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Archives Mensuelles: mai 2020

[BOUQUINS] Mo Malo – Diskø

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M. Malo - Disko
Titre : Diskø
Série : Qaanaaq Adriensen – Livre 2
Auteur : Mo Malo
Éditeur : La Martinière
Parution : 2019
Origine : France
416 pages

De quoi ça cause ?

Désormais chef de la police à Nuuk, Qaanaaq Adriensen gère, avec son équipe, un quotidien plutôt tranquille. Jusqu’à ce que le corps d’un homme soit retrouvé emprisonné dans un iceberg.

Rapidement les policiers vont comprendre qu’il ne s’agit pas d’un accident, la victime a été déposée dans une prison de glace taillée sur mesure pour lui assurer une mort lente et douloureuse.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que j’avais beaucoup aimé Qaanaaq, la première enquête de Qaanaaq Adriensen. Mais aussi parce que Nuuk, sa troisième enquête, doit sortir dans quelques jours.

Ma Chronique

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai retrouvé la plume de Mo Malo pour un séjour plutôt mouvementé au Groenland en compagnie de Qaanaaq et de son équipe.

D’emblée je m’incline devant le don qu’à l’auteur pour nous plonger en totale immersion aussi bien dans son intrigue qu’au Groenland même. Je ne peux que saluer l’immense travail de documentation auquel il a dû se livrer pour nous restituer un cadre aussi réaliste.

Le décor étant planté avec le tome précédent, Qaanaaq, Mo Malo va droit au but et démarre son intrigue sur les chapeaux de roues avec une scène de crime particulièrement glaçante (OK, j’avoue, c’était facile sur ce coup, mais tellement tentant).

À peine le temps de décortiquer les premiers éléments entourant ce premier meurtre que le tueur refroidit (oui, je sais…) une seconde victime. Sauf que cette fois ladite victime est une proche de Qaanaaq, et plus encore de son assistant, Appu.

De fil en aiguille Qaanaaq va réaliser qu’il semble être la cible indirecte du ou des tueur(s), il devra dès lors non seulement tout mettre en œuvre pour identifier au plus vite le(s) coupable(s) – et donc comprendre leur(s) motivation(s) –, mais aussi protéger ses proches.

Mo Malo prend un malin plaisir à s’acharner sur son héros, le pauvre bougre va en prendre plein la gueule. D’une part l’enquête mettra ses nerfs à rude épreuve, mais elle le confrontera aussi à lui-même, et là encore bien des mauvaises surprises l’attendront au tournant.

Une intrigue menée tambour battant qui ne vous laissera que peu de temps pour souffler, l’auteur ne manquera pas de jouer avec vos nerfs et à pousser parfois l’adrénaline à son plus haut niveau. Addictif ? Vous avez dit addictif ? Oh que oui ! Une fois happé par le bouquin vous aurez bien du mal à le lâcher.

J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver les personnages déjà croisés dans Qaanaaq, à voir des personnages plus « secondaires » dans le premier roman, se développer et s’affirmer dans le présent roman, et bien entendu aussi à découvrir de nouveaux intervenants (mention spéciale à la légiste, Lotte Brunn). Si je voulais pinailler un brin je pourrai dire que j’aurai aimé retrouver un Appu plus présent, mais force est de reconnaître qu’il a des circonstances atténuantes justifiant son absence.

Avec Qaanaaq, Mo Malo marquait un brillant essai, essai transformé avec le même brio pour ce second opus des enquêtes de Qaanaaq Adriensen.

Franchement je ne regrette pas d’avoir lu ce bouquin si tardivement après sa sortie, il reste tant de questions sans réponses en le refermant, que j’aurai trouvé l’attente intolérable et un tantinet frustrante. Alors que là, je sais d’ores et déjà que dans quelques jours je retrouverai Qaanaaq…

Petit bémol de pure forme, autant la couverture de Qaanaaq était somptueuse, autant celle de Diskø est à chier. Bin alors, l’appareil photo était en panne ? C’est d’autant plus dommage que dans ses remerciements l’auteur nous invite à visiter des sites riches en ressources qui sont un pur régal pour les yeux (sans parler des nombreuses photos qui illustrent sa propre page Facebook).

