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Archives Mensuelles: janvier 2020

[BOUQUINS] Coyote – Litteul Kevin : Intégrale Fluide Glacial

AU MENU DU JOUR

Litteul Kevin

Titre : Litteul Kevin – Intégrale : volume 1
Auteur : Coyote
Éditeur : Fluide Glacial (Audie)
Parution : 2017
Origine : France
208 pages

Titre : Litteul Kevin – Intégrale : volume 2
Auteur : Coyote
Éditeur : Fluide Glacial (Audie)
Parution : 2018
Origine : France
176 pages

De quoi ça cause ?

« Une famille, des amis, des gens que j’aime et qui m’aiment, du rire, des amours, des emmerdes… et plein de rock ‘n roll !!! Bref… j’adore ma vie ! »

Ma Chronique

Comme indiqué dans le titre de cette chronique, il s’agit de l’intégrale des albums publié par Fluide Glacial, soit les 7 premiers tomes (publiés entre 1993 et 2003) des aventures de Litteul Kevin, regroupés en 2 volumes (les 4 premiers pour le tome 1 et les 3 derniers pour le tome 2).

Le mensuel Fluide Glacial m’aura permis de découvrir de nombreux auteurs de BD dont je suis rapidement devenu complètement fan. Outre Coyote je citerai entre autres Maester (Sœur Marie-Thérèse), Tronchet (Jean-Claude Tergal), Foerster, Goossens, Héran, Larcenet… et bien d’autres que j’oublie.

J’étais un lecteur assidu de Fluide il y a quelques années, tant et si bien que je connaissais quasiment toutes les planches de Litteul Kevin avant d’acheter les albums. Cette intégrale me permet de les redécouvrir en version couleur.

Difficile de donner un âge à Kevin, on sait juste qu’il est au collège. Son univers tourne d’abord autour de ses parents, Chacal (Gérard pour l’état-civil) et Sophie, avec qui il entretient une relation totalement fusionnelle. Il partage le reste de son temps entre ses copains, Charly et Cahuète, et Le Club, un club de motards fondé par son père et Gros Hulk, son ami d’enfance.

Peu à peu d’autres personnages récurrents viendront grossir les rangs. À commencer, dès le second album, par Frida, la petite sœur de Gros Hulk, étudiante en médecine qui fera occasionnellement office de nounou pour Kevin (à l’annonce de sa venue il l’imagine comme une sorte de « Gros Hulk en jupe, avec des lunettes et des nichons »… avant de tomber sous son charme). Suivront Vanessa, une copine de classe de Kevin (tome 3) qui ne le laisse pas totalement indifférent, des voisins un peu coincés et un peu voyeurs (tome 3), Colette (tome 4), la mère de Sophie qui ne porte guère son gendre dans son cœur (et c’est réciproque) et Le Chien (tome 5), un toutou aussi adorable que incontinent.

On suit avec plaisir les tribulations de tout ce petit monde en famille, entre amis, en soirée, en vacances… bref tout ce qui fait le quotidien de Monsieur-Tout-Le-Monde ; sauf que le quotidien de Litteul Kevin est tout sauf ordinaire.

Coyote se revendique comme étant le fils spirituel de Gotlib, et l’on retrouve certaines similitudes dans le dessin, un trait caricatural mais d’une incroyable précision, chaque vignette foisonne de détails.

J’étais à la fois curieux et dubitatif à l’idée de découvrir les planches en couleurs, après tout le noir et blanc c’est un peu la griffe Fluide Glacial. Dès les premières pages mes doutes se sont envolés, c’est comme si redécouvrais chaque planche.

Litteul Kevin fait partie de ces BD que je ne me lasse pas de lire et relire, et surtout ça m’éclate toujours autant. Cette redécouverte m’a procuré autant de plaisir que lors de la première lecture. Cerise sur le gâteau, chaque volume de la présente intégrale se termine par quelques pages de bonus (articles, interviews, planches…).

Trois autres albums (tomes 8 à 10) ont été publiés entre 2009 et 2013 par Le Lombard, une maison d’éditions située à Bruxelles. En 2015 Litteul Kevin est devenu prématurément orphelin suite au décès de Coyote (arrêt cardiaque).

MON VERDICT

LK - Planche

 
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Publié par le 30 janvier 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Kate Mosse – La Cité De Feu

AU MENU DU JOUR

K. Mosse - La Cité de Feu

Titre : La Cité De Feu
Auteur : Kate Mosse
Éditeur : Sonatine
Parution : 2020
Origine : Angleterre (2018)
608 pages

De quoi ça cause ?

France, 1562. Les tensions entre catholiques et protestants montent, le royaume se déchire.

À Carcassonne, Marguerite Joubert, une jeune libraire catholique, fait la connaissance de Piet, un protestant dont la vie est en danger. Alors que la violence commence à se déchaîner dans la région, le couple se retrouve bientôt au centre d’un vaste complot, lié à une sainte relique volée et à un testament très convoité.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Sonatine. Bien que n’étant pas forcément réceptif aux romans historiques et moins encore quand il est question de guerre de religion, j’ai une totale confiance en cette maison d’édition.

