne calédonien. Évidemment je me suis documenté, il a fallu de longs mois de travail et de recherches pour tenter de coller au plus près de la réalité de l’époque. Mais cela reste une fiction, pour être franc je suis beaucoup plus passionné par les mots, par le langage, que par l’histoire proprement dite.

Se faire éditer quand on réside en Nouvelle-Calédonie – et plus encore en contexte de crise sanitaire – parcours de santé ou parcours du combattant ?

J’ai eu beaucoup, beaucoup de chance. Mon parcours s’apparente beaucoup plus à un parcours de santé qu’à un parcours du combattant, et tout le mérite en revient à ma maison d’édition : au vent des îles.

Comment se déroule une journée type lorsque tu écris ? Quelle est l’ambiance la plus propice pour laisser libre cours à ton inspiration ?

J’écris le soir et… couché ! Lorsque j’entame un roman, j’écris trois à quatre heures par soirée, dans le silence si possible. Pas de musique, très peu de bruit alentour et des clopes, beaucoup trop.

Sais-tu déjà combien d’épisodes composeront ta série consacrée à Victor ? Tu as déjà une idée précise de la trame à venir ou cela se fera au gré de ton inspiration ?

Dans ma tête, la série consacrée à Victor (ou à sa descendance !) comptera au moins quatre épisodes. Ce ne sera pas nécessairement linéaire dans le temps, mais je ne veux pas trop en dévoiler pour l’instant. Pour le récit, j’ai toujours une idée très précise du déroulement au moment d’entamer l’écriture. Parfois, les personnages me surprennent, ils m’échappent un instant, puis je reviens à mon idée directrice.

Peux-tu nous donner une date de sortie pour le second épisode ? Et quelques indices sur la suite des événements ?

Non, j’en suis bien incapable à ce jour, car cela ne dépend pas que de moi. Encore un indice ? Je crois en avoir semé tout le long de cet entretien, mais je peux te confier que l’épisode suivant est déjà achevé.

 Quelles sont tes références (auteurs et romans) en tant que lecteur ?

La liste est tellement longue ! Les auteurs qui m’ont vraiment marqué m’ont accompagné toute ma vie, des écrivains tels qu’ Albert Cohen, Céline, John Fante, Jonathan Safran Foer, Steinbeck, Pat Conroy ou Dumas. Ces dernières années, j’ai particulièrement aimé le Confiteor de Jaume Cabré, un véritable chef d’œuvre ou les romans de Houellebecq, un auteur à part, peut-être l’un des seuls contemporains qu’on lira dans cent ans pour se faire une idée de la société actuelle.

Comme il m’est d’usage de le faire, je te laisse le mot de la fin.

Tout d’abord, je tiens à te remercier pour cet entretien et la qualité de tes posts que je lis depuis maintenant quelques années. C’est un plaisir de répondre à tes questions et j’ai hâte que nous discutions bouquins autour d’un verre prochainement !

 
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Publié par le 5 mai 2021 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Franck Chanloup – Les Enchaînés

AU MENU DU JOUR


Titre : Les Enchaînés
Auteur : Franck Chanloup
Éditeur : Au Vent des Iles
Parution : 2021
Origine : Nouvelle-Calédonie
221 pages

De quoi ça cause ?

1868, dans un petit village de la Sarthe. Victor Chartieu, entraîné par son père et son frère aîné, multiplie les petits larcins qui ne rapportent pas grand-chose. Jusqu’au jour où une agression tourne mal et se solde par la mort d’un notable.

Le père et ses deux fils sont rapidement arrêtés puis incarcérés au Mans. Convaincu par son père d’endosser le rôle de complice (alors qu’il faisait simplement le guet) à la place de son frère, Victor est condamné au bagne de Toulon avant d’être déporté vers la Nouvelle-Calédonie…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que je connais (virtuellement) Franck depuis quelques années, notamment via son blog littéraire Franck’s Books que je suis assidûment.

Ce roman sera peut-être l’occasion de passer du virtuel à une rencontre IRL, histoire d’échanger en terrasse autour d’une mousse bien fraîche.