Pour la petite histoire, depuis la parution de Qaanaaq le mystère autour l’auteur qui se cache derrière le pseudonyme de Mo Malo a été levé. Je ne vous cacherai que j’ai été surpris de découvrir que, sous ce nom de plume aux accents nordiques, se dissimulait Frédéric Mars . Pour être plus juste je devrai dire qu’il s’agit en fait de Frédéric Ploton, Frédéric Mars étant son nom de plume usuel.

Ce qui me fait penser qu’il faudrait que je me trouve un créneau parmi mes futures lectures afin de découvrir son dernier roman, La Lame, publié sous le nom de Fred Mars.

MON VERDICT

 
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Publié par le 26 mai 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Claire Duvivier – Un Long Voyage

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C. Duvivier - Un Long Voyage
Titre : Un Long Voyage
Auteur : Claire Duvivier
Éditeur : Aux Forges de Vulcain
Parution : 2020
Origine : France
240 pages

De quoi ça cause ?

Après la mort de son père, le jeune Liesse, issu d’un modeste village de pêcheur, est confié (vendu ?) à des notables d’un comptoir commercial.

C’est là qu’il fera connaissance, quelques années plus tard, de Malvine Zélina de Félarasie, la brillante nouvelle ambassadrice impériale de l’Archipel. Liesse gagnera la confiance de Malvine jusqu’à devenir son secrétaire et l’accompagner à la Cité-Etat de Solméri où elle doit occuper le poste de gouverneur…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Aussi bizarre que cela puisse paraître, la réponse la plus honnête à cette question est simplement : « Je ne sais pas ».

C’est le hasard qui a mis ce bouquin sur mon chemin et j’ai tout de suite eut envie de le découvrir sans pouvoir expliquer, de façon rationnelle, le pourquoi du comment de cet intérêt. Je serai tenté de dire que, une fois n’est pas coutume, c’est le bouquin qui a trouvé son lecteur et non l’inverse.

Ma Chronique

Je pourrai vous dire qu’avant d’ouvrir ce bouquin je n’avais jamais entendu parler de Claire Duvivier, ce qui serait, ma foi somme toute, assez logique puisque Un Long Voyage est son premier roman.

Pour un coup d’essai le moins que l’on puisse c’est que l’auteure n’opte pas pour la facilité en proposant un roman de fantasy qui bouscule clairement les règles du genre. En effet vous ne croiserez dans ce récit aucune créature surnaturelle et il faudra attendre la dernière partie du bouquin pour que la magie fasse une rapide (mais déterminante) apparition. N’espérez pas non plus de grandes batailles épiques… ni même de véritables batailles tout court.

Dans sa forme aussi le bouquin ose une approche plutôt audacieuse, puisqu’il se présente sous la forme d’une longue lettre que le narrateur (Liesse) adresse à une interlocutrice dont on ne connaît que le prénom (ce n’est que dans le dernier chapitre que l’on découvre son identité). Une lettre dans laquelle il raconte sa propre histoire mais aussi et surtout celle de Malvine Zélina de Félarasie.

Force est de reconnaître que dans les premiers chapitres on a beaucoup de mal à savoir où Claire Duvivier veut nous amener. Même l’entrée en scène de Malvine Zélina de Félarasie ne lèvera pas totalement le voile sur la finalité de son récit. Et pourtant je ne me suis jamais ennuyé, ma curiosité ayant toujours été maintenue en éveil.

C’est à Solmeri que l’intrigue prendra tout son sens, mais je n’en dirai pas davantage sur la question. Sachez simplement que rien n’est laissé au hasard et que toutes vos questions trouveront une réponse en temps et en heure.

C’est aussi à Solmeri que les liens entre les personnages joueront un rôle déterminant dans le déroulé de l’intrigue. Qu’il s’agisse de liens personnels (amitié ou amour), des liens sociaux ou de liens politiques, l’humain est placé au centre du récit (pour le meilleur et pour le pire).

Un roman qui croise habilement l’histoire individuelle de ses personnages (Liesse et Malvine), celle d’une cité qui a déjà un lourd passé et va connaître un bouleversement majeur, et celle d’un Empire sur le déclin.

Même si j’ai pris un réel plaisir à lire ce bouquin complètement atypique, je tiens toutefois à préciser que ce ne fut pas non plus l’extase. Il n’en reste pas moins que ce fut une belle découverte et une surprise encore plus belle.