Ma Chronique

Je remercie chaleureusement les éditions Sonatine et Net Galley pour leur confiance renouvelée.

J’avoue sans la moindre honte qu’avant de découvrir ce roman au catalogue des éditions Sonatine je n’avais jamais entendu parler de Kate Mosse. À ma décharge je ne suis pas particulièrement friand des romans historiques. Après quelques recherches sur Internet (merci Google et Wikipedia) j’ai réalisé que l’auteure était une référence du genre, certains n’hésitant pas à la définir comme étant l’équivalent féminin de Ken Follett (jamais lu non plus, mais je connais de nom).

Si vous me suivez depuis déjà quelques temps vous savez que je suis viscéralement athée et plus encore anticlérical… bref j’exècre tout ce qui a trait aux religions (oui, je les fous toutes dans le même panier).

Gros challenge pour ce roman, il doit réussir à me plonger en immersion dans un roman historique qui se déroule justement en pleine guerre de religion. Le pari n’était pas gagné d’avance.

La Cité De Feu est le premier tome d’une ambitieuse tétralogie qui promet de nous faire voyager à la fois dans l’espace et dans le temps. En compagnie de Kate Mosse et de ses personnages nous traverserons 300 ans d’Histoire, une saga qui débute en France au XVIe siècle pour s’achever en Afrique du Sud au XIXe siècle.

Le roman s’ouvre de fait sur un prologue qui nous transporte dans un trou perdu au fin fond de l’Afrique du Sud en 1862. Une femme arrive devant une tombe, elle ne le sait pas encore mais elle n’est pas seule dans ce désert. Est-ce le début de la fin ? La fin d’une histoire commencée trois siècles plus tôt en France.

Et nous voilà propulsé 300 ans plus tôt, là où tout a commencé. An de grâce 1562, Carcassonne. Quelques semaines avant le massacre de Vassy qui marquera le début de la première guerre de religion opposant catholiques et protestants.

Contre toute attente il n’aura fallu que quelques pages à Kate Mosse pour m’embarquer corps et âme. J’ai d’abord été totalement convaincu par la qualité de la reconstitution historique, même si je suis loin d’être un expert en la matière ; c’est totalement crédible, cela me suffit amplement.

J’ai aussi apprécié le traitement des personnages, l’auteure donne à chacun une véritable profondeur et une personnalité qui lui est propre. Elle sait aussi y faire pour orienter notre empathie vers certains personnages, en rendre d’autres en tout point méprisables et entretenir le doute sur d’autres encore.

Nul besoin d’avoir fait Normale Sup pour deviner, dès leur première rencontre, que Minou et Piet finiront dans les bras l’un de l’autre. De même que certaines grandes lignes de l’intrigue sautent aux yeux comme une verrue poilue sur le nez. Mais il n’en reste pas moins que l’on a envie de se laisser porter par le récit, d’en découvrir les tenants et les aboutissants et surtout de savoir comment Kate Mosse va nous y amener… et à quel prix pour ses personnages. Tant et si bien que le roman se lit véritablement comme un thriller.

À travers ses personnages féminins, l’auteur souligne la place de la femme dans la société de l’époque. Si Minou bénéficie d’une grande liberté de mouvement et d’expression, il n’en va pas de même pour sa tante, Mme Boussay, épouse effacée d’un notable à Toulouse. Mais comme le dit fort justement l’adage, il faut parfois se méfier de l’eau qui dort.

En refermant ce bouquin, non seulement il me tarde de découvrir la suite (le second tome est d’ores et déjà disponible en VO), mais en plus ça m’a donné envie de plonger plus avant dans l’univers de l’auteure, notamment via sa Trilogie du Languedoc qui semble être un must du genre.

Au fil du temps, les protestants ne furent malheureusement pas les premières (ni les dernières) victimes du puissant clergé catholique, avec ou sans le bras armé de l’Inquisition. Au XIIIe siècle les cathares ont été littéralement exterminés par les catholiques, au XIVe siècle ce sont les Templiers qui seront traqués et éliminés. Et encore, je ne vous parle pas des juifs qui seront à maintes reprises victimes de l’intégrisme catholique. Et dire que ça prêche la tolérance !

Je ne résiste pas à une ultime pique à destination des culs bénits en citant un personnage du roman qui, alors que sa future victime en appelle à sa conscience, lui répond froidement :

Je n’aurai rien sur la conscience. Je confesserai mes péchés et mon âme sera de nouveau comme neuve, tandis que toi, catin de huguenote, tu paraîtras devant Dieu sans t’être confessée, grevée de tous tes péchés.

On pourrait m’objecter qu’il faut replacer la chose dans son contexte historique, sauf que j’ai entendu grosso modo ce même genre d’argument foireux  venant d’une racaille quelconque qui venait d’être interpellée après son forfait. Comme si le simple fait de sucer son hostie à la messe du dimanche matin effaçait toutes ses conneries de la semaine.

MON VERDICT

 
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Publié par le 29 janvier 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Christophe Guillaumot – Que Tombe Le Silence

AU MENU DU JOUR

C. Guillaumot - Que tombe le silence
Titre : Que Tombe Le Silence
Série : Le Kanak – Tome 3
Auteur : Christophe Guillaumot
Editeur : Liana Levi
Parution : 2020
Origine : France
304 pages

De quoi ça cause ?