Ma Chronique

De nombreux ouvrages existent sur le bagne en Nouvelle-Calédonie, mais j’avoue n’en avoir lu aucun sinon les chapitres consacrés au sujet du Mémorial Calédonien ou de L’Encyclopédie De La Nouvelle-Calédonie (écrite par feu mon père, Denis Marion). Ça m’a toutefois suffi pour me faire une idée des conditions particulièrement éprouvantes que devaient subir les déportés.

Un auteur calédonien, José Louis Barbançon, a consacré  quelques ouvrages dits « de référence » sur la question, mais le type m’insupporte tellement que la seule idée d’ouvrir un de ses bouquins me fout la gerbe.

Au niveau des fictions je n’ai pas été beaucoup plus inspiré, j’ai Le Grand Sud d’ADG qui traîne depuis des années dans mon Stock à Lire Numérique ; je l’ai commencé plus d’une fois, à chaque fois il me tombait des mains après quelques chapitres tellement sa lecture était insipide.

Il était toutefois hors de question que je passe à côté du bouquin de Franck Chanloup, même si nous ne nous connaissons que virtuellement (via nos blogs ou FB), j’ai beaucoup d’estime pour lui  et je ne pouvais lui faire l’affront de snober son premier roman publié (chapeau bas pour avoir franchi le cap de l’édition).

Je n’étais toutefois pas à l’abri de ne pas adhérer pour X raisons et ça m’aurait bien emmerdé (sans toutefois m’empêcher de rédiger une chronique… ne serait-ce que par honnêteté intellectuelle envers moi-même). Heureusement dès les premières pages Les Enchaînés et le récit de Victor ont balayé mes doutes et appréhensions.

Comme le rappelle fort justement Franck, il n’est pas historien et n’a pas la prétention de se revendiquer comme tel. On devine toutefois, derrière ce roman, un gros travail de documentation afin que les différents éléments de son intrigue soient crédibles. Et ça fonctionne à la perfection !

Peut être qu’un historien chevronné trouvera à redire sur certains points, perso je ne cherche pas la rigueur historique quand je lis une oeuvre de fiction, il faut juste que les personnages, le contexte et les événements collent à l’époque. Une mission dont Franck s’affranchit haut la main.

Sur la forme, le récit est à la première personne, nous plaçant directement dans la peau de Victor et nous faisant vivre les faits avec ces mots. Et c’est là un autre point fort qui séduira les amoureux de la langue française, notre narrateur ne manque pas de gouaille et ponctue son propos d’un argot qui fait du bien aux oreilles et au coeur.

Au début de son récit, Victor apparaît comme un brave couillon qui se laisse entraîner, presque malgré lui, dans les plans foireux de son paternel. Mais c’est aussi un gars qui a le coeur sur la main, il ne rechignera pas à accepter le deal de son paternel. Ce dernier endosse l’entière responsabilité du meurtre (alors que c’est Alphonse, l’aîné qui a porté le coup fatal), Victor affirmera qu’il s’est contenté d’immobiliser la victime alors que le frangin faisait simplement le guet. Un deal qui condamne le vieux à une mort certaine, mais permettra à Alphonse, déjà bien estropié par une arrestation musclée, de rejoindre sa femme et son jeune fils.

C’est ainsi que Victor va se retrouver incarcéré au Mans dans l’attente de son procès. Procès qui le condamnera à une peine de neuf ans de bagne, à Toulon pour commencer, dans l’attente de sa déportation vers la Nouvelle-Calédonie.

Si Victor n’a pas inventé la poudre, son analyse des événements n’en reste pas moins pertinente, il sait poser les mots justes sur les faits pour nous les faire ressentir jusqu’au fond des tripes.

Avec lui on découvre la dure vie du bagne, de Toulon à Nouméa, avec notamment la cruauté de certains gardiens ou directeurs de centre. Heureusement le bagne est aussi, pour les détenus, de tisser de solides liens d’amitié.

Franck nous fait vivre intensément le périple de Victor, à peine le roman refermé qu’il me tarde déjà de découvrir la suite. Oui, vous avez bien lu, suite(s) il y aura ; Les Enchaînés est le premier épisode de la série que Franck Chanloup va consacrer à Victor. Et le sagouin sait y faire pour tenir ses lecteurs en haleine, la fin de l’épisode est plutôt abrupte, impossible de ne pas trépigner d’impatience dans l’attente du second épisode.

MON VERDICT

Coup de poing

 
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Publié par le 3 mai 2021 dans Bouquins

 

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