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Publié par le 23 mai 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Sonja Delzongle – L’Homme De La Plaine Du Nord

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S. Delzongle - L'homme de la plaine du Nord
Titre : L’Homme De La Plaine Du Nord
Série : Hanah Baxter – Livre 4
Auteur : Sonja Delzongle
Éditeur : Denoël
Parution : 2020
Origine : France
400 pages

De quoi ça cause ?

À peine rentrée à New York où elle espérait passer un moment tranquille, Hanah Baxter se retrouve sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour le meurtre d’Anton Vifkin, son ancien mentor.

Extradée à Bruxelles, elle apprend de la bouche du commissaire Peeters, en charge de l’enquête, que l’accusation repose sur une simple lettre anonyme. En fait Peeters compte surtout sur l’aide de Baxter pour résoudre, une bonne fois pour toute, le mystère de la mort d’Anton Vifkin.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est l’occasion de retrouver Hanah Baxter, un retour attendu après trois longues années d’absence.

Ma Chronique

Encore un roman dont la sortie a été perturbée par la crise sanitaire liée au COVID-19, si le bouquin a pu être publié quelques jours avant le début du confinement dans sa version numérique, ce n’est qu’avec le déconfinement que la version papier a pu être découverte en librairie.

Si on pensait retrouver une Hanah Baxter apaisée après son périple breton (je fais bien sûr référence au roman Récidive, le précédent opus de la série), le répit sera de courte durée pour notre profileuse préférée. La Belgique lui réserve un nouveau rendez-vous avec son passé, via notamment la personnalité trouble d’Anton Vifkin qui fut son mentor.

Une fois de plus Hanah Baxter se retrouve personnellement impliquée dans une affaire qui n’en finira pas de lui réserver des surprises. Une affaire aux facettes multiples dont le fil rouge entre les différents éléments se met en place lentement mais sûrement, suivant le rythme de l’implacable mélodie que nous interprète Sonja Delzongle.

Si vous ne connaissez pas encore le parcours de Hanah Baxter, je ne peux que vous recommander de lire les précédents romans de la série avant de vous lancer dans cet ultime opus. D’une part parce que se sont trois thrillers haut de gamme que vous découvrirez, mais aussi et surtout parce qu’ils vous permettront de mieux appréhender le personnage d’Hanah Baxter (même si l’auteure prend soin de défricher le terrain pour ceux et celles qui commenceraient par le présent roman).

Avant d’embarquer pour ce périple belge en compagnie d’Hanah baxter je vous invite à boucler votre ceinture. Le voyage ne sera pas de tout repos ! Une fois de plus Sonja Delzongle n’hésite pas à malmener ses personnages (nombre n’en reviendront pas… et ce n’est pas dans leur sommeil qu’ils passeront de vie à trépas).

Ainsi vous croiserez un tueur à gages, travesti à ses heures, bien déterminé à finir un boulot commencé vingt ans plus tôt. Mais aussi une énigmatique jeune femme, propriétaire d’un manoir délabré dans lequel elle prend soin de son jeune frère et de sa mère… avant de se consacrer à de plus sombres occupations.

Ce que vous croiserez surtout ce sont les côtés les plus obscurs de l’âme humaine, les dérives et déviances les plus dépravées et les plus perverses.

Une intrigue riche en rebondissements qui n’en finira pas de vous faire douter de tout et de tout le monde. A chaque instant vos certitudes risquent d’être balayées par un nouveau revirement de situation. Et là encore, Sonja Delzongle sait y faire quand il s’agit de jouer avec les nerfs du lecteur !

Nul doute que le personnage d’Hanah Baxter restera pour moi une très belle découverte littéraire, un personnage atypique auquel je me suis tout de suite attaché. J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre ses aventures mouvementées, et c’est avec un évident pincement au cœur que je la quitte au terme de cet ultime rendez-vous.

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Coup de poing

 
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Publié par le 19 mai 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Didier Fossey – Affaires Internes

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D. Fossey - Affaires internes
Titre : Affaires Internes
Auteur : Didier Fossey
Éditeur : Flamant Noir
Parution : 2020
Origine : France
208 pages

De quoi ça cause ?

Suite au braquage d’une bijouterie à Lyon, le capitaine Amandine Poirier ne tarde pas à trouver des similitudes avec d’autres affaires de vol. Mais l’équipe de braqueurs ne laisse aucun indice et semble plus que jamais insaisissable.

De son côté, Yann Rocher, major au sein de la BAC de Colombes, prépare sa vengeance contre l’homme à l’origine de l’accident qui a coûté la vie à son épouse et grièvement blessé sa fille.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Flamant Noir et que je suis d’une fidélité sans faille à cette maison d’édition.