Renato Donatelli, le Kanak, est désormais seul à la section courses et jeux du SRPJ de Toulouse. Ses deux collègues, recrutés le temps d’une enquête sont partis voguer sous d’autres cieux, et Jérôme ‘Six’ Cussac envisage sérieusement de quitter la police afin de couler le parfait amour avec sa compagne, May.

Tout bascule lorsque Six est arrêté par l’IGPN qui le soupçonne d’être mêlé à l’exécution d’un caïd du milieu. Le Kanak va tout mettre en branle, au mépris de la hiérarchie et des procédures, pour tirer son ami de ce mauvais pas…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est l’occasion de retrouver le Kanak pour une troisième enquête. Il n’aura fallu que deux romans pour que Christophe Guillaumot et son Kanak deviennent pour moi des incontournables de la littérature policière francophone.

Ma Chronique

Ah que voilà un bouquin qui débarque comme un chien dans un jeu de quilles ; je savais qu’il devait paraître courant janvier mais j’avoue que j’avais oublié la date exacte et m’étais préparé un petit programme visant à rattraper le retard accumulé chez Net Galley. Sauf que quand j’ai vu Que Tombe Le Silence était dispo, il a grillé la priorité à tout le monde.

En guise de préambule j’invite les lecteurs qui n’auraient pas lu les précédents romans de la série, Abattez Les Grands Arbres et La Chance Du Perdant, à combler cette lacune avant de découvrir le présent roman. Ce n’est pas que cela s’impose vraiment, mais c’est une série qui gagne a être découverte dans l’ordre chronologique… surtout au vu des événements survenant dans ce troisième opus.

Dans ce troisième roman Christophe Guillaumot ne ménage pas ses personnages. Il faut dire que l’intrigue est bien plus intense et complexe que dans les précédents romans ; attendez-vous à quelques revirements de situation totalement imprévisibles.

De fait Renato, notre Kanak préféré, va en prendre plein la gueule (nous aussi au passage). Ce n’est pas tant physiquement qu’il sera secoué, mais plutôt moralement… et à plus d’un titre. Mais Renato, tel un roseau, plie mais ne rompt pas.

Si le roman est essentiellement centré sur le personnage de Renato Donatelli, il ne sera heureusement pas complètement seul pour faire face à l’adversité. Il pourra notamment compter sur le soutien sans faille de Jacquie, une flic des Stups au caractère bien trempé. Et comme tout n’est pas noir dans ce monde de brutes, le rayon de soleil du Kanak sera Avril Amandier, la légiste qui fait battre son petit cœur de gros dur, revenue de son séjour en Catalogne.

Un autre personnage fera son grand retour sur le devant de la scène, un retour inattendu (à défaut d’être inespéré) et une alliance de circonstance avec Renato encore plus inattendue.

Une intrigue qui permet à Christophe Guillaumot de pointer du doigt les conditions de travail des policiers qui, outre un travail exigeant physiquement et moralement, doivent aussi composer avec une défiance croissante d’une certaine population (oubliée la vague « Je suis flic » de 2015) et les coupes budgétaires.

Tout part à vau-l’eau, aucune section n’échappe aux restrictions budgétaires. Un fourgon a perdu sa portière latérale, faute d’être remplacée elle a été remise en place avec les moyens du bord, maintenue à l’aide de ceintures de sécurité. Les heures de ménage ont été revues à la baisse, terminé la serpillière quotidienne, les agents d’entretien font au pas de course la tournée des poubelles de bureau, pas plus. Les notes de service pleuvent : interdiction d’imprimer pour économiser les toners et le papier, recommandation d’utiliser le start and go au feu rouge pour consommer le moins d’essence possible, demande faite à tous de prendre son mal en patience et d’attendre que les primes dues, vieilles de six mois, apparaissent enfin sur les bulletins de salaire.
Bien sûr, les policiers râlent, surtout lorsque les politiques annoncent à ceux qui veulent les croire des augmentations d’effectifs, des enveloppes supplémentaires ou une baisse des tâches administratives. Poudre aux yeux et balivernes. L’édifice ne tient pas sur des piliers de béton, mais sur la conscience professionnelle des flics. Malgré tous les obstacles, ils font le job.

Une situation dégradée qui conduit certains policiers à mettre fin à leurs jours (54 suicides en 2019). Sur le sujet j’ai été abasourdi d’apprendre qu’un policier qui se donne la mort n’est pas considéré mort en service et n’a de fait pas le droit à une ultime minute de silence de la part de ses frères d’arme.

Comme je suis de bonne humeur et que j’ai décidé d’être gentil je ne vous dirai pas tout le mal que je pense des connards jaunâtres qui gueulaient aux policiers « Suicidez vous ! » lors de leurs manifestations. À gerber !

Au vu du déroulé de l’intrigue et de son dénouement, j’ai craint de devoir faire le deuil de futures enquêtes du Kanak ; Christophe Guillaumot rassure ses lecteurs à la fin du roman. Renato will be back ! Et je ne vous gâche pas qu’il me tarde de découvrir comment il va rebondir… d’autant qu’il subsiste de nombreuses situations à décanter.

