[BOUQUINS] Marc Levy – Ghost In Love

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M. Levy - Ghost in love
Titre : Ghost In Love
Auteur : Marc Levy
Éditeur : Robert Laffont
Parution : 2019
Origine : France
360 pages

De quoi ça cause ?

Extrait de la quatrième de couv’

Que feriez-vous si un fantôme débarquait dans votre vie et vous demandait de l’aider à réaliser son vœu le plus cher ?
Seriez-vous prêt à partir avec lui en avion à l’autre bout du monde ? Au risque de passer pour un fou ?
Et si ce fantôme était celui de votre père ?

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Marc Levy et ce malgré une pointe d’appréhension due à une impression de déjà-vu. Fidèle de la première heure, je n’allais pas me laisser décourager par un léger doute.

Ma Chronique

En découvrant la quatrième de couv’ du dernier Marc Levy, deux remarques me sont venues quasiment au même moment. La première, plutôt positive, étant que l’auteur revenait à ses premières amours avec son histoire de fantôme. La seconde, conséquence directe de la première, me faisant craindre une impression de déjà-vu / déjà-lu.

Difficile en effet de ne pas penser au premier roman de l’auteur, Et Si C’Etait Vrai (2000), comédie romantique assumée teintée de fantastique (même si en l’occurrence Lauren n’était pas vraiment un fantôme) ; mais aussi, pour la relation au père décédé, au roman Toutes Ces Choses Qu’On Ne S’Est Pas Dites (2008).

Si similitudes il y a, ce vingtième roman de Marc Levy n’en possède pas moins une identité qui lui est propre. Le déjà-vu est resté cantonné au stade d’impression, sans jamais se confirmer dans les faits. Pour tout vous dire, les lecteurs les plus assidus reconnaîtront de nombreuses références au premier roman de l’auteur ; c’est voulu, parfaitement intégré à l’intrigue et totalement assumé.

L’auteur nous propose une comédie romantique décomplexée, légère et pleine d’émotions (mais sans aucune mièvrerie). Les chapitres sont courts, l’auteur va a l’essentiel sans se perdre en digressions stylistiques inutiles, une réussite qui doit beaucoup aux dialogues qui font immanquablement mouche. Bonne humeur et sourires sont assurés quasiment du début à la fin du roman.

Ce n’est pas ce roman qui fera taire les détracteurs de Marc Levy, intellos autoproclamés ne jurant que par cette prétendue grande littérature tout aussi autoproclamée. Et j’ai envie de dire que c’est très bien ainsi, qu’ils ressassent leur bile et crachent leur venin (avec un peu de chance, certains s’étoufferont même avec)… Pendant ce temps là Marc Levy continue d’être un des auteurs les plus populaires en France (mais pas que…), pour le plus grand plaisir de ses lecteurs.

Même confrontés à une situation hautement improbable (pour ne pas dire complètement absurde, pour les esprits les plus cartésiens), les personnages sonnent vrai, aussi bien en tant qu’individu que dans les relations qui se tissent entre eux ; on a une réelle envie de croire à cette histoire.

On a tous, ou presque (bienheureux et bienheureuses ceux et celles qui n’ont pas encore connu cette épreuve), perdu un être cher, partit trop tôt ou trop vite ; je suis convaincu que parmi nous, une immense majorité ne cracherait pas sur quelques jours de plus en sa compagnie (même en l’état de fantôme) pour faire table rase des non dits.

Une lecture dévorée quasiment d’une traite, on s’amuse et on fait le plein de bonne humeur sans prise de tête. Le contrat est rempli, je valide et merci encore Monsieur Marc Levy !

Difficile de désigner un vainqueur pour l’édition 2019 du classico littéraire opposant Guillaume Musso et Marc Levy, deux romans aussi aboutis l’un que l’autre, mais radicalement différents. Pour la prise de risque, je donnerai l’avantage à Guillaume Musso.

MON VERDICT

10 réflexions au sujet de « [BOUQUINS] Marc Levy – Ghost In Love »

  1. J’avais lu des chroniques mitigées… bon, je ne lis pas Lévy non plus, même si chaque année je me dis que je devrais au moins le tester, avec Musso… et chaque année, c’est la même chose, j’y arrive pas, pas le temps,…

    Un jour, je l’aurai !!!

      1. Faudrait vraiment que je tente le coup au lieu de me dire que je vais le faire et qu’un jour, je les aurai, non, que je les lirai !

  2. Comme tu le sais, je penche plutôt du côté Lévy, d’ailleurs j’avais beaucoup aimé La dernière des Stanfield. Par rapport à tous les matchs qui a l’avantage ?!

    1. Au départ Lévy était le grand gagnant mais Musso a repris l’avantage avec ses thrillers… étant grand fan de thriller le résultat est très subjectif et très personnel 🙂

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