RSS

Archives du 29 juin 2020

[BOUQUINS] Rebecca Fleet – La Seconde Épouse

AU MENU DU JOUR

R. Fleet - La seconde épouse
Titre : La Seconde Épouse
Auteur : Rebecca Fleet
Éditeur : Robert Laffont
Parution : 2020
Origine : Angleterre
360 pages

De quoi ça cause ?

Quand Alex a rencontré Natalie, celle-ci a changé sa vie. Après la mort tragique de sa première femme, avec qui il a eu une fille, Jade, à présent adolescente, il est déterminé à former de nouveau une famille unie.

Mais son bonheur naissant se brise lorsque sa maison est ravagée par les flammes. Jade soutient qu’elle a vu un homme s’introduire chez eux le soir de l’incendie ; Natalie affirme au contraire qu’il n’y avait personne.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est La Bête Noire.

Parce que j’avais bien aimé le premier roman de l’auteure, L’Échange, en dépit quelques erreurs de jeunesse vite pardonnées.

Ma Chronique

Je remercie chaleureusement les éditions Robert Laffont et Net Galley pour leur confiance renouvelée.

Une fois n’est pas coutume mais je dois avouer qu’en refermant ce bouquin je ne trouvais aucune accroche pour rédiger ma chronique. Non que le bouquin m’ait déplu, même s’il ne m’a pas franchement emballé (loin s’en faut), force est de reconnaître qu’il se lit plutôt bien et me laisse sur une impression que je qualifierai de mitigée. Sans aller jusqu’à dire que j’ai eu l’impression de perdre mon temps en lisant ce bouquin (ce n’est quand même pas tout à fait vrai), je le referme en ne pouvant m’empêcher de penser que ce fut une lecture dont j’aurai pu me dispenser.

Pour son second roman, après L’Échange, Rebecca Fleet reste dans le thriller psychologique familial. Une intrigue qui, à la base, tourne autour de trois personnages, Alex, un jeune veuf qui élevait seul sa fille, Jade, avant de rencontrer Natalie avec qui il a eu envie de fonder un nouveau foyer. Mais au fil des chapitres un autre personnage va s’imposer, Sadie, la sœur de Natalie, deux frangines aux personnalité aussi opposées que peuvent l’être le Yin et le Yang.

Le bouquin alterne non seulement entre les points de vue des différents personnages phares de l’intrigue mais aussi entre les périodes, passant du présent (2017) au passé (1999). L’idée étant que les événements de 1999 vont nous donner les clés permettant de comprendre ceux de 2017.

Sauf que, me concernant, le suspense aura fait long feu… au lieu d’un grand BOUM attendu et espéré, je n’ai eu qu’un misérable PLOP de pétard mouillé. Ce qui devait constituer un revirement majeur de l’intrigue m’a sauté à la tronche comme une évidence à peine le sujet abordé. J’espérais, sans trop y croire, me tromper… et ben non, j’avais vu juste.

Pour un thriller on peut difficilement imaginer pire dans le genre faux-départ. J’ai toutefois décidé de persévérer, malheureusement plus le déroulé de l’intrigue me donnait raison, plus le récit perdait en saveur.

L’idée des deux sœurs était plutôt bonne même si le trait a été beaucoup trop forcé, on est à la limite de la caricature façon Jekyll et Hyde ; d’un côté la blanche colombe pure et innocente et de l’autre la brebis galeuse qui cumule les tares.

Les autres personnages sont malheureusement à l’image des deux frangines, des clichés de ce qu’ils sont sensés être. Trop souvent j’ai eu l’impression d’avoir entre les mains un scénario prometteur qui aurait été gâché par de mauvais interprètes.

Je mentirai en disant que je me suis emmerdé en lisant ce bouquin, mais il ne révolutionne clairement pas le genre, au contraire il aurait même une fâcheuse tendance à enfoncer les portes ouvertes. Une fois que l’on s’est résigné à cela, la lecture n’est pas désagréable même si elle n’apporte rien.

Je fais volontiers l’impasse sur certaines faiblesses quand je lis le premier roman d’un(e) auteur(e), mais si je retrouve ces mêmes faiblesses – encore plus accentuées – dans le suivant, il ne faut pas compter sur la même indulgence.

Ce n’est clairement pas avec ce roman que Rebecca Fleet retrouvera grâce auprès des lecteurs et lectrices qui n’avaient pas adhéré à L’Échange ; quant aux autres, dont je suis, nul doute qu’il leur laissera un arrière-goût amer en bouche.

MON VERDICT

 
4 Commentaires

Publié par le 29 juin 2020 dans Bouquins

 

Étiquettes : , , , , , , ,