On trouve encore quelques confusions mineures entre les cultures mélanésiennes et wallisiennes, mais ça reste anecdotique et surtout ça ne gâche en rien le plaisir de cette lecture et l’envie de connaître le fin mot de l’histoire.

En revanche Monsieur Guillaumot (oui je suis vénér, donc pas de Christophe et pas de tutoiement) sachez que la Kanaky n’existe que dans l’esprit des indépendantistes. Je doute fort qu’un policier au service de l’état français emploie le terme Kanaky pour désigner la Nouvelle-Calédonie, fut-il lui-même Kanak (j’aurai même tendance à affirmer que ce serait encore plus étonnant venant d’un policier calédonien). Un impair (en espérant qu’il ne s’agisse que de cela) qui me reste en travers de la gorge.

MON VERDICT

 
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Publié par le 23 janvier 2020 dans Bouquins

 

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[BRD] A Star Is Born

À L’AFFICHE DU JOUR

A Star Is Born

Titre : A Star Is Born
Réalisation : Bradley Cooper
Production : MGM
Distribution : Warner Bros
Origine : USA (2018)
Durée : 2h16

Casting

Lady Gaga : Ally Campana
Bradley Cooper : Jackson ‘Jack’ Maine
Sam Elliott : Bobby Maine
Rafi Gavron : Rez

Le pitch

Star de country sur le déclin, Jackson Maine découvre Ally Campana, une jeune chanteuse très prometteuse. Tandis qu’ils tombent follement amoureux l’un de l’autre, Jack propulse Ally sur le devant de la scène et fait d’elle une artiste adulée par le public

Ma chronique

C’est sans grande conviction que nous nous sommes offert une petite pause cinéma avec le film A Star Is Born de Bradley Cooper. D’une part je ne suis pas un grand fan des films musicaux, d’autre part je ne suis pas du tout fan de Lady Gaga.

Pour la petite histoire le film est la troisième (ré)adaptation made in USA du classique Une Etoile Est Née (l’original date de 1937 et a été réalisé par William Wellman). Je vous fais grâce d’une version Bollywood sortie en 2013.

Le personnage interprété par Lady Gaga a été joué par Janet Gaynor (1937), Judy Garland (1954) et Barbra Streisand (1976). Autant dire que pour son premier grand (et vrai aurai-je presque envie d’ajouter) rôle au cinéma, Lady Gaga a tout intérêt à se montrer à la hauteur de ses illustres prédécesseures.

Pour en finir avec les éléments contextuels, j’ajouterai simplement que c’est la première fois que Bradley Cooper passe derrière la caméra.

Il aura suffi de quelques minutes pour que ma réticence initiale soit balayée et définitivement reléguée aux oubliettes. A Star Is Born n’est pas un simple film musical, c’est un vrai film avec un scénario qui tient la route de bout en bout et interprété avec une incroyable justesse par Bradley Cooper et Lady Gaga.

Le film est avant tout une magnifique histoire d’amour (sans une once de mièvrerie) entre une star vieillissante sur le déclin et une jeune chanteuse en pleine ascension. Tandis que la gloire s’éloigne de l’un et tend les bras à l’autre, leurs sentiments et leur amour ne seront jamais ternis par la jalousie ou l’envie.

La seule menace qui plane sur leur couple est le comportement autodestructeur de Jack, qui tend à se réfugier de plus en plus souvent dans l’alcool et les médocs pour oublier son inexorable déclin.

La musique tient bien entendu une place de premier ordre dans le film avec de nombreux passages chantés ; à noter d’ailleurs que tous les titres ont été interprétés sans playback par Bradley Cooper et Lady Gaga afin de donner plus de force à leur interprétation.

Un choix qui s’avérera payant puisqu’en 2019 la chanson Shallow, interprétée en duo par Bradley Cooper et Lady Gaga raflera tous les prix les plus prestigieux du cinéma (Oscar, Golden Globe, Grammy Awards…). Il faut bien reconnaître que leur duo a de quoi donner des frissons, mais pour ma part j’ai eu un gros coup de cœur pour la chanson finale du film, I’ll Never Love Again, interprétée par Lady Gaga.

En matière de rentabilité le film fait là encore un carton plein, avec un budget plutôt modeste (pour Hollywood cela s’entend) de 36 millions de dollars, il rafle plus de 433 millions au box-office mondial.

J’ai démarré le film en étant plus que dubitatif, le générique de fin me laissera plus que convaincu et conquis.

A voir absolument.

♥♥♥♥♥

 
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Publié par le 22 janvier 2020 dans DVD / BRD

 

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[BOUQUINS] Isabelle Villain – Blessures Invisibles

AU MENU DU JOUR

I. Villain - Blessures invisibles

Titre : Blessures Invisibles
Série : Groupe de Lost – Tome 4
Auteur : Isabelle Villain
Éditeur : Taurnada
Parution : 2020
Origine : France
253 pages

De quoi ça cause ?

Le major Maraval est retrouvé mort à son domicile, une balle dans la tête, son arme à la main.