Parce que c’est Didier Fossey, un auteur que j’apprécie énormément. J’aurais d’ailleurs aimé retrouver Boris Le Guenn et son équipe, mais c’est quand même avec plaisir que je lirai son nouveau roman.

Ma Chronique

Un grand merci aux éditions Flamant Noir – avec une attention particulière à Nathalie – et à la plateforme Net Galley pour leur confiance renouvelée. Merci de me permettre de découvrir en avant-première le dernier roman de Didier Fossey (sortie numérique le 18 mai et sortie papier pour le 10 juin).

Évidemment si on me dit Didier Fossey je pense tout de suite à Boris Le Guenn et son groupe, personnages récurrents de ses cinq précédents romans. J’ai certes eu un petit pincement au cœur en découvrant que le présent roman ne permettait pas de retrouver Boris et son équipe (si ce n’est le temps d’un clin d’œil), mais il fallait plus que ça pour saper mon enthousiasme.

L’intrigue du présent roman démarre en août 2015, deux abrutis au volant de voitures trop puissantes pour leurs neurones défaillants et c’est l’accident. Comme (trop) souvent les abrutis en question s’en sortent plutôt bien, mais une femme y perd la vie et une fillette est très grièvement blessée. Les victimes sont l’épouse et la fille du brigadier Yann Rocher.

Le chapitre suivant nous propulse en février 2018. À Lyon d’abord où l’on assiste à un braquage exécuté avec brio par une équipe aussi lourdement armée que bien préparée. C’est l’équipe du capitaine Amandine Poirier que hérite de l’affaire. Puis à la BAC de Colombes, où le major Yann Rocher passe ses troupes en revue avant de les envoyer en rondes de nuit.

Vous l’aurez compris c’est le personnage de Yann Rocher qui sert de fil rouge entre les événements de 2015 et ceux de 2018. Celui entre la BAC de Colombes et celle de Lyon est plus ténu, mais sera révélé en temps et en heure.

Par la suite, au fil des chapitres, le roman joue avec le temps, alternant entre l’intrigue de 2018 et des flashbacks.

En fait en 2018 ce sont plusieurs intrigues qui se jouent simultanément. D’une part on suit l’équipe de braqueurs qui multiplie les coups de plus en plus audacieux sans jamais laisser le moindre indice ni commettre d’impair.

De leur côté, si le capitaine Amandine Poirier et son équipe ont bien compris que c’était une seule et même bande qui multipliait les forfaits, force est de reconnaître que leur enquête reste au point mort.

Enfin le major Yann Rocher gère les patrouilles de ses équipes tout en faisant au mieux pour consacrer du temps à sa fille lourdement handicapée suite à l’accident de 2015. Et sans jamais perdre de vue sa soif de vengeance à l’encontre de celui qui a provoqué l’accident.

Les différents voyages dans le passé concernent exclusivement la situation de Yann Rocher. Comment il remonté tant bien que mal la pente après l’accident. Comment il s’occupe de sa gamine et l’évolution de cette dernière. Et comment il franchit parfois la ligne jaune en se disant qu’il le fait pour sa fille.

Si j’ai globalement apprécié le personnage de Yann Rocher et compris sa soif de vengeance, j’avoue que ses écarts à répétition m’ont laissé un arrière-goût amer. N’ayez crainte je ne vis pas chez les Bisounours, je sais que les flics ripoux n’existent pas qu’au cinéma, mais ce n’est pas pour autant que je dois cautionner ce genre de dérive. Heureusement le lien qu’il entretient avec sa fille fait rapidement oublier ses petits travers.

Dommage que les autres personnages ne soient traités que superficiellement, un peu plus de profondeur et de personnalité auraient été appréciables.

Dans le même ordre d’idée, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre l’intrigue plutôt bien ficelée même si je l’ai trouvé parfois un peu simpliste (même si je reconnais volontiers avoir été totalement pris au dépourvu quant à une des clés de l’intrigue). Là encore je n’aurai pas craché sur un peu plus de densité et d’intensité.

Le titre du roman prend tout son sens dans la seconde partie du roman qui verra l’IGPN (la fameuse police des polices) entrer en scène. Mais ne comptez pas sur moi pour vous en dire davantage.

