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[BOUQUINS] Maud Mayeras – Lux

14 Fév

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M. Mayeras - Lux

Titre : Lux
Auteur : Maud Mayeras
Éditeur : Anne Carrière / Fleuve Editions
Parution : 2016 (broché) / 2017 (numérique)
Origine : France
252 pages

De quoi ça cause ?

2016. Antoine Harelde revient à Ceduna, en Australie, pour la première fois depuis 20 ans. Un retour motivé par une idée fixe, presque une obsession : la vengeance.

1996. Antoine, 14 ans, débarque à Ceduna avec sa mère. Antoine y fera la connaissance de Hunter, un garçon un peu plus âgé que lui. Le temps d’un été, grande complicité et une solide amitié va lier les deux jeunes gens. Avant que le rêve ne vire au cauchemar…

Pourquoi lui plutôt qu’un autre ?

Parce qu’il a fallu poireauter plus d’un avant avant qu’une édition numérique du roman ne voie le jour. À tel point que j’avais renoncé à le lire, c’est par hasard que j’ai découvert qu’il était désormais disponible au format epub (merci à 12-21, la branche numérique de Fleuve Editions).

Ma chronique

Il est des bouquins qui savent se faire désirer, incontestablement Lux est de ceux-ci. Fidèle à ma décision de ne pas engraisser les éditeurs qui ne jouent pas le jeu du numérique, j’avais fini par me résigner à ne jamais lire Lux, le troisième roman de Maud Mayeras, et ce malgré la très forte impression que m’avait faite son précédent opus, Reflex. Et v’là t’y pas qu’en début d’année je découvre, totalement par hasard, que le bouquin est disponible au format epub depuis quelques mois. Résultat des courses : mon précieuuuux !

De prime abord on a entre les mains une intrigue plutôt classique sur fond de vengeance, mais n’allez surtout pas croire que Maud Mayeras est du genre à se contenter du minimum syndical ; nul doute que ce roman vous réservera bien des surprises.

Dans la première partie du roman, on alterne entre les événements de 2016 et ceux de 1996 ; de prime abord les raisons qui poussent Antoine à vouloir se venger sont aussi flagrantes que le nez au milieu de la figure. Fin du premier acte, baisser de rideau, on applaudit bien fort.

Quoi ?! Déjà ! Mais c’est du foutage de gueule votre truc !

J’ai dit fin du premier acte, pas fin de l’histoire. Je vous avais pourtant prévenu, l’amie Maud peut se montrer particulièrement retorse quand il s’agit de malmener ses lecteurs (et accessoirement ses personnages). Cette première partie représente un petit tiers du roman, il y en deux autres qui vous inviteront cette fois à voyager en aveugle. Suivez le guide… mais accrochez-vous, car la balade promet d’être mouvementée !

Je ne m’attarderai pas sur la suite du roman afin de laisser entier le plaisir de la découverte, je peux juste vous assurer que l’auteure ne manquera pas de vous surprendre avec certains rebondissements totalement inattendus.

Pour la même raison, je ne peux pas aborder la question des personnages. Antoine est tout sauf un héros made in Hollywood, plutôt le mec lambda sûr d’être dans son bon droit, mais pas convaincu de pouvoir aller jusqu’au bout de ses intentions premières.

Au fil de son périple australien, que ce soit en 1996 ou en 2016, Antoine fera des rencontres qui le changeront à jamais. Pour ma part j’ai eu un faible pour le personnage de Cockie, un aborigène SDF croisé à Ceduna, qui sera amené à jouer un rôle essentiel dans la destinée d’Antoine.

Par contre je peux vous dire que ce roman vous fera voyager, direction l’Australie, mais dans un décor bien loin des paysages de cartes postales pour touristes en goguette. Si comme Antoine vous considérez que Ceduna est le trou du cul du monde, soyez assuré qu’en comparaison à certains patelins de l’outback australien c’est le paradis sur terre !

Maud Mayeras maîtrise sur le bout des doigts son intrigue, difficile de lâcher le morceau une fois que vous y aurez goûté. Même si je me suis régalé j’ai trouvé Lux moins percutant que Reflex, à la décharge de l’auteure il faut reconnaître qu’elle avait placé la barre haut, très haut. D’autre part ces deux romans n’ont aucun point commun, à part bien entendu la plume implacable de Maud, si Reflex pouvait clairement revendiquer son appartenance au thriller, Lux joue davantage dans la catégorie des inclassables, thriller, oui mais pas que…

MON VERDICT

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12 Commentaires

Publié par le 14 février 2018 dans Bouquins

 

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12 réponses à “[BOUQUINS] Maud Mayeras – Lux

  1. Claude

    14 février 2018 at 21:59

    Je n’ai lu que LUX et j’ai été un peu dérouté par Maud Mayeras dans ce livre. J’ai préféré la seconde partie du roman. Il paraît que Reflex et Hématome sont très bien. Je les lirai dès que possible.

     
    • Lord Arsenik

      15 février 2018 at 06:41

      Reflex est davantage un thriller pur et dur… et une sacrée claque dans la gueule soit dit en passant.
      Lux est plus déroutant en effet, après un début plutôt classique ça part en vrille… une vrille maîtrisée certes, mais quand même 🙂

       
  2. Yvan

    14 février 2018 at 22:57

    Effectivement, il ne faut pas comparer Reflex et Lux, ça n’a pas lieu d’être.
    Mais je continue a clamer haut et fort que Maud Mayeras et la plus douée de sa génération, inclassable qu’elle soit 😉

     
    • Lord Arsenik

      15 février 2018 at 07:37

      Point ne faut mais forte est la tentation.
      Curieux de découvrir le prochain roman de Maud Mayeras, elle ne fait pas partie de ces « business-writers » qui signent pour un livre par an. Plus c’est long, plus c’est bon ?

       
      • belette2911

        16 février 2018 at 06:44

        Pas toujours… je sors !

         
      • Lord Arsenik

        16 février 2018 at 07:59

        En effet faut non plus que ce soit trop long, sinon ça finit par faire mal (par où ça passe ?).

         
  3. Zofia

    15 février 2018 at 00:31

    Je partage ton avis ! 🙂 Même si moins fort que Reflex, ça reste quand même du très bon et surtout du très inattendu !

     
    • Lord Arsenik

      15 février 2018 at 07:38

      Très surprenant en effet.

       
      • Claude

        15 février 2018 at 18:53

        J’avais lu un roman qui avait des ressemblances « Station Eleven » avec un même univers d’errance 😉

         
      • Lord Arsenik

        16 février 2018 at 07:54

        J’avais beaucoup aimé Station Eleven pour son côté post-apocalytique et la grande humanité qui se dégageait du roman.

         
  4. belette2911

    16 février 2018 at 06:47

    Ce roman, je le désirais depuis des lustres, mais tu sais que Anne Carrière et le numérique, c’est comme « politicien » et « honnête », ça ne le fait pas ! Alors je l’ai attendu en poche, je l’ai acheté en poche et quelques jours plus tard… boum, cassoulet ! Loi de vexation perpétuelle…

    Bon, yapuka le lire, maintenant, parce que là, je fais durer le plaisir des préliminaires ou de la parade nuptiale ! 😆

     
    • Lord Arsenik

      16 février 2018 at 07:57

      Yapuka consommer les noces du coup ! En plus c’est un bon coup, ce serait dommage de s’en priver 😀

       

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