La thèse du suicide est pourtant très vite abandonnée par le groupe du commandant Rebecca de Lost, et les pistes militaires et familiales se multiplient.

Dans le même temps, le « tueur au marteau », demeuré silencieux depuis l’enterrement du capitaine Atlan, décide de reprendre du service.

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est l’occasion de retrouver le groupe de Lost, un groupe découvert fin 2018 avec le précédent roman (troisième du nom dans la série), Mauvais Genre.

Ma Chronique

Je remercie chaleureusement les éditions Taurnada, et tout particulièrement Joël, pour leur confiance renouvelée. J’aurai pu (et peut être même dû) lire et chroniquer ce roman en avant-première, mais comme souvent en période de congés, j’ai pris beaucoup de retard dans mes lectures entre fin décembre et mi-janvier.

Le hasard a voulu que ce roman traite lui aussi du syndrome de stress post traumatique (SSPT) mais Isabelle Villain aborde la question sous un autre angle ; une approche beaucoup plus humaine qui ne peut que susciter l’empathie pour les victimes.

Un syndrome qui fait encore trop souvent l’objet d’un déni évident de la part de certains militaires, comme l’auteure le fait dire à un de ses personnages, un ancien militaire interrogé dans le cadre de la mort du major Maraval :

Je vais vous dire un truc. Le SSPT, ça n’existe pas. C’est une connerie inventée par des faibles en retour de mission. Des gars qui ne sont tout simplement pas faits pour la vie militaire. Des gars qui feraient mieux d’aller bosser dans un bureau, 35 heures par semaine.

Ou comme le soulignera la femme de la victime quelques chapitres plus tard :

Le problème avec le SSPT, c’est que la plupart des gens ne le reconnaissent pas. Le burn-out n’est plus tabou dans la vie civile, alors pourquoi est-ce si compliqué chez les militaires ?

Une enquête qui poussera donc le groupe de Lost à se frotter à l’armée, sauront-ils faire en sorte que les langues se délient au cœur de la « Grande Muette ». Histoire de me coucher moins con ce soir, j’ai appris grâce à ce roman d’où venait ce surnom de grande muette ; comme je suis sympa je partage avec vous cette courte pause culturelle :

En 1848, le gouvernement a accordé le droit de vote à tous les hommes. À tous, sauf aux militaires. Pour qu’ils ne se barrent pas aux quatre coins du pays au moment des élections, qu’il disait… Et surtout pour ne pas prendre parti dans les luttes politiques. La France avait décidé qu’on devait fermer notre gueule. Le gouvernement a même permis aux femmes de voter un an avant nous. C’est tout dire… Alors on a conservé cette tradition du silence. Un soldat doit fermer sa gueule. Un point, c’est tout !

Mais l’enquête autour de la mort d’Alexandre Maraval ne se limitera pas à l’armée, les enquêteurs vont aussi devoir interroger ses proches et son entourage familial. Un programme plutôt chargé au menu. Sans compter sur le retour (annoncé à la fin du précédent opus) du « Tueur au marteau », plus déterminé que jamais à se frotter à Rebecca de Lost.

Une double enquête qui donnera maintes opportunités à Isabelle Villain de brouiller les pistes et même d’orienter ses enquêteurs (et ses lecteurs) vers de fausses pistes. L’auteure maîtrise son intrigue de bout en bout, telle une chef d’orchestre virtuose, elle bat la mesure et impose le rythme sans la moindre fausse note.

Incontestablement l’autre point fort du roman réside dans ses personnages. L’auteure apporte énormément de soin à dresser leurs personnalités et à faire évoluer leurs relations. Je pense notamment à la relation entre Rebecca et Tom, forcément rendue compliquée par la conclusion du précédent opus. Mais aussi à la relation quasi fusionnelle qui existe au sein de groupe de Lost, plus soudé que jamais, tant par le défi des enquêtes à résoudre, que par le décès brutal d’Antoine Atlan.

J’ai dévoré le bouquin en deux bouchées ; j’aurai pu n’en faire qu’une, mais il fallait bien que je justifie mon salaire en allant bosser. J’ai vibré intensément avec le groupe de Lost, en totale immersion au sein de l’équipe.

Les deux premiers tomes ayant fait l’objet d’une réédition par Taurnada, je me les suis offert sans la moindre hésitation. Reste à trouver le temps de leur trouver une petite place au sein du programme de mes futures lectures.

MON VERDICT

 
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Publié par le 21 janvier 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] T.E. Grau – Je Suis Le Fleuve

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T.E. Grau - Je suis le fleuve

Titre : Je Suis Le Fleuve
Auteur : T.E. Grau
Éditeur : Sonatine
Parution : 2020
Origine : États-Unis (2018)
288 pages

De quoi ça cause ?

Israel Broussard, vétéran de la guerre du Vietnam, peine à trouver le repos et la paix depuis son arrivée à Bangkok cinq ans plus tôt. Tourmenté par ses souvenirs et de vieux démons du passé c’est dans l’alcool et la drogue qu’il cherche l’oubli.

