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Tête-à-tête virtuel avec Hélène Machelon

17 Juil

Hélène Machelon

Bonjour Hélène,

Merci d’avoir accepté ce tête-à-tête virtuel.

Merci à vous Fred, ce petit tête-à-tête m’amuse beaucoup !

Question rituelle en guise de mise en bouche. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots et nous expliquer comment vous en êtes venu à l’écriture ?

Je suis une femme de 41 ans qui voyage et vit en famille autour du monde. Afrique, Amérique Latine et aujourd’hui Asie. Je reviens à l’écriture après une longue pause de 20 ans. J’ai été cassée plus jeune par des concours d’écriture et convaincue que je n’avais pas de talent, je me suis investie dans d’autres projets. Poussée par mon mari il y a quelques mois, j’ai commencé un matin et tout s’est déroulé.

Je me suis dit : « c’est maintenant ou jamais, j’ai peut-être un truc à raconter ».

 Votre premier roman, Trois petits tours, est distribué par la plateforme Librinova ; l’auto-édition est un choix délibéré ou plutôt une voie de secours en attendant / espérant mieux ?

L’auto-édition est subie. Je garde espoir d’être repérée pour pouvoir continuer l’aventure, j’ai d’autres sujets en tête qui me démangent. J’espère vraiment être guidée par des professionnels de l’édition pour la suite car j’ai le sentiment d’avancer dans des eaux troubles que je ne maîtrise pas. Je cherche des stratégies pour faire vivre le livre sans savoir si je le sers ou non.

 Dans Trois petits tours vous abordez un sujet plutôt délicat puisque tout le récit s’articule autour de la perte d’un enfant. Pourquoi ce choix ?

J’étais bien placée puisqu’au premier plan. Nous avons perdu un enfant mais je ne désirais pas témoigner. J’avais le sentiment que beaucoup d’écrits existaient déjà en la matière et même de très bons. Je pensais également qu’un livre 100% sur la douleur des parents aurait été insupportable à lire à écrire. Ce sont les « autres » qui étaient intéressants, ceux qui gravitent et qui subissent également. On pourrait les appeler les dommages collatéraux. J’ai voulu exprimer la détresse de ces autres qui n’ont rien pu faire mais qui voulaient. L’entourage souffre de cette impuissance, reste en apnée puis il respire lorsque les parents s’autorisent de nouveau à être heureux.

Comment se déroule une journée type lorsque vous écrivez ? Quelle est l’ambiance la plus propice pour laisser libre cours à votre inspiration ?

Pour écrire, j’ai besoin d’une vue, de la lumière, du thé et des biscuits au pavot. Je ne peux pas écrire dans un cagibi sombre puisque je me concentre en fixant les objets ou la fenêtre. Bien évidemment, les enfants doivent être à l’école. Le petit carnet toujours sur moi est mon meilleur ami puisque la vie est mon inspiration. J’écris sur de courtes durées à l’image de mon écriture plutôt vive.

Après ce premier roman, avez-vous d’autres projets littéraires ?

Deux autres projets sont en cours mais c’est un secret.

 Quelles sont vos références (auteurs et romans) en tant que lectrice ?

Je suis touchée par trois auteurs qui jamais ne me déçoivent : Alice Ferney, Laurent Gaudé et Carole Martinez. Un faible pour l’écriture belle et féminine d’Alice Ferney dans « Grâce et Dénuement ».

Comme il m’est d’usage de le faire, je vous laisse le mot de la fin.

Vive la vie !

 
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Publié par le 17 juillet 2019 dans Bouquins

 

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