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[BOUQUINS] Olivier Norek – Impact

AU MENU DU JOUR

O. Norek - Impact
Titre : Impact
Auteur : Olivier Norek
Éditeur : Michel Lafon
Parution : 2020
Origine : France
348 pages

De quoi ça cause ?

Parce que sa fille est mort-née des suites d’une infection pulmonaire causée par la pollution de l’air, Virgil Solal décide de frapper fort afin d’éveiller les consciences et d’infléchir la course effrénée au profit qui entraîne inexorablement l’humanité à sa perte.

Diane Meyer, une psychocriminologue aux multiples phobies, et Nathan Modis, capitaine à la Crim’ au 36, doivent faire équipe afin de stopper Virgil et ses adeptes. Le duo va rapidement être tiraillé entre l’obligation de faire leur devoir et l’adhésion à la cause défendue par leur adversaire…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Olivier Norek, ses cinq précédents romans ont été de formidables coups de cœur, doublés de coups de poing percutants. Un sans-faute qui ne peut que me pousser à en demander encore et encore…

Ma Chronique

Une fois de plus, avec ce sixième roman, Olivier Norek surprend ses lecteurs en s’aventurant dans des thèmes où l’on ne l’attendait pas du tout. C’est en effet un roman très engagé sur le terrain de l’écologie qu’il nous propose avec Impact.

Son intrigue est l’occasion pour l’auteur de pointer du doigt les dérives de l’industrialisation à outrance et de la course au profit permanente que se livrent certaines entreprises parmi les plus puissantes du monde. Dérives qui, à terme, pourraient bien entraîner l’humanité vers son extinction.

Un roman engagé n’est pas forcément synonyme d’un roman militant, si les faits dénoncés par Olivier Norek sont bien réels (les sources – dont je laisse tout à chacun juger de leur objectivité – sont citées en fin d’ouvrage), ils ne servent pas uniquement de faire-valoir à l’intrigue. L’auteur construit une intrigue solide (mais pas totalement infaillible à mon avis), servie par des personnages forts.

Si la cause défendue par Virgil Solal est aussi noble que juste, les moyens employés pour arriver à ses fins sont nettement plus discutables (même si je n’ai aucune sympathie particulière pour les grands groupes pétroliers, et moins encore pour le système bancaire) ; les actes de Solal relèvent plus de l’écoterroriste primaire que du simple lanceur d’alerte. J’ai pour ma part beaucoup de mal à adhérer à l’idée que la fin puisse justifier de tels moyens.

En face de lui le duo composé par Diane Meyer, psychocriminologue souffrant de phobies multiples, et Nathan Modis, capitaine de la Crim’ au 36, fonctionne à la perfection. Deux personnages et deux personnalités qui vont se compléter au fil de leur collaboration.

Olivier Norek construit son intrigue en deux temps. D’abord les actions de Solal et l’enquête de police visant à le « neutraliser ». Ensuite le procès de Solal et particulièrement le plaidoyer de sa défense qui n’épargnera personne.

Sans surprise, l’écriture d’Olivier Norek est irréprochable et fait mouche. Si je salue le choix plutôt audacieux de l’auteur de proposer un roman en forme de cri d’alarme pour la planète et l’humanité, je ne peux ignorer certaines faiblesses inhérentes à son approche.

MON VERDICT

 
7 Commentaires

Publié par le 9 novembre 2020 dans Bouquins

 

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