Tout a commencé cinq ans plus tôt, au Laos. Broussard et une poignée de soldats américains ont été recrutés pour participer à une mission clandestine, l’opération Algernon. Et si la clé de sa rédemption se trouvait justement au Laos…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Sonatine et que le pitch me semblait prometteur.

Ma Chronique

Je remercie chaleureusement les éditions Sonatine et Net Galley pour leur confiance renouvelée.

Le moins que l’on puisse dire c’est que mon premier contact avec ce roman a failli tourner court. Après quelques pages lues qui semblaient n’avoir ni queue ni tête et/ou écrites sous l’influence de substances illicites, j’ai hésité à l’envoyer valdinguer pour passer à autre chose.

C’est la qualité de l’écriture (et donc de la traduction), non dénuée d’une certaine poésie (à tendance psychédélique certes) qui m’a persuadé de persévérer et de lui laisser sa chance. Ça et sans doute aussi le nombre de pages relativement réduit.

Force m’est de reconnaître que j’ai été plutôt bien inspiré, même si la déception de ce premier contact gâché ne m’a jamais totalement quitté. Non seulement les choses se précisent au fil des pages, mais même les dérives / délires de Broussard finissent par faire sens (plus ou moins en tout cas).

Si aujourd’hui le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) est un phénomène connu chez les vétérans, ce n’était certainement pas le cas dans les années 70 / 80. Si on situe la fameuse opération Algernon en 1971 (soit dit en passant le conflit vietnamien commençait déjà à furieusement sentir le sapin et la merde pour les USA), on peut en déduire que l’intrigue actuelle du roman se déroule en 1976.

Ajoutons à cela que le soldat Israel Broussard pourrait être un cas d’écoles pour les spécialistes du SSPT, dans le genre polytraumatisé il décroche le pompon haut la main !

Le moment me semble judicieux pour soulever un deuxième bémol relatif à ce roman. A aucun moment je n’ai réussi à éprouver une quelconque empathie pour les personnages. Qu’il s’agisse de Broussard ou des autres, j’ai instinctivement dressé une barrière entre eux et moi. Et pourtant je ne peux que reconnaître que T.E. Grau apporte beaucoup de soins à brosser ses personnages et leurs personnalités.

Les chapitres alternent entre les souvenirs de Broussard qui remontent peu à peu à la surface (principalement ceux ayant trait à l’opération Algernon) et sa dérive dans les coins les plus glauques de Bangkok… dérive qui semble le mener tout droit vers un naufrage inexorable, sauf que la mort ne semble pas vouloir de lui, comme si elle était un châtiment trop clément pour expier ses fautes.

Si vous souhaitez embarquer avec Broussard pour une croisière le long du Fleuve, sachez que ledit fleuve est du genre agité et que le voyage ne vous laissera pas indemne. L’auteur n’hésite pas à malmener son (anti)héros et ses lecteurs, et il le fait avec brio.

Malgré d’indéniables qualités, je n’ai pas été totalement embarqué ; il n’en reste pas moins que je referme ce bouquin sur un sentiment globalement positif.

MON VERDICT

 
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Publié par le 20 janvier 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Alain Damasio – Les Furtifs

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A. Damasio - Les Furtifs
Titre : Les Furtifs
Auteur : Alain Damasio
Éditeur : La Volte
Parution : 2019
Origine : France
687 pages

De quoi ça cause ?

Si Lorca Varèse s’est démené pour intégrer l’armée sur le tard, c’est dans l’espoir de prouver que sa fille, Tishka, disparue il y a deux ans, est bien vivante et que sa disparition est liée aux furtifs. Des « créatures » méconnues du grand public malgré leurs capacités infinies, mais qui se figent et se minéralisent dès qu’elles sont vues par un humain.

Le Récif est une unité de l’armée spécialisée dans la chasse aux furtifs, pour mener à bien sa mission, Lorca va devoir convaincre ses équipiers et sa hiérarchie qu’il faut aborder les furtifs différemment, essayer de les comprendre plutôt que de les chasser…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

En 2004 Alain Damasio publiait La Horde Du Contrevent, un bouquin rapidement acclamé comme un must-read du genre (ou peut-être des genres si l’on intègre l’ensemble des littératures de l’imaginaire sous l’acronyme SFFF). Sorti en numérique en 2012, le bouquin a finalement rejoint mon Stock à Lire Numérique il y a quelques années… avant de sombrer dans les insondables méandres de l’oubli.

Ayant raté le coche de La Horde (ce n’est que partie remise… mais remise jusqu’à quand ? Je ne saurai dire), je tenais à ne pas passer à côté du second roman de l’auteur, Les Furtifs. Roman que les fans de La Horde attendaient depuis plus de 15 ans !

Ma Chronique

Si instinctivement je devais résumer cette lecture en un seul mot, c’est laborieux qui me viendrait à l’esprit. Un roman commencé dans sa version numérique en novembre dernier, achevé aujourd’hui dans sa version papier !

Paradoxalement mon ressenti global reste très positif malgré quelques points noirs. Le principal étant les fantaisies typographiques voulues par l’auteur qui rendent certains passages quasiment illisibles sur liseuse (à moins de se flinguer les yeux à décrypter le texte)… heureusement que ça passe un peu mieux via Calibre. Il n’en reste pas moins qu’après un peu plus de 200 pages lues, je me suis rabattu sur la version papier du roman.

