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Archives du 15 août 2018

[BRD] Ready Player One

À L’AFFICHE DU JOUR

Ready Player One

Titre : Ready Player One
Réalisation : Steven Spielberg
Production : Amblin Entertainment
Distribution : Warner Bros
Origine : USA (2018)
Durée : 2h20

Le casting

Tye Sheridan : Wade / Parzival
Olivia Cooke : Samantha / Art3mis
Lena Waithe : Helen / Aech
Ben Mendelson – Sorrento
T.J. Miller – i-R0k

Le pitch

2045, le monde est au bord du chaos. Pour échapper à la morosité quotidienne, une grande partie de la population se connecte à l’OASIS, un monde virtuel où la seule limite est l’imagination des joueurs.

À la mort de son créateur, James Halliday, un grand concours en trois phases (chacune permettant au vainqueur de gagner une clé) est ouvert à tous. À la clé, la fortune d’Halliday et le contrôle total de l’OASIS. Ouverte depuis cinq ans, la compétition n’a encore vu aucun joueur remporter ne serait-ce que la première étape (une course automobile truffée de pièges).

Pour Wade, comme des millions d’autres joueurs, cette compétition est une chance unique. Mais pour d’autres, tel le groupe IOI dirigé par Sorrento, les enjeux sont tout autre, et ils ne reculeront devant rien pour éliminer leurs concurrents et remporter la victoire…

Ma chronique

Je n’ai jamais été déçu par un film réalisé par Steven Spielberg, même si je reconnais volontiers ne pas les avoir tous vus, notamment parmi les plus récents ; toutefois je ne peux résister à l’envie de crier haut et fort que Ready Player One est du bon Spielberg, du très bon Spielberg même !

Mais avant d’aller plus avant, rendons à César, ce qui appartient à César, le film est l’adaptation du roman de Ernest Cline, Player One, publié en 2011. Un premier roman devenu best-seller dès sa sortie, publié dans 58 pays et traduit en 37 langues (en français en 2013 par Michel Lafon). À noter que les droits d’adaptation au cinéma ont été achetés par Warner Bros avant même que le roman ne soit publié.

Il faut bien reconnaître que le mix entre le monde réel et l’univers virtuel de l’OASIS offre un sacré terrain de jeu pour les équipes du film, notamment pour la création des effets spéciaux (confiés à ILM, la société créée par Georges Lucas, aujourd’hui propriété du groupe Disney). Et effectivement ils s’en donnent à coeur joie, pour notre plus grand plaisir ! On en prend plein les mirettes quasiment non-stop.

Une débauche d’effets spéciaux, même parfaitement maîtrisés, ne suffit pas à faire un bon film. En l’occurrence l’intrigue tient parfaitement la route, impossible de lâcher le film (ne serait-ce que pour aller pisser) avant le clap de fin. Le film dure plus de deux heures, mais ça passe comme une lettre à la poste, on en viendrait presque à demander une rallonge.

Les acteurs sont aussi au top, ils donnent vie aussi bien à leur personnage, qu’à leur avatar. Vous allez, bien entendu, adorer Wade, Samantha et leurs amis, mais surtout vous adorerez détester Sorrento. Je reconnais toutefois avoir eu un faible pour son complice, i-R0k, aussi bien pour son visuel que pour sa personnalité.

Cerise(s) sur le gâteau (et quelles cerises !), le film est truffé de clins d’œil et références à la pop culture (je sais, aujourd’hui on dit culture geek… mais je ne suis plus un djeun’s depuis bien longtemps) des années 80 (films, animés, musique…). Il faudrait quasiment un second visionnage pour tous les repérer, et encore, même pas sûr que cela suffise.

Le top cerise étant incontestablement la scène se déroulant au cœur de l’Hôtel Overlook qui est le théâtre du film (et accessoirement du roman), Shining, de Stanley Kubrick.

Que du bonheur ce film ! Ça sent bon le coup de cœur de l’année 2018.

Non seulement je sais d’ores et déjà que je reverrai ce film avec le même plaisir, mais il m’a surtout donné envie de découvrir le roman dont il est l’adaptation.

♥♥♥♥♥

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Publié par le 15 août 2018 dans DVD / BRD

 

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[BOUQUINS] Alastair Reynolds – Vengeresse

AU MENU DU JOUR

A. Reynolds - Vengeresse

Titre : Vengeresse
Auteur : Alastair Reynolds
Éditeur : Bragelonne
Parution : 2018
Origine : Angleterre (2016)
408 pages

De quoi ça cause ?

Adrana et Arafura Ness, deux soeurs, intègrent, contre l’avis de leur père, l’équipage du Monetta, un voilier solaire commandé par le capitaine Rackamore. Leur tâche : apprendre à parler aux os et permettre ainsi au capitaine de diriger son vaisseau sur les écrins les plus rentables et assurer la sécurité de l’expédition.

