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[BOUQUINS] Jean-Christophe Grangé – La Terre Des Morts

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JC Grangé - Le Terre des Morts

Titre : La Terre Des Morts
Auteur : Jean-Christophe Grangé
Éditeur : Albin Michel
Parution : 2018
Origine : France
560 pages

De quoi ça cause ?

Quand le commandant Corso hérite de l’enquête sur la mort d’une strip-teaseuse, il est loin d’imaginer à quel point l’affaire est complexe. D’autant qu’un second corps est retrouvé, une autre strip-teaseuse, tuée selon le même mode opératoire aussi sordide que sophistiqué. Et toujours pas l’ombre d’un indice, et encore moins d’un suspect…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est Jean-Christophe Grangé, je lui suis fidèle depuis toujours et compte bien le rester. Même si ces romans ne sont pas tous au top, je n’en ai refermé aucun totalement déçu.

Ces derniers temps JCG semble avoir retrouvé la niaque, je suis donc confiant…

Ma chronique

Le chiffre 13 porterait-il bonheur à Jean-Christophe Grangé ? Une chose est certaine, son dernier roman, le treizième, vous l’aurez compris, est une totale réussite. L’auteur nous offre un thriller d’une redoutable efficacité, bourré de revirements de situation totalement inattendus, et hautement addictif.

Si vous êtes un habitué de l’auteur, vous aurez sans doute remarqué qu’il est particulièrement à l’aise avec des personnages complexes et torturés. Stéphane Corso ne fait pas exception à la règle, certes un flic brillant, mais souvent borderline, un chef respecté par son équipe (et quelle équipe !), mais pas franchement sociable, ni empathique, mais aussi un père aimant en plein divorce pour le moins tumultueux qui doit se battre pour pouvoir garder son fils.

En face de lui, son suspect, Philippe Sobieski, assassin et pervers sexuel devenu peintre de renom à sa sortie de prison. Si le gars semble cumuler tous les vices possibles et imaginables, il est aussi redoutablement intelligent. Coupable ou innocent ? Pour Corso ça ne fait aucun doute, coupable !

Si le récit est à la troisième personne, on suit l’affaire à travers le personnage de Corso, son point de vue, ses doutes, ses questionnements. Et du coup nous aussi, lecteurs, nous mettons à douter et à se poser des questions. Doutes et questions qui ne nous lâcheront pas avant le clap de fin. Et quelle fin !

Une intrigue qui va nous entrainer dans les travers les plus sombres de l’âme humaine et de la sexualité la plus crasse. SM, bondage, shibari (l’art de nouer les cordes au Japon), gonzo porn… C’est cru, brut de décoffrage, trash et violent, âmes sensibles s’abstenir !

Même si le contexte peut sembler dérangeant, n’allez surtout pas croire que JCG joue la carte de la surenchère dans la violence et le trash, ce n’est là qu’une infime facette de l’intrigue. C’est surtout la confrontation entre Corso et Sobieski qui fait la force de ce roman.

Les chapitres sont cours, l’écriture incisive, tout est fait pour nous plonger au coeur de l’intrigue et surtout nous rendre accro. Et ça fonctionne ! Impossible de lâcher le bouquin une fois qu’il vous aura pris dans ses mailles.

Autre marque de fabrique de JCG : le gros travail de documentation préalable que ‘on devine à la lecture du roman. J’aime bien fouiner de mon côté sur Internet, non pour vérifier les sources de l’auteur, mais pour avoir une idée plus précise de l’objet de ma convoitise. En l’occurrence je ne comprenais pas pourquoi je faisais systématiquement chou blanc, quelle que soit la source sollicitée, lors de mes recherches sur un des éléments clé de l’intrigue… maintenant je sais !

MON VERDICT

 
5 Commentaires

Publié par le 20 mai 2018 dans Bouquins

 

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