Le roman est court et se lit quasiment d’une traite. Une mise en bouche fort sympathique histoire de patienter avant le retour (attendu et espéré) de Boris Le Guenn.

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Publié par le 14 mai 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] R.J. Ellory – Le Jour Où Kennedy N’Est Pas Mort

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R.J. Ellory - Le jour où Kennedy n'est pas mort
Titre : Le Jour Où Kennedy N’Est Pas Mort
Auteur : R.J. Ellory
Éditeur : Sonatine
Parution : 2020
Origine : Angleterre (2019)
432 pages

De quoi ça cause ?

Novembre 1963. Le président JFK est en visite à Dallas (Texas). Une visite qui se déroule sans incident particulier à signaler.

Juillet 1964. Mitch Newman, photographe de presse free-lance, apprend que Jean Boyd, son grand amour de jeunesse, s’est donnée la mort. Même s’il ne l’avait pas revu depuis plus de 14 ans, Mitch ne peut croire à la thèse du suicide.

Jean Boyd était reporter pour le Washington Tribune. Mitch va rapidement découvrir que, peu avant sa mort, l’enquête de Jean se focalisait autour du président JFK. Une enquête qui l’a conduite à Dallas en novembre 1963.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est R.J. Ellory, un auteur qui ne m’a jamais déçu.

Parce que le pitch du bouquin me semble particulièrement audacieux, une bonne raison supplémentaire de me laisser tenter.

Ma Chronique

Je remercie chaleureusement les éditions Sonatine et Net Galley pour leur confiance renouvelée.

Le roman de R.J. Ellory fait partie de ces nombreux titres dont la publication a été repoussée en raison de la crise sanitaire liée au COVID-19. C’est en totale conformité avec la charte de l’éditeur sur la plateforme Net Galley que je vous propose de découvrir ma chronique en avant-première.

Fichtre ! Diantre ! Palsambleu ! Aurai-je basculé dans la quatrième dimension à l’insu de mon plein gré ? V’là t’y pas que je découvre que JFK n’a pas été assassiné à Dallas le 22 novembre 1963. Que nenni, son escapade texane s’est déroulée sans incident majeur à signaler…

Pardon ? Aaah, OK, c’est un roman ! Sacré Stephen King, il m’a foutu une trouille bleue sur ce coup. Mais bon faudrait qu’il se renouvelle, le coup JFK il nous l’a déjà fait, et brillamment fait même, avec l’excellent 22/11/63.

Arrête… tu déconnes là ! C’est le point de départ du dernier bouquin de R.J. Ellory… Bin voyons, et moi j’suis la reine d’Angleterre ! R.J. Ellory est un auteur de polars et de thrillers, pas le genre à se lancer dans une uchronie, me prends pas pour une quiche.

Et bin si, mes ami(e)s ! Enfin pas tout à fait quand même. Si le point de départ du dernier roman de R.J. Ellory repose bel et bien sur une uchronie (tout est dit dans le titre : Le Jour Où Kennedy N’Est Pas Mort), c’est dans un registre 100% thriller que l’auteur place son intrigue.

R.J. Ellory nous propose donc de retrouver JFK et son équipe, dirigée par son frère Bob, en course vers un second mandat… sauf que les choses sont loin d’être gagnées d’avance ! Ah oui j’oubliais, non content d’épargner JFK, l’auteur va surtout s’intéresser au(x) côté(s) obscur(s) du personnage. Il va en effet fouiner sans concession au-delà de l’image d’Épinal du beau et fringant jeune homme charismatique qui sentait bon le sable chaud…

Perso c’est une approche qui ne me choque nullement, je me méfie des individus que l’on dresse sur un piédestal. D’autant que post mortem, de nombreuses enquêtes ont révélé les travers et frasques du faux-cul au sourire Colgate. Et puis franchement, de vous à moi, on a plus de chance dans une vie de croiser une licorne chevauchée par le Père Noël qu’un politicien plus blanc que blanc (compétent, honnête, intègre et tutti quanti). Depuis le temps, ça se saurait si ça existait !

Si JKF n’est pas mort, il n’en va malheureusement pas de même pour Jean Boyd, jeune reporter ambitieuse et tenace. La jeune femme se serait en effet suicidée un triste jour de juillet 1964… c’est en tout cas la version officielle. Sauf que pour Mitch Newman c’est purement et simplement impensable ; le suicide ne colle pas à la personnalité de Jean Boyd. Il le sait, il en est convaincu… même s’il ne l’a pas revu depuis presque 15 ans, suite à son départ pour la Corée qui sonna le glas de leurs fiançailles et de leur idylle.