Mais les écrins et leurs richesses attisent aussi la convoitise des pirates qui préfèrent attaquer un équipage sur le retour et les dépouiller sans avoir à s’exposer aux dangers des écrins. Pour les bâtiments de la Congrégation, il n’y de pires perspectives que de croiser la route du Voilier-Noir et de son impitoyable capitaine, la redoutable et redoutée Bosa Sennen…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que ça fait un bail que je n’ai pas plongé le nez dans un roman de science-fiction. Il s’avère que j’ai flashé sur la couv’ de celui-ci.

D’autre part le mélange de science-fiction et de flibusterie sur fond d’un space opera avait de quoi titiller ma curiosité.

Ma chronique

Alastair Reynolds est réputé pour appartenir à l’école hard SF (à partir des connaissances scientifiques actuelles on extrapole leur possible évolution future permettant ainsi de définir un éventuel futur plausible), avec Vengeresse il change de registre pour un space opera nettement plus abordable pour le grand public. Un pari gagnant puisque le roman a été récompensé en 2017 du Locus Award du meilleur roman young adult (même si ni l’auteur ni l’éditeur n’ont classé le roman dans cette catégorie).

De fait l’auteur nous plonge dans un futur lointain (très, très lointain), au cœur d’un univers qui a ses propres règles de fonctionnement, sans vraiment s’appesantir sur la question ; le lecteur est mis devant le fait accompli (c’est comme ça, point barre), du coup il faut un petit moment pour vraiment entrer au cœur du récit. Soyez assurés qu’une fois vos repères trouvés (et ça vient assez vite finalement), la magie opère et l’on se laisse guider par l’imagination d’Alastair Reynolds.

Plutôt que de prendre le risque de vous gâcher l’effet de surprise et le plaisir de la découverte (bon OK, aussi un peu parce que je suis en mode grosse feignasse aujourd’hui), je ne m’épancherai pas sur les fondamentaux de cet univers. Disons simplement que la Congrégation est le résultat de treize Occupations successives (ou vagues extra-terrestres, plus ou moins hostiles) et que chacune a laissé des traces technologiques de son passage.

C’est le premier roman que je lis de cet auteur et ne revendiquant aucune affection particulière pour la hard SF je me suis lancé sans le moindre a priori. Le mélange des genres entre SF et flibusterie avait titillé ma curiosité, force est de constater que le charme a opéré chez moi ; cette chasse au trésor version futuriste et interplanétaire m’a emballé (même si j’aurai apprécié que certains éléments de l’intrigue soient un peu plus développés).

Le récit est écrit à la première personne, c’est Arafura ‘Ara’ Ness qui nous fait vivre l’intrigue de son point de vue. Un choix qui contribue à dynamiser le récit même si cela se fait au détriment des personnages qui manquent parfois de profondeur. On assiste certes à l’évolution d’Ara au fil de son aventure, mais les autres sont un peu laissés pour compte. Peut-être un choix délibéré de l’auteur compte tenu du jeune âge de sa narratrice (au début du roman elle n’est pas encore majeure).

J’espérais beaucoup du personnage de Bosa Sennen et sur ce point la sauce a eu du mal à prendre. Certes elle ne manque de cruauté, mais c’est limite surjoué et cliché (la truffe qui parle d’elle à la troisième personne, elle se prend pour Jules César l’autre). Qui plus est on devine rapidement qui elle est (ou a été) avant de devenir Bosa Sennen.

Un roman de SF clairement orienté grand public qui aurait gagné à être un peu plus étoffé. À ce titre je peux comprendre qu’il ait pu surprendre, voire décevoir, les puristes, notamment les fans d’Alastair Reynolds. D’un autre côté c’est peut-être aussi l’occasion d’attirer un public moins élitiste (n’y voyez là aucune consonance péjorative) vers la SF.

D’ores et déjà une suite est annoncée pour début 2019 (en VO), espérons que Bragelonne nous proposera une traduction française rapidement (Vengeresse est paru en 2016, il a fallu attendre 2018 pour le découvrir en VF). Pas de cliffhanger haletant à la fin de ce roman, la première phase de l’histoire est bouclée, la suite devrait donc donner à l’intrigue une tout autre dimension tout en restant dans la continuité de l’intrigue.

Ce premier tome est une sympathique introduction à un univers potentiellement prometteur, au vu des questions restées sans réponse en refermant le bouquin, gageons que la suite ne pourra qu’être plus consistante. Est-ce qu’un second tome suffira à boucler la boucle ou va-t-on s’orienter vers une trilogie (et plus si affinités) ? À l’heure qu’il est je pense que seul Alastair Reynolds est en mesure de répondre à cette question…

MON VERDICT

 
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Publié par le 15 août 2018 dans Bouquins

 

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