Je me doute bien que numériser un tel bouquin doit être une sacrée prise de tête, mais ça n’excuse toutefois pas certaines lacunes dans le code. La plus dérangeante étant de loin les multiples styles pour identifier une ligne blanche entre deux paragraphes. Déjà que l’auteur en use et abuse, si en plus de ça les sauts varient en hauteur ça devient rapidement usant pour les yeux… d’autant qu’on ne retrouve pas cette variation dans le bouquin papier.

Enfin certains styles ne sont appliqués que partiellement au bloc de texte concerné. Genre trois lignes en italique et/ou sans serif et retour à un style normal avec serif au sein de même paragraphe. Là encore c’est une anomalie inhérente à la version numérique.

Pour archiver ma version numérique retouchée, j’ai corrigé les deux derniers points soulevés ; en revanche j’ai respecté les digressions typographiques inhérentes aux différents intervenants, même s’il faut bien reconnaître qu’elles n’apportent strictement aucune valeur ajoutée au récit… au contraire.

La société décrite par Alain Damasio (des métropoles revendues à des grandes marques commerciales, des citoyens hyper-connectés et donc traçables à tout moment) est plutôt bien présentée ; difficile de résister à l’envie de rejoindre ceux qui luttent contre ce système. Dommage que l’auteur finisse par se tirer une balle dans le pied à force de répétitions qui semblent davantage prétexte à poser ses idées personnelles (que je qualifierai soit de soixante-huitardes sur le retour, soit d’écolo-bobos-gauchos utopistes) plutôt que de réellement faire avancer l’intrigue.

Malgré un début un peu lourdingue, les choses se décantent quand commence enfin la véritable recherche de Tishka. Le bouquin devient réellement passionnant, d’autant que le rythme va crescendo tandis que de nouveaux éléments viennent se greffer à l’intrigue. Pour les raisons évoquées plus haut j’ai mis plus d’un mois à lire les 200 / 250 premières pages du roman alors que je me suis avalé les suivantes en l’espace de quelques jours.

Avec ce roman Alain Damasio met en avant des thèmes universels qui devraient trouver écho chez chaque lecteur : la famille, l’amitié, la loyauté, la tolérance. Et des thèmes plus sociétaux tels que l’écologie, la liberté d’expression et de mouvement, les convergences douteuses entre le pouvoir politique et le pouvoir économique, la place de l’individu dans la société.

Les Furtifs peut aussi se percevoir comme une ode au son, qu’il s’agisse de la voix (parlée ou chantée) ou de la musique (sous toutes ses formes, de la plus travaillée à la plus brute). À noter d’ailleurs qu’avec le roman vous aurez un lien et un code de téléchargement permettant de se procurer l’album du livre, Entrer Dans La Couleur. Il ne s’agit pas d’une version audio du roman, mais bel et bien d’un complément audio permettant de prolonger l’expérience furtive.

L’autre point fort du roman réside incontestablement dans ses personnages. Si les effets typographiques rattachés aux différents narrateurs font plus de mal que de bien au récit, l’auteur prête à chacun de ses personnages une personnalité et un phrasé qui n’appartiennent qu’à lui (ce qui ne fait que renforcer le superflu de la typographie individualisée).

Il y a bien évidemment en tête de cortège, le couple Lorca / Sahar ; d’abord séparé par leur réaction face à la disparition de Tishka (le père refuse de croire en la mort de leur fille alors que la mère finit par s’y résigner), puis plus soudé que jamais dans leur quête commune pour la retrouver.

J’ai beaucoup aimé le duo de chasseurs du Récif composé par Hernan Agüerro et Saskia Larsen. j’ai eu un peu plus de mal avec le dernier traqueur, Nér Arfet, car plus difficile à cerner avec précision.

Difficile de résister à la fougue contagieuse de Toni Tout-fou et plus encore de ne pas fondre de plaisir face au personnage de Tishka.

Si Alain Damasio sait y faire pour rendre ses personnages attachants, il est tout aussi habile quand il s’agit de vous en faire prendre d’autres en grippe. Sur ce point je n’en dirai pas plus afin de ne pas risquer de dévoiler certains tournants de l’intrigue.

Une belle et riche découverte malgré quelques bémols non négligeables ; ça reste une lecture qui demande un réel investissement personnel pour être pleinement appréciée (n’espérez pas dévorer le roman d’une traite… prenez plutôt le temps de le déguster à votre rythme).

MON VERDICT

 
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Publié par le 14 janvier 2020 dans Bouquins

 

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[BOUQUINS] Franquin – Idées Noires – L’intégrale

AU MENU DU JOUR

Titre : Idées Noires – L’intégrale
Auteur : Franquin
Éditeur : Fluide Glacial (Audie)
Parution : 2001
Origine : France
72 pages

De quoi ça cause ?