Un JFK vivant, une Joan Boyd morte et un Mitch Newman en plein questionnement… R.J. Ellory a désormais toutes les cartes en main pour nous mitonner une intrigue aux petits oignons comme il sait si bien le faire.

Et une fois de plus le Top Master Chef Ellory ne nous déçoit pas. Avec lui pas de cauchemar en lecture, c’est que du bonheur ! Son intrigue est rondement menée et saura rapidement captiver le lecteur (malgré les introspections un tantinet répétitives et une tendance poussée à l’auto apitoiement de Mitch).

La plongée dans les coulisses du pouvoir, et notamment celles du clan Kennedy, est totalement crédible et convaincante (sans perdre de vue toutefois que l’on est dans le domaine d’un futur possible et non d’un vécu historique). Pas besoin d’être un expert en politique international pour comprendre les enjeux et la façon dont chacun va déplacer ses pions pour arriver à ses fins.

Bien qu’écrit à la troisième personne, l’essentiel du roman est le reflet de la façon dont Mitch perçoit et analyse les événements. Un détail que peut paraître insignifiant, mais soyez assurés que ce choix narratif est tout sauf anodin.

Petit bémol pour la fin qui me laisse un arrière-goût d’inachevé en bouche, même si on devine aisément les conséquences de l’ultime découverte de Mitch.

Pour finir cette chronique, je vous laisse méditer sur la question que R.J. Ellory pose dans sa postface.

Si Kennedy n’était pas mort en novembre 1963, garderait-on le même souvenir de lui, ou aurait-il rejoint les rangs des disgraciés ?

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Publié par le 12 mai 2020 dans Bouquins

 

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[BD] Lapuss’ – Putain De Chat – Tome 2

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Lapuss' - Putain de Chat 2
Titre : Putain De Chat – Tome 2
Auteur : Lapuss’
Editeur : Monsieur Pop Corn (2017)
Réédition : Kennes (2019)
Origine : Belgique
64 pages

De quoi ça cause ?

Le chat Moustique est de retour. Plus déterminé que jamais à faire comprendre à son humain que c’est lui qui commande à la maison… quitte à faire parfois quelques concessions pour son confort personnel.

Ma Chronique

Je remercie les éditions Kennes et Net Galley pour leur confiance.

Avec ce second tome de Putain De Chat, Lapuss’ met en scène le chat Moustique sur une soixantaine de courtes planches. Un chat toujours aussi humanophobe et qui cherche toujours à trouver le meilleur moyen d’asservir la race humaine.

Le dessin et le texte restent dans l’esprit des premières planches, une simplicité qui sert fort bien le propos et un humour pas toujours très fin… perso j’adore !

Bien que suivant régulièrement (mais pas forcément assidûment) la page FB de Lapuss’, j’ai eu l’heureuse surprise de découvrir des planches que je ne connaissais pas. Certaines méritent franchement le coup d’œil, notamment quand Moustique interprète, à sa façon, les faits et gestes de son humain (qui a dit son maître ? c’est Lui le maître !).

Ceux et celles qui ont un(e) chat(te) reconnaîtront certainement certains comportement de leur compagnon à poils… un comportement pas toujours aussi innocent qu’il n’y paraît à en croire l’auteur !

Si j’aime beaucoup le ton et l’humour de Lapuss’, force est de reconnaître que je dépenserai pas 8€ pour une BD qui se dévore en quelques minutes à peine. Pour cette raison, je maintiens ma note de 3.5.

Lapuss' - Putain de Chat 2

MON VERDICT

 
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Publié par le 11 mai 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Minette Walters – Les Dernières Heures

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M. Walters - Les Dernières Heures
Titre : Les Dernières Heures
Série : La Mort Noire – Tome 1
Auteur : Minette Walters
Éditeur : Robert Laffont
Parution : 2019
Origine : Angleterre (2017)
528 pages

De quoi ça cause ?

Juin 1348. Comté de Dorseteshire, Angleterre. Un mystérieux mal se répand et sème la mort sur son passage.

Au domaine de Develish, Lady Anne fait tout son possible pour protéger « ses » gens du fléau qui semble frapper tout le pays, qu’ils soient de sang noble ou simples paysans, tous sont traités avec les mêmes égards.

Pour se faire aider, elle nomme Thaddeus Thurkell, un serf à l’esprit vif et affûté comme régisseur. Ensemble, ils décident de mettre le domaine en quarantaine pour le protéger.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que ça faisait déjà quelque temps que ce bouquin me faisait de l’œil, dans l’espoir d’un geste secourable avant qu’il ne sombre dans les méandres de mon Stock à Lire Numérique.

L’actualité aidant et les heureux hasards d’un Book Club dont il ne faut pas parler (toute référence à un certain Fight Club n’aurait rien de fortuite) ont joué en sa faveur.

Ma Chronique

En cette période de crise sanitaire majeure, rien de tel pour se changer les idées que de lire un roman traitant justement d’une épidémie mortelle qui ravage le royaume d’Angleterre. Pas besoin de sortir de la cuisse de Jupiter pour comprendre que cette fameuse Mort Noire n’est autre que la peste noire. Un fléau qui s’étendra d’abord en Asie avant de frapper l’Europe et une partie du continent africain ; laissant dans son sombre sillage entre 75 et 200 millions de morts sur une période de huit années (entre 1346 et 1353).

Des chiffres qui permettent de relativiser notre situation actuelle, sans pour autant en minimiser les conséquences sanitaires et économiques, mais, aussi et surtout, sans négliger les gestes barrières qui font rempart contre la propagation de cette saloperie de COVID-19 (même si cela me semble inéluctable au fil des déconfinements amorcés ou annoncés).

Embarquement immédiat pour la perfide Albion du XVe siècle, la peste fait rage et décime les populations. Pour faire face à l’épidémie, la mise en quarantaine des malades et le confinement des personnes saines peuvent sembler bien dérisoires, mais restent des mesures éprouvées (et ça reste vrai au XXIe siècle).

C’est la première incursion de Minette Walters dans le roman historique, jusqu’alors elle se cantonnait aux polars et thrillers. Je n’ai aucune honte à avouer ne pas connaître cette auteure, si ce n’est de nom… et encore, très vaguement. Force est de constater que pour un coup d’essai, elle tape haut et fort, même si le bouquin n’est pas exempt de défauts.

Commençons par les personnages. On ne peut qu’adhérer au personnage de Lady Anne, une noble éprise de justice et soucieuse de bien-être de ses gens, qu’ils soient nobles ou simples paysans. Tout le contraire de feu son époux, Sir Richard, qui, en plus d’avoir été un ignare incompétent et violent, était aussi un gros porc lubrique.

On retrouve la même opposition flagrante chez la génération suivante. Thaddeus est un serf brillant, cultivé, à l’esprit vif et toujours à œuvrer pour le bien du domaine dont il se retrouve propulsé régisseur malgré son ascendance paysanne. Eleanor, la fille de Sir Richard et Lady Anne, brille par son égoïsme, ses sautes d’humeur de gamine pourrie et un mépris souverain pour tout ce qui l’entoure (à commencer par sa mère).

Les autres personnages sont plus ou moins à l’image de ces quatre-là, des stéréotypes tout en qualités ou tout à défaut… il n’y a pas vraiment de demi-mesure même si certains évolueront au fil de l’intrigue (je pense notamment aux jeunes que Thaddeus entraînera dans son périple).

Dans le même ordre d’idée, j’avoue volontiers avoir pris beaucoup de plaisir à lire ce roman et à vivre avec les confinés de Develish ; il n’en reste pas moins que globalement j’ai trouvé l’intrigue un peu lisse. Je n’ai jamais tremblé pour les personnages, tant on pouvait être certain que rien de terrible ne pouvait leur arriver.

Bref la principale (et peut être même la seule) faiblesse de ce bouquin tient dans son manichéisme poussé à outrance. Et pourtant, quitte à me répéter, je ne me suis jamais ennuyé en enchaînant les chapitres ; au contraire, plus j’avançais dans l’intrigue et plus j’avais d’en connaître le dénouement.

Je répondrai donc présent pour le(s) prochain(s) tome(s) en espérant des personnages plus nuancés et une intrigue un peu plus sombre. Le second tome est d’ores et déjà disponible en langue de Shakespeare, gageons que les éditions Robert Laffont nous proposent rapidement une traduction en langue de Molière.

MON VERDICT

 
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Publié par le 7 mai 2020 dans Bouquins

 

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