À travers ce recueil, Franquin pointe du doigt les multiples travers de notre société dite civilisée. Il le fait avec un humour aussi féroce que noir…

Ma Chronique

J’ai clos mon année littéraire 2019 avec des bulles, permettez-moi de commencer 2020 de la même façon en vous parlant d’une BD que je considère comme une oeuvre majeure de l’humour noir illustré. Je vous rassure je n’ai pour ma part aucune idée noire en ce début d’année 2020 ; je suis en congés pour encore une semaine, donc toutes les bonnes raisons pour avoir une pêche d’enfer.

S’il a fallu attendre 2001 pour pouvoir enfin découvrir l’intégrale des Idées Noires de Franquin, les planches ont été publiées entre 1977 et 1983, d’abord pour Spirou, puis pour Fluide Glacial. Les planches seront ensuite regroupées sur 2 volumes (en 1981 pour le tome 1 et en 1984 pour le tome 2).

En général si on vous dit Franquin, vous l’associez de facto au personnage de Gaston Lagaffe. Avec ses Idées Noires il nous révèle son côté obscur et il le fait avec une redoutable efficacité et un humour noir décapant qui fait mouche à chaque planche. N’ayons pas peur des mots, ce recueil est un véritable chef d’oeuvre d’humour noir, souvent imité, mais jamais égalé !

Chaque planche démarre par une petite phrase d’accroche en forme de contrepèterie signée Yvan Delporte. Puis vient la fameuse idée noire, le plus souvent présentée sur une demi-planche dessinée en noir et blanc. Enfin Franquin personnalise chaque planche avec une signature adaptée au thème abordé.

Franquin prend un malin plaisir à tourner en dérision, souvent en utilisant leurs propres codes, ses victimes. Qu’il s’agisse des chasseurs, des militaires, des curés, des sportifs, des partisans de la peine de mort ou ceux de la corrida et d’autres encore, nul n’échappe à son trait railleur.

Le dessin ne s’attarde pas sur les détails, mais demeure d’une remarquable précision, il se suffirait presque à porter le message que l’auteur veut faire passer. Les dialogues aussi vont à l’essentiel, juste histoire souligner davantage le propos de Franquin.

Un recueil intemporel que j’ai découvert en 1986 à l’occasion de la sortie en poche chez J’Ai Lu du meilleur des Idées Noires, le coup de foudre fut immédiat. J’ai eu depuis plusieurs occasions de le relire et chaque fois j’ai connu le même plaisir à le feuilleter encore et encore. Je me suis récemment offert la version grand format et en intégral de Fluide Glacial, il m’a donc semblé normal de partager avec vous ce coup de cœur jamais démenti.

MON VERDICT
Coup double

 
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Publié par le 7 janvier 2020 dans Bouquins

 

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Bilan livresque 2019

Bilan livresque

2019 s’achève avec 86 bouquins au compteur. Correct mais peut mieux faire serait l’appréciation globale de ce bilan annuel.

Si l’objectif quantitatif des 100 titres lus n’a pas été atteint, la qualité aura été au rendez-vous puisque j’aurai attribué 13 coups doubles, 5 coups de cœur et 13 coups de poing.

Au niveau de mes notes (très subjectives) sur 5 :

– 21 titres ont été couronnés de 5 Jack.
– 29 titres, 4.5 Jack.
– 16 titres, 4 Jack.
– 15 titres, 3.5 Jack.
– 3 titres, 3 Jack.
– 1 titre s’en sort avec tout juste la moyenne (2.5 Jack).

Soit une honorable moyenne de 4.3 / 5.

Un titre non noté (Laurie) parce qu’il est présenté comme un bonus à L’Outsider (même si totalement indépendant de ce-dernier).

Viens maintenant le moment fatidique de la récap mensuelle avec la désignation du grand gagnant du mois. Si parfois le choix a été aisé, d’autres fois ce fut un véritable crève cœur d’écarter certains titres. Là encore ma sélection est purement subjective et personnelle.

JANVIER : 7 titres lus.
La Vraie Vie de Adeline Dieudonné.

FÉVRIER : 7 titres lus.
L’Outsider de Stephen King.

MARS : 6 titres lus.
Raisons Obscures de Amélie Antoine.

AVRIL : 11 titres lus.
Crow de Roy Braverman.

MAI : 7 titres lus.
Surface de Olivier Norek.

JUIN : 7 titres lus.
Il Était Une Fois Mon Meurtre de Emily Koch.

JUILLET : 9 titres lus.
Tu Tueras Le Roi de Sandrone Dazieri.

AOÛT : 6 titres lus.
Que Le Diable L’Emporte de Anonyme.

SEPTEMBRE : 4 titres lus.
Mensonge de JP Delaney.

OCTOBRE : 7 titres lus.
Benzos de Noël Boudou.

NOVEMBRE : 7 titres lus.
Congés Mortels de Didier Fossey.

DÉCEMBRE : 8 titres lus.
La Servante Écarlate de Margaret Atwood.

Par contre je serai bien incapable de désigner LE roman de l’année 2019. Contrairement aux années précédentes aucun titre ne sort véritablement du lot.

 
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Publié par le 3 janvier 2020 dans Bouquins

 

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Bonne et heureuse année 2020

 
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Publié par le 1 janvier 2020 dans